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Qui est ce Chasseur alpin du 14e BCA ?

vendredi 4 avril 2008, par Dominique Schutz, Michel Guironnet

Cette photo nous a été envoyée par Dominique Schutz. C’est un Chasseurs alpin, bien reconnaissable car coiffé de la grande « tarte », béret orné du cor de chasse.
Sur le col de de la veste de ce Chasseur est inscrit le 14, numéro de son bataillon. Au dos de la carte, le tampon du photographe : « Rapid-Photo 8, avenue Alsace Lorraine Grenoble ».

Cette indication confirme l’appartenance de ce Chasseur au 14e Bataillon de Chasseurs Alpins (B.C.A)

Sur cette autre photo, également transmise par Dominique Schutz, on reconnaît aussi, grâce à leur célèbre tarte, un groupe de Chasseurs alpins. Certains ont la tenue blanche des missions en montagne, d’autres portent la veste bleue réglementaire.

L’un d’eux, sur la rangée du fond et encadré par deux alpins en tenue différente, est indiqué par une croix….et ressemble beaucoup à notre Chasseur du 14e B.C.A !

Qui pourra identifier ce Chasseur alpin du 14e BCA ?

Un vocabulaire bien précis



Un chasseur :

  • n’appartient pas à un régiment mais à un bataillon
  • ne parle pas de soldat mais de chasseur
  • ne porte pas un uniforme mais une tenue : la tenue bleue, la tenue à passepoil jonquille
  • ne vit pas dans une caserne mais dans un quartier
  • ne dit pas rouge mais bleu cerise sauf pour le drapeau, la Légion d’Honneur et les lèvres de la femme aimée
  • ne dit pas jaune mais jonquille
  • ne parle pas de musique mais de fanfare
  • ne parle pas de tambour mais de caisse claire
  • ne chante pas le refrain mais le sonne.
  • sait que son sang est vert, car le sang vert c’est (versé) pour la France.
  • sait que jadis, le sac des chasseurs était recouvert d’un carré de toile cirée noire qui brillait au soleil. C’est pourquoi les chasseurs étaient appelés les « vitriers »



D’après la plaquette de présentation du 7e Bataillon de Chasseurs Alpins.

Messages

  • Petite remarque en passant sur la tenue des Chasseurs Alpins.

    La tenue blanche que vous mentionnez n’est pas la tenue d’hiver pour aller dans la neige. Les pauvres soldats seraient morts de froid avec leur chemise à col ras.

    Mais il s’agit de la tenue de corvée. Tout simplement.

    Les autres corps de troupe disposaient également d’une tenue qui se portait avec ou sans veste, selon les ordres du commandement, avec ou sans ceinture de flanelle,qui protégeait les reins pendant les efforts.

    Pour mémoire, la ceinture de flanelle pouvait servir à plein de choses, comme immobiliser un membre blessé ou plus prosaiquement passer le café par exemple.

  • Ancien chasseur du 6e BCA, je confirme que la tenue blanche ample et légère est bien celle que l’on portait par dessus la tenue bleue lors des missions dans les zones enneigées été comme hiver.
    Yves Baron

  • Un bataillon de chasseurs alpins de deux cent cinquante hommes, partis de Grenoble entre août et septembre 1914 a été décimé, seuls trois sont revenus. Je recherche tout renseignement sur ce bataillon. Merci

    • Bonjour,

      Pourriez vous donner plus de précisions : l’origine de cette recherche, le numéro de ce bataillon décimé, les lieux et circonstances...

      Sinon, autant chercher une aiguille dans une botte de foin !

      Cordialement.
      Michel Guironnet

    • Décimer signifie "un mort sur dix chasseurs".
      Là je crois que le terme n’est pas approprié.

      Un bataillon de chasseurs sur pied de guerre se compose de 1.700 chasseurs. Une compagnie 250 chasseurs.

      Il y eut plus de morts entre 14 et 18 dans les chasseurs à pied alpins ou non que d’effectif reglementaire.

      Les 12 28 et 30e chasseurs étaient à Grenoble en 1914.

      Cordialement

  • A tout hazard : Louis PERGAUD 22/01/1882 - mort au combat le 7 ou 8/04/1915.

    • Bonsoir,

      Pourquoi dites vous que c’est lui alors que sa fiche sur Mémoire des Hommes dit qu’il était sous lieutenant au 166e d’Infanterie ?

      Cordialement.
      Michel Guironnet

    • Bonjour, je ne dis pas que c’est lui mais je le suppose, mes informations peut-être erronnées m’ont fait croire qu’il a été tué avec le grade de sergent en 1915, et il n’est pas impossible qu’il ait accompli son service militaire vers 1902 au 14°BCA alors à Embrun. Rien n’empêche de supposer qu’un instituteur soit sodat à 20 ans en temps de paix dans une unité et meurre à 33 ans dans une unité autre pendant la grande guerre. Sincères salutations. GT.

    • Bonjour, après une semaine d’absence, je viens de me rendre compte effectivement que Louis PERGAUD est mort en combattant avec le grade de Sous Lieutenant. Ma mémoire, et la photo que j’ai de Louis PERGAUD, la date anniversaire de sa mort 07 ou 08/04/1915 me font penser que c’est lui ! Je pense que si je me trompe, c’est de bonne foi. Une mémoire, une photo, un rapprochement,et une conclusion. Amicalement. GT.

    • Bonjour,

      Merci de votre contribution.

      Pourriez vous rédiger un petite bio de Louis Pergaud pour mieux comprendre son parcours militaire ? Vous pourriez y joindre bien sûr la photo que vous évoquez et d’autres documents (états de services ? livret militaire ?)

      La photo mystère serait donc à dater d’avant la guerre, alors qu’il était Chasseur alpin...

      Cordialement.
      Michel Guironnet

    • Bonjour,
      Il aura fallu attendre mon fils pour pouvoir vous envoyer des photos ! C’est bizzare !
      Je suis désolé d’être idiot, mais votre programme pour vous faire parvenir des photos est obsolète et digne de paraitre dans video gag !
      Donc, mon observation s’est penchée sur la mandibule inférieure gauche, le regard toujours dirigé à droite, sauf sur celle en tenue blanche ! la bouche pincée de l’homme qui a fait sourire mais qui a peu sourri ! En fait, j’ai cru reconnaitre Louis PERGAUD !!!!

      Son parcours militaire, j’y ai renoncé car travaillant 12 h/jour depuis 36 ans, je ne peux consacrer que 1 ou 2 heures/semaine à m’amuser, à jouer avec vous ! Et les infos des BCA, bonjour pour les avoir.

      Par contre j’ai son jugement du 28/10/1908 concernant son divorce à son tort avec Mme CAFFOT Marthe, moyennant 30 francs/ mois à l’encontre de Louis Pergaud, demeurant à Landresse,"sans domicile connu à ce jour", qui dit " les excès,sévices et injures graves dont elle aurait été l’objet".

      J’ai aussi le 19 Août 1910 le PV de l’installation de sa femme comme institutrice pour le 1°Octobre 1910 à Doubs(Commune de Pontarlier).

      Je ne joue pas pour un voyage à Punta cachose, mon idiotie, est reelle, car celui qui a osé déposer ces photos pour le jeu, est-il normal ?

      Et si ce n’était pas Pergaud ? J’aurais fait en sorte que ce soit lui !
      Merci de m’avoir tenu en haleine depuis 3 semaines ! Amitiés. GT.

      Voir en ligne : Louis Pergaud (Photos)

    • Bonjour,
      Le peu que j’ai pu savoir, c’est que L.P était "anti" pas mal de choses, le 14° BCA était à la fois sur Grenoble et Embrun, d’où la photo de grenoble : j’ai une source qui dit qu’il a fait son SM au 35° RI de Belfort en 1902-1903, et qu’il a été appelé en 1914 avec le grade de sergent ce qui est "normal" pour ceux qui ont été "aptes" ; et qu’il est mort au 166° RI en 1915 avec le grade de S/Lieutenant ! Bizzare de passer de Sergent à S/Lieutenant en 9 mois. "Sauf si on a été de reserve ?"
      Ne serait-ce pas son mariage avec Marthe Caffot en 1903 qui aurait fait qu’il aurait été muté du 14° BCA au 35° RI à Belfort ?
      Et bien sûr rappelé au 166° RI en Août 1914 avec le grade de sergent ! Tout celà n’est que supposition, merci de me remettre en éveil en me disant : "qui est ce chasseur alpin du 14° BCA" ? Merci de me rappeler. Amicalement. GT.

    • Cher Monsieur Guironnet, coucou ! J’attends une réponse, affirmative ou négative. Merci de répondre. Amicalement GT.

    • Bonsoir,

      La réponse, affirmative ou négative, à vos hypothèses ne pourra être donnée que par le résultat de vos recherches...Avez vous consulté le registre matricule de LP ?

      Vous pouvez également voir au SHAT s’il existe un dossier sur lui...

      Sous Lieutenant après avoir été sergent...Au front, vu le nombre de soldats tués et le manque de gradés, les "promotions" étaient très rapides.

      Cordialement.
      Michel Guironnet

    • Cher Monsieur Guironnet, je n’ai pas le temps à consacrer pour des recherches plus approfondies, désolé, j’ai flashé sur un visage, j’ai cru voir Louis Pergaud, ai-je raison ? ou tort ?
      Vous me le direz quand vous aurez envie ? Amicalement. GT.

  • bonjour a tous

    Mon père a fait son service dans les chasseurs alpins puis la guerre pas dans les chasseurs alpins
    Il a été fait prisonnier et est parti en Allemagne et jusqu’en Pologne
    Sur une des rares photos de cette époque il est pris en photos avec des camarades prisonniers comme lui et au dos il est indiqué bataillon vitrier. Pensez vous que cela est un rapport avec son passé de chasseurs alpins ou qu’il faisait le métier de vitrier pendant sa captivité
    merci de vos réponses
    MURIEL de MANOSQUE

  • Je suis tombé par hasard sur votre site et ai ressenti un immense plaisir. Je suis un ancien chasseur, mais d’après la guerre. J’ai servi au 8e BCP. On disait alors Bataillon de Chasseurs portés.En ce qui concerne l’appellation ’vitrier", il suffit de se rappeler les paroles du refrain de "La protestaion". Encore un carreau d’cassé, v’là l’vitrier qui passe,etc...Pour ceux que celà interesserait, je suis en mesure, ayant été chef de clique, de donner les paroles des 31 refrains. Il y en avait un que l’on sonnait chaque jour.

  • MON GRAND PERE ETAIT AUSSI DE CE REGIMENT
    J AIMERAI SAVOIR COMMENT FAIRE DES RECHERCHE SUR CE BATAILLON
    CAR JE N AI QUE QUELQUES PHOTOS TRES ABIMEES

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