« Mais pourquoi oublie-t-on les vieux ? Pourquoi donc nous les jeunes, qui leur devons tant, n’avons-nous pour les voir que des occasions trop rares ?
Pourquoi donc aussi ce nom de vieux à des hommes de trente ans ? » C’est l’interrogation d’un sportif de vingt ans, Auguste Férole, en décembre 1908 dans le "Bulletin du C.A. XIVe", club sportif du XIV° arrondissement de Paris. Ce jeune homme mourra, à peine âgé de trente ans, dans un hôpital de l’arrière, à quelques jours de l’Armistice.
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Au 114e Bataillon de Chasseurs Alpins avec Auguste Ferole
Dernier ajout : 10 février 2013.
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"Honneur au vieux" : Auguste Férole au 44e Régiment d’Artillerie de Campagne (1er épisode)
1er octobre 2009, par Françoise et Pierre Férole, Michel Guironnet -
Au Barrenkopf avec le 114e Bataillon de Chasseurs Alpins (juillet 1915) (2e épisode)
12 novembre 2009, par Françoise et Pierre Férole, Michel GuironnetLe 114e Bataillon de Chasseurs Alpins est formé le 10 mars 1915 à Pérouges, dans l’Ain...Il fait partie de la 5e brigade de chasseurs... En juillet, le bataillon occupe les tranchées du secteur du Wettstein,près du Lac Noir, dans les Vosges. Le 21 juillet 1915, il reçoit l’ordre d’attaquer le Barrenkopf. Le bataillon monte à l’assaut, il est littéralement décimé ; le bataillon doit se replier sur ses positions de départ... Bilan : 13 officiers, 442 sous-officiers et chasseurs tués.
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Deux mois en Champagne avec le 114e B.C.A (septembre-octobre 1915) (3e épisode)
10 décembre 2009, par Françoise et Pierre Férole, Michel GuironnetAprès une période de repos de quatre semaines au cours de laquelle il reçoit des renforts, le Bataillon s’embarque à Lunéville et arrive sur le front de Champagne le 28 septembre (1915). Il doit appuyer l’offensive qui vient de se déclencher sur ce front. En ligne dès le 29, au nord de Souain, dans la tranchée des « Tantes », enlevée la veille par nos troupes, et qui est située entre celle de « Lubeck » et celle des « Homosexuels », en butte à un feu très violent d’artillerie, il exécute avec succès deux attaques partielles.
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Rude hiver sur le front des Vosges : d’Aumontzey à la Tête des Faux (novembre 1915 février 1916) (4e épisode)
7 janvier 2010, par Françoise et Pierre Férole, Michel Guironnet« Le Bataillon quitte la région (de Champagne), retournant dans les Vosges ; six semaines de repos lui permettent de se reconstituer et de compléter l’instruction des renforts. Il passe une partie de l’hiver à la Tête de Faux (la 258e Brigade est alors rattachée à la 47e D.I.). Sans incidents notables, le secteur est calme. Mais voici la ruée allemande sur Verdun… ». Voilà comment sont résumés plus de trois mois de guerre par l’historique officiel du 114e B.C.A ! Les recherches de Pierre Férole aux archives de Vincennes nous dévoilent une toute autre réalité.
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Aux Boucles de la Seille : en visite aux villages ruinés de Lorraine (de mi-février à fin mai 1916) (5e épisode)
4 février 2010, par Françoise et Pierre Férole, Michel GuironnetMi-février 1916, la 129e Division arrive dans la région de Nancy. La rive droite de la Seille marquait depuis l’annexion de 1871 la frontière avec l’Allemagne. C’est un secteur calme, les Allemands concentrant alors tous leurs efforts sur Verdun. Les soldats au repos en profitent pour aller "visiter" les villages détruits de Lorraine, villages libérés par les troupes françaises lors de l’offensive de 1914. Auguste Férole réalise alors de très nombreux clichés : Chasseurs aux travaux de retranchement ou à la corvée de vaisselle, vues des ruines des villages, rencontre avec les habitants...
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À Verdun (fin mai au 22 juin 1916) (6e épisode)
4 mars 2010, par Françoise et Pierre Férole, Michel GuironnetFin mai 1916, un nouvel ordre d’opérations entraîne le retrait du front de la 129e Division et son acheminement vers Verdun.. Toutefois la logistique compliquée des relèves sur Verdun impose un délai d’environ trois semaines durant lequel on laisse les troupes dans l’incertitude sur leur destination finale afin de ne pas entamer inutilement leur moral. Le bruit d’une affectation à Verdun court bien sûr parmi la troupe mais il est mêlé à d’autres hypothèses moins alarmantes à l’époque, comme la Somme. Dans cette expectative volontairement entretenue le moral reste bon au 114e.
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À Verdun (23 juin au 10 juillet 1916) (7e épisode)
3 juin 2010, par Françoise et Pierre Férole, Michel Guironnet23-06-1916 : 2h du matin, un prisonnier allemand interrogé par le 359e a indiqué qu’une attaque sur Thiaumont allait avoir lieu à l’aube, mais, comme la veille une tentative allemande, vigoureuse mais limitée, avait été mise en échec, on pense qu’il s’agit de la énième action de ce type, et l’on ne s’inquiète pas outre mesure, bien que par cet interrogatoire on ait appris qu’une division fraîche, la 103e, venant de Saint-Mihiel, était arrivée sur place l’avant-veille et que ses effectifs s’ajoutaient à ceux qui se trouvaient actuellement en ligne.
Aussi allait-on trop tard comprendre qu’effectivement une opération d’envergure avait été organisée par l’état-major allemand, et que dès 1heure du matin des effectifs considérables avaient pris place dans les tranchées de départ des ravins situés au nord de Thiaumont et de Fleury. -
Au Bois Le Prêtre (fin juillet à fin novembre 1916) (8e épisode)
8 avril 2010, par Françoise et Pierre Férole, Michel Guironnet"En 1re ligne au Bois le Prêtre", "la maison du Père Hilarion", "le Mouchoir", "explosion de mine", "deux gentils petits boches", "La chasse aux poux", "Maidières, villa Marin"... Ce sont quelques uns des intitulés des exceptionnelles photographies prises entre août et octobre 1916 par Auguste Férole dans le secteur du Bois Le Prêtre. Elles illustrent le texte de son neveu Pierre, qui a reconstitué le parcours du 114e Bataillon de Chasseurs Alpins.
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Lettres de Picardie (décembre 1916) (9e épisode)
13 mai 2010, par Françoise et Pierre Férole, Michel GuironnetMon vieux René, j’avais commencé la lettre pour maman, mais j’ai peur qu’elle ne se fasse de la bile en lisant cela : je te l’envoie. Il n’y a pas lieu de s’en faire et si l’on voyait que les affaires marchent bien ce serait moins triste. Ce qui semble dur c’est qu’en pensant à la vie que l’on mène ici, on pense aux saletés qui ont lieu à l’arrière, aux conneries de nos dirigeants, aux engueulades de la Chambre.