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Accueil > Articles > La vie militaire > Les conscrits de 1870 à 1914 > Les étapes de l’appel des classes : première étape, le recensement

Les étapes de l’appel des classes : première étape, le recensement

Le jeudi 12 février 2015, par Michel Guironnet

En 1872, la durée du service militaire est fixée par tirage au sort à cinq ans ou à un an. Le remplacement militaire est supprimé. En 1905, le service militaire devient obligatoire et d’une durée égale pour tous de deux ans. Le tirage au sort disparaît. « L’appel des classes » se déroule en trois étapes :
1/ Le recensement 2/ Le tirage au sort 3/ Le conseil de révision.
Voyons maintenant la première de ces trois étapes.

Titre II Des appels Première section : du recensement et du tirage au sort

Art. 8. Chaque année, les tableaux de recensement des jeunes gens ayant atteint l’âge de vingt ans révolus dans l’année précédente et domiciliés dans le canton, sont dressés par les maires :

  • 1° Sur la déclaration à laquelle sont tenus les jeunes gens, leurs parents ou leurs tuteurs ;
  • 2° D’office, d’après les registres de l’état civil et tout autres documents et renseignements.



Ces tableaux mentionnent dans une colonne d’observations la profession de chacun des jeunes gens inscrits.
Ces tableaux sont publiés et affichés dans chaque commune et dans les formes prescrites par les articles 63 et 64 du Code civil.
La dernière publication doit avoir lieu au plus tard le 15 janvier.
Un avis publié dans les mêmes formes indique le lieu et le jour où il sera procédé à l’examen des dits tableaux et à la désignation, par le sort, du numéro assigné à chaque jeune homme inscrit.

Le tirage au sort est maintenu pour faciliter les opérations du classement. Tout le monde doit servir, mais tout le monde ne peut servir dans les mêmes armes. Il faut un contingent spécial pour la marine, il faut plus longtemps pour former un cavalier ou un artilleur que pour former un fantassin.
L’opération du tirage au sort est destinée à faciliter le classement des jeunes soldats sans qu’il y ait matière à récriminations. Ce classement s’opérera en tenant compte, non seulement du numéro, mais aussi des aptitudes.
C’est pour obtenir ce double résultat que la loi maintient le tirage au sort et l’indication des professions sur les listes de recrutement, Les jeunes gens seront donc classés dans les armes spéciales, suivant le rang qui leur aura été assigné par le tirage au sort.


Extrait de « Texte définitif de la nouvelle loi sur le recrutement de l’armée votée par l’Assemblée nationale... le 27 juillet 1872, avec notes explicatives... » par Léon Paul Lagrange de Langre. 1872 Librairie du « Moniteur universel » (Paris).

En quoi consiste le recensement ?

A vingt ans révolus, les jeunes concernés doivent « se faire recenser ».
Au moyen d’avis publiés dans la presse locale, les maires rappellent que les jeunes gens (ou leurs parents ou tuteurs s’ils ne peuvent se déplacer eux-mêmes) sont tenus de se présenter en mairie.
Les maires procèdent ainsi chaque année, dans le mois de décembre, au recensement des jeunes gens nés ou domiciliés dans leur commune qui ont atteint l’âge de vingt ans, ou atteindront cet âge avant l’expiration de ladite année.

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« Moniteur viennois » du 9 décembre 1914

Pour chaque homme recensé, le maire rédige « une notice individuelle » reprenant les renseignements déclarés. La notice est signée par l’intéressé et certifiée par le maire. Le jeune recensé reçoit un récépissé de sa démarche.

Les jeunes gens qui « oublieraient » de se présenter en mairie pour le recensement de leur classe encourent le risque, même s’ils ont passé l’âge de quarante-cinq ans au moment de la découverte de cette « omission », d’être inscrits d’office en tête de la liste et ainsi privés des chances du tirage au sort.

La loi dit que les jeunes gens omis sur les tableaux de recensement par suite de fraudes et de manœuvres seront déférés aux tribunaux ; qu’ils peuvent être punis d’un emprisonnement d’un mois à un an, et, dans le cas de condamnation, les premiers numéros du tirage leur seront attribués d’office.

Jeunes nés hors de la commune
Les maires transmettent à leurs collègues, qui en accusent réception, les documents et renseignements concernant l’état civil des jeunes gens domiciliés hors de la commune où ils sont nés, ces jeunes gens devant être portés sur les tableaux de recensement de leur domicile.

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Classe de 1892
Un exemple d’avis passé dans la presse locale.
Le Moniteur Viennois du 16 décembre 1892

Les services du préfet dressent, dans le courant de décembre et pour chaque commune, la liste des jeunes gens signalés comme omis sur les tableaux de recensement les années précédentes. Ils doivent être inscrits sur les tableaux de recensement en préparation. Ces listes sont transmises aux maires.

Motifs d’exemption et de dispense
Les Maires mentionnent sur les tableaux de recensement les motifs que les jeunes gens auraient à faire valoir soit pour être exemptés, soit pour être dispensés. Ils indiquent à ces jeunes gens les pièces qu’ils auront à produire pour justifier de leurs droits, en les invitant à se les procurer en temps opportun. Nous y reviendrons.

Profession
La loi exige des maires de mentionner la profession de chacun des jeunes gens dans les tableaux de recensement :
« Il importe que les professions des jeunes gens soient vérifiées avec tout le soin possible car, des indications fournies à ce sujet par les tableaux de recensement, dépend en grande partie l’affectation que donnent aux hommes les commandants des bureaux de recrutement.
Les mécaniciens, cordonniers, tailleurs d’habit, selliers, bourreliers, maréchaux-ferrants, et les jeunes gens ayant l’habitude de monter à cheval ou de conduire les voitures doivent tout particulièrement être signalés »
.

Niveau d’instruction
« Dans le même but, les maires prennent sur l’instruction des jeunes gens des renseignements précis, qui sont indiqués de la manière suivante, en regard de chaque nom, dans la colonne ouverte à cet effet sur le tableau de recensement :

0 pour le jeune homme qui ne sait ni lire, ni écrire.
1 pour le jeune homme qui sait lire.
2 pour le jeune homme qui sait lire et écrire.
3 pour le jeune homme qui sait lire, écrire et compter.
4 pour celui qui a obtenu le brevet de l’enseignement primaire.
5 pour les bacheliers es lettres, es sciences ou les bacheliers de l’enseignement secondaire spécial ».

Par la lettre X pour le jeune homme pour lequel aucun renseignement n’a pu être obtenu sur son degré d’instruction. Les maires réclament l’aide des instituteurs pour être fixés sur le degré d’instruction des jeunes qu’ils ont à inscrire, surtout en ce qui concerne les absents.

Les connaissances en musique doivent également être mentionnées, surtout pour les instrumentistes appartenant aux musiques municipales. Enfin, on indiquera, le cas échéant, les prix de tir ou de gymnastique obtenus.

« Les maires s’attacheront à faire comprendre aux familles qu’elles ont tout intérêt à fournir ces renseignements de la manière la plus exacte, attendu qu’ils donnent les moyens de classer les jeunes gens dans les corps (régiments) de la façon qui peut leur être le plus profitable ».

Il est prévu dans les tableaux une colonne pour recevoir, avec la mention « certifié véritable » écrite de leur main, les signatures des jeunes gens qui se sont fait inscrire, ou des personnes qui se sont présentées pour eux. Ceux qui ne savent pas signer apposent une croix. Pour les absents inscrits d’office, le maire porte le mot « absent ».

Tableaux de recensement
A l’aide des renseignements recueillis et consignés sur les notices individuelles, le maire établit le tableau de recensement qui doit être terminé le 31 décembre au plus tard.Le tableau, une fois terminé, est affiché dans chaque commune devant la porte de la mairie, les premier et deuxième dimanches du mois de janvier, sauf les années où le 1er janvier tombe un dimanche.
Dans ce cas, la publication a lieu les deuxième et troisième dimanches. La dernière publication du tableau de recensement doit avoir lieu, sauf cas exceptionnels, au plus tard le 15 janvier.

Pour en savoir plus,

PDF - 117.7 ko
Modèle de tableau de recensement pour le recrutement

Ce modèle de formulaire est tiré d’un ouvrage de 1905 disponible sur Gallica :
Ministère de la guerre. Recrutement de l’armée. Instruction du 20 octobre 1905 relative à l’établissement des tableaux de recensement

Le lecteur curieux d’en savoir plus sur le recensement y trouvera son bonheur.

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35 Messages

  • Bonjour ,

    On trouve pareillement des renseignements sur les métiers exercés et les « compétences » dans les fiches matricules :ainsi sur la fiche de mon grand oncle Prosper Leprêtre ,né le 5 Octobre 1891 à Morgny en Seine Inférieure ,il est indiqué profession de boucher (sait tuer et dépecer )
    M.H

    Répondre à ce message

  • Adolphe Nadeau de Blonval serait né à Trinidad (date inconnue). Où a-t-il pu être recensé ? Le journal officiel de 1906 indique à Adolphe du 3éme Rgt d’infanterie de Marine que son avoir à la masse versé le 15 avril 1876 à Rochefort, à cause de la prescription trentenaire sera versé à la Caisse des Dépôts et Consignations. Que signifie cette note ?
    Merci

    Répondre à ce message

    • Les étapes de l’appel des classes : première étape, le recensement 13 février 2015 19:41, par Michel Guironnet

      Bonsoir,

      "La plus grande partie des feuillets du livret (militaire) sert à l’enregistrement des comptes de la masse individuelle de l’homme.
      Cette masse, alimentée par une prime journalière d’entretien, est la somme fournie par l’État au soldat pour payer ses effets de linge et chaussures,ainsi que les diverses imputations réglementaires qui lui seraient faites.

      La masse est la propriété de l’homme, le suit dans toutes les positions et lui est payée le jour de son passage dans la réserve de l’armée active.

      La première mise, la prime journalière d’entretien, le complet de la masse, les suppléments à la prime journalière sont fixés par les tarifs indiqués dans le tableau n° 3"

      Cet extrait de « Droits et devoirs du soldat, d’après les lois, décrets et règlements récents » publié en 1875 devrait vous éclairer : votre ancêtre, quittant l’armée à Rochefort en 1876,a du laisser un reliquat (un avoir) sur sa masse (son pécule)
      Ne l’ayant pas réclamé 30 ans plus tard, cette somme est versée à la Caisse des Dépôts et Consignations en attendant qu’elle tombe, faute de personne la réclamant, dans les caisses de l’Etat.

      Cordialement.
      Michel Guironnet

      Répondre à ce message

  • Votre article est intéressant, mais ne répond pas à la question que je me pose concernant mon arrière grand-père, né à Tiranges (Haute-Loire) en 1858, et non enregistré sur le registre d’état civil. Il est dit bien être né dans cette commune lors de son mariage et de son décès. Les registres matricules du Puy de l’année 1878 ne contiennent pas son nom, ni 2 ans avant, ni 2 ans après. Comment savoir s’il est né dans un autre département ? il ne figure pas non plus dans les registres de recensement. Pourriez-vous me donner des pistes. Merci beaucoup. J’avoue ne plus savoir que penser.

    Répondre à ce message

    • Les étapes de l’appel des classes : première étape, le recensement 14 février 2015 08:31, par Michel Guironnet

      Bonjour,

      Bonne question ! Dites-moi, pour commencer, comment s’appelle votre arrière grand-père.
      S’il n’est pas marqué dans l’état-civil de Tiranges en 1858, pour se marier et être recensé, il a eu besoin d’un « certificat » attestant qu’il était bien né dans cette commune.

      Cela doit être précisé sur son acte de mariage. Merci de me dire où et à quelle date il s’est marié ; j’essaierais de vous trouver une piste (si l’état-civil est en ligne).

      Cordialement.
      Michel Guironnet

      Répondre à ce message

    • Les étapes de l’appel des classes : première étape, le recensement 14 février 2015 14:04, par Henri-Claude MARTINET

      Bonjour,
      Mon arrière-grand-père né en 1849 a été oublié lors du recensement de 1869, mais se retrouve sur celui de 1870 avec un autre nom, un autre prénom et une fausse date de naissance (15 mars 1850 au lieu de 15 mars 1849) ! Heureusement dans le même canton (pour le retrouver).
      Avec tout cela, il y eu le bonheur et la joie de participer à la guerre de 1870 et de partir de 1871 à 1775 avec son régiment en Algérie.
      Bon courage.
      H-Cl. martinet

      Répondre à ce message

  • Bonjour

    Votre article ne répond pas à plusieurs de mes questions :

    • pourquoi certains individus toujours vivants et qui résident dans leur commune de naissance sont-ils absents des registres ?
    • est-ce qu’il y avait des exclus d’office (non recensés), par exemple pour infirmité ou handicap ?
    • à partir de quand pouvait-on être recensé (et inscrit au matricule) ailleurs que dans son lieu (département ?) de naissance (en dehors des cas particuliers comme Belfort) ?

    Cordialement
    RL

    Répondre à ce message

    • Les étapes de l’appel des classes : première étape, le recensement 14 février 2015 12:37, par Michel Guironnet

      Bonjour,

      Est-ce que vous pouvez préciser votre 1re question ?
      De quels registres sont absents « certains individus » ?
      Qui sont-ils ?

      Sur la question 3, vous aurez toutes les réponses en cliquant sur le lien en bas de l’article.
      L’ouvrage indiqué précise bien des points de mon article ; dont celui sur le changement de domicile et de résidence (voir la note de la page 4 et les pages 6 à 8)

      En théorie, aucun jeune ne pouvait être inscrit dans deux cantons à la fois...ou nulle part !
      Mais il est vrai que la recherche sur nos ancêtres découvre bien des cas de figure non prévus par la réglementation !

      Cordialement.
      Michel Guironnet

      Répondre à ce message

      • Bonjour

        Le problème est que les hommes en question n’ont pas, avec les données disponibles, de caractéristiques particulières. Une fois triés les décès (connus), les changements de résidence (connus), etc, on retrouve de respectables pères de famille qui sont absents des registres militaires.
        Et bien sûr, il s’agit des tables répertoires et des registres matricules.

        J’ai parcouru le document signalé. Très bien pour plusieurs éléments, mais on ne dit pas si un jeune amputé, ou polio ou handicapé mental, etc. devait être aussi recensé.

        Vers 1970, il suffisait d’une intervention (justifiée) du maire pour éviter les « 3 jours » du conseil de révision et sans doute le recensement(cas familial)..

        Merci

        Répondre à ce message

        • Les étapes de l’appel des classes : première étape, le recensement 14 février 2015 14:51, par Michel Guironnet

          Re,

          Les registres matricules ne sont qu’une partie des sources disponibles pour la recherche sur « la vie militaire » de nos ancêtres. Ils ne concernent que ceux « qui ont fait l’armée »

          Les tableaux de recensement, les comptes-rendus du Tirage au sort et du Conseil de Révision ; disponibles en série R des archives départementales ; peuvent vous permettre de retrouver un ancêtre ayant été recensé mais n’ayant pas fait, pour une raison ou une autre, son service militaire : fils aîné de veuve ; un frère sous les drapeaux...ou autres causes.

          Chacun devait être recensé, par lui même ou son représentant (parents, tuteur) mais, selon son état de santé, il pouvait demander à être exempté et fournir des preuves.
          C’est le jour du Conseil de Révision qu’il était statué, temporairement ou définitivement, sur son cas.

          Bon courage pour vos recherches.
          Michel Guironnet

          Répondre à ce message

  • Recrutement Avant 1872

    Quelles étaient les règles du recrutement avant 1872
    Notamment pour le recrutement au debut du conflit de 1870 ???

    Répondre à ce message

  • Bonjour,
    Je viens répondre à votre message et vous apporter quelques renseignements afin de vous dire tout ce que je connais concernant Antoine DEMORE né à Tiranges (Haute-Loire) le 20 novembre 1858. Il s’est marié à Tiranges le 29 avril 1884 avec Marie DUPRE. Je souhaite retrouver trace de lui et surtout de son parcours militaire. Comme je vous l’ai dit dans mon précédent message il ne figure pas dans les cahiers matricules de la Haute-loire en l’année 1878. (pas non plus entre 1867 et 1883). Son acte de naissance ne figure pas dans les registres de Tiranges. Il a perdu sa mère Catherine DUPUY le 15 mai 1861 agée de 33 ans (lui n’avait que 15 mois). Son père : François DEMORE est décédé à Tiranges le 5 mars 1880. Antoine DEMORE avait une sœur : Julie,X à JPierre RANCHOUX en 1883. (A cette date Antoine DEMORE n’est pas recensé dans la ,commune et n’assiste pas au mariage de sa sœur. Antoine DEMORE se marie avec Marie DUPRE à Tiranges le 29 avril 1884, et dans l’acte de mariage il est dit :« il est né le 20 novembre 1858 ainsi qu’il résulle de l’acte de notoriété présenté en bonne forme et enregistré à Yssingeaux le 25 avril 1884 ».
    Mes questions : 1°)Je ne connais pas ces actes de notoriété, que sont-ils ?? et comment en avoir connaissance ?
    2°) J’ai consulté les registres de recensement. En 1856 ses parents résident à Tiranges. En 1881 il se retrouve sans parents, il n’habite pas dans le village. Mais dans le recensement de 1886 on le retrouve avec sa femme et sa première fille.
    Ce que je sais de lui : il a travaillé dans les mines du nord lorsqu’il était enfant en poussait les wagonnets de charbon. Par la suite il est dit : cultivateur. Après son mariage il part à de nombreuses reprises pour vendre les dentelles (de la Haute-Loire) et partait pour 9 à 10 mois avec des tonneaux pleins de blé et céréales, descendait la vallée du Rhone en bâteau, et voyageait en Afrique du nord, Egypte, jusqu’à Jérusalem, et remontait avec les futs pleins de vin d’Algérie , qu’il revendait à son retour dans son village où il exerçait le métier de marchand de vins et de bois.Ceci à de nombreuses reprises. Sa situation est plus que confortable fin 19e et début 20e. Il possédait de nombreux terrains et bâtiments dans le village.
    Ma dernière question serait : est-il possible qu’il soit allé en Afrique du nord pendant son service militaire ? ou bien avant. Comment pouvait-on le joindre si c’était le cas pour lui faire remplir ses fonctions militaires
    Merci d’avance pour vos précieux renseignements, votre proposition de m’aider me réconforte. Si je peux vous éclairer sur un point précis je n’y manquerai pas.
    Cordialement.

    Répondre à ce message

  • Bonjour

    Comment s’opérait le recensement des itinérants (mariniers, forains etc...)

    Que recouvrait exactement la notion de « soutien de famille » ?
    J’ai rencontré un cas qui ne m’a jamais paru justifié. (pas de charges de famille, parents avec un emploi)
    Etait-il possible de l’utiliser pour justifier le « piston » ?

    Cordialement

    Répondre à ce message

    • Les étapes de l’appel des classes : première étape, le recensement 15 février 2015 16:43, par Michel Guironnet

      Bonjour,

      En fait, le terme « soutien de famille » recouvre dans la loi militaire de 1872 plusieurs cas d’exemptions :

      « Art. 17. Sont dispensés du service d’activité en temps de paix ;

      « 1° L’aîné d’orphelins de père et de mère ;

      « 2° Le fils unique ou l’aîné des fils, ou à défaut de fils ou de gendre, le petit-fils unique ou l’aîné des petits-fils d’une femme actuellement veuve ou d’une femme dont le mari a été légalement déclaré absent, ou d’un père aveugle ou entré dans sa soixante-dixième année ;

      « Dans les cas prévus par les deux paragraphes précédents, le frère puîné jouira de la dispense si le frère aîné est aveugle ou atteint de toute autre infirmité incurable qui le rende impotent.

      « 3° Le plus âgé des deux frères appelés à faire partie du même tirage, si le plus jeune est reconnu propre au service ;

      « 4° Celui dont un frère sera dans l’armée active ;

      « 5° Celui dont un frère sera mort en activité de service, ou aura été réformé ou admis à la retraite pour blessures reçues dans un service commandé, ou pour infirmités contractées dans lès armées de terre et de mer.

      « La dispense accordée, conformément aux paragraphes 4 et 5 ci-dessus, ne sera appliquée qu’à un seul frère pour un même cas, mais elle se répétera dans la même famille autant dé fois que les mêmes droits s’y reproduiront.

      « Le jeune homme omis, qui ne s’est pas présenté par lui ou ses ayants cause au tirage de la classe à laquelle il appartient, ne peut réclamer le bénéfice des dispensés indiquées par le présent article, si les causes de ces dispenses ne sont survenues que postérieurement à la clôture des listes.

      « Ces causes de dispenses doivent, pour produire leur effet, exister au jour où le conseil de révision est appelé à statuer.

      « Néanmoins l’appelé ou l’engagé qui, postérieurement soit à la décision du conseil de révision, soit au 1er juillet, soit à son incorporation, devient l’aîné d’orphelins de père et de mère, le fils unique ou l’aîné des fils, ou, à défaut du fils et du gendre, le petit-fils unique ou l’aîné des pétit-fils d’une femme, veuve, d’une femme dont le mari a été légalement déclaré absent, ou d’un père aveugle, est, sur sa demande et pour le temps qu’il a encore à servir, renvoyé dans ses foyers en disponibilité, à moins qu’en raison de sa présence sous les drapeaux, il n’ait procuré la dispense de service à un frère puîné actuellement vivant.

      « Le bénéfice de la disposition du paragraphe précédent s’étend au militaire devenu fils aîné pu petit-fils aîné de septuagénaire par suite du décès d’un frère.

      « Les dispenses énoncées au présent article ne sont applicables qu’aux enfants légitimes. »

      Cordialement.
      Michel Guironnet

      Répondre à ce message

      • Les étapes de l’appel des classes : première étape, le recensement 15 février 2015 16:54, par Michel Guironnet

        En complément à ma réponse ci-dessus, le texte de l’article de la loi consacré aux soutiens de famille :

        « Art. 22. Peuvent être dispensés à titre provisoire, comme soutiens indispensables de famille et s’ils en remplissent effectivement les devoirs, des jeunes gens désignés par les conseils municipaux de la commune où ils sont domiciliés.

        « La liste est présentée en conseil de révision par le maire.

        « Ces dispenses peuvent être accordées, par département, jusqu’à concurrence de quatre pour cent du nombre des jeunes gens reconnus propres au service et compris dans la première partie des listes du recrutement cantonal.

        « Tous les ans, le maire de chaque commune fait connaître au conseil de révision la situation des jeunes gens qui ont obtenu les dispenses, à titre de soutiens de famille, pendant les années précédentes. »

        Michel Guironnet

        Répondre à ce message

  • Je me permets de revenir auprès de vous.
    Tout d’abord merci de votre message et votre engagement pour m’aider. De mon côté j’ai contacté ce matin, Yssingeaux afin de trouver auprès des 2 notaires : cet acte de notoriété. Ces documents ne sont conservés que 70 ans dans l’étude, ensuite reversés aux archives départementales. J’ai donc appelé les archives du Puy, et viens de leur faire une demande par mail, concernant ce document.
    Je me pose cependant quelques questions, comment retrouver sa fiche matricule ??? c’est le but principal de ma recherche. On va supposer qu’il est né à Tiranges, mais sans aucune certitude. J’ai donc contacté la mairie de Tiranges afin de me rapprocher des actes de baptème de la commune. Il a peut-être été baptisé à Tiranges, et « oublié » d’être noté dans les registres d’état civil. Pour l’instant je cherche à joindre un prètre, car les documents ne sont plus concervés dans l’église... Mais pas de problème ... nous avançons.
    A bientôt.
    Cordialement.

    Répondre à ce message

  • Bonjour,
    Je me permets de vous recontacter pour vous faire part de mes recherches tout au long de cette semaine. J’ai contacté les archives pour savoir comment se procurer le document clé : l’acte de notoriété d’Antoine DEMORE. Pour l’instant pas de réponse. Je me suis posée la question suivante, si Antoine n’est pas mentionné dans les actes d’état civil, il est peut-être baptisé à Tiranges. La mairie me dit que les registres sont reversés à Craponne. J’appelle le prêtre qui me répond n’avoir que des registres depuis 1902. Donc je dois me rendre aux archives du Puy pour obtenir la réponse de ces documents. Je me suis alors tournée vers Jean, l’oncle d’Antoine. Possédant pas mal d’archives familiales j’ai qq infos sur lui. Il est cultivateur, mais sur certains actes on le dit : scieur de long. Le grand-père d’Antoine (Benoît, fut scieur de long pendant toute sa vie). Donc rien d’étonnant que ses 2 fils l’ont suivi (mais il était décédé en 1829 âgé de 45 ans, et ses 2 fils étaient en ce temps là des jeunes de 7 et 9 ans).
    Possédant les 2 livres d’ Annie ARNOULT, sur « la grande histoire des scieurs de long ». Je lui ai téléphoné et elle m’a précisé que les scieurs étaient très répandus chez les hommes de nos régions, (Hivers longs et rudes, il était obligatoire de partir, cause de survie...) Ils partaient entre 8 et 9 mois, et revenaient pour passer les mois d’été avec leurs femmes et famille. (Mois de juin, juillet, août, et septembre).Ceux de la Haute-Loire partaient dans les département suivants : 02-03-10-13-18-21-26-28-37-38-40-45-52-57-61-71-73-77. Autant dire qu’il est impossible de les retrouver.
    Concernant Jean, l’oncle d’Antoine, il signe chez notaire une cession au profit de son frère François - le 20 octobre 1859. Le 26 août 1880, Julie (soeur d’Antoine) vend et promet de faire jouir avec garantie de ts troubles, dettes, hypothèques... à son frère Antoine, qui accepte, ts ses droits, meubles et immeubles lui venant de la succession de sa mère, et de celle de son père décédé le 5 mai 1880.
    Ces documents ne me permettent toujours pas de savoir où est né Antoine, et où a-t-il fait son service militaire ??
    Je terminerai qu’Antoine devait beaucoup apprécier son oncle Jean, car celui-ci repose dans la chapelle de son neveu.
    Comment savoir si Antoine est parti en Afrique du Nord, voir + loin au moment de son recrutement ? J’avoue ne plus savoir où aller.
    Merci de vos conseils.
    Bien cordialement.
    Nadine DEMORE.

    Répondre à ce message

    • Les étapes de l’appel des classes : première étape, le recensement 22 février 2015 19:53, par Michel Guironnet

      Bonsoir,

      Je crois qu’il faut d’abord vérifier aux archives départementales dans les dossiers du recrutement militaire si il est question d’Antoine Demore en 1878 année de sa classe.

      En effet, les registres matricules « en ligne » ne sont que la partie visible d’un énorme iceberg !

      Toute la procédure décrite dans mon article sur le recensement...et ceux à venir sur le tirage au sort et le Conseil de Révision se retrouve en détails dans la Série R de chaque département.

      Sur le site des archives de la Haute-Loire, vous avez accès à l’inventaire en ligne :
      http://www.archives43.fr/arkotheque/inventaires/ead_ir_consult.php?&ref=FRAD043_R

      Il vous faudra vous rendre sur place...

      Pour terminer, deux questions : avez-vous consulté son contrat de mariage ? Où et à quelle date est-il mort ,

      Cordialement.
      Michel Guironnet

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      • Bonjour,

        Je reviens de 3 jours aux archives au Puy, et j’avoue avoir de bonnes nouvelles à vous donner. J’ai suivi vos pistes en recherchant l’acte de notoriété d’Antoine DEMORE. Son acte de mariage disait qu’il était enregistré à Yssingeaux à la date du 25 avril 1854, je ne l’ai pas trouvé. Mais après réflexions Tiranges est sur le canton de Bas, donc j’ai cherché sur Bas dans les 3 mois avant le mariage, et .... bingo !!! je l’ai trouvé !!! à la date du 22 mars. Cet acte n’est que la reconnaissance de 7 témoins (trouvés pas l’intéressé) pour affirmer qu’il est bien né dans cette commune (mais comment en être certain ?? j’en doute). Son père (François) a été a plusieurs reprises mentionné : scieur de long, comme son frère, donc souvent absents surtout dans ces dates là. J’ai ensuite recherché les registres matricules militaires, en effet sur internet Antoine n’y était pas. Je l’ai trouvé dans les grands registres (non sur fiches) il a fait partie des réformés, pour ... varices volumineuses... (à 20 ans...), Donc pas d’armée. Tout ceci m’avance dans mes recherches. Mais comment vais-je retrouver ses déplacements en Egypte, Jérusalem et nord de l’Afrique... je n’ai rien trouvé dans la série M concernant les passeports.
        Je tenais à vous remercier de vos conseils, j’avoue avoir aussi trouvé pas mal de pistes et témoignages dans la brochure de Thierry SABOT : « migrations de nos ancêtres ».
        Une dernière question : François (le père d’Antoine) a lui été réformé, « fils ainé de veuve » il était aussi « absent le jour du tirage, c’est le maire qui »a tiré pour lui"... comment avoir son signalement, car rien n’est rempli dans cette case.
        merci de votre patience et de me conseiller à nouveau.
        Bien cordialement.

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  • engagé en 1861 3 avril 2015 09:32, par Elianne LUARD

    Bonjour,
    peut-être hors sujet ? encore que.........
    sur la fiche de recensement de mon bisaïeul en 1861, il est noté « engagé » mais où s’engageait-on ? il n’y avait pas de guerre ?
    merci d’avance pour votre réponse
    Cordialement
    Elianne

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  • Bonjour,
    Ma question concerne un arrière grand oncle, Jean Louis Percherancier, né le 23 août 1851 à Sailly (Saône et Loire). Le registre matricule de l’année 1871 indique ; disparu pendant la guerre de 70, contrôle des recherches n°(et pas de n°).

    Sauf erreur de ma part, il n’a pu être recensé. Je suis allée sur le site consacré à l’armée de la Loire et j’en ai conclu qu’il n’a pu vu son âge être incorporé ni dans la garde nationale ni dans la garde civile.

    Où me conseilleriez vous d’orienter mes recherches ?

    merci

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  • Bonjour

    Quelqu’un sait-il comment se passaient les choses (appel des classes, conseil de révision, recrutement, etc) pour les Mosellants à partir de 1871 (période d’annexion) qui étaient allemands ? Je peux donner des éléments sur mon grand père né en 1890 et son frère né en 1892 mort sur le front russe en 1915
    Avec mes remerciements
    Marc SPIQUEL

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  • Bonjour
    Je recherche ou l’arrière grand père de mon mari a fait son service militaire , né en 1866 à Paris , j’ai donc cherché dans les archives numérisées de Paris pour l’année 1886, mais il n’y a rien !son nom était Gelpy Eugène , il est décédé le 25 mars 1923 à Alfortville ! Je vous remercie par avance de me guider
    Cordialement

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    • Bonjour,

      Lors de ses 20 ans, peut être que ses parents habitaient ailleurs qu’à Paris. C’est en effet au lieu de résidence que les conscrits sont recensés.
      Autre possibilité : regarder les années suivantes de ses 20 ans. Il a pu être « ajourné » en 1886...

      Cordialement.
      Michel Guironnet

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      • Je vous remercie Michel , je viens de regarder les années 1887 1888 et 1889 je n’ai rien trouvé , et ces parents habitaient bien à Paris, par contre que veux dire ajourné , dans le cadre du service militaire ? je vous remercie de m’avoir répondu
        Cordialement

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        • Dans mes articles suivants celui-ci, notamment celui sur le conseil de révision
          http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?article2482
          vous aurez l’explication de ce terme d’ajourné.

          Cordialement.
          Michel Guironnet

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        • Bonsoir,

          Je me suis livré à une petite recherche.
          Sur Généanet existe un arbre avec la famille Gelpy.
          En partant de leurs dates de naissance, j’ai fait le constat qu’aucun des frères plus âgés qu’Eugène n’est recensé à Paris XI (4e bureau)

          Par contre, une de ses soeurs, Joséphine Anna, se marie à Maisons-Alfort, dans le Val de Marne, en novembre 1885 ; c’est à dire l’année des 19 ans de son frère Eugène.
          Si elle se marie à Maison Alfort, c’est qu’elle y habite avec sa mère, veuve depuis 1879.

          Lorsque Eugène se marie, en 1889, il habite 8 rue de Charonne à Paris XI, avec sa mère.Celle-ci a donc du quitter Paris entre 1879-1880 et 1889 !

          Il faut donc, à mon sens, orienter vos recherches vers Maisons-Alfort pour trouver les fiches matricules des 3 garçons de la famille Gelpy.
          Malheureusement, le recrutement militaire n’est pas encore en ligne !

          Tenez moi au courant.

          Cordialement.
          Michel Guironnet

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  • bonjour

    Je recherche ou mon arrière grand-père Eugène Gelpy aurait pu faire son service militaire , né à Paris 12è le 05/03/1866.
    je recherche tous documents le concernant et remercie par avance toutes personnes pouvant m’aider

    Cordialemen

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