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Accueil > Articles > La vie militaire > « Nos Poilus » > Le Journal de Marche du Sergent Eugène Havard (2e partie)

Le Journal de Marche du Sergent Eugène Havard (2e partie)

Durant toute l’année 2008, www.histoire-genealogie.com rend hommage aux « Poilus » et à leur famille.

Le samedi 1er mars 2008, par Michel Guironnet, Roselyne Gourdon

Campagne de Lorraine : Août Septembre 1914. Jour après jour, un mois avec le Sergent Eugène Havard. De Lyon, son départ pour le front, à Larifontaine, sa mort au combat… Pour bien les différencier, le texte du carnet d’Eugène Havard est en italiques, avec quelques précisions de ma part entre parenthèses, et ceux extraits de l’historique et du JMO du 5e RIC sont sur fond grisé.

Mobilisation le 2 Aout, du 2 au 4 couché rue Saint-Cyr, 82 (à Lyon)

En 1914, il ne peut s’agir du 82 rue de Saint-Cyr, mais plus certainement du 82, chemin de Saint-Cyr (dans le 5e arrondissement à l’époque) La rue de Saint-Cyr (aujourd’hui dans le 9e arrondissement de Lyon) s’achève en effet au n°78 entre 1912 et 1915.
Le numéro 82 du chemin de Saint-Cyr est occupé alors par un certain Joubert, marchand de chiffons au détail. Aucune caserne n’est signalée dans ce quartier de la rive droite de la Saône.

Dans les premiers jours d’octobre 1913, le 6e régiment d’infanterie coloniale suivi par le 5e RIC débarquent à Lyon. Alors que le 6e RIC est stationné au fort Saint Irénée, le 5e prend quant à lui ses quartiers dans la caserne Serin sur la rive gauche de la Saône.

Les 5e et 6e régiments d’infanterie coloniale ; unités exclusivement composées de recrues métropolitaines accomplissant leur service ; stationnent donc effectivement dans la XIVe région militaire de Lyon au moment de la déclaration de la guerre.
Malheureusement, comme le soulève à l’époque le journal Le Progrès, Lyon n’a pas comblé ses besoins en casernements alors que 180.000 hommes supplémentaires doivent être logés à la hâte.

Il n’est donc pas impossible que notre poilu ait été logé directement chez l’habitant, pratique relativement courante au même titre que la location par l’armée de batiments civils voire même religieux.

Départ de Lyon le 6, embarqué a la gare de la Part-Dieu.

L’historique du 5e R.I.C raconte brièvement cette période entre la mobilisation et le 18 août :

« Pendant que les régiments constituant les troupes de couverture volent à la frontière, le 5e régiment d’infanterie coloniale se prépare fiévreusement à rentrer en campagne. Le moral est superbe ; les soldats crient »A Berlin " ! Ils sont impatients de courir à l’ennemi et de se battre.

Le 6 août, le régiment, se composant de trois bataillons avec un effectif total de 73 officiers et 3.356 hommes, quitte sa garnison de Lyon, sous les ordres du colonel Roulet.

Débarqué le 7 août à Dounoux, près d’Épinal, le régiment effectue une marche de concentration sous la direction du 14e corps d’armée. La brigade coloniale (5e et 6e régiments) est ensuite affectée successivement au 13e corps d’armée (comme réserve générale de la 1re Armée), puis, le 18 août, au 21e corps d’armée"

Le JMO (Journal de Marche et Opérations) du 5e R.I.C est heureusement beaucoup plus précis :

« 1er Août 1914 : A 17 heures, le Régiment reçoit du Ministre de la Guerre le télégramme suivant :

« Ordre de mobilisation générale : Le premier jour de la mobilisation est le Dimanche 2 Août. ».

2 – 3 – 4 – 5 Août : Opérations de la Mobilisation, conformément au Journal de Mobilisation du Corps.

6 Août : Le Régiment quitte Lyon en chemin de fer (gare de la Part-Dieu en 3 détachements). Il fait partie de la 2°Brigade d’Infanterie Coloniale, brigade réservée du XIV°Corps.

6 Août 1914 : Le 1er Bataillon quitte Lyon à 18h 01 avec l’Etat-Major du Régiment et une section de Mitrailleuses.

7 Août : Le 2°Bataillon et une Section de Mitrailleuses quittent Lyon à 1h 30 (c’est celui d’Eugène).

Le 3°Bataillon et une Section de Mitrailleuses quittent Lyon à 4 h.

Le 1er Bataillon et l’E.M. débarquent à Dounoux (Vosges), au N.E. d’Epinal, à 16h 45 et se rendent à Pouxeux où ils cantonnent (gîte intermédiaire).

Le 2°Bataillon débarque dans la nuit à Dounoux où il cantonne »

Départ pour la frontière. Arrivé a Pouxeux (village sur la Moselle) le 8.
A partir de ce moment la concentration des troupes commence, et s’effectue dans de bonnes conditions.
Le 9 (août) étape de 12 kilomètres (entre Pouxeux et Xamontarupt ?) jour où l’on rencontre le 54e d’artillerie, le 22e et le 99e de ligne, régiments du 14e Corps. Corps auquel nous sommes rattachés.
Arrivé a Xamontarupt (entre Epinal et Gérardmer) le 10, le bataillon va a l’exercice le matin.
Apparition de deux Aéroplanes Allemands qui ont été canonés par notre artillerie des forts d’Epinal.

JMO (suite) 8 Août :

Le 1er Bataillon (DURAND) se rend au point de concentration à Faucompierre et à St-Jean-du-Marché (3° Compagnie- PELUD cantonnée avec un groupe de l’A.D.27).

Le 2°Bataillon (DEMARQUE) quitte Dounoux pour Pouxeux où il cantonne.

Le 3°Bataillon (LEROY) est débarqué à Dounoux à 2h 30, et prend la route pour les cantonnements de concentration.

Long repos à Géroménil de 4h 30 à 12h..Arrivée à 16h 30 à Tendon (cantonnement de concentration).

Le Régiment est cantonné dans la zone de concentration de la 27e Division d’Infanterie dont le Q.G. est à Lépanges-sur-Vologne…/…

Deux maréchaux des logis, deux brigadiers et huit cavaliers, réservistes du 9e Hussards, formant le Groupe des Eclaireurs montés, rejoignent à Faucompierre.

Rien sur fin du 8 août, tout le 9 août et le début du 10 août.

10 Août : stationnement dans les cantonnements de concentration.

A 17h 30, ordre de se mettre en route immédiatement dans la direction de Bruyères par St-Jean-du-Marché et Lépanges.

Départ à 19 h.La Brigade Coloniale est reconstituée sous le commandement du Général SIMONIN.

A 21h., ordre de stationnement :1 bataillon (DEMARQUE) à Prey, 2 bataillons et Etat Major à Fiménil.

Arrivée dans les cantonnements entre 24h. et 1h., le Régiment ayant été coupé par des colonnes d’artillerie enlisées ».

Le 11 nous arrivons a Pouilleux (c’est le village Les Poulières) nous y stationnons jusqu’au 13.

JMO (suite) 11 Août :

Départ du Régiment à 3h. Itinéraire : Beauménil – Herpelmont. A 4h 30, arrivée à Herpelmont : Ordre de Stationnement à Les Poulières (E.M., Bataillons DEMARQUE et LEROY), à Ivoux : Bataillon DURAND. Arrivée au cantonnement à 6h 30.

Après avoir été en réserve à Raon L’Etape. Nous entendions le canon gronder tous les jours. Le soir nous étions obligés d’enfoncer les portes de granges pour pouvoir cantonner, les habitants ayant fuit devant l’ennemi.

JMO (suite) :

12 Août : Repos dans les cantonnements.

13 Août : Départ à 1h 30.Itinéraire : Bruyères – Autrey – Jeanménil.

Cantonnement à Jeanménil à 12h 15.

14 Août : La 1re Armée prend l’offensive sur Cirey. Départ à 3h. par Brut sur Raon-l’Etape. Grand-halte à 8h. à Neuveville-les-Raon.

Le canon tonne au N.E. dans la direction de Cirey.

Départ pour Neufmaisons à 5h. Arrivée et cantonnement à 19h. 45.

Ordre d’être prêts au départ à 5h. du matin.

Le 15 réveil a 1 heure du matin pour toucher des vivres départ a 4 heures pour Manonvillers (confusion avec Badonviller : voir plus bas). Village pillé et brûlé par les Allemands après avoir rencontré les blessés, des morts et les éclopés du 121è et du 139è de ligne, que nous voyons par dizaines dans les fossés de la grande route que nous parcourons avec courage.

JMO (suite) 15 Août : Départ de Neufmaisons à 3h. 45.

Arrêt à Badonviller à 6h.30 (village incendié par les Allemands)

Nous restons en position jusqu au 4 heures du soir, après nous avoir distribué des vivres de réserve. Les ravitaillements ne se font déjà plus régulièrement et deviennent rare. Actuellement nous possédons 220 cartouches chacun.

Le 21è bataillon de chasseurs a perdu une compagnie en défendant le village de Manonvillers (lire Badonviller) où il y a 70 maisons brûlées, Toutes les maisons sont criblées d’obus et de balles, c’est effrayant. [1].
Nous partons pour Cirey (sur Vezouze) a 4 heures du soir.

JMO 15 août : Le Régiment prend une formation dans la direction de Bréménil.

Départ à 11h. 15 dans la direction de Bréménil.

Rassemblement en arrière de la cote 407 avec l’artillerie de corps (1er Groupe du 6°R.A. – Commandant OBERTHUR).

Départ à 12h. 30 sur Petitmont- Val-et-Chatillon, avec ordre d’occuper le château de Chatillon.

Ordre de marche : 1er Bataillon – 2° - 3°.Les 2° et 3°Bataillons sont orientés sur Cirey par le Général commandant la Brigade, sous une pluie battante.

20 h. : Cantonnement à Val-et-Chatillon pour les 2° et 3° Bataillons. Le 1er Bataillon occupe les débouchés du château de Chatillon dans la direction de la frontière.

Nous avons traversé sous une pluie battante les champs de bataille nous avons trouvé les premiers morts. Un ulhan (soldat allemand) était étendu sur le bord de la route, et de l’autre côté un infirmier d’artillerie.

Ensuite nous sommes passé a l’endroit ou avait chargé a la baillonnette le 121 et le 139è de ligne. La plaine était couverte de morts. Que nous n’avions pas encore eu le temps d’enterrer. C’était horrible. Il fait un temps affreux. L’eau tombe a torrent.

L’on arrive au cantonnement (Val et Chatillon) vers 8 h le soir toujours sous la pluie nous sommes reçu a bras ouverts. La bonne vieille nous a fait chauffer une pleine marmité de vin et nous avons mangé un rôti de veau.

Les habitants on été pillé, les allemands satirisent les jeunes filles du villages, les jettent a l’eau et les font brûler vives après les avoir violées.

Le 12 août 1914 se passent les événements racontés par Emile Fournier, témoin et futur maire de Badonviller :



_ " Le lendemain 12 août, après un combat qui dura de 5 heures à 9 heures du matin, ... , les Bavarois entrèrent en force à Badonviller. A ce moment, quelques chasseurs en retraite tirèrent sur les colonnes qui venaient renforcer l’ennemi. Furieux de cette fusillade, les Allemands alléguèrent que des civils avaient tiré sur eux, prétexte mensonger toujours invoqué pour justifier leurs crimes.

Ce fut alors un déchaînement de rage d’une sauvagerie inouïe. « Feu et sang » : tel fut l’ordre donné par un des chefs, digne émule d’Attila. Et, malgré les protestations et les assurances du maire et des notables, le sinistre carnage s’accomplit.

A Badonviller, comme dans bien d’autres communes de France et de Belgique, obéissant à l’ordre criminel de terroriser les habitants, les premiers envahisseurs teutons :

  • ont pillé : après avoir ordonné à la population de se rendre, les hommes à l’Hotel de Ville, les femmes dans la propriété enclose de M. FENAL, et de laisser portes et fenêtres ouvertes, les vandales pénétrèrent partout, brisant et pillant de la cave au grenier, jetant sur le sol les denrées qu’ils ne pouvaient pas emporter. Des voitures vinrent, dans cet après midi du 12 aout, enlever literies et couchages.



  • ils ont incendié : brûlant les maisons l’une après l’autre, méthodiquement, scientifiquement, avec ces engins spéciaux qui faisaient partie de leurs équipements de guerre, ne permettant à aucun propriétaire de sauver quoi que ce soit, pas même le bétail ; 84 maisons et l’église furent entièrement détruites durant cette journée.



  • ils ont assassiné : tirant sur les habitants sans distinction d’âge ou de sexe, les tuant au hasard dans les rues, sur le pas de leurs portes, presque à bout portant ; douze civils ont ainsi trouvé la mort.



  • ils ont achevé des blessés : deux chasseurs à pied, blessés, ayant été surpris dans l’écurie de l’Hotel de la Gare, les bandits vinrent demander des allumettes à l’hôtesse et mirent le feu à son écurie en sa présence, empêchant les blessés de sortir ; ces malheureux furent carbonisés avec un cheval qui se trouvait encore dans le bâtiment ; ils incendièrent la maison de M. DEBUS, directeur de la faïencerie, servant d’ambulance et protégée par la Croix Rouge ; l’on eut à peine le temps d’évacuer les blessés.



  • ils ont brutalisé les prisonniers civils et les otages ; l’ordre de se réunir sous les halles fut appliqué pour tous, sans souci de l’âge et des infirmités ; ils y traînèrent, en les rouant de coups, des vieillards (M. NIER, 58 ans, M. OLIVIER, 75 ans) ; des aveugles (M. GRANGE) ; des simples d’esprit (M.X). M. BATOZ, 65 ans, malade, fut traîné en chemise sur la route... Le 14 août, la joie de revoir les nôtres nous était rendue."

Le 16 (août) nous arrivons a Saussenrupt. Le 17 nous avons rentré en Lorraine (alors en territoire ennemi) à 5h40 du matin, le soir nous cantonnons dans un bois, il fait toujours un temps affreux il pleut sans cesse.

L’historique du 5e R.I.C raconte :

« Le 16 août, le lieutenant Messire, aux avant-postes du château de Châtillon, surprend un détachement de uhlans établi à la frontière, au poste de douane de La Frimbole.

Mais il n’y a pas d’engagement jusqu’au 18 août, date à laquelle le régiment occupe, en Lorraine annexée, le front Valérystal - Saint-Léon, surveillant les hauteurs de Walsheid et la vallée de la Bièvre. Nos soldats sont impatients de se rencontrer avec l’ennemi : l’occasion leur en est bientôt donnée »

JMO (suite)

16 Août : Départ à 5h. Le 1er Bataillon doit rester en position.

Ordre de marche : 2°Bataillon – 3° - 1er.

Direction Chatillon-Château – Saussenrupt où l’on s’arrête à 7h. en halte-garde, les avant-postes à la frontière.

La Brigade devient Réserve générale et est rattachée au XIII°Corps, en arrière du mouvement de la 26°Division, sur Lafrimbolle, Turquestein et St-Quirin.

Cantonnement au château de Saussenrupt à 15h. 30.

17 Août : Départ à 5h.

Ordre de marche : 3°Bataillon – 2° - 1er.

Arrivée à St-Quirin à 7h.

Occupation des positions :

Bataillon LEROY : croupe 407

Bataillon DEMARQUE : croupe 370 (c’est le bataillon d’Eugène Havard)

Bataillon DURAND : en réserve à St-Quirin.

Nous couvrons le défilé de la 26°Division sur Vasperviller (Wasperweiler) et Abreschviller (Aberschweiler).

Cantonnement à Lafrimbolle (au S.O. de St-Quirin)

Le 18 nous entendons le canon de très près. et a ce moment donne une fusillade intense.
Le colonel Rouller (en fait, il s’agit du Colonel Roulet) a rassemblé le 5e Marsouin et leur a fait un petit sermon émouvant, et tous en cœur nous avons chanté la Marseillaise accompagné du colonel ; en nous disant : « Mes enfants a partir d’aujourd’hui l’on marche au canon ».

Marsouin : familièrement, c’est ainsi qu’on appelle le soldat de l’infanterie coloniale, puis les membres des troupes de marine.

Les « Troupes de Marine » ont leur origine dans les « compagnies ordinaires de la mer » créées en 1622. Ces compagnies sont destinés à être embarquées sur les navires royaux et doivent participer aux abordages et autres combats navals.

En 1822 et 1831 sont créées l’artillerie de marine et l’infanterie de marine surnommées respectivement les « bigors » et les « marsouins » Ces deux armes ne servent plus à bord des bateaux, mais à terre, dans les nouveaux territoires conquis et administrés par la France.

Les troupes de marine sont rattachées en 1900 au ministère de la Guerre, et prennent le nom de troupes coloniales. C’est sous ce nom qu’elles participent à la Première Guerre mondiale (1914-1918)

Les « Marsouins », tout le monde le sait, il s’agit du surnom des soldats de l’infanterie de marine, naguère infanterie coloniale. Pourquoi ce surnom ?

Voici. Sur les bâtiments de la flotte de guerre, depuis l’époque de Louis XIV jusqu’à celle du Second Empire, le « Service des armes » était fait par des troupes spécialisées, qui laissaient aux marins le soin de s’occuper de la conduite du bateau. A eux, par contre, celui de le défendre, à l’aide de fusils et de canons. Un jour, la Marine créa des formations de « fusiliers-marins » et de canonniers-marins".

Fantassins et artilleurs de marine laissèrent donc le service des armes aux matelots ainsi transformés, mais cadres et troupes n’en continuèrent pas moins à prendre passage à bord des vaisseaux ou des frégates pour rejoindre leurs garnisons d’outre-mer. N’étant plus que des passagers, ils n’aidèrent pas à la manoeuvre des agrès comme ils le faisaient auparavant. Cela se passait en 1856.

Alors, par raillerie, les matelots les comparèrent à ces cétacés des grands océans, accoutumés à suivre les bâtiments en dilettantes, et ils les appelèrent « Marsouins ».

C’est ainsi que naquit, que s’imposa ce surnom que portent , depuis, ceux qui servent « sous l’ancre d’or », c’est-à-dire qui portent comme insigne l’ancre de marine encablée en sens inverse de celle que portent les marins. L’ancre était apparue pour la première fois, sur les uniformes du Corps Royal de la Marine comprenant les huit régiments des ports, le 18 juin 1772. Par un hardi néologisme, marsouin à donné « marsouille », qui désigne l’ensemble de l’infanterie de marine : l’héroïque marsouille...

Marsouins et Bigors font donc partie de ce que l’on appelle aujourd’hui les « Troupes De Marine ».

Le soir nous cantonnons à Saint Léon. Nous sommes en face des retranchements ennemies (à Waldscheid) la compagnie reste installée en petits postes.

JMO (suite)18 Août : La Brigade Coloniale passe à 12h. sous les ordres du général commandant le XXI°Corps.

Départ à 9h. 45.Itinéraire : St-Quirin – Abreschviller – Eigenthal - St-Léon.

Bivouac en face de Waldscheid : 3 compagnies en grand-garde.

Le 19 au matin la 7è compagnie prend contact avec l’ennemi, en exécutant une reconnaissance le soir. Le Général ( Simonin, Cdt la 2e Brigade coloniale ?) a pris l’offensive. Les Allemands sont bien retranchés, ils ont des travaux formidables, leurs tranchées sont en ciment armé et leur servent actuellement de champ de tir. Et depuis longtemps déjà appropriés craignant une attaque de ce côté.

Après avoir essayé un attaque qui a mal reussi (combats de Walsheid : voir ci-dessous) , l’artillerie a donné et a mis le feu a une maison allemande pleine de munitions qui brûle pendant toute la nuit avec une pétarade sans fin.
Nos pertes furent conséquentes, mais le soir nous prenons les tranchées d’assaut, une partie de la 5e compagnie du 5e (RIC) est restée sur le terrain.
Les Allemans abandonnent leurs positions qu’ils reprennent le lendemain matin.
Pendant la nuit nous avons organisé les positions de défense et nous sommes restés sur les lieux

Historique du 5e R.I.C 19 Août - Combats de Walsheid - St-Léon

« Le 19 août, le régiment reçoit l’ordre d’attaquer les hauteurs boisées à l’est de Walsheid.

Cette opération doit être effectuée par deux bataillons à droite, le 2e bataillon (commandant Demarque) ; à gauche, le 3e bataillon (commandant Leroy) ; le 1er bataillon (commandant Durand) est en réserve à Saint-Léon.

Dès le début de l’action, une batterie du groupe du 6e d’artillerie, qui nous est adjoint, détruit une batterie allemande qui vient de s’installer sur la hauteur de Walsheid.

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Une vue de Walscheid
Les Français ont dévalé les pentes à gauche, les positions allemandes étaient à droite (Photo Eric Mansuy).



A 14h.20, le bataillon Demarque s’empare de la position, mais ses compagnies sont fauchées par un tir violent de mitrailleuses jusqu’alors dissimulées. Le bataillon Durand est envoyé sur la droite du 2e bataillon pour essayer de tourner et de détruire cette batterie de mitrailleuses ; mais il se heurte sous bois à de fortes tranchées occupées, devant lesquelles nos attaques à la baïonnette, menées avec un entrain remarquable, finissent par déloger l’ennemi qui, en certains points, exécute lui-même des contre-attaques.

Entre le bataillon Leroy, qui occupe la gauche de la ligne, et le bataillon Demarque, un vide s’est produit. Un bataillon du 6e colonial reçoit l’ordre de le combler avec deux compagnies en ligne et deux compagnies à Valsheid. Il fait nuit ; les deux compagnies qui se portent vers la première ligne sont accueillies par un feu violent et décimées. Leurs deux capitaines sont tués ; néanmoins, elles conservent leurs positions.

Pendant la nuit, les unités se retranchent. A gauche, le 3e bataillon occupe une forte position face à de nombreuses tranchées ennemies établies devant les villages de Haarsberg et de Hommert, où tout le VIe corps allemand, soutenu par une formidable artillerie comprenant des obusiers de tous calibres, tient le noeud de routes qui, par les pentes des Vosges, descend sur Phalsbourg. Au centre, se trouvent les deux compagnies du 6e colonial, fortement éprouvées la veille ; à droite, les 2e et 1er bataillons du régiment.

Dès le matin, la fusillade recommence très vive : l’ennemi, qui a reçu des renforts pendant la nuit, attaque sur tout le front.

Une des premières balles atteint en plein coeur le commandant Leroy, du 3e bataillon, où il est très aimé. Un mouvement de stupeur se produit ; le capitaine Bontems prend le commandement du bataillon.

A grand’peine, au milieu des bois, en doublant les attelages, on peut amener presque sur nos tranchées une section d’artillerie qui ouvre le feu à 8oo mètres sur les ouvrages ennemis, où s’accumulent en peu de temps des monceaux de cadavres : l’élan de l’attaque est momentanément arrêté.

Pendant ce temps, un mouvement enveloppant se produit sur notre extrême droite. Le général Simonin, commandant la 2e brigade coloniale, fait porter les deux compagnies du 6e, maintenues jusqu’alors en réserve à Walsheid, sur la position de repli de Saint-Léon, occupée la veille et où se déploient les deux autres bataillons du 6e régiment.

Deux batteries du 6e régiment d’artillerie sont placées sur les crêtes La Volette - Saint-Léon et arrêtent un moment l’élan ennemi. Mais la 2e brigade occupe un front de près de quatre kilomètres : elle n’a plus aucune réserve ni soutien.

L’attaque de front ennemie reprend très violente entre les 2e et 3e bataillons, sur les deux compagnies du 6e régiment, qui ploient sous cette attaque ; à 10 heures, quelques fractions ennemies percent notre ligne et occupent la lisière ouest des bois qui couronnent la crête.

Le commandant Demarque, voyant le danger, lance avec deux compagnies une contre-attaque, réoccupe la crête et repousse l’ennemi. Mais à 11 heures, celui-ci revient en forces, les hommes marchant par quatre, les officiers les poussant à coups de sabre.

Une fusillade intense fauche l’ennemi qui s’approche jusqu’à nos tranchées et les déborde. Des actes d’héroïsme se produisent ; nos hommes, s’élançant à la baïonnette, repoussent l’attaque et meurent sans reculer d’un pas.

Mais bientôt la position est intenable il faut se retirer par échelons. A midi, le général Simonin indique comme positions de repli la crête de Saint-Léon, déjà occupée par le 6e colonial.

Malgré l’attaque d’un ennemi dix fois supérieur en nombre, nos troupes se retirent en bon ordre. Les premières fractions descendent de la crête à midi, appuyées par notre artillerie, qui tire dans les bois ; mais les derniers éléments ne se retirent qu’à 13 h. 45, ayant soutenu depuis le matin un engagement violent et pendant 1h. 45 une lutte héroïque.

Certaines unités, en quittant les bois, prennent des formations régulières en petites colonnes pour descendre la pente, conservant intact le moral des hommes. A ce moment, les obusiers ennemis ouvrent un feu terrible sur nos batteries et sur les fractions qui, remontant les pentes de Saint-Léon, arrivent malgré tout à se reformer en arrière de la crête.

Bientôt, notre artillerie est démontée et doit se retirer en déclavetant ses pièces. Le régiment, décimé, se regroupe vers Lettenbach et Alberschweiler, pendant que le 6e régiment, soutenu par des bataillons de chasseurs et notre 1er bataillon, repousse à la baïonnette un mouvement débordant sur notre extrême droite, à Saint-Léon.

Les derniers éléments du 1er bataillon, soutenus par les mitrailleuses du lieutenant de Villeneuve de Bargemont, s’établissent avec les bataillons Dussaulx et Véron, du 6e colonial, au col de Saint-Léon, et y passent la nuit. Une batterie d’artillerie, appelée par nous, détruit une batterie allemande, tenue à 1.350 mètres depuis 18 heures, sans qu’elle puisse amener ses avant-trains, pris sous le feu des mitrailleuses du lieutenant de Villeneuve.

Le 5e régiment d’infanterie coloniale qui, avec une bravoure et un héroïsme dignes des plus grands éloges, a arrêté, sans aucun soutien, pendant sept heures, l’assaut violent de plus d’un corps d’armée ennemi sur sa première position et, avec le secours de bataillons de chasseurs, les a tenus en respect pendant 6 heures et toute la nuit sur une seconde position, a subi des pertes cruelles. ».

JMO (suite) 19 Août : Combat de Walscheid.

Mission : 3 bataillons du 5°R.I.C. et 1 groupe d’artillerie occupant le front Vallerysthal, St-Léon et l’éperon de St-Léon, surveilleront Waldscheid et la vallée de la Bièvre en situation défensive, fortement fortifiée.

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Walscheid
Cette carte porte de manière TRES TRES simplifiée, les positions extrêmes atteintes, ou les positions occupées, par les unités mentionnées lors des combats des 19-20-21 août 1914 - Réalisation Eric Mansuy


A 10h. 30, le Corps d’Armée donne l’ordre d’attaquer les hauteurs boisées situées à l’Est de Waldscheid.

Deux compagnies du Bataillon DEMARQUE venant de l’éperon de St-Léon doivent attaquer par la droite, deux compagnies du même bataillon étant à la gauche de cette attaque, le bataillon LEROY attaquant par la gauche.

Le bataillon DURAND reste en réserve.
A 13h., destruction d’une batterie allemande par le groupe du 6° Régiment d’Artillerie, 4 canons pris à l’ennemi par le Régiment. A 14h. 20, nos troupes débouchent des bois.

A 17h., nos bataillons ne peuvent plus progresser sous le feu des mitrailleuses allemandes, mais se maintiennent en position aux lisières des bois, après avoir subi d’importantes pertes.Le Bataillon DURAND reçoit l’ordre de détruire les mitrailleuses en partant par l’Est et le Nord de St-Léon et exécute une belle attaque à la baïonnette.
Le Corps d’Armée envoie l’ordre d’attaquer le soir même Harreberg et Hommert pour enfiler la route du Nord allant sur Lutzelbourg.

A 17h. 15, l’ordre est donné de ne pas attaquer Harreberg et de coucher sur les positions.

A 18h., le Bataillon DUSSAULX , du 6° R.I. arrive à Waldscheid pour prendre position avec 2 compagnies, entre les bataillons DEMARQUE et LEROY (2 compagnies de ce bataillon restant en réserve à Waldscheid).

le 20, au matin comme l’on s’y attendait, les allemands sont venus en grand nombre, partout on ne voyait que des allemands. Ils avaient de grosse artillerie, qui nous a détruit nous avons résisté un moment, mais nous avons été forcé de battre en retraite précipitamment en abandonnant nos morts, le soir nous avons cantonné à Guenneback (lire plutôt Lettenbach).

JMO (suite) 20 Août :

Forte fusillade dans la nuit.

La fusillade reprend à 5h. du matin sur toute la ligne.

Ordre est donné de résister sur place à une violente attaque allemande.

Deux bataillons du 6° R.I. doivent être envoyés pour nous soutenir. Mais un mouvement offensif signalé sur notre droite décide le Général SIMONIN à orienter dans cette direction les 2 bataillons du 6°R.I. et les 2 compagnies du Bataillon DUSSAULX (6°R.I.) restés à Walscheid.

L’attaque ennemie progresse : à 10h. 30, le Chef de bataillon LEROY est tué.

Un vide se produit dans notre ligne entre les deux bataillons , et les Allemands s’y infiltrent progressivement.

Aucune réserve n’existant plus pour soutenir nos bataillons, l’artillerie n’ayant pu amener que deux pièces sur les hauteurs, le repli par échelons est commencé à midi avec ordre du Général de réoccuper les positions prises la veille.

Sous une violente canonnade des obusiers lourds, sous une pluie de balles et sous le feu des mitrailleuses, le repli s’effectue en bon ordre et dure 1h. 45.

La position de St-Léon et les bois sont fouillés par les gros obus allemands qui les rendent intenables : l’artillerie est démontée et se retire. Les pertes sont considérables.
Néanmoins, à la nuit les positions sont encore bien tenues et une contre-attaque à la baïonnette nous rend le bois de St-Léon.

A 18h. 30, ordre est donné de se replier sur La Valette , un bataillon d’infanterie devant nous relever dans nos positions avancées.

Le Régiment complètement décimé se rend à Abreschviller pour se reconstituer »

Le 21 nous continuons a reculer après une marche de nuit, nous sommes arrivés à Brémenil ou nous sommes restés toute la journée.
Le soir nous avons couché dehors, sur la paille mouillée, en prévision d’une attaque de nuit.
Le 22 même situation que la veille.

JMO (suite) 21 Août :

Evacuation d’Abreschviller à 6h. en direction de Lettenbach et St-Quirin.

Le régiment prend position à la cote 376 à midi pour couvrir l’écoulement par la route des voitures et parcs de la 43°Division.

Les positions sont quittées à 24h.

22 Août :

Arrivée à Bréménil à 7h. A 17h., le Régiment prend position en avant de Bréménil. Aux avant-postes à 20h.

Le 23 au matin nous avons rencontré l’ennemi (engagement de Montigny) auquel nous avons causé de grandes pertes.
Le soir nous nous sommes repliées jusqu’à Baccarat où nous avons couché dans une cristallerie.

JMO (suite) 23 Août : Combat de Montigny

Le Régiment reçoit l’ordre de se porter sur Baccarat par Merviller.

Ordre de marche : 6°R.I. – Artillerie – 5°R.I.C.

A 9h., à Montigny, une colonne allemande est aperçue débouchant de Domèvre-sur-Vezouze sur notre flanc droit.

Le Régiment reçoit l’ordre d’attaquer cette colonne, le Bataillon DURAND à droite, le Bataillon DEMARQUE à gauche, le Bataillon BONTEMPS en réserve au Sud de Montigny.
L’attaque est engagée par le 1er Bataillon d’abord, puis par le 2°. Elle est accueillie par un feu nourri d’infanterie et une violente canonnade de l’artillerie de campagne.

A une demande de renforts et de canons, le Général commandant la Brigade prescrit de ne pas s’engager à fond.

Sous un feu des plus meurtriers et après des pertes sensibles, le Régiment se replie par échelons sur Neuviller où il continue à défendre ses positions.

Devant des forces très supérieures, notre artillerie ne nous soutenant plus, l’ordre est donné de se replier sur Baccarat où le Régiment arrive à 20 h.

Historique du 5e R.I.C

23 Août - Engagement de Montigny
Le 23 août, la brigade coloniale reçoit l’ordre de se rendre de Bréménil à Baccarat par Merviller, dans l’ordre de marche suivant : 6e régiment colonial, un groupe du 6e régiment d’artillerie et 5e régiment colonial.

A 7 heures, au moment où le 6e régiment et le groupe d’artillerie, après avoir dépassé Montigny, se dirigent sur Baccarat, la cavalerie signale une colonne d’infanterie allemande venant de Domèvre et se dirigeant sur Montigny. Le régiment reçoit l’ordre d’arrêter cette troupe ennemie pendant l’écoulement de notre colonne.

Le 2e bataillon est placé à gauche de Montigny, face au nord, les 1er et 3e bataillons en réserve au sud du village. Les troupes étant à peu de distance, l’action de l’infanterie devient aussitôt très vive. Nos batteries ouvrent le feu, mais presque aussitôt elles sont contrebattues par l’artillerie ennemie, établie en position de surveillance.

Des mitrailleuses nous causent des pertes sensibles, pendant que la gauche allemande cherche, par infiltration et en gagnant les bois, à envelopper notre droite.
Il devient évident que nous sommes attaqués par une forte colonne.

Le général commandant la brigade prescrit de ne pas s’engager à fond et de rompre le combat. Le 3e bataillon est déployé pour protéger le repli des 1er et 2e bataillons qui, en moins d’une heure, ont perdu plusieurs officiers et de nombreux sous-officiers et soldats.

Le 6e régiment est arrêté à son tour vers midi pour recueillir le 5e régiment exposé au tir d’obus explosifs ennemis. Pendant quatre heures, le mouvement de repli sur Merviller s’exécute en ordre, par échelons, sous un feu violent d’infanterie et sous une grêle d’obus.

L’infanterie ennemie progressant par notre gauche, un bataillon du 6e colonial s’établit solidement sur la croupe de Criviller, au nord de Baccarat, pour arrêter ce mouvement, ce qui permet au régiment d’atteindre, à 20 heures, la ville de Baccarat, où il devait stationner, d’après les ordres reçus le matin.

Le matin du 24 nous avons opéré une reconnaissance dans les bois, où une patrouille de biffins (infanterie), nous prenant pour une patrouille de Pruscots (des Prusses en argot, des allemands) Laquelle nous a tiré des coups de feu.

Le combat s’est engagé a peu près vers 8 heures. la grosse artillerie ennemie continue a faire des ravages. Malgré cela leurs obus ne font pas beaucoup de dégats, ils sont plutôt démoralisants.

Le soir nous avons reculé sous une pluie de projectiles.
Un moment après l’hopital de Baccarat était en feu, la ville était bombardée.
le soir nous avons encore reculé nous avons été faire la soupe dans un petit village (Bazien ?) après nous sommes venus au Ménil où nous avons couché a côté de l’église.

Le journal d’Eugène Havard se termine sur ces mots.

Lire la suite


Un grand merci à Eric Mansuy pour la réalisation de la carte de la retraite des Armées françaises en Lorraine fin août 1914.

Cette nécessaire recherche d’informations complémentaires pour situer ce document dans son contexte n’a été possible que grâce à la « galaxie » des sites et forums sur Internet consacrés à la Grande Guerre et à ses passionnés. Qu’ils en soient ici remerciés ! Michel Guironnet


[1Etienne Sarrazin, originaire de Saint Léger sous la Bussière, village de mes ancêtres maternels, est soldat dans ce bataillon Il sera tué ici le 24 août.

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5 Messages

  • Journal de marche du sergent Michel Pigeon 31 mars 2008 18:23, par Raymond Pigeon

    Mon père Michel Pigeon sergent au 121e Régiment d’Infanterie de Montluçon a aussi participé à l’offensive de Lorraine dans les mêmes secteurs que décrit le sergent Havard.

    Il a aussi rédigé un carnet de notes, que j’ai en ma possession, où il décrit son engagement,jour après jour,depuis le départ au front le 6 août jusqu’au 21 août. Etes-vous intéressés par le texte que j’ai pu transcrire à partir de ce carnet ? Salutations

    Répondre à ce message

    • Journal de marche du sergent Michel Pigeon 31 mars 2008 21:35, par Michel Guironnet

      Bonsoir Monsieur,

      La question ne se pose pas : bien sûr que ce carnet de notes m’intéresse !

      Vous pouvez me l’adresser par mail guironnet.m chez infonie.fr et y joindre quelques images du texte original.
      Peut être même pouvez vous rédiger un article avec quelques extraits de ce carnet ?
      J’y apporterais, si besoin est, quelques compléments historiques.

      Cordialement.

      Michel Guironnet

      Répondre à ce message

    • Journal de marche du sergent Michel Pigeon 10 décembre 2008 00:21, par A.LOUX

      Oui je suis intéressé par ce texte et je vous remercie par avance si vous pouviez me le transmettre par mail ag.loux chez orange.fr
      Salutations ! A.LOUX

      Répondre à ce message

    • Journal de marche du sergent Michel Pigeon 22 mai 2009 21:13, par Michel Guironnet

      Bonsoir Monsieur,

      Je reviens vers vous car je souhaiterais avoir la transcription de ce carnet de notes tenu par votre père.
      A l’époque de votre message, vous ne m’aviez envoyé que deux photos de ce carnet (assez difficile à lire)...

      J’ai un de mes correspondants qui souhaite l’utiliser pour une « causerié » à Lindau en Allemagne !
      Merci de me contacter assez vite.

      Cordialement.
      Michel Guironnet

      Répondre à ce message

  • Mon grand-père CHANIAL Léon du 5RIC a été tué à l’ennemi et non mort pour la France ( pourquoi cette distinction ? ) le 20 août 1914 à Saint Léon.
    Maintenant que je connais les circonstances de la bataille de Walsheid ,je me pose toujours la question de savoir ce qu’il est advenu de son corps, le 20 aout saint léon étant repris par les allemands.

    Répondre à ce message

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