Le 20 janvier 1903, le quotidien parisien ʺL’Estafette‶ écrit : C’est un poisson au corps d’argent rehaussé de couleurs brillantes, si fin et si agile quand il vit, si utile à l’alimentation quand on le pêche. Certes, mais depuis plus d’un an, la sardine déserte les côtes bretonnes et, selon ʺLe Petit Journal‶, cent mille personnes agonisent. Trop courageux pour faire entendre une plainte, trop fiers pour tendre la main, des processions d’affamés passent silencieuses et sombres à travers les rues mornes, le long des routes, sur les quais ou s’amarrent les barques maintenant inutiles, car le poisson a disparu et ne reviendra pas avant de longs mois. En attendant, le boulanger ne faisant plus crédit, ces affamés mangent du varech et des coquillages crus, quand ils ne sont pas réduits à dévorer des troncs de choux arrachés dans les champs.
Sous la pression de l’opinion publique, les députés s’apitoient et, le ventre plein, ils discutent à n’en plus finir d’un projet de loi établissant un crédit de cinq cent mille francs. Georges Le Bail, élu grâce aux voix des marins, réclame bien plus. Un autre serait d’accord de donner 5 % de son indemnité et, la politique s’en mêlant, l’abbé Gayraud, élu du Finistère, suggère avec malice que le montant des traitements ecclésiastiques supprimés abusivement soit versé aux pêcheurs, ainsi qu’aux ouvriers et ouvrières, adultes et enfants, qui fabriquent les boîtes en fer blanc dans lesquelles les sardines sont alignées.

- Famine sur les côtes bretonnes
- Le Petit Journal (1er février 1903)
Heureusement, sous l’égide du préfet, un comité d’entraide se crée à Quimper et M. de Kerjagu, député et président du Conseil général du Finistère, fait publier dans tous les journaux français un appel à l’aide. À L’Élysée, le président Loubet reçoit avec bienveillance une délégation et participe sur ses fonds propres à une souscription. L’Église appelle les catholiques de France à venir en aide à leurs frères bretons et les listes de généreux donateurs remplissent des colonnes de journaux bienveillants. Seuls, deux quotidiens osent quelques critiques. Ainsi, ʺLe Soir‶ accuse d’ignorance les pêcheurs bretons. Ne sachant pas trouver les lieux où se réfugient les petits poissons, ils dépensent des sommes considérables en jetant à la mer des appâts (rogues) et cela en pure perte. ʺLe Temps‶ est bien plus méchant envers cette population de pécheurs qu’il juge abrutie par les prêtres et entichée de croyances puériles. Qu’ils désertent le catéchisme et ils verront reparaître la sardine, la bonne et complaisante sardine anticléricale.
Le poisson argenté n’a que faire de cette petite guerre entre Blancs et Rouges et, au printemps, période traditionnellement faste, la situation est toujours aussi critique. Frileuses, les sardines trouvent sans doute que l’eau n’est pas assez chaude près des côtes. Quand un banc s’y aventure, les marsouins en font un carnage. Alors, comment survit cette population, réputée insouciante quand tout va bien ?
Comme le pain manque cruellement, la ménagère cuit des pommes de terre. Contrairement à l’an passé, la récolte à Loctudy est satisfaisante et les estomacs rétrécis par les privations s’en contentent à chaque repas. Encore faut-il que les champs ne soient pas pillés par des bandes de marins-pêcheurs ? Les vols du tubercule ont commencé il y a quelques années, mais en cette année 1903, ils s’amplifient. ʺLe Finistère‶ précise que les cultivateurs doivent monter la garde toutes les nuits et qu’ils vivent dans la peur de représailles s’ils osent dénoncer les fautifs.
C’est dans ce contexte que, le samedi 15 août 1903, débute une affaire qui va alimenter les discussions dans les cafés du port. Il est une heure trente du matin près du chemin de Langoz. Alors qu’il se dirige à bicyclette vers la cale pour voir si un vapeur est arrivé, Yves Boennec aperçoit quatre hommes qui s’affairent près d’une charrette abandonnée sur la route. Intrigué par leur manège, il va déposer sa bicyclette à la cale et revient à travers champs pour mieux les observer. La lune éclairant généreusement les lieux, ce commis de M. Clergeau, négociant en vins à Pont-l’Abbé, reconnaît les deux frères Daniel, Louis et Pierre, dit La Guerre, Thomas Durand et Jean-Louis Biger, quatre jeunes marins-pêcheurs célibataires. La charrette se vide peu à peu des sacs de pommes de terre qu’ils portent sur le dos, en direction du village de Kerangall. Peu après, ils reviennent avec une charrette à bras qu’ils chargent avant de la traîner dans la même direction.

- Les pommes de terre au départ de Loctudy
C’est du moins ce que, le 23 août, Yves Boennec déclare aux gendarmes. Le 4 septembre, devant les mêmes, il change de version. C’est maintenant le 14 août au soir, vers 11 h et demi, qu’il a été témoin du manège de quatre marins qu’il n’a pu reconnaître, ces gens-là ayant le béret enfoncé sur le front et les figures cachées par les sacs qu’ils portent. D’ailleurs, affirme-t-il, il n’était pas le seul témoin, Yves Paul, du village de Kérogan, observant également la scène. Les deux hommes n’ont pas osé intervenir et mettre en fuite les voleurs, craignant de mauvais coups en retour. Peu après, Boennec a retrouvé Paul qui lui a dit avoir reconnu le fils Biger. Sur la cale, des femmes dockers ont confirmé le nom avant de donner ceux des trois autres complices.
Interrogé à son tour, Yves Paul affirme qu’il n’a pas rencontré Boennec ce soir-là et qu’il aurait été incapable de lui donner un nom, n’ayant vu que les ombres de trois individus. Trois ou quatre ? Biger et ses acolytes, ou d’autres voleurs ? Confrontés dans le bureau du juge d’instruction, les deux hommes maintiennent leurs dires. Yves Boennec ajoute qu’il ne veut pas être cité comme témoin devant le tribunal, vu les désagréments qui peuvent résulter et les mauvais traitements que pourraient me faire subir les inculpés à la suite de ma déposition.
Mais laissons Boennec à ses peurs et suivons les gendarmes à cheval qui, curieusement, ne se sont occupés de l’affaire qu’une semaine après les faits. C’est Pierre Paul, du village de Lestouarn en Plobannalec, qui est venu à Pont-l’Abbé, raconter sa mésaventure : le vendredi 14 août dans l’après-midi, il a conduit une charretée de pommes de terre à la cale de Loctudy. Mais il n’a pu s’approcher de celle-ci, tant la file de charrettes en attente était importante. À neuf heures du soir, le chargement du bateau anglais s’est arrêté au grand soulagement des pauvres femmes dockers, exténuées d’avoir porté sur leur dos toute la journée tant et tant de sacs de cinquante kg. Pierre Paul, après avoir dételé ses chevaux, puis laissé sa charrette avec quarante-huit sacs de pommes de terre, est rentré se coucher. La nuit a été courte, car le lendemain, dès deux heures du matin, de retour à Loctudy, il a constaté qu’il ne lui restait que douze sacs.
La même nuit, au même endroit, dix-huit sacs ont été volés à Jean-Marie Cariou, voisin de Paul à Plobannalec. Sa charrette était renversée, les brancards en l’air et de nombreux tubercules répandus au sol. Sont-ce les mêmes malandrins qui ont dérobé douze sacs à Jean Gouzien, cultivateur à Kervélégan en Loctudy, près de sa maison ? Curieusement, son chien n’a pas aboyé et, le lendemain matin, il a remarqué des traces de pieds nus dans l’herbe. Chez Pierre Cariou, au village de Kerogan, le chien n’a pas bronché lorsque des individus aux pieds nus se sont enfuis avec quatre sacs.
Sur ces quatre cultivateurs lésés, seul Pierre Paul ose aller voir Louis Toulemont, maire de Loctudy, avant de déposer plainte. Ce dernier le félicite pour son courage car, dit-il, la terreur inspirée aux cultivateurs du canton n’a que trop duré.
Le maire déclare au procureur de la République que la population maritime est bien malheureuse cette année, car il n’y a pas de poisson et le temps est souvent trop mauvais pour aller en mer. Cependant, selon lui, ce ne sont pas les pères de famille dans le besoin qui volent. Ce sont plutôt des jeunes gens qui s’emparent des pommes de terre et les vendent ensuite aux navires. L’argent, ainsi récolté frauduleusement, leur sert à faire la noce et non à secourir leur famille.
Yves Boennec (celui qui, un jour, cite les quatre voleurs et qui, plus tard, prétend qu’il n’a pu les reconnaître), donne le seize août les noms des individus à Pierre Paul et lui suggère d’aller faire un tour chez la veuve Biger, mère d’un des mis en cause. Selon lui, il y trouvera ce qui lui a été volé. Accompagné du garde goémonier Henri Nignon et de Guillaume Le Floc’h, adjoint au maire, Pierre Paul se rend à Kerangall chez Marie Dréau, veuve Biger, dans l’espoir d’y retrouver ses trente-six sacs. D’après le maire, cette brave femme a fort à faire avec son fils qui la rend malheureuse. Parmi les douze sacs entreposés dans la maison Biger, Paul reconnait un seul lui appartenant, raccommodé en croix avec un fil blanc. Les autres sacs contiennent des pommes de terre de ses champs. Il peut l’affirmer, car ses tubercules sont plus noirs que ceux récoltés dans la terre de Kerangall. La veuve prétend qu’une partie d’entre eux a été ramassée par ses enfants à la cale, lors du chargement des bateaux. C’est bien étonnant, car il n’en tombe pas une si grande quantité sur le quai et si elles avaient été collectées ainsi, il y en aurait eu de différentes espèces dans les sacs.

- Sur les quais de Loctudy. 1924
- Oeuvre de Georges Souillet (1861-1947)
Ce n’est que le 23 août, que les gendarmes peuvent interroger les quatre suspects, à leur retour de mer. S’ils nient formellement avoir pris part au vol, leurs déclarations sont intéressantes. Pierre Daniel, dit La Guerre, vingt-deux ans, ne se souvient pas si, cette nuit-là, il a couché chez lui ou dans le bateau. Il dit ignorer les faits et gestes de son frère et de ses deux camarades. Mais ajoute-t-il : quand vous les aurez interrogés, peut-être parlerai-je ?
Son frère Jean-Louis, vingt-cinq ans, a quitté la cale de Loctudy à huit heures du soir et il est rentré chez lui, d’où il n’est plus sorti de la nuit. Son frère Pierre et Jean-Louis Biger lui ont dit aller coucher sur leur bateau afin de partir en mer très tôt le lendemain matin.
Thomas Durand, vingt ans, ne peut être coupable, car il s’est couché à neuf heures du soir pour ne se lever que le lendemain matin. Outré que des soupçons soient portés contre lui, il refuse de signer sa déposition.
Jean-Louis Biger, vingt ans, chez qui l’un des sacs a été trouvé, prétend que sa mère a ramassé plus de deux cents livres de pommes de terre sur la cale et qu’elles ont été mélangées à celles provenant de ses champs.
Les gendarmes interrogent plusieurs autres personnes, mais aucune ne peut ou ne veut fournir d’autres renseignements. Le maire demande une punition exemplaire pour arrêter ces faits délictueux qui ont tendance à se généraliser. La conduite, la moralité et la probité des quatre marins laisse un peu à désirer car, depuis quelque temps, ils se livrent au maraudage, déclare l’édile au juge qui les inculpe de vol le 31 août. Laissés en liberté, il semble qu’ils fassent pression sur les témoins. En effet, le 4 septembre, Yves Boennec se présente chez le maire, lui disant que l’aîné des frères Biger l’a menacé de coups et qu’il allait en faire son affaire. Boennec ajoute : Si ces individus n’avaient pas été coupables, je ne les aurais pas dénoncés.
Le même jour, devant le juge d’instruction, témoignent des gens qui semblent avoir la peur au ventre. Lors de la fameuse nuit, le douanier Kérisit a bien vu quatre marins poussant une charrette à bras, mais, dit-il, quoi de plus normal à une époque où il y a une très grande circulation de pommes de terre, tant de nuit que de jour. Son collègue Cazoulat a vu aussi quatre hommes habillés comme des marins avec une charrette lourdement chargée. Un de ces hommes était au brancard et les trois autres poussaient par derrière. J’ai supposé qu’ils rapportaient des pommes de terre de leur champ.
Yves Paul, le paysan qui prétend que Boennec ne lui a pas donné l’identité d’un des voleurs, a été également victime d’un vol la nuit suivante. Quatre sacs qui se trouvaient dans une charrette sous le hangar attenant à sa maison ont disparu sans que le chien n’aboie. Il connaissait sans doute les voleurs qui ne peuvent être les quatre inculpés, ceux-ci demeurant assez loin de chez lui.
Lors des interrogatoires des mis en cause, le juge éprouve quelques difficultés. Maître de Rusquer, avocat quimpérois commis d’office, se désintéresse de la question et n’assiste pas ses clients. Jean-Louis Biger clame son innocence ; il a passé les deux nuits au port de l’Île-Tudy sur le bateau ʺJeune Gabriel‶ où il est embarqué pour le compte de son patron, Eugène Kerrest. Il s’y trouvait en compagnie de Pierre Daniel, autre inculpé, et de deux autres marins. Le 15 août à l’aube, ils devaient partir en mer. En êtes-vous certain ? interroge le juge, sachant que le 15 août est férié et que le 16 tombe un dimanche.
Pourtant, le patron du bateau juge probable que ces hommes aient dormi sur la chaloupe, car le 14, vers sept heures du soir, ils sont venus chercher chez lui des avirons du petit canot pour se rendre sur ʺLe jeune Gabriel‶. À six heures et demi du matin, il assure qu’ils étaient à bord. C’est alors qu’il les a renvoyés chez eux, ayant décidé finalement de ne pas aller en mer.
Dominique Kergoat, un autre marin du ʺJeune Gabriel‶, a vu depuis la cale que le bateau était « cabané », c’est à dire recouvert d’un voile. Mais s’il ne peut affirmer qu’il y avait des hommes à bord, il précise que personne n’a été en mer. Sa mémoire semble plus fiable que celle de Jean-Louis Guéguen, qui ne sait plus où il a couché et s’il est parti en mer.
Le jeune Pierre Biger, quatorze ans, mousse et frère de Jean-Louis, croit sauver celui-ci en déclarant que, vers neuf heures, ils sont tous partis à la pêche aux environs des Iles Glénan. Le lendemain, ajoute-t-il, ils sont rentrés bredouilles. Le poisson est sans doute un peu gros à avaler pour le juge !
Convoqué comme témoin pour le 18 septembre, Eugène Kerrest, patron du bateau ʺLe jeune Gabriel‶, demande au procureur l’autorisation de ne pas se présenter. Il pratique actuellement la pêche à la sardine qui commence à donner d’assez bons résultats après avoir été nulle pendant longtemps. Deux de ses matelots étant également convoqués, cela les priverait d’une sortie en mer qui pourrait être d’un bon rapport, ce qui serait bien pénible en ces temps de manque absolu au gain dans le monde maritime. De toute façon, il a déjà tout dit.
Louis Toulemont aussi, mais il accuse de nouveau les quatre marins, ce qui lui vaut de recevoir des menaces de la part des inculpés et de leurs parents. Maire de Loctudy depuis 1869, le vieil homme, âgé de soixante-quinze ans, se voit contraint de demander au procureur l’autorisation de porter un revolver. Il écrit : Dans l’impossibilité de me défendre contre ces malandrins, ni de les fuir, je reste donc sans défense, exposé à leurs coups. Il sollicite le même accord pour Yves Boennec, principal témoin, menacé d’être jeté à la mer.
C’en est trop et un mandat de dépôt à l’encontre des quatre inculpés est signé par le juge d’instruction. Appréhendés au bourg pour l’un, à la cale pour les autres, ils sont fouillés avant d’être amenés à la chambre de sureté de la caserne de Pont-l’Abbé. Jean-Louis Daniel et Jean-Louis Biger sont conduits à Quimper dans un wagon de chemin de fer de troisième catégorie, le médecin Floc’h de Pont-l’Abbé ayant jugé qu’ils ne pouvaient s’y rendre à pied. Le dossier d’instruction ne précise pas le motif, en raison sans doute du secret médical. Peut-on imaginer qu’ils aient mal au dos après avoir porté tant de sacs de cinquante kilos ? Ne bénéficiant pas de la même faveur, c’est, encadrés par deux gendarmes, que Pierre Daniel et Thomas Durand doivent marcher jusqu’à la prison de Quimper. La veuve Biger est laissée en liberté jusqu’au procès qui se tient à l’audience du tribunal correctionnel de Quimper, le samedi 26 septembre 1903.
Après huit dossiers où les magistrats se sont occupés de vols, de coups, d’ivresse, de fausse monnaie, et même d’un morceau de joue arraché à une femme par sa rivale, l’affaire de Loctudy ne passionne sans doute pas les juges. Les cinq inculpés vont-ils payer pour tous les pillards qui mettent en coupe réglée les champs de pommes de terre dans le Pays bigouden ? Maître de Rusquer, peu enclin à défendre des petits voleurs, a demandé à son collègue Diberder de le remplacer.
Celui-ci dresse sans doute un tableau apocalyptique de la misère qui sévit en cette année 1903 sur la côte bigoudène ; Il peut s’inspirer des articles d’Ouest-Éclair qui s’interroge : Quand viennent des heures de famine, que peut faire le marin isolé, sinon mourir ? Faute de preuve suffisante, les accusés sont acquittés pour les vols commis au préjudice des sieurs Cariou, Tanniou et Gouzien. Pour le préjudice subi par Pierre Paul, les juges n’ont aucun doute sur leur culpabilité, le témoin Boennec les ayant reconnus. En raison du contexte et du casier judiciaire vierge de ses clients, les magistrats font preuve de compréhension et assortissent du sursis les peines déjà clémentes.
Vingt jours de prison avec sursis à Pierre et Jean-Louis Daniel, Thomas Durand et Jean-Louis Biger pour avoir à Loctudy, en août 1903, ensemble et de concert, frauduleusement soustrait une certaine quantité de pommes de terre au préjudice du sieur Paul.
Huit jours de prison avec sursis à Marie Perrine Le Dreau pour avoir dans les mêmes circonstances de temps et de lieu recélé sciemment tout ou partie des objets ainsi frauduleusement soustraits par les susnommés.
Ils sont en outre condamnés au remboursement des frais liquidés à quatre-vingt-quatorze francs et quarante-cinq centimes.
Comme il fallait faire un exemple, les quatre pêcheurs ont payé pour tous ceux qui, poussés par la misère ou l’appât du gain, ont continué leurs méfaits. L’histoire ne dit pas si les paysans ont laissé sans surveillance près de la cale charrettes et sacs de pommes de terre. Il est permis aussi de s’interroger sur ce qu’en penserait Édouard Le Normand des Varannes, ce touche à tout de génie qui, au début du XIXe siècle, a implanté en Bigoudénie la culture de la pomme de terre dans une terre riche en apports de goémon et en engrais calcaires.
Sources : Archives départementales du Finistère : 16 U 7 93 et 16 U 6 27
Journaux : Le Petit Journal, Le Temps, Le Soir, L’Estafette, Ouest-Eclair.
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Ils volent des pommes de terre dans les champs