Le seize novembre 1815, avec le retour de Louis XVIII, le
préfet nomme René de Réveau de Saint-Varans maire de Saint-Sauvant (86). Il a
alors 46 ans et est propriétaire à la Simalière, petit village sur la route
entre St-Sauvant et Couhé. Il restera maire sous Charles X, qui, semble-t-il,
l’entraînera dans sa chute, en juillet 1830. On peut penser que la
contestation du maire, à propos de la réorganisation de la garde nationale n’est
pas indépendante des événements parisiens, les fameuses « Journées de Juillet ». Réveau sera donc le maire de la Seconde Restauration. Un maire monarchiste, on imagine à Saint-Sauvant qui a été aussi près de la Révolution !
Accueil > Chroniques de nos ancêtres > Histoire locale
Histoire locale
" Toute histoire locale est histoire totale "
Citation de Jean Jacquart in le Guide de l’histoire locale (Seuil, 1990, 27).
-
Un maire de la Seconde Restauration
1er novembre 2007, par Jean-Roger Augustin -
Quillebeuf et Saint-Aubin (1723-1872)
1er décembre 2007, par † Jean-Pierre DerouardLes registres dits d’inhumations dans les registres paroissiaux puis de décès dans l’état civil de Quillebeuf et de Saint-Aubin-sur-Quillebeuf, qui forment un même ensemble portuaire sur la Seine proche de son estuaire, ont été systématiquement parcourus de 1723 à 1872, soit pendant un siècle et demi. Ces registres sont très riches et donnent une image que l’on peut penser véridique, quoique bien sûr partielle.
-
Des déserteurs Bavarois demandent à émigrer en Algérie, en 1843 et 1844
1er juillet 2008, par Jean-Pierre BernardAprès la "conquête" de l’Algérie, en 1830, l’émigration dans ce pays fut importante. Pas uniquement des Français, des Espagnols, des Maltais ou autres, mais aussi des Allemands des Provinces Rhénanes. Ce premier article nous parlera de quelques déserteurs Bavarois qui ont demandé à émigrer en Algérie.
-
Faut-il se jeter à l’eau ?
1er septembre 2008, par Jean-Pierre BernardUn ami de la famille a été, durant une quarantaine d’années, secrétaire général de la Mairie de Saint-Jean-de-Braye (Loiret). Où l’on voit que l’Administration est parfois tatillonne... même pour les propositions de médailles de sauvetage. L’essentiel de cette petite anecdote a été tiré d’un petit recueil dont mon ami est l’auteur.
-
L’explosion de l’atelier de chargement d’obus de Moulins-Yzeure
1er octobre 2008, par André VessotTandis que sur le front la boucherie continue, à l’arrière les usines de chargement d’obus tournent à plein ; les ouvriers de ces ateliers, hommes et femmes, paient aussi parfois un lourd tribu à l’effort de guerre. C’est le cas à Yzeure ce 2 février 1918, mais d’autres catastrophes suivront à Neuville-sur-Saône, Vénissieux...
-
L’an 1865, l’Empereur Napoléon III et mes aïeux
4 décembre 2008, par Henri et Jean-Michel BernosLe 1er Août 1953, dix neuf mois après ma naissance, une nièce adressa un courrier à mon arrière grand-mère paternelle, auquel était joint la très vieille reproduction d’une photo datant du 28 mai 1865. La photo était accompagnée d’un document écrit de l’époque, à peine déchiffrable, mais que ce parent avait pris soin de réécrire, avec ses commentaires. La copie de ces trois documents est parvenue jusqu’à nous.
-
Au XIXe siècle, les incendies en Beauce
19 mars 2009, par Alain DenizetQuels sont les fléaux que redoute le paysan ? Chacun pense aux dégâts commis par les animaux nuisibles, aux vols ou encore aux intempéries. Pourtant, le sinistre le plus redouté, c’est l’incendie, particulièrement en Eure et Loir et dans sa partie beauceronne.
En 1818, le préfet conclut un rapport en ces termes : « Un des fléaux qui désolent ce pays, c’est l’incendie ». Les chiffres confirment : plus de 150 frappent le département chaque année. Quelle est la cause des incendies ? Est-ce un accident ou un acte de « malveillance », autrement dit un crime ? Quels sont les moyens mis en œuvre pour lutter contre sa menace et ses effets ? -
L’hiver 1879-1880
14 mai 2009, par Claude Beaubestre, Francine BardantFrancine a retrouvé récemment une carte postale, prise au niveau du pont Saint-Michel, représentant la débâcle de la Seine, au cours de l’hiver 1879-1880. Cette scène, où l’on voit d’énormes glaçons brisant une embarcation, ne nous est pas habituelle. En effet, à notre connaissance, la Seine n’a plus été prise par les glaces depuis 1956 et depuis quelques années les hivers parisiens sont plutôt doux, hormis l’épisode de froid de la fin 2001.
-
L’hiver 1879-1880 (2e partie)
28 mai 2009, par Claude Beaubestre, Francine BardantDans la précédente partie, nous avons évoqué le terrible hiver 1879-1880, en terminant sur la création d’une station d’observation parisienne. Avant de passer aux premiers résultats obtenus à la Mairie du IVe arrondissement, résumons ce que Miquel considérait comme des « faits solidement établis ».
-
L’accident de chemin de fer de 1877 à Gagny
8 avril 2010, par Micheline PasquetLa ligne de chemin de fer Paris-Strasbourg fut mise en service en 1850. La gare de l’Est sera construite sur la route des ultimes voyages des rois de France emmenés à la nécropole de Saint-Denis. La gare sera ouverte au public le 5 juillet 1854. C’est avec grand faste, le 18 août 1855, que la Reine Victoria arriva par le chemin de fer à la gare de l’Est. Mais en 1877, un fait divers se produisit sur la ligne de Paris-Est.