« De la Constituante jusqu’à la Constitution civile du clergé se sont enchainées rapidement des mesures législatives susceptibles d’éveiller le soupçon que l’Assemblée est hostile à la religion catholique... Le conflit ne prend sa véritable forme qu’avec la difficile ratification de la Constitution civile du clergé...il y a en France deux clergés, l’un jureur, l’autre réfractaire... Le bilan de cette première secousse révolutionnaire est très lourd ; s’il est relativement aisé de remplacer les 80 évêques défaillants, il l’est beaucoup moins de faire élire les prêtres des paroisses. Ou bien les prêtres élus n’acceptent pas leurs postes, ou bien la population les boycotte, et la Constituante doit se résigner à laisser en fonction les réfractaires qui ne trouvent pas de remplaçant ».
Accueil > Chroniques de nos ancêtres > Histoire locale > Histoire du Viennois > La Révolution française en Viennois
La Révolution française en Viennois
Dernier ajout : 15 août 2025.
-
Les citoyens votent pour leurs curés
10 juillet 2014, par Michel Guironnet -
Les curés Accarias et Viallet à Saint Prim pendant la Révolution
27 novembre 2014, par Michel GuironnetEn novembre 1789, Accarias, favorable aux idées nouvelles, signe « le cahier des curés de Dauphiné » adressé à l’Assemblée nationale pour dénoncer leurs mauvaises conditions d’existence. "...Il est certain que ledit Viallet, pendant tout le temps de la Révolution...s’est constamment montré dans toutes les occasions comme un zélé républicain"...
-
Nicolas Guillot, curé constitutionnel et élu municipal des Roches-de-Condrieu (1791-1799)
21 mars 2019, par Michel GuironnetCe témoignage de novembre 1823 est signé par Nicolas Guillot, ancien curé des Roches. Ce prêtre prend position en faveur de l’ancien élu municipal et de son fils, tous deux calomniés par le curé Jamet ; prêtre desservant la paroisse des Roches depuis la fin 1805 ! Nous aurons peut être un jour l’occasion d’évoquer ces querelles. Pour l’instant, faisons connaissance avec Nicolas Guillot, prêtre constitutionnel et élu municipal des Roches pendant la Révolution.
-
Des "Pierres Souvenir" de la Bastille
24 octobre 2019, par Michel GuironnetLa forteresse de la Bastille a commencé à être démolie dès le 14 juillet 1789 et les pierres ont été récupérées au profit essentiellement d’un seul homme : Pierre-François Palloy qui, à partir des pierres, a fait fabriquer 83 maquettes de la prison qui ont été envoyées en province, à raison d’une par département. Si la plupart des maquettes ont été perdues ou détruites, les archives départementales conservent encore des documents relatifs à cet épisode : ainsi ce bordereau d’expédition...
-
Joseph Allard, de Tarascon résidant aux Roches : contre-révolutionnaire ou honnête citoyen ?
28 mai 2021, par Michel GuironnetJoseph Allard, chaudronnier habitant aux Roches, est-il un contre-révolutionnaire ? En 1794, le comité de Tarascon, sa ville natale, lance un mandat d’arrêt contre lui. Mais "l’individu signalé" s’enfuit, laissant sur place "sa malle et autres effets". Pourtant, quatre ans plus tard, Joseph est qualifié d’ "honnête citoyen se conformant aux lois" et obtient son précieux certificat de résidence aux Roches.
-
« La juste punition du dernier roi des français »
21 janvier 2022, par Michel GuironnetAprès le discours de Robespierre devant la Convention, celle-ci institue par le décret du 18 floréal an II, une fête pour célébrer l’anniversaire de l’exécution, place de la Concorde, du Roi Louis XVI, le 21 janvier 1793.
-
Un ancien curé chargé de l’état-civil, des parents de nouveaux-nés… et quelques fleurs !
20 mai 2022, par Michel GuironnetDans les registres de la paroisse Saint Nicolas des Roches de Condrieu (Isère), j’ai relevé cet acte insolite : « Le dix du mois de mars mille sept cent nonante deux est né et seize juillet mil huit cent quatre, a été baptisé Jean, fils légitime à Guillaume Siaud et à Anne Tranchand, le parrain Jean Siaud et la marraine Reine Tranchand, illeterés, de ce enquis et requis. Bayle, curé des Roches ». Ainsi Guillaume, né le 10 mars 1792 en pleine Révolution, est baptisé le 16 juillet 1804, six ans plus tard, par Laurent Bayle, le nouveau curé des Roches ! Le fait n’est déjà pas banal…. Mais une petite enquête dans les registres de l’époque de la Révolution va me révéler d’autres trouvailles.
-
Mariés deux fois, avec le même conjoint, à 12 ans d’intervalle
16 décembre 2022, par Michel GuironnetLe 13 prairial an V (1er juin 1797), le « citoyen Joseph Baudrier, cultivateur », « fils légitime de Jean Baptiste Baudrier, aussi cultivateur, et de Marguerite Melet » se présente en mairie des Roches de Condrieu (Isère) devant Nicolas Guillot pour épouser « Claudine Martoux » « fille légitime d’Etienne Martoux, cultivateur, et d’Anne Garat ». Douze ans plus tard...
-
Les Condriots pleurent les « plénipotentiaires assassinés »
13 décembre 2024, par Michel GuironnetUne cérémonie funèbre a lieu à Condrieu le 20 prairial an VII (8 juin 1799) en hommage aux « plénipotentiaires assassinés » le 9 floréal an VII (28 avril 1799) au Congrès de Rastadt. Mais que s’est-il passé d’important à Rastadt pour qu’une cérémonie funèbre soit organisée dans cette petite ville située sur les bords du Rhône ?
-
Les Condriots fêtent « les Préliminaires de Paix »
16 mai 2025, par Michel GuironnetDemandez aux Condriots vivant sous le Directoire si le nom de Léoben leur dit quelque chose : leur réponse risque d’être bien évasive…et pourtant, ils vont bientôt faire la fête !