
De la défaite de 1870 à l’entrée en guerre de 1914
« On écrit de Sedan, samedi 3 septembre (1870), six heures du soir : « j’ai, comme tout le monde, le cœur et les yeux pleins de larmes. J’ai assisté au défilé lamentable des troupes françaises allant rendre leurs armes et évacuant la ville. Je n’oublierai jamais de ma vie ce spectacle, ces troupeaux d’hommes se poussant le long de l’interminable pont qui joint Sedan au faubourg de Torcy ; ceux qui avaient encore leurs armes les lançant, au passage, dans la Meuse ; d’autres les brisant avec rage et désespoir ; le reste les jetant devant les sentinelles allemandes à la porte de Paris ; tous accusant les généraux, maudissant le gouvernement impérial, espérant encore de Paris et de la France une revanche qui est bien due à la patrie »
« Impartial dauphinois » 10 septembre 1870.
« Hier matin (7 septembre 1914) à huit heures, ont eu lieu les funérailles imposantes et émouvantes du caporal de chasseurs à pied Marcel Colin, blessé à l’ennemi et mort…des suites de sa blessure…Au cimetière, M. le Colonel de Villeneuve, d’une voix forte qu’étreignait cependant une violente émotion, a adressé un dernier salut au caporal Colin :
Mesdames, Messieurs, Chers Camarades,
C’est sous le coup d’une profonde émotion que, pour la première fois, je franchis le seuil de votre nécropole où reposent déjà tant de vétérans de 1870 et, en ce jour de deuil, j’accompagne un de leurs dignes descendants…
Inclinons-nous avec respect devant les restes mortels de ce jeune héros : sa vie fut courte, mais bien remplie, sa mort glorieuse le lança dans l’immortalité.
Appartenant à une famille Lorraine, né à quelques kilomètres de la frontière, qui nous fut imposée par le traité de Francfort, l’enfance de Marcel Colin se développa au milieu des souvenirs de l’invasion. Son imagination exaltée par les récits de ceux qui en furent victimes l’entraîna d’une façon irrésistible vers le métier des armes…
Jugez de l’enthousiasme avec lequel Colin accueillit l’ordre de mobilisation, de sa joie en franchissant la frontière, de sa fierté en foulant, victorieux, le sol sacré de l’Alsace.…Au combat de La Chipotte, une blessure mortelle l’éloignait de la ligne de feu…
Caporal Colin, que votre mort nous serve d’exemple !
…Lorsque votre cercueil, caporal Colin, sera transporté à l’ombre du clocher qui vous vit naître [1], vos concitoyens salueront respectueusement le corps du héros devant lequel s’incline en ce jour la noble population Viennoise.
Au glas funèbre des cloches de votre paroisse répondront, au delà des Vosges, les joyeux carillons des communes Lorraines, délivrées enfin à tout jamais, grâce à votre bravoure et à celle de vos camarades, du joug Teuton qui les opprime depuis 43 ans.…Vienne, le 7 Septembre 1914 » .
« Journal de Vienne et de l’Isère » du 8 septembre 1914.
Marcel Colin est le premier soldat décédé à « l’hôpital complémentaire » de Vienne (Isère), hôpital provisoire installé dans un collège pour soigner les nombreux blessés évacués du front dès les premières semaines de la Grande Guerre.
Cette génération de français qui a grandi au lendemain de la défaite de 1870 est-elle celle de "la Revanche" ou est-ce une génération sacrifiée ?
Il ne nous appartient pas de trancher. Nous conseillons à ceux que la question intéresse de lire quelques bonnes pages d’historiens.
Pour notre part, nous visons, en inaugurant cette nouvelle rubrique "les conscrits de 1870 à 1914" un simple but "pédagogique" , c’est celui des "dossiers" de votre magazine.
Tous conscrits... et bientôt mobilisés !
La Grande Guerre, déclenchée il y a cent ans entre la France et l’Allemagne, a mobilisé les hommes, jeunes et moins jeunes.Tous ces hommes, nés entre 1855 et 1895, furent, avant de partir au combat, des « conscrits » !
Les uns furent « exemptés », les autres « réformés » ; certains sont passés devant le « Conseil de Révision », d’autres non. Certains ont « tiré un bon numéro » ; d’autres un « mauvais », d’autres n’ont pas tiré au sort.
Ceux-ci ne sont pas partis à l’armée, ceux-là sont partis pour cinq ans ou un an, voire après 1905 pour deux ou trois ans.
Pour comprendre, de façon simple et claire, comment nos ancêtres, entre 1870 et 1914, ont vécu leur période militaire, j’ai rédigé une série de fiches sur la vie de ces conscrits :
« Ce travail a pour but de vulgariser la connaissance des devoirs multiples qu’impose désormais à tout Français la nouvelle législation militaire.Ces obligations, consignées dans des textes nombreux, sont encore aujourd’hui superficiellement connues de ceux qu’elles concernent le plus directement, et il n’est pas toujours aisé aux intéressés de découvrir dans les nombreux actes intervenus (lois, décrets, règlements ou circulaires ministérielles) les indications dont ils ont besoin… » [2].
« Ce petit livre répond à quelques questions que j’entends souvent faire autour de moi. Il n’a d’autre prétention que de mettre la loi à la portée de ceux qui n’ont ni temps ni textes pour l’étudier… » [3].
Mode d’emploi
Dans l’esprit des "Thema" de notre ami Thierry, ces fiches pourront constituer, pourquoi pas - à terme et dans un délai inconnu à ce jour ! - un "Hors Série : spécial conscrits" à la collection. Pour commencer, il nous faut un "mode d’emploi" ou si vous préférez "un fil conducteur".
Prenons un conscrit fictif, notre aïeul à tous, né vers 1890, donc 25 ans en 1914.
Ses grands-parents lui racontent la Guerre de 1870, plus tard, à l’école, il a "une éducation patriotique", il lit des livres et des revues lui parlant de la Revanche. En 1910, à 20 ans il est conscrit.
Ces fiches - plus ou moins étoffées mais toujours illustrées d’exemples vécus - sont donc à répartir dans quatre grandes parties, plus deux autres "complémentaires" :
- 1/ expliquer comment se passent toutes les étapes (recensement, avec ou sans tirage au sort, supprimé en 1905, conseil de révision).
- 2/ parler des traditions et des fêtes des conscrits (incidents ou plus grave liés à la boisson entre autres !).
- 3/ évoquer sans trop s’attarder les "périodes militaires" et les manœuvres.
- 4/ évoquer l’arrivée à la caserne, c’est un "bleu"....puis, un jour (selon la durée du service) il va fêter le Père Cent.
- 5/ "l’éducation patriotique" (Instruction civique, histoire et souvenirs de 70, écoles de tir, lectures...).
- 6/ l’absence des femmes dans les lois militaires mais leur importance sur les aspects psychologiques, affectifs...et pratiques (préparer le bagage et le panier-repas, nettoyage du linge au retour des permissions...).
Chaque grande partie sera, au fil des mois -selon mon humeur et le temps disponible et sans ordre précis- enrichie avec ces différents thèmes.
Août 1914, c’est la guerre : notre ancêtre conscrit est mobilisé... Nous le laissons là. C’est une autre histoire qui commence !
Nos premières fiches concerneront les "Obligations et Devoirs du citoyen" envers l’Armée ou "comment se passe l’appel des classes ?" :
- 1/ Le recensement : qui est concerné, comment et où se passe t-il ?
- 2/ Le tirage au sort avant 1905 : procédure,"cérémonial". Après la suppression du tirage au sort.
- 3/ Le conseil de révision (liste des jeunes hommes, toise des conscrits, état physique, réformés, maladies - vraies ou fictives...).
1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?
Messages
1. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 3 décembre 2016, 20:58, par Hélène Pierron
Bonsoir,
je découvre ces commentaires tardivement, mais il se trouve que moi-même et un lointain cousin avons les mêmes questions au sujet de nos arrières-grands-pères : pas de fiches matricules, rien sur les registres... Le mien est de la classe 1870, simple cordonnier du Loiret (marié en 1905 donc vivant), le sien en Dordogne. Qui peut nous renseigner ?
Merci d’avance !
H. Pierron.
1. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 8 mars 2015, 08:50, par montazels
bonjour,
mes deux grands-pères ont participé au 1er conflit de 1914-1918, mais je ne trouve aucune trace des leur père au sujet de 1870. Je précise mes deux arrière grands-pères étaient Alsacien et Lorrain.
Pouvais m’indiquer où je pourrai chercher une trace qui m’aiguillerai ?
Certaines archives en Alsace furent également détruites pendant la guerre de 14-18
En vous remerciant de toute votre aide
cordialement
2. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 7 mars 2016, 19:10, par robin des bois
la "Conscription dans le cadre de 14-18” m’intéresse...
mais bizarrement (pour certains peut-être), moins celle qui concerne la Métropole que celle qui s’est faite dans ses "Colonies"(le cas des Protectorats étant un peu à part) .....
Le résultat peut être surprenant, voire déboucher sur des dossiers incroyables ou même explosifs ...
Je ne suis pas un "spécialiste", je m’intéresse à cet aspect du dossier pour avoir séjourné au Cambodge(protectorat) et mis les pieds dans les 2 ex-Colonies de Cochinchine et de l’Algérie.
Je me permets de livrer en vrac quelques constats qui n’engagent que moi, et qui peuvent être autant de pistes à ouvrir pour de futures recherches : pour faire court,ce sera forcement "schématique", "succinct et expéditif"( avec toutes mes excuses)
L’histoire locale semble dire que ces soi-disant Volontaires" étaient majoritairement des "Volontaires désignés d’office" par les "potentats locaux", surtout dans les milieux pauvres...
Devinez la raison : les grands propriétaires terriens(et "financiers") sont intervenus auprès des pouvoirs politiques pour sauver leurs plantations et garder leur main d’oeuvre bon marché..
* le riz en Camargue : ce sont les "travailleurs indochinois "(plus vers 41 sous VICHY, il est vrai )
...sans compter l’hécatombe des troupes coloniales au "Chemin des Dames" en 17..
.. et les "morts de maladie"
c’est un peu court ... mais je ne peux monopoliser le fil de discussion
Un qui a écrit des choses carrées et très fortes sur ce sujet de l’enrôlement 14-18 - et ses excès- est un dénommé NGUYEN AI QUIOC, dans un bouquin titré "Le procès de la Colonisation française" :
il n’a pas tardé à devenir très célèbre sous un autre nom .. mais c’est une autre Histoire !!
1. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 19 janvier 2015, 11:15
Bonjour,
Pourquoi ne pas commencer par la première étape, lourde de conséquence, celle où "il a « une éducation patriotique », il lit des livres et des revues lui parlant de la Revanche" ?
J’ai le livre reçu par mon grand-père en tant que prix de musique de la 1re classe à l’école primaire pubique de garçons de Thiais le 15.08.1899 : Le livre du jeune français, récits patriotiques et militaires, par C. DUBOIS. Très édifiant
2. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 19 janvier 2015, 21:39, par Michel Guironnet
Bonsoir,
Le recensement, le tirage au sort, le conseil de révision existaient avant la Guerre de 1870 et existeront bien après.
C’est pour cela que je commence par ces fiches là !
Mais, vous avez raison, "l’éducation patriotique" a elle aussi une grande influence sur les conscrits...vaste sujet que je tenterais d’aborder.
Pour information, le livre reçu par votre grand-père est disponible sur Gallica
Cordialement.
Michel Guironnet
3. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 8 mars 2015, 08:50, par montazels
bonjour,
mes deux grands-pères ont participé au 1er conflit de 1914-1918, mais je ne trouve aucune trace des leur père au sujet de 1870. Je précise mes deux arrière grands-pères étaient Alsacien et Lorrain.
Pouvais m’indiquer où je pourrai chercher une trace qui m’aiguillerai ?
Certaines archives en Alsace furent également détruites pendant la guerre de 14-18
En vous remerciant de toute votre aide
cordialement
1. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 3 décembre 2016, 20:58, par Hélène Pierron
Bonsoir,
je découvre ces commentaires tardivement, mais il se trouve que moi-même et un lointain cousin avons les mêmes questions au sujet de nos arrières-grands-pères : pas de fiches matricules, rien sur les registres... Le mien est de la classe 1870, simple cordonnier du Loiret (marié en 1905 donc vivant), le sien en Dordogne. Qui peut nous renseigner ?
Merci d’avance !
H. Pierron.
4. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 19 janvier 2015, 21:39, par Michel Guironnet
Bonsoir,
Le recensement, le tirage au sort, le conseil de révision existaient avant la Guerre de 1870 et existeront bien après.
C’est pour cela que je commence par ces fiches là !
Mais, vous avez raison, "l’éducation patriotique" a elle aussi une grande influence sur les conscrits...vaste sujet que je tenterais d’aborder.
Pour information, le livre reçu par votre grand-père est disponible sur Gallica
Cordialement.
Michel Guironnet
1. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 19 janvier 2015, 11:15
Bonjour,
Pourquoi ne pas commencer par la première étape, lourde de conséquence, celle où "il a « une éducation patriotique », il lit des livres et des revues lui parlant de la Revanche" ?
J’ai le livre reçu par mon grand-père en tant que prix de musique de la 1re classe à l’école primaire pubique de garçons de Thiais le 15.08.1899 : Le livre du jeune français, récits patriotiques et militaires, par C. DUBOIS. Très édifiant
2. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 7 mars 2016, 19:10, par robin des bois
la "Conscription dans le cadre de 14-18” m’intéresse...
mais bizarrement (pour certains peut-être), moins celle qui concerne la Métropole que celle qui s’est faite dans ses "Colonies"(le cas des Protectorats étant un peu à part) .....
Le résultat peut être surprenant, voire déboucher sur des dossiers incroyables ou même explosifs ...
Je ne suis pas un "spécialiste", je m’intéresse à cet aspect du dossier pour avoir séjourné au Cambodge(protectorat) et mis les pieds dans les 2 ex-Colonies de Cochinchine et de l’Algérie.
Je me permets de livrer en vrac quelques constats qui n’engagent que moi, et qui peuvent être autant de pistes à ouvrir pour de futures recherches : pour faire court,ce sera forcement "schématique", "succinct et expéditif"( avec toutes mes excuses)
L’histoire locale semble dire que ces soi-disant Volontaires" étaient majoritairement des "Volontaires désignés d’office" par les "potentats locaux", surtout dans les milieux pauvres...
Devinez la raison : les grands propriétaires terriens(et "financiers") sont intervenus auprès des pouvoirs politiques pour sauver leurs plantations et garder leur main d’oeuvre bon marché..
* le riz en Camargue : ce sont les "travailleurs indochinois "(plus vers 41 sous VICHY, il est vrai )
...sans compter l’hécatombe des troupes coloniales au "Chemin des Dames" en 17..
.. et les "morts de maladie"
c’est un peu court ... mais je ne peux monopoliser le fil de discussion
Un qui a écrit des choses carrées et très fortes sur ce sujet de l’enrôlement 14-18 - et ses excès- est un dénommé NGUYEN AI QUIOC, dans un bouquin titré "Le procès de la Colonisation française" :
il n’a pas tardé à devenir très célèbre sous un autre nom .. mais c’est une autre Histoire !!
5. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 19 janvier 2015, 11:15
Bonjour,
Pourquoi ne pas commencer par la première étape, lourde de conséquence, celle où "il a « une éducation patriotique », il lit des livres et des revues lui parlant de la Revanche" ?
J’ai le livre reçu par mon grand-père en tant que prix de musique de la 1re classe à l’école primaire pubique de garçons de Thiais le 15.08.1899 : Le livre du jeune français, récits patriotiques et militaires, par C. DUBOIS. Très édifiant
1. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 19 janvier 2015, 21:39, par Michel Guironnet
Bonsoir,
Le recensement, le tirage au sort, le conseil de révision existaient avant la Guerre de 1870 et existeront bien après.
C’est pour cela que je commence par ces fiches là !
Mais, vous avez raison, "l’éducation patriotique" a elle aussi une grande influence sur les conscrits...vaste sujet que je tenterais d’aborder.
Pour information, le livre reçu par votre grand-père est disponible sur Gallica
Cordialement.
Michel Guironnet
2. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 7 mars 2016, 19:10, par robin des bois
la "Conscription dans le cadre de 14-18” m’intéresse...
mais bizarrement (pour certains peut-être), moins celle qui concerne la Métropole que celle qui s’est faite dans ses "Colonies"(le cas des Protectorats étant un peu à part) .....
Le résultat peut être surprenant, voire déboucher sur des dossiers incroyables ou même explosifs ...
Je ne suis pas un "spécialiste", je m’intéresse à cet aspect du dossier pour avoir séjourné au Cambodge(protectorat) et mis les pieds dans les 2 ex-Colonies de Cochinchine et de l’Algérie.
Je me permets de livrer en vrac quelques constats qui n’engagent que moi, et qui peuvent être autant de pistes à ouvrir pour de futures recherches : pour faire court,ce sera forcement "schématique", "succinct et expéditif"( avec toutes mes excuses)
L’histoire locale semble dire que ces soi-disant Volontaires" étaient majoritairement des "Volontaires désignés d’office" par les "potentats locaux", surtout dans les milieux pauvres...
Devinez la raison : les grands propriétaires terriens(et "financiers") sont intervenus auprès des pouvoirs politiques pour sauver leurs plantations et garder leur main d’oeuvre bon marché..
* le riz en Camargue : ce sont les "travailleurs indochinois "(plus vers 41 sous VICHY, il est vrai )
...sans compter l’hécatombe des troupes coloniales au "Chemin des Dames" en 17..
.. et les "morts de maladie"
c’est un peu court ... mais je ne peux monopoliser le fil de discussion
Un qui a écrit des choses carrées et très fortes sur ce sujet de l’enrôlement 14-18 - et ses excès- est un dénommé NGUYEN AI QUIOC, dans un bouquin titré "Le procès de la Colonisation française" :
il n’a pas tardé à devenir très célèbre sous un autre nom .. mais c’est une autre Histoire !!
6. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 17 janvier 2015, 15:42, par Chantal Guilbaud
Bonjour,
mon arrière-grand-père (né en 1845) a fait la guerre de 1870 à Paris dans les "mobiles de Vendée" ,(comme son frère qui en est mort).
Son fils, mon grand-père (né en 1878),a fait toute la guerre de 1914 dans les "territoriaux", le frère de celui-ci (né en 1887) également mobilisé, est décédé dès novembre 1914.
En ce qui concerne l’exaltation de la fibre patriotique et de l’esprit de revanche, je possède le "diplôme" décerné à mon arrière grand-père avec une médaille commémorative de la guerre de 1870 attribué en ...1912 !!! On ne peut s’empêcher de penser que plutôt que de récompenser les survivants 42 ans plus tard, il s’agissait de préparer les esprits à la guerre suivante.
Par ailleurs, j’ai aussi le livret de la "Société nationale de Retraites", sorte de mutuelle fondée en janvier 1893 pour les vétérans de 1870, dont la devise est "OUBLIER JAMAIS". Les 6 pages de présentation sont un modèle d’esprit "revanchard" en voici un passage : (on est en 1893)"Cette guerre d’autant plus prochaine qu’elle est de part et d’autre depuis longtemps attendue et préparée, elle sera sanglante au delà de toutes prévisions, l’acharnement y sera poussé à outrance, néanmoins nous devons l’envisager froidement...etc"
On sait en effet les millions de morts qu’a fait la première guerre mondiale...
7. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 17 janvier 2015, 11:29, par Gres
Merci , votre initiative est excellente . Je suivrai vos fiches .Cela concerne mon grand-père . Une période absente de tous les commentaires est la guerre de 1870 à laquelle a participé mon arrière grand-père . Une légende familiale dit qu’il faisait partie des cuirassiers( ? ) car il était grand . Mais il en est revenu vivant et je ne trouve aucune information à son sujet . Si vous avez une suggestion ame faire pour une recherche , merci..
8. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 17 janvier 2015, 10:12, par Pierrick Chuto
Certes !
Mon grand père, Auguste Chuto, réformé temporaire en 1899, fut mobilisé en avril 1915 dans la réserve de l’armée territoriale et il fut affecté aux GVC (garde des voies et communications), dans la région d’Abbeville.
Pierrick Chuto
http://www.chuto.fr/
1. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 16 janvier 2015, 11:30, par Pierrick Chuto
Bravo, Michel, vos articles vont être passionnants comme d’habitude.
Mon grand père est né un peu trop tôt (1869) mais je vais quand même apprendre beaucoup et compléter mes recherches.
Je lis actuellement tous les journaux locaux de la fin du XIXe siècle(républicains et réactionnaires)
Bien cordialement
Pierrick Chuto.
http://www.chuto.fr/
2. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 16 janvier 2015, 16:08, par Ponfred
Pierrick,
certains hommes nés en 1869 furent mobilisés en 1914 !
cdlt
9. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 17 janvier 2015, 01:05, par Odile Buton
bonjour,
vous ne parlez pas du tout du Camp de Conlie ???
de 1870 à 1872 60000 Bretons de l’Armée de Bretagne ont été parqués par Gambetta (!) dans un camp de concentration, dans la boue en attendant de les envoyer au combat contre les prussiens, avec des armes récupérées de la guerre de sécession américaine, hs, sans munitions à mettre dedans, et sans formation pour les manipuler !
ce fut une boucherie dont tous les français évitent de parler ....
https://archive.org/details/lecampdeconliee00bordgoog
10. 1870-1914 , 16 janvier 2015, 20:05, par Michel Guironnet
Bonsoir,
A ce sujet, vous pouvez lire cet article
http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?article1551
et aussi les nombreux commentaires au dessous.
Cordialement.
Michel Guironnet
1. 1870-1914 , 16 janvier 2015, 17:34, par Fister Simone
Mon grand-père, né à Metz en 1874, donc Mosellan, a fait son service militaire en Allemagne pendant trois ans,puis ayant immigré en France avec sa famille, a fait de nouveau une année de service en France.sous une autre identité En 1914, pour ne pas etre retrouvé par les Allemands .Il s’est engagé sous cette nouvelle identité.Y a-il eu dautres soldats dans le meme cas que lui ?
11. 1870-1914 , 16 janvier 2015, 17:34, par Fister Simone
Mon grand-père, né à Metz en 1874, donc Mosellan, a fait son service militaire en Allemagne pendant trois ans,puis ayant immigré en France avec sa famille, a fait de nouveau une année de service en France.sous une autre identité En 1914, pour ne pas etre retrouvé par les Allemands .Il s’est engagé sous cette nouvelle identité.Y a-il eu dautres soldats dans le meme cas que lui ?
1. 1870-1914 , 16 janvier 2015, 20:05, par Michel Guironnet
Bonsoir,
A ce sujet, vous pouvez lire cet article
http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?article1551
et aussi les nombreux commentaires au dessous.
Cordialement.
Michel Guironnet
12. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 16 janvier 2015, 17:05, par Warenghien
Merci de votre ajout..., mais il n’y eu pas d’annexion (ça c’est du révisionnisme des historiens français), l’Alsace avait été rendue à la Prusse en 1871 par décision libre du Parlement français.
Mon arrière grand-père Alsacien côté paternel, R. Friesch cuisinier et gérant d’une auberge rive droite, incorporé de force par les Français lors d’une visite chez sa concubine française, est mort au front en 1916..., sa concubine, mon arrière grand-mère infirmière, qui soignait les blessés, est décédée en 1918 de la grippe espagnole.
1. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 16 janvier 2015, 15:01
Bonjour
Mon grand-père né en 1884 dans le Pays de Caux, fit parti de la génération des sacrifiés, autonomiste normand lettré, il savait que l’Alsace avait été rendue à la Prusse en 1871 par décision libre du Parlement français. Il se disait Normand, mais pas Français ; et fut obligé de faire 3 ans de conscription, toute la guerre 14-18 dans les tranchées, plus 2 ans d’occupation en Sarre. C’était un "malgré nous" avant la lettre, comme tous ceux qu’on a forcé à faire la guerre pour les marchands de canons.
Il a dit à sa femme (ma grand-mère), avant de partir en campagne, "je ne sais pas pourquoi on fait la guerre à l’Allemagne, c’est le peuple d’Europe qui nous ressemble le plus"...
Les politiciens voulaient ce territoire, convoité pour ses mines de fer & charbon (raison réelle de la guerre 14/18). Puis naît l’éphémère République Alsacienne des conseils qui dure du 10 novembre au 22 novembre 1918 avec un Parlement librement élu, envahie (pas libérée) par la France la même année (Lorraine incluse), & annexée en 1919, son parlement est dissous. Ses habitants y seront classés en A/B/C/D selon le degré de francophilie, et 112 OOO alsaciens monolingues germanophones en furent expulsés.
2. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 16 janvier 2015, 16:27, par streicher
La classe A, B, C ou D n’était pas attribuée en fonction de critères de "francophilie", mais de filiation
Classe A : personne dont les parents auraient été Français si l’annexion n’avait pas eu lieu en 1871.
Classe B : personne ayant un seul un parent « français de souche »
Classe C : étrangers qui ne sont pas de nationalité allemande, autrichienne, ou issus d’un de leurs alliés pendant la guerre.
Classe D : citoyens d’origine allemande, autrichienne ou d’un pays allié.
Tous les titulaires de la classe D ne furent pas priés de regagner la rive droite du Rhin après 1918. Une branche de ma famille, venue de la rive droite après 1870 s’était établie en Alsace, non pour germaniser la plaine, mais pour y faire des affaires en tant que commerçants. En 1918, ils ont été autorisés à rester sur la rive gauche. Mais j’ignore les raisons qui leur ont permis de continuer à faire leurs affaires ici.
3. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 16 janvier 2015, 16:44, par Warenghien
Merci de votre ajout..., mais il n’y eu pas d’annexion (ça c’est du révisionnisme des historiens français), l’Alsace avait été rendue à la Prusse en 1871 par décision libre du Parlement français.
4. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 16 janvier 2015, 16:59, par streicher
"rendue" ? La langue française est riche, mais ce n’est pas le terme qui a ma préférence.
Quant à la liberté d’action quand on a perdu la guerre et que le vainqueur dicte ses conditions.......
13. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 16 janvier 2015, 16:59, par streicher
"rendue" ? La langue française est riche, mais ce n’est pas le terme qui a ma préférence.
Quant à la liberté d’action quand on a perdu la guerre et que le vainqueur dicte ses conditions.......
1. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 16 janvier 2015, 15:01
Bonjour
Mon grand-père né en 1884 dans le Pays de Caux, fit parti de la génération des sacrifiés, autonomiste normand lettré, il savait que l’Alsace avait été rendue à la Prusse en 1871 par décision libre du Parlement français. Il se disait Normand, mais pas Français ; et fut obligé de faire 3 ans de conscription, toute la guerre 14-18 dans les tranchées, plus 2 ans d’occupation en Sarre. C’était un "malgré nous" avant la lettre, comme tous ceux qu’on a forcé à faire la guerre pour les marchands de canons.
Il a dit à sa femme (ma grand-mère), avant de partir en campagne, "je ne sais pas pourquoi on fait la guerre à l’Allemagne, c’est le peuple d’Europe qui nous ressemble le plus"...
Les politiciens voulaient ce territoire, convoité pour ses mines de fer & charbon (raison réelle de la guerre 14/18). Puis naît l’éphémère République Alsacienne des conseils qui dure du 10 novembre au 22 novembre 1918 avec un Parlement librement élu, envahie (pas libérée) par la France la même année (Lorraine incluse), & annexée en 1919, son parlement est dissous. Ses habitants y seront classés en A/B/C/D selon le degré de francophilie, et 112 OOO alsaciens monolingues germanophones en furent expulsés.
2. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 16 janvier 2015, 16:27, par streicher
La classe A, B, C ou D n’était pas attribuée en fonction de critères de "francophilie", mais de filiation
Classe A : personne dont les parents auraient été Français si l’annexion n’avait pas eu lieu en 1871.
Classe B : personne ayant un seul un parent « français de souche »
Classe C : étrangers qui ne sont pas de nationalité allemande, autrichienne, ou issus d’un de leurs alliés pendant la guerre.
Classe D : citoyens d’origine allemande, autrichienne ou d’un pays allié.
Tous les titulaires de la classe D ne furent pas priés de regagner la rive droite du Rhin après 1918. Une branche de ma famille, venue de la rive droite après 1870 s’était établie en Alsace, non pour germaniser la plaine, mais pour y faire des affaires en tant que commerçants. En 1918, ils ont été autorisés à rester sur la rive gauche. Mais j’ignore les raisons qui leur ont permis de continuer à faire leurs affaires ici.
3. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 16 janvier 2015, 16:44, par Warenghien
Merci de votre ajout..., mais il n’y eu pas d’annexion (ça c’est du révisionnisme des historiens français), l’Alsace avait été rendue à la Prusse en 1871 par décision libre du Parlement français.
4. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 16 janvier 2015, 17:05, par Warenghien
Merci de votre ajout..., mais il n’y eu pas d’annexion (ça c’est du révisionnisme des historiens français), l’Alsace avait été rendue à la Prusse en 1871 par décision libre du Parlement français.
Mon arrière grand-père Alsacien côté paternel, R. Friesch cuisinier et gérant d’une auberge rive droite, incorporé de force par les Français lors d’une visite chez sa concubine française, est mort au front en 1916..., sa concubine, mon arrière grand-mère infirmière, qui soignait les blessés, est décédée en 1918 de la grippe espagnole.
14. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 16 janvier 2015, 16:44, par Warenghien
Merci de votre ajout..., mais il n’y eu pas d’annexion (ça c’est du révisionnisme des historiens français), l’Alsace avait été rendue à la Prusse en 1871 par décision libre du Parlement français.
1. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 16 janvier 2015, 15:01
Bonjour
Mon grand-père né en 1884 dans le Pays de Caux, fit parti de la génération des sacrifiés, autonomiste normand lettré, il savait que l’Alsace avait été rendue à la Prusse en 1871 par décision libre du Parlement français. Il se disait Normand, mais pas Français ; et fut obligé de faire 3 ans de conscription, toute la guerre 14-18 dans les tranchées, plus 2 ans d’occupation en Sarre. C’était un "malgré nous" avant la lettre, comme tous ceux qu’on a forcé à faire la guerre pour les marchands de canons.
Il a dit à sa femme (ma grand-mère), avant de partir en campagne, "je ne sais pas pourquoi on fait la guerre à l’Allemagne, c’est le peuple d’Europe qui nous ressemble le plus"...
Les politiciens voulaient ce territoire, convoité pour ses mines de fer & charbon (raison réelle de la guerre 14/18). Puis naît l’éphémère République Alsacienne des conseils qui dure du 10 novembre au 22 novembre 1918 avec un Parlement librement élu, envahie (pas libérée) par la France la même année (Lorraine incluse), & annexée en 1919, son parlement est dissous. Ses habitants y seront classés en A/B/C/D selon le degré de francophilie, et 112 OOO alsaciens monolingues germanophones en furent expulsés.
2. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 16 janvier 2015, 16:27, par streicher
La classe A, B, C ou D n’était pas attribuée en fonction de critères de "francophilie", mais de filiation
Classe A : personne dont les parents auraient été Français si l’annexion n’avait pas eu lieu en 1871.
Classe B : personne ayant un seul un parent « français de souche »
Classe C : étrangers qui ne sont pas de nationalité allemande, autrichienne, ou issus d’un de leurs alliés pendant la guerre.
Classe D : citoyens d’origine allemande, autrichienne ou d’un pays allié.
Tous les titulaires de la classe D ne furent pas priés de regagner la rive droite du Rhin après 1918. Une branche de ma famille, venue de la rive droite après 1870 s’était établie en Alsace, non pour germaniser la plaine, mais pour y faire des affaires en tant que commerçants. En 1918, ils ont été autorisés à rester sur la rive gauche. Mais j’ignore les raisons qui leur ont permis de continuer à faire leurs affaires ici.
3. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 16 janvier 2015, 16:59, par streicher
"rendue" ? La langue française est riche, mais ce n’est pas le terme qui a ma préférence.
Quant à la liberté d’action quand on a perdu la guerre et que le vainqueur dicte ses conditions.......
4. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 16 janvier 2015, 17:05, par Warenghien
Merci de votre ajout..., mais il n’y eu pas d’annexion (ça c’est du révisionnisme des historiens français), l’Alsace avait été rendue à la Prusse en 1871 par décision libre du Parlement français.
Mon arrière grand-père Alsacien côté paternel, R. Friesch cuisinier et gérant d’une auberge rive droite, incorporé de force par les Français lors d’une visite chez sa concubine française, est mort au front en 1916..., sa concubine, mon arrière grand-mère infirmière, qui soignait les blessés, est décédée en 1918 de la grippe espagnole.
15. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 16 janvier 2015, 16:27, par streicher
La classe A, B, C ou D n’était pas attribuée en fonction de critères de "francophilie", mais de filiation
Classe A : personne dont les parents auraient été Français si l’annexion n’avait pas eu lieu en 1871.
Classe B : personne ayant un seul un parent « français de souche »
Classe C : étrangers qui ne sont pas de nationalité allemande, autrichienne, ou issus d’un de leurs alliés pendant la guerre.
Classe D : citoyens d’origine allemande, autrichienne ou d’un pays allié.
Tous les titulaires de la classe D ne furent pas priés de regagner la rive droite du Rhin après 1918. Une branche de ma famille, venue de la rive droite après 1870 s’était établie en Alsace, non pour germaniser la plaine, mais pour y faire des affaires en tant que commerçants. En 1918, ils ont été autorisés à rester sur la rive gauche. Mais j’ignore les raisons qui leur ont permis de continuer à faire leurs affaires ici.
1. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 16 janvier 2015, 15:01
Bonjour
Mon grand-père né en 1884 dans le Pays de Caux, fit parti de la génération des sacrifiés, autonomiste normand lettré, il savait que l’Alsace avait été rendue à la Prusse en 1871 par décision libre du Parlement français. Il se disait Normand, mais pas Français ; et fut obligé de faire 3 ans de conscription, toute la guerre 14-18 dans les tranchées, plus 2 ans d’occupation en Sarre. C’était un "malgré nous" avant la lettre, comme tous ceux qu’on a forcé à faire la guerre pour les marchands de canons.
Il a dit à sa femme (ma grand-mère), avant de partir en campagne, "je ne sais pas pourquoi on fait la guerre à l’Allemagne, c’est le peuple d’Europe qui nous ressemble le plus"...
Les politiciens voulaient ce territoire, convoité pour ses mines de fer & charbon (raison réelle de la guerre 14/18). Puis naît l’éphémère République Alsacienne des conseils qui dure du 10 novembre au 22 novembre 1918 avec un Parlement librement élu, envahie (pas libérée) par la France la même année (Lorraine incluse), & annexée en 1919, son parlement est dissous. Ses habitants y seront classés en A/B/C/D selon le degré de francophilie, et 112 OOO alsaciens monolingues germanophones en furent expulsés.
2. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 16 janvier 2015, 16:44, par Warenghien
Merci de votre ajout..., mais il n’y eu pas d’annexion (ça c’est du révisionnisme des historiens français), l’Alsace avait été rendue à la Prusse en 1871 par décision libre du Parlement français.
3. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 16 janvier 2015, 16:59, par streicher
"rendue" ? La langue française est riche, mais ce n’est pas le terme qui a ma préférence.
Quant à la liberté d’action quand on a perdu la guerre et que le vainqueur dicte ses conditions.......
4. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 16 janvier 2015, 17:05, par Warenghien
Merci de votre ajout..., mais il n’y eu pas d’annexion (ça c’est du révisionnisme des historiens français), l’Alsace avait été rendue à la Prusse en 1871 par décision libre du Parlement français.
Mon arrière grand-père Alsacien côté paternel, R. Friesch cuisinier et gérant d’une auberge rive droite, incorporé de force par les Français lors d’une visite chez sa concubine française, est mort au front en 1916..., sa concubine, mon arrière grand-mère infirmière, qui soignait les blessés, est décédée en 1918 de la grippe espagnole.
16. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 16 janvier 2015, 16:08, par Ponfred
Pierrick,
certains hommes nés en 1869 furent mobilisés en 1914 !
cdlt
1. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 16 janvier 2015, 11:30, par Pierrick Chuto
Bravo, Michel, vos articles vont être passionnants comme d’habitude.
Mon grand père est né un peu trop tôt (1869) mais je vais quand même apprendre beaucoup et compléter mes recherches.
Je lis actuellement tous les journaux locaux de la fin du XIXe siècle(républicains et réactionnaires)
Bien cordialement
Pierrick Chuto.
http://www.chuto.fr/
2. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 17 janvier 2015, 10:12, par Pierrick Chuto
Certes !
Mon grand père, Auguste Chuto, réformé temporaire en 1899, fut mobilisé en avril 1915 dans la réserve de l’armée territoriale et il fut affecté aux GVC (garde des voies et communications), dans la région d’Abbeville.
Pierrick Chuto
http://www.chuto.fr/
17. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 16 janvier 2015, 15:01
Bonjour
Mon grand-père né en 1884 dans le Pays de Caux, fit parti de la génération des sacrifiés, autonomiste normand lettré, il savait que l’Alsace avait été rendue à la Prusse en 1871 par décision libre du Parlement français. Il se disait Normand, mais pas Français ; et fut obligé de faire 3 ans de conscription, toute la guerre 14-18 dans les tranchées, plus 2 ans d’occupation en Sarre. C’était un "malgré nous" avant la lettre, comme tous ceux qu’on a forcé à faire la guerre pour les marchands de canons.
Il a dit à sa femme (ma grand-mère), avant de partir en campagne, "je ne sais pas pourquoi on fait la guerre à l’Allemagne, c’est le peuple d’Europe qui nous ressemble le plus"...
Les politiciens voulaient ce territoire, convoité pour ses mines de fer & charbon (raison réelle de la guerre 14/18). Puis naît l’éphémère République Alsacienne des conseils qui dure du 10 novembre au 22 novembre 1918 avec un Parlement librement élu, envahie (pas libérée) par la France la même année (Lorraine incluse), & annexée en 1919, son parlement est dissous. Ses habitants y seront classés en A/B/C/D selon le degré de francophilie, et 112 OOO alsaciens monolingues germanophones en furent expulsés.
1. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 16 janvier 2015, 16:27, par streicher
La classe A, B, C ou D n’était pas attribuée en fonction de critères de "francophilie", mais de filiation
Classe A : personne dont les parents auraient été Français si l’annexion n’avait pas eu lieu en 1871.
Classe B : personne ayant un seul un parent « français de souche »
Classe C : étrangers qui ne sont pas de nationalité allemande, autrichienne, ou issus d’un de leurs alliés pendant la guerre.
Classe D : citoyens d’origine allemande, autrichienne ou d’un pays allié.
Tous les titulaires de la classe D ne furent pas priés de regagner la rive droite du Rhin après 1918. Une branche de ma famille, venue de la rive droite après 1870 s’était établie en Alsace, non pour germaniser la plaine, mais pour y faire des affaires en tant que commerçants. En 1918, ils ont été autorisés à rester sur la rive gauche. Mais j’ignore les raisons qui leur ont permis de continuer à faire leurs affaires ici.
2. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 16 janvier 2015, 16:44, par Warenghien
Merci de votre ajout..., mais il n’y eu pas d’annexion (ça c’est du révisionnisme des historiens français), l’Alsace avait été rendue à la Prusse en 1871 par décision libre du Parlement français.
3. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 16 janvier 2015, 16:59, par streicher
"rendue" ? La langue française est riche, mais ce n’est pas le terme qui a ma préférence.
Quant à la liberté d’action quand on a perdu la guerre et que le vainqueur dicte ses conditions.......
4. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 16 janvier 2015, 17:05, par Warenghien
Merci de votre ajout..., mais il n’y eu pas d’annexion (ça c’est du révisionnisme des historiens français), l’Alsace avait été rendue à la Prusse en 1871 par décision libre du Parlement français.
Mon arrière grand-père Alsacien côté paternel, R. Friesch cuisinier et gérant d’une auberge rive droite, incorporé de force par les Français lors d’une visite chez sa concubine française, est mort au front en 1916..., sa concubine, mon arrière grand-mère infirmière, qui soignait les blessés, est décédée en 1918 de la grippe espagnole.
18. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 16 janvier 2015, 11:30, par Pierrick Chuto
Bravo, Michel, vos articles vont être passionnants comme d’habitude.
Mon grand père est né un peu trop tôt (1869) mais je vais quand même apprendre beaucoup et compléter mes recherches.
Je lis actuellement tous les journaux locaux de la fin du XIXe siècle(républicains et réactionnaires)
Bien cordialement
Pierrick Chuto.
http://www.chuto.fr/
1. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 16 janvier 2015, 16:08, par Ponfred
Pierrick,
certains hommes nés en 1869 furent mobilisés en 1914 !
cdlt
2. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 17 janvier 2015, 10:12, par Pierrick Chuto
Certes !
Mon grand père, Auguste Chuto, réformé temporaire en 1899, fut mobilisé en avril 1915 dans la réserve de l’armée territoriale et il fut affecté aux GVC (garde des voies et communications), dans la région d’Abbeville.
Pierrick Chuto
http://www.chuto.fr/
19. 1870-1914 : génération de "la Revanche" ou génération sacrifiée ?, 16 janvier 2015, 10:31, par DEVILLERS
Excellente initiative, qui devrait permettre de structurer bien des recherches.