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Une énigme patronymique : Félicitée Charron ou Fleurine Galmard ?

à Saint-Denis-des-Coudrais (Sarthe), en 1871

Le jeudi 9 mai 2013, par Bernard Charon

On a souvent des surprises quand on étudie la généalogie. Mais là, ça vaut le déplacement…

Le père de Michel – mon frère aîné - et de Bernard (moi-même donc) se nommait Jean CHARON.

Jean a eu pour parents Joseph CHARON et Marie TOLLET (devenue institutrice dans la Sarthe).

Le père de Joseph s’appelait aussi Jean CHARON ou CHARRON suivant la fantaisie du « greffier de mairie ».

Ce Jean CHARRON là arrive à la Mairie de Saint-Denis-des-Coudrais, le 17 février 1871. Il est onze heures. Voici le texte intégral de l’acte de naissance de sa fille née ce matin-là :

« L’an mil huit cent soixante onze le dix sept du mois de février à onze heures du matin —Par devant nous J. Juillard maire et officier de l’état civil de la commune de St Denis des Coudrais arrondissement de Mamers département de la Sarthe, étant en la maison commune, est comparu Charron Jean Vincent âgé de quarante trois ans profession de garde particulier domicilié au bourg de cette dite commune, lequel nous a déclaré que aujourd’hui à cinq heures du matin, Joséphine Ducat (ou Ducas) son épouse, âgée de quarante un ans, cuisinière, lesquels ont contracté mariage à la mairie du premier arrondissement de Paris le seize du mois de décembre mil huit cent cinquante deux, est accouchée en leur domicile, d’un enfant du sexe féminin lequel nous a présenté et auquel il a dit vouloir donner les prénoms de Félicitée Joséphine — Les dites déclarations et présentations faites en présence du premier témoin, Pierre Lapoutoire âgé de trente six ans profession de cabaretier, second témoin Berger Jean profession de Tailleur d’habits âgé de cinquante six ans, tous deux demeurant au bourg de cette dite commune.
En foi de quoi nous avons rédigé le présent acte que nous avons écrit sur les deux registres, à ce destinés, le déclarant les deux témoins ont signé avec nous le présent acte après lecture donnée »

Suivent les signatures : LAPOUTOIRE, J. BERGER, CHARON, J. JUILLARD (ce dernier est le Maire et Officier d’état-civil). On notera que Jean a signé CHARON et non CHARRON.

En marge de cet acte n°1 du 17 février, on relève la mention suivante : « Suivant Jugement du tribunal civil de Mamers en date du 18 octobre 1897, il appert que Fleurine Adelphine Galmard est née à Saint Denis des Coudrais. Le vingt huit janvier 1871, du mariage de Eugène Marin Fleurine Eveillard. Dont mention ». (Signature illisible).

Je me suis alors posé bien des questions. « Félicitée CHARRON était-elle bien Félicitée CHARRON ? ». Allant jusqu’à penser qu’elle n’était peut-être pas la fille de Jean et que « Joséphine DUCAT (épouse CHARRON) » n’avait pas été mise au courant par son mari qu’elle était sensée avoirs mis au monde un enfant ce 17 février ? Et qu’elle avait pu être « instigatrice », sinon complice de cette déclaration erronée » 

A la suite de contacts avec La France généalogique (Madame Ginette Brouard) et d’une publication au courrier des lecteurs du bimestriel Votre Généalogie, j’ai reçu des appels téléphoniques et des courriels qui convergeaient vers cette hypothèse : « La mention marginale et l’acte lui-même n’ont rien à voir l’un avec l’autre. Félicitée est bien l’une de vos parentes. Fleurine Galmard a dû être « omise » sur les registres d’état-civil et la mention du Jugement du Tribunal de Mamers a sans doute été placée à cet endroit, car, née avant Félicitée et, à la suite de la décision de justice en 1897, la mairie de St Denis des Coudrais a dû trouver une place au tout début du registre de 1871 pour apposer la mention. Cherchez à vous procurer le fameux Jugement ».

Finalement, ai-je pensé, lorsque Fleurine a voulu convoler, il lui a fallu un extrait d’acte de naissance… qui avait été omis (Pour quelles raisons ?). Force lui a été de se tourner vers le tribunal afin de faire reconnaître son existence et sa filiation.

Un généalogiste sarthois a totalement confirmé cette hypothèse et m’a signalé que ladite Fleurine s’était mariée à Aulaines et que je pouvais trouver la transcription intégrale du jugement en question sur les registres d’état-civil de St Denis des Coudrais, en 1897.

En effet, peu après, j’ai pu accéder à ce document :

Source : Saint-Denis des Coudrais – NMD – 1893-97 – cote 5Mi – 303_17-19 – Vue 26.

N° 8 Jugement servant d’acte de naissance à Fleurine Delphine Galmard Née le 28 janvier 1871

« Extrait des minutes du Greffe du Tribunal Civil, première Instance de l’arrondissement de Mamers Sarthe, République Française.

Au nom du peuple Français. Le Tribunal Civil de première Instance de l’arrondissement de Mamers département de la Sarthe, attendu le jugement ci-après sur la requête dont la teneur suit :

Le Procureur de la république soussigné : Attendu que la naissance de Fleurine Delphine Galmard née à St-Denis-des-Coudrais le vingt huit Janvier mil huit cent soixante onze, fille de Eugène Marin et de Eugénie Fleurine Eveillard a été omise sur les registres de naissance de la dite commune.

Requiert qu’il plaise au Tribunal sur le rapport de l’un de Messieurs les Juges a cet effet commis dire que l’acte de naissance de Fleurine Delphine Galmard a été omis sur les registres de mil huit cent soixante onze de la commune de St Denis des Coudrais et que le jugement a intervenir en tiendra lieu.

Ordonner le jugement à intervenir sera transcrit sur les registres de l’année courante de la commune de St Denis des Coudrais.

Que mention de la dite rectification sera faite en marge du registre reformé tant sur le double qui existe à la mairie de St Denis des Coudrais que sur le double déposé au Greffe. Qu’expédition n’en pourra désormais être délivré sans contenir la dite rectification ; qu’enfin le jugement à intervenir sera écrit et expédié sur papier libre et enregistré gratis ; le tout aux fins de mariage d’indigents. Parquet de Mamers ce douze Octobre mil huit cent quatre vingt dix sept. Le Procureur de la République. – Signé : Baligand.

Vu le réquisitoire d’autre part nous commettons nous, Président pour présenter le rapport de l’affaire de ce jour Monsieur Hébert juge suppléant. Fait en la chambre du conseil du Tribunal à Mamers le dix huit Octobre mil huit cent quatre vingt dix sept. Signé : Faguet.

La cause introduite par requête appeler Requête présentée par et sous le seing de M. Baligand procureur de la république agissant d’office pour cause d’indigence dûment constatée de Fleurine Delphine Galmard aide de culture demeurant à Aulaines laquelle est sur le point de contracter mariage.

Le tribunal après avoir entendu M. Hébert juge suppléant pour ce commis en son rapport ; ouï M. Baligand procureur de la république qui a déclaré persister dans les conclusions de sa requête et après en avoir délibéré conformément à la loi. Vu la dite requête les motifs y déduits et les pièces à l’appui. Attendu qu’il résulte tant des pièces et documents de la (illisible) notamment de l’extrait du registre des baptêmes de St Denis des Coudrais que des témoignages de la veuve Galmard née Eveillard et du sieur François Travers recueillis à cette audience que Galmard Fleurine Delphine est née au dit St Denis des Coudrais le vingt huit Janvier mil huit cent soixante onze du légitime mariage de Eugène Marin Galmard et de Eugénie Fleurine Eveillard demeurant tous deux au dit St Denis des Coudrais.

Attendu que par la suite d’un oubli qu’on ne saurait expliquer, l’acte de naissance de la demoiselle Galmard n’a pas pu être dressé à la mairie de la dite commune.

Attendu que la demande de Monsieur le Procureur de la république tendant à la réparation de cette omission est juste et bien fondée, que dès lors, il y a lieu d’y faire droit.

Par ces motifs : Déclare constant que Fleurine Delphine Galmard est née à St Denis des Coudrais le vingt huit Janvier mil huit cent soixante onze du légitime mariage de Eugène Marin Galmard et Eugénie Fleurine Eveillard. Ordonne la transcription du présent Jugement sur les registres de l’année courante de la commune de St Denis des Coudrais. Dit qu’il tiendra lieu à Galmard Fleurine Delphine d’acte de naissance.
Dit que mention du dit jugement sera faite en marge du registre des naissances de l’année mil huit cent soixante onze à la place que l’acte de naissance de la dite demoiselle Galmard aurait dû occuper par sa date. tant sur le double conservé à la mairie de St Denis des Coudrais que sur le Double déposé au Greffe de ce Tribunal. Et dit que le présent jugement sera écrit et expédié sur papier libre et enregistré gratis, le tout aux fins de mariage d’indigents.

Ainsi fait et prononcé publiquement en la salle ordinaire des audiences du Tribunal civil de première instante de l’arrondissement de Mamers département de la Sarthe, le lundi dix huit Octobre mil huit cent quatre vingt dix sept, où siégeaient et opinaient Messieurs Faguet président Kuntzmann juge d’instruction et Hébert juge suppléant appelé en remplacement de Monsieur Gouhaël de Senenprat juge en congé en présence de Monsieur Baligand procureur de la République et en assistance de maître Elaume commis greffier. La minute est signée H. Faguet et L. Elaume commis greffier. En marge est écrit : - Visé pour timbres et enregistré gratis à Mamers le dix neuf Octobre mil huit cent quatre vingt dix sept, folio quatre vingt deux, quinze quatre. Signé Thevenot. En conséquence le Président de la république française mande et ordonne à tous huissiers sur ce requis de mettre le dit jugement a exécution. Aux procureurs Généraux et aux procureurs de la république près les Tribunaux de première instance d’y tenir la main. A tous commandants et officiers de la force publique de prêter main forte lorsqu’ils en seront légalement requis. En foi de quoi le présent jugement a été signé par le Président du Tribunal et par le greffier ».
Pour expédition conforme. Le Greffier du Tribunal L.... Signé : L. Elaume. Le Maire A. Guill(illisible).

En marge, nous pouvons lire la mention suivante :

« Mariée à Aulaines Sarthe 27 Octobre 1897 avec Louis Auguste Fontaine
Pour mention. Le Maire A. Guill(illisible)… »

Pour mieux comprendre, voici, présentée de façon peu académique, ma ligne agnatique :

  • Jean CHARON (ou CHARRON) x Joséphine DUCAT
  • Joseph CHARON x Marie TOLLET
  • Jean CHARON x Blanche LOREILLER, puis X Suzanne FROMENCOURT
  • Bernard CHARON x Odile ADAM

La suite des événements peut être résumée comme suit :

L’Acte de Saint-Denis-des-Coudrais pour la naissance de Félicitée Joséphine CHARRON, le 17 février 1871, est complet. La mention marginale concerne la naissance, le 28 janvier 1871, de Fleurine Delphine GALMARD. Acte purement et simplement oublié. En 1897, les ennuis ont commencé pour Fleurine : en vue de son mariage, à Aulaines, avec Louis Auguste FONTAINE, elle a demandé un extrait de son acte de naissance. La mairie de St Denis des Coudrais n’a pas été en mesure de le lui délivrer : Fleurine n’existait pas à l’état civil ! Sans nul doute conseillée par la mairie d’Aulaines, elle a saisi le tribunal de Mamers afin d’officialiser sa naissance.

Suivant la décision du tribunal de Mamers, tel qu’il est reproduit ci-dessus, le jugement est transcrit sur les registres d’état civil de la commune de St Denis des Coudrais, en 1897. Ce jugement ainsi transcrit vaut acte de naissance de Fleurine. Une mention très brève sera inscrite en bonne place, tout en respectant la chronologie, sur les registres de St Denis des Coudrais de 1871. L’acte de naissance de Félicitée ayant été le premier enregistré, et faute de place nécessaire, le secrétaire de mairie a noté ladite mention en marge de l’acte de naissance de Félicitée. La mention du jugement validant la naissance de Fleurine et l’acte de naissance de Félicitée sont donc étrangers l’un à l’autre. Quant à « l’oubli », on ne saurait l’expliquer, précise le tribunal de Mamers.

Mes craintes initiales étaient dissipées : Jean, mon arrière grand-père, n’avait pas effectué une fausse déclaration et Félicitée était bien une parente.

Je remercie donc les revues et associations, et les divers généalogistes, qui m’ont apporté une aide précieuse dans de mes recherches.

N.B. – Tout est bien qui finit bien : c’est le 27 octobre 1897 que Fleurine GALMARD a épousé Jean FONTAINE. Ce dernier patronyme est fort répandu. Mais qui sait ? Il existe sans doute de nos jours des descendants de Fleurine… qui a failli ne jamais exister civilement.

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15 Messages

  • C’est en découvrant la transcription du procès pour officialiser sa naissance que j’ai découvert que mon AAGP avait un frère plus jeune. Finalement on a jamais su pourquoi il n’avait pas été déclaré.

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  • Bonjour,
    D’évidence la mention en marge concernant Fleurine GALMARD n’avait rien à voir avec l’acte de naissance de Félicitée Charron.
    Le jugement a bien été transcrit en 1897 avec mention en marge à la date présumée de la naissance dont l’acte a été omis.
    Quel est le problème ?
    Cordialement

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    • C’est tout dernièrement que j’ai constaté une erreur sur l’acte de naissance de ma grand-mère maternelle, Marie Alexandrine Thiercé.
      Je connaissais la vie ma G.Mère, aussi j’ai été bien étonnée de trouver en marge un premier mariage avec le lieu, la date et le nom de « l’élu » :encore plus bizarre, ce nom était celui de mon arrière G.P.!, mais le prénom était différent. Je demande donc l’acte de mariage mentionné, et le temps de le recevoir, j’imagine que peut-être elle s’est vraiment mariée avant avec un cousin éloigné.Les dates étaient possibles : elle aurait eu 22 ans.Et je savais qu’elle s’était mariée à 27 ans.
      En fait, je découvre que sa cousine,même nom à une lettre près ! Maria Alexandrine Thiercé, née dans le même village 8 mois plus tard, a épousé Louis Médéric Duvivier en 1916.
      Je fais part de l’erreur au maire de la commune, avec preuves à l’appui, il me répond qu’il ne pouvait rectifier l’erreur sans ordre du Procureur de la République.
      Les choses en resteront là, car ça ne changera plus la vie de personne !
      Les officiers de l’Etat civil ne sont pas à blâmer,on imagine leurs difficultés avec des noms identiques ou tellement ressemblants !

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  • Bonjour, les erreurs de ce type dans les registres d’Etat Civil, qui alimentent ici une rubrique, sont le quotidien de nombreux français à l’étranger. Il faut souvent avoir recours à des jugements supplétifs pour pallier aux manquements de l’Etat Civil des pays qui ne le tiennent pas toujours dans les règles européennes (oubli de signature des registres par l’Officier d’Etat Civil, souvent).

    Malheureusement, lorsque les Consulats relèvent ces erreurs pour refuser de transcrire les actes, malgré la bonne foi et les ENQUÊTES consulaires qui prouvent qu’il s’agit d’erreurs matérielles, et -pire- lorsque les erreurs sont corrigées par un jugement local, on se retrouve par exemple à Madagascar avec une centaine d’enfants séparés de leurs parents qui ne peuvent obtenir leur enregistrement à Nantes faute de transcription et donc aucun papier français, alors qu’ils sont français par filiation. C’est un scandale d’aujourd’hui que ni le Ministère de l’Intérieur ni le défenseur des Droits ne daignent régler, malgré même une question au Sénat de la représentante des français de l’Etranger. J’ai des amis ici à la Réunion, qui ont dû rentrer de Madagascar pour raisons professionnelles, qui sont ainsi séparés de leurs enfants par la seule « non-décision » de Consuls. Seul le silence assourdissant de l’administration consulaire répond à leurs demandes légitimes de français.
    On voit ici, que lorsque le Tribunal constate l’erreur ou l’oubli et ordonne donc la rectification de l’Etat Civil, la personne retrouve ses droits. Tout est donc bien qui finit bien, effectivement. On le souhaite pour tous ces français de l’étranger dont les droits sont bafoués.

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  • Oubli de déclaration : c’est le cas d’une grand-tante, morte le jour de ses couches. Son décès a bien été déclaré mais pas la naissance de l’enfant qui a survécu. Ce n’est que quelques mois plus tard que le père est retourné à la mairie, entouré de témoins et qu’il a fait enregistrer la naissance de son enfant. Le chagrin avait occulté le bonheur d’^étre père.

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  • Une énigme patronymique : Félicitée Charron ou Fleurine Galmard ? 11 mai 2013 16:13, par Jean-Pierre TRUSSART

    Mon AGP est l’objet d’une situation similaire. Sa naissance ne fut pas actée aux registres d’état civil (pourquoi ?) mais bien aux registres paroissiaux. Ses parents n’étaient pas encore mariés, donc le curé lui attribua le nom de sa mère mais en commettant deux énormes fautes d’orthographe.
    Ce n’est que quand, jeune homme de 17 ans, il voulut rentrer à l’armée (il lui fallait un acte de naissance) que l’on s’aperçut ... qu’il n’existait pas. Son père étant déjà décédé, il fallut un jugement pour rectifier l’erreur et combler l’absence de déclaration, mais c’est le nom de sa mère qui lui fut attribué. Ce jugement imposait aussi d’aller rajouter sa naissance dans le registre d’état civil, également dans la marge, à côté d’un autre bébé qui n’en pouvait rien !
    A noter que son frère, né après le mariage de ses parents et donc portant le nom de son père, a été qualifié de demi-frère alors qu’ils ont les mêmes parents.
    Il y a de ces imbroglios qui font la joie des généalogistes !

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  • Et imaginez que Fleurine et Jean aient fêté Pâques avant Rameaux !
    C’est arrivé à une de mes arrière arrière arrière grand-tante, Marguerite Ribiéras, à St Front la Rivière (24).

    Il était urgent de se marier mais voilà que l’acte de naissance du futur était introuvable à Villars (24) le 25/11/1794.
    Le temps de faire établir un acte de notoriété publique devant un juge de paix, leur fille était née ... chez ses grands-parents maternels.
    Le futur mari est allé la déclarer sous son nom le 22 avril 1823 et elle a été officiellement reconnue par ses parents lors de leur mariage le 13 mai suivant !
    Comme quoi les tracasseries administratives ne datent pas d’aujourd’hui ...

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  • Je rappelle qu’aujourd’hui le délai de déclaration d’une naissance est de 3 jours auxquels s’ajoutent éventuellement les samedis, dimanches et jours fériés. Même à la création de l’état-civil en 1793, un délai existait déjà. Passé ce délai, on est obligé de passer par un juge pour faire inscrire l’acte à la mairie. C’est pourquoi on trouve parfois sur un acte de mariage la mention d’un acte de notoriété attestant de l’identité et de la date de naissance d’un des époux.

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    • Pourriez vous me dire quel était le délai pour déclarer une naissance aux tous débuts de l’état-civil en 1793 ?
      Un de mes ancêtres est né (à Hénon, 22) le 1er jour où l’officier d’état civil à commencé à officier (sur le registre des baptêmes !!) à la mi-décembre 1793, et n’a été déclaré que 10 jours plus tard. Cela m’intéresserait beaucoup de savoir si il s’agit là du délai maximum légal.
      Merci de votre réponse.

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  • Une énigme patronymique : Félicitée Charron ou Fleurine Galmard ? 12 mai 2013 13:37, par Françoise de SAINT GERMAIN

    Bonjour
    J’ai une autre solution à vous proposer :
    Il faut se remettre dans le contexte de l’époque : c’est la guerre.
    Mon arrière grand mère est née en 1870 en Eure et Loir. Son père l’a déclarée à un des conseillers municipaux de la commune, en l’absence du Maire qui est parti voir ses homologues à DREUX (28).
    Le Maire, prudent, avait caché tous les registres de l’état civil pour éviter une destruction de ceux-ci par l’ennemi.
    Lorsque la guerre a été terminée, le recensement de la population, deux ans plus tard, a permis de constater l’absence de l’inscription de la naissance de mon AGM sur les registres.
    Ce qui a impliqué un jugement au tribunal de DREUX (avec nombreux témoins dont le conseiller municipal qui a indiqué avoir été informé de la naissance dans les délais légaux).
    Le jugement a coûté 30 francs à mes arrière arrière grands parents et cette somme leur a été remboursée par la collectivité.
    Voici, en résumé, ce que j’ai découvert sur le jugement rendu.
    Cordialement

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  • est -il possible qu’on oublie d’inscrire aussi un décè ?mon agm mère maria elysabeth roger est recensé en 1906 à senlis quartier villevert (née à chamant le 8/07/1849)dans l’acte de décè de son fil en 1910 elle est déclaré décédé. donc j’ai demandé au lieu de naissance et à senlis son acte de décè situé entre 1906 et 1910. il non rien bizard alors que ces 3 enfants vivaient quartier villevert. mon seul espoir si il existe un registre des cérémonies religieuses et ou s’adressé mais j’ai un doute car elle était divorcé.

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  • L’histoire du département de la Sarthe nous apprend que les troupes « prussiennes »ont envahi ce département en janvier 1871. Elles étaient en particulier le 8 janvier à La-Ferté-Bernard. Les maires des villages avaient beaucoup à faire pour satisfaire les exigences de l’envahisseur et celui de Saint-Denis-des-Coudrais n’a sans doute pas eu le loisir d’enregistrer sur le champ la naissance. Le père a alors conduit son bébé chez le curé qui l’a baptisée (le jugement supplétif fait état de ce baptême). Le calme revenu, le maire ne s’est pas souvenu de la déclaration de naissance...et pour les parents, il suffisait que leuir enfant soit baptisé.
    Il ne s’agit donc pas, à mon avis, d’une quelconque négligence du maire, mais de l’influence de la grande histoire sur la petite.

    Jacques

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  • un aagp m’a également donné du souci. j’avais une date de naissance mais l’acte était introuvable jusqu’à ce que je lise les mentions marginales.
    une mention se trouve à la place de l’acte de naissance dans l’ordre chronologique et renvoie à la retranscription du jugement dans le registre d’état civil 20 ans plus tard.
    ce jugement a t-il été motivé par la guerre de 1870 ou par le mariage de l’interessé, mystère !

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  • Bonjour,
    j’ai moi aussi trouvé de nombreuses déclarations de naissance « a posteriori », validées par un tribunal. Sur l’un de ceux-là, il était notifié que le maire (ou son adjoint), avait écrit l’acte « sur une feuille volante », qu’il avait dû perdre en route... Cela doit être bien difficile de prouver qu’on est bien né(e) à telle date : il faut retrouver des témoins, peut-être l’acte de baptême quand il y en a un.
    J’ai aussi trouvé un acte de tribunal confirmant le décès de l’époux d’une dame. Elle avait eu bien du mal auprès de la mairie de la commune où était décédé son mari, en voyage, qui avait déclaré « décès d’un inconnu » et ne voulait pas revenir sur sa décision.
    bonnes recherches !

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  • Bonsoir,

    Dans les registres de décès des Roches de Condrieu, en Isère, au bord du Rhône, j’ai relevé cet acte inhabituel :
    le 27 février 1841,il est consigné l’arrêt du tribunal de première instance de Vienne.

    Ce jugement permet à Louise Brondel, habitant à Boeuf (St Pierre de Boeuf - Loire) de faire figurer le décès de son mari...mort le 2 mai 1834 !
    7 ans auparavant en effet, il a péri noyé dans un bateau « qui coula à fond » du Rhône, du côté des Roches de Condrieu.
    Il fut inhumé dans le cimetière du village le 9 mai...mais non enregistré dans les décès !

    Cordialement.
    Michel Guironnet

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