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La dernière des Vaouilmeplait…

Le jeudi 17 septembre 2015, par Marie-Claire Ancel, Michel Baumgarth

1 - Où on fait la connaissance de Barbe VAOUILMEPLAIT

Le registre des naissances de Friesenheim enregistre celle de François Antoine SEILLER le 4 juin 1820 : sa maman, prénommée Barbe, porte l’invraisemblable patronyme de VAOUILMEPLAIT.

Bien que n’ayant aucun lien avec nos lignées, ce nom étonnant et à la consonance bien peu germanique jure singulièrement avec ceux du petit village alsacien d’environ quatre cents âmes où vécurent nos ancêtres. Son originalité attire notre attention et nous pousse à faire une pause dans nos recherches personnelles pour répondre à la question qui désormais nous taraude l’esprit : d’où pouvait bien venir la damoiselle au nom si charmant ?

L’acte de naissance ne donne aucune précision… Mais nous ne nous laissons pas abattre par ce coup du sort car il reste le recours suprême : la belle n’étant pas apparue ex nihilo à Friesenheim, il a forcément existé d’autres Vaouilmeplait en d’autres lieux et, avec un peu de chance, leurs descendants auront été pris – comme nous – par la fièvre généalogique et auront publié leur arbre sur le site Geneanet

Geneanet… recherche globale... Vaouilmeplait… Bingo ! Il y a 134 arbres différents et donc 134 généanautes qui ont des gênes Vaouilmeplait !

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Les signatures de Jacques et Nicolas Vaouilmeplait au mariage de leur sœur Louÿse le 18 Janvier 1707

2 - Vaouilmeplait : un patronyme doublement singulier car monophylétique mais, hélas, éteint…

Certains de ces arbres sont conséquents : les deux plus riches affichent respectivement 100 et 99 porteurs de ce nom tandis que les autres n’en comportent que de quelques dizaines seulement quelques individus.

La laborieuse comparaison de ces 134 arbres nous a livré un total de 56 hommes et 70 femmes, soit 126 Vaouilmeplait, mais nous n’y avons trouvé aucune trace de notre mystérieuse Barbe…

Le démêlage de l’écheveau constitué par ces différents arbres nous a conduit à faire deux constatations. La première ne nous pas surpris : comme l’étonnante originalité du nom le laissait prévoir, tous les Vaouilmeplait sont apparentés et descendent d’un Antoine, chirurgien, né vers 1620 à Urville dans les Vosges ; ce nom possède donc une particularité exceptionnelle : il est monophylétique comme nous disons dans notre jargon, c’est à dire qu’il n’appartient qu’à une seule personne et à sa descendance.

La seconde nous a fort attristés : la naissance la plus récente mentionnée dans les arbres Geneanet date de 1853 et il est donc fort à craindre que cet étonnant patronyme soit éteint puisque les archives en ligne sont accessibles jusqu’en 1892 et que, sur cet intervalle de 40 ans, nos 134 généanautes réunis n’y ont rien trouvé…

Pour vérifier cette hypothèse, nous consultons Google, les réseaux sociaux, les annuaires téléphoniques… : aucune trace de Vaouilmeplait de nos jours…

Le site « géopatronyme » collige les naissances en France pour chaque patronyme : nous y découvrons un Vaouilmeplait dans la période 1891 -1915 à Paris 14e.

L’arbre avait donc donné un ultime rejet… 

Nos recherches dans les archives en ligne nous livrent son identité : Suzanne Alphonsine Vaouilmeplait est née le 23 mai 1894 et les mentions en marge de l’acte nous donnent la date de son décès à Doué la Fontaine le 28 mai 1978, ainsi que celles de ses trois mariages.

Et puisqu’il n’y a eu aucune autre naissance répertoriée depuis plus de 120 ans, Suzanne Alphonsine était bien la dernière des VAOUILMEPLAIT !

3 - Mais comment est-elle reliée aux Vaouilmeplait des arbres de Geneanet ?

Son acte de naissance précise que son père, prénommé Charles François, est âgé de 42 ans (il serait donc né vers1852) et que sa mère se nomme Sidonie Joséphine Roux.

Deux arbres Geneanet mentionnent bien un Charles François, né en 1853, fils de Charles et Marguerite Gouverneur, mais ne lui connaissent pas d’épouse : Sidonie Joséphine ne nous est donc d’aucun secours pour conclure.

La généalogie se pratique comme le billard : ce que l’on ne peut atteindre directement peut souvent l’être par la bande : nous avions déniché un entrefilet humoristique paru dans un numéro du journal le Figaro de 1877 qui signalait la publication des bans pour le mariage d’une demoiselle Vaouilmeplait habitant rue Viala...

L’hypothèse la plus probable étant que cette rue Viala était sise à Paris, ce sont donc les archives du 15e arrondissement qu’il nous faut consulter ; de fait le registre des mariages de 1877 nous livre celui d’une Marguerite Vaouilmeplait qui est fille de … Charles et Marguerite Gouverneur.

Le témoin - et frère de la mariée - s’appelle … Charles François et il habite Paris 15e.

Les archives du 15e nous apprennent le nom de son épouse qui est bien Sidonie Joséphine Roux et l’existence de leurs neuf enfants. La petite dernière s’appelle … Suzanne Alphonsine, née le 23 mai 1894 à Paris 14e et c’est bien notre dernière des Vaouilmeplait !

En prime, les recherches effectuées dans les archives du quinzième arrondissement nous livrent une manne de douze nouveaux Vaouilmeplait inconnus des arbres Geneanet.

4 - Où l’on retrouve enfin notre Barbe VAOUILMEPLAIT… que l’on reperd aussitôt !

Comment relier notre Barbe VAOUILMEPLAIT aux 138 déjà retrouvés puisque l’acte de naissance est muet sur ses origines ?

La chance est avec nous car la Société d’histoire des 4 cantons comporte une section généalogie qui a abattu un travail considérable de dépouillement des actes et a publié le livre des familles pour chacune des communes. Depuis quelques années nous avions acquis le livre des familles de Friesenheim , village dont notre commun aïeul Jean BAUMGARTH (1700-1764) était citoyen, afin d’en comparer les fiches avec nos propres données sur sa descendance.

Et à la lettre S - S comme SEILER - nous retrouvons la fiche du petit François Antoine, le fils de notre Barbe, laquelle fiche précise que ses parents sont Nicolas Vaouilmeplait et Marie Douche qui se sont mariés à Obenheim ( 67) et que Barbe est née le 17/9/1782 à Dalem…

Ce Nicolas et cette Marie Douche ne nous sont pas inconnus car ils sont présents dans bon nombre des arbres Geneanet : notre Barbe vient donc de réintégrer la tribu des Vaouilmeplait.

Son père, né et marié à Lamarche dans les Vosges, appartenait au corps des douanes royales puis impériales et les contraintes de sa carrière expliquent la naissance de Barbe à Allamps (et non Dalem) en Meurthe et Moselle en 1782 (il était alors brigadier) et les noces de Barbe à Obenheim (Bas-Rhin) en 1809 (il était lieutenant et avait probablement son futur gendre sous ses ordres puisque celui-ci était employé des douanes).

Notre rencontre avec les Vaouilmeplait tient du miracle car le lien entre notre village de Friesenheim et Barbe est des plus ténus : la famille SEILER n’y a aucune racine, Barbe et son époux sont inconnus du recensement de 1819 effectué moins d’un an avant la naissance du petit François Antoine et ils n’y ont laissé aucune autre trace.

5 - Les causes de l’extinction du patronyme Vaouilmeplait :

A l’évidence le patronyme est l’âme et le mode d’expression de la généalogie.
Nous venons d’assister de visu à la disparition de l’un des plus originaux d’entre eux : l’existence de nos 140 Vaouilmeplait s’est déroulée sur dix générations pendant une très longue période de 358 années.

Trois facteurs se sont conjugués pour conduire à cette dramatique extinction :

1 - À l’exception très minoritaire des mères célibataires, la transmission du patronyme est patriarcale.

Il est classiquement admis qu’à la naissance il y a une quasi parité : le sex-ratio filles/garçons est de 0,97 ; mais, à notre grande surprise, nous avons constaté une inversion et un déséquilibre patent chez les Vaouilmeplait : 78 filles pour seulement 62 garçons, donc un sex-ratio étonnant F/G de 1,29.

Ce déficit de procréateurs-transmetteurs du nom est donc l’une des causes recherchées.

2 - Des décennies de progrès de la médecine ont fait disparaître de notre mémoire collective jusqu’au souvenir de l’effroyable fatalité de la mortalité infantile qui frappait les foyers de nos ancêtres jusqu’à la fin du 19e siècle.

Mais la consultations des archives replonge le généalogiste dans cette triste réalité : ainsi chez nos Vaouilmeplait 24,3 % des filles et 35,5 % des garçons n’ont pas atteint l’âge de 10 ans (ce pourcentage hallucinant est même certainement sous-estimé car la comparaison des arbres Geneanet ne nous a pas permis de connaître la durée de vie (D-N) pour près de la moitié des 64,5 % des garçons restants).

3 - Le mariage tardif semble aussi avoir joué un rôle : pour leurs premières noces 8 des 28 hommes dont le mariage est connu étaient au moins trentenaires.

L’ultime branche des Vaouilmeplait - celle que nous avons retrouvé à Paris - illustre parfaitement la conjonction de ces trois causes délétères : Charles François et Sidonie Joséphine ont eu 9 enfants (4 garçons et 5 filles – sex-ratio = 0,8) qui s’échelonnent de 1876 à 1894 ; quatre dont deux garçons meurent avant l’âge de 5 ans (mortalité infantile de 44% !) ; le quatrième fils Charles Alphonse se marie à 33 ans et n’a pas eu d’enfant...

6 - En guise de conclusion…

Notre promenade dans la saga des Vaouilmeplait se termine.

Il restait pourtant bien des choses à découvrir, mais ce n’était pour nous qu’une simple pause dans nos propres recherches car nous n’avons aucun lien avec cette famille et nous n’étions motivés que par la seule curiosité.

Nous avons pris plaisir à faire ressurgir des limbes ce patronyme magnifique et nous espérons vivement que l’un des généanautes dont nous avons emprunté les arbres reprendra le flambeau à la lumière de nos découvertes.

Le fait qu’il y ait eu extinction nous a beaucoup impressionné : bien sûr cette éventualité ne nous était pas inconnue, mais elle semblait plutôt théorique. En la rencontrant de visu pour la première fois nous n’avons pas pu nous empêcher de nous mettre dans la peau du dernier des Mohicans : quand nous tombions sur l’impasse d’une lignée [1] au cours de nos recherches, il nous semblait déjà que la solitude du dernier survivant devait être bien difficile à vivre ; mais être l’ultime bourgeon d’un patronyme nous semble être l’abomination de la désolation.

Cette aventure généalogique a exacerbé notre prise de conscience du fait que notre patronyme est une part inaliénable et fondamentale de notre personnalité. Il nous est même venu à l’esprit que le mariage est, pour la femme, un suicide programmé de son patronyme : quelle signature se présente spontanément dans l’inconscient de la toute récente épouse lorsque le maire lui demande de signer le registre ?

Autrefois la femme échangeait son nom contre un statut social ; ce n’est plus le cas aujourd’hui : la mutation d’état-civil se fait sans qu’elle n’en tire un gain réel. Faut-il voir là une explication aux réticences de nos filles face au mariage et leur peu d’empressement à convoler ?

7 - Addendum

En réalité, nous avons retrouvé 142 Vaouilmeplait et non 140, car nous avons déniché une Mélanie Joséphine dans la table décennale des décès de Marseille le 27 juillet 1881, mais l’acte est introuvable et si nous croyons connaître ses parents, nous ne pouvons en apporter la preuve.

Quant au 142e, il a failli être le messie : Marcel Henri est né le 13 juillet 1900 à Paris 20 de Marguerite Vaouilmeplait, la sœur aînée de Suzanne Alphonsine ; elle était mère célibataire [2] et l’enfant était un garçon ; les ingrédients étaient donc réunis pour que le patronyme soit sauvé ; hélas, c’était compter sans la malédiction de la mortalité infantile : ce providentiel nouveau-né, unique représentant de la très éphémère onzième génération des Vaouilmeplait, décéda à l’âge de treize jours [3]

Les auteurs :

  • Marie-claire ANCEL est généalogiste professionnelle dans l’Aube : http://www.ancelgenealogie.com/
  • Michel BAUMGARTH est généalogiste amateur en Martinique.

[1La guerre de 14-18 a ainsi élagué quelques rameaux de nos arbres respectifs.

[2Les amours de Marguerite semblent avoir été tumultueux : un entrefilet du Figaro du 11/8/1901 relate « la dénonciation de Mademoiselle Vaouilmeplait… » qui, par vengeance, dénonce à la police son amant auteur d’un cambriolage dans la nuit du 4 au 5 mars…

[3Géopatronyme ne peut pas connaître cette naissance puisque, pour cette période, son fichier est basé sur les données INSEE donc réalisé rétroactivement sur les inscriptions ultérieures à la sécurité sociale.

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42 Messages

  • La dernière des Vaouilmeplait… 22 janvier 2018 05:23, par Gilles VACHEYROUT

    Bonjour,
    Je viens de découvrir au fil des registres, la naissance d’une Françoise Anthoyne VAOUILMEPLAIT le 4 septembre 1657 à Toulouse fille de Nicolas et Françoise SEGOUNE avec des parrains notables.

    In registre baptêmes La Daurade Toulouse 1648-1661 AD Haute-Garonne GG 192 f°41 v° 2E IM 8184 vue 198 / 287

    "Françoise Anthoyne fille à Sieur Nicolas
    VAOUILMEPLAIT, et de Françoyse SEGOUNE
    mariés rue des Lanternieres ? Par(rain) Monsieur
    M(ait)re Pierre Louys de REIX Conseiller du Roy
    Thresorier de la Bourse du pays du Languedoc
    Mar(raine) Dam(ois)elle Françoyse Anthoyne de GAROT
    fille à Monsieur le President de DONEUILLE."

    Un patronyme de voyageurs...
    A suivre !

    Répondre à ce message

    • La dernière des Vaouilmeplait… 15 février 2019 00:42, par EMERAUX

      Bonjour,
      Cette Françoise à un frère né avant elle et baptisé le 26 septembre 1655, au même lieu. Le patronyme est écrit "Vaouimeplait" dans le corps de l’acte et "Vaouilmeplait" en marge, alors que celui de sa soeur est écrit "Va ou il me plaist" dans le corps de l’acte et "Vaouilmeplait" en marge.
      Merci d’avoir signalé cette Françoise.
      mieme

      Répondre à ce message

  • La dernière des Vaouilmeplait… 24 août 2017 18:50, par Laurent monique

    Je fais suite à mon courrier de ce jour. En fait Marguerite ne s’appelait pas Vaouilmeplait mais Gabella. Elle est née le 22/05/1935 à Nanterre. Sa mère était remariée avec un autre homme dont j’ai oublié le nom et résidait à Doué. Apparemment elle aurait eu 3 enfants de Gabella.
    J’espère que vous recevrez ce courrier malgré le temps passé entre votre demande et ma réponse.
    Monique L

    Répondre à ce message

  • La dernière des Vaouilmeplait… 24 août 2017 17:50, par Laurent Monique

    Je suis née à Doué la Fontaine et je suis de famille avec Marguerite Vaouilmeplait mariée avec Pierre Rigault, mon cousin.
    Marguerite est décédée l’an dernier. J’ai connu sa mère qui est enterrée à Doué. Je connais aussi ses enfants. Je sais qu’elle avait un frère à Cannes car ils y allaient en vacances.
    Je vais transmettre votre histoire à mon cousin qui habite Doué. Je ne sais pas s’il vous répondra...
    Bonne recherche. Monique

    Répondre à ce message

  • La dernière des Vaouilmeplait… 2 février 2016 21:25, par Lucette Husson

    Je découvre tardivement cet article et je me rappelle ma surprise lorsque j’ai lu ce nom Vaouilmeplait sur une pierre tombale du cimetière de Sauville (88). J’ai alors interrogé une grande-tante, originaire de ce village. Le nom aurait été donné à un enfant trouvé, disait le curé du village, jadis.

    Répondre à ce message

  • La dernière des Vaouilmeplait… 28 octobre 2015 09:28, par Liliane Melet

    Bonjour
    sans pouvoir en donner les rérérences , et de mémoire , je crois qu’un grand- père de la député européenne Nadine Morano se nommait Vaouilmeplait.
    si vous voulez creuser de ce côté ,
    amicalement
    liliane

    Répondre à ce message

  • La dernière des Vaouilmeplait… 13 octobre 2015 18:50, par Françoise Urion

    Bonjour,

    J’ai beaucoup aimé cette enquête très intéressante.

    Lors de mes recherches, je me souviens d’avoir vu ce nom pour le moins original sur la commune de Sauville, dans les Vosges (village pas très éloigné d’Urville).
    Je viens de vérifier et j’ai trouvé des naissances jusqu’en 1840 ...

    Je pense aussi qu’il doit s’agir d’un nom donné à des colporteurs.

    Bien cordialement.

    Répondre à ce message

  • La dernière des Vaouilmeplait… 4 octobre 2015 03:17, par Leseine

    Bonjour il y a des Vaouilmeplaise dans les Vosges à Lamarche,Urville entre autre
    Bonne journée

    Répondre à ce message

  • La dernière des Vaouilmeplait… 3 octobre 2015 15:29, par EMERAUX

    Bonjour,
    Marguerite Sidonie VAOUILMEPLAIT est née le 5 juin 1882 à Marseille, avec un mariage en note marginale ... en 1907.

    Avec les 6 VAOUILMEPLAIST (et variantes) non raccordés (antérieurs à 1665) cela fait au moins 155 ayant porté ce patronyme, dont 149 issus de la branche Lorraine. Tous ceux là sont maintenant sur Geneanet. Je ne retrouve plus le couple qui s’est marié à Agen ??? (en 1795).

    En 1792 Claude a été "volontaire dans le 9e bataillon des Vosges actuellement à l’armée" et Charles et Philippe ont été soldat et chasseur dans les armées de Napoléon (décorés de la médaille de Sainte Hélène).
    Cordialement

    Répondre à ce message

    • La dernière des Vaouilmeplait… 4 octobre 2015 14:42, par Serge Georges dit Rap

      A la suite de mes transcriptions antérieures, je me permets de livrer celle de l’acte que vous nous signalez ici. Décidément, le ratio filles/garçons va en s’aggravant...

      Acte de naissance de VAOUILME PLAIT Marguerite Sidonie, n°1113 (registre 3, vue 27)

      L’An mil huit cent quatre-vingt-deux, et le sept Juin à neuf heure et demie
      ACTE DE NAISSANCE de Marguerite Sidonie Vaoùilmeplaît
      e à Marseille, avant-hier à trois heures du soir, rue
      Belle de Mai, 16 ; fille de Charles Vaoùilmeplaît, âgé
      de vingt-huit ans, caoutchoutier, et de Sidonie Joséphine
      Roux, âgée de vingt-six ans, sans profession,
      mariés et demeurant dite maison.

      Le sexe de l’enfant présenté est reconnu féminin ; Témoins sieurs Victor Albar,
      âgé de trente-cinq ans, cordonnier
      domicilié
      et demeurant rue Belle de Mai, 5 et Louis Poyet, âgé
      de quarante-quatre ans, épicier
      domicilié
      et demeurant rue Belle de Mai, 7 ; sur la déclaration faite par le père
      qui a signé avec les témoins.

      Constaté par Nous, Oscar Joulian
      Adjoint au Maire de Marseille, délégué aux fonctions d’Officier de l’Etat-Civil, et lecture faite
      au déclarant et aux témoins avons signé
      Vaouilmeplait - Albar - Poyet - Joulian

      Mention marginale :
      Mariée à Paris Xe le 12 sept. 07
      avec Julien Georges René
      François

      (signature illisible)

      Répondre à ce message

      • La dernière des Vaouilmeplait… 4 octobre 2015 19:09, par mieme

        Bonsoir,
        Merci beaucoup pour vos transcriptions, elles sont très bien faite, je les ai mises dans l’arbre des VAOUILMEPLAIT (avec indication du rédacteur). Comme la recherche n’est pas aisée dans ces registres, elles sont les bienvenues.
        A Lamarche, j’ai retrouvé un Charles Louis en plus, il est né le 30 août 1793, mais plus de trace après ... et pourtant j’ai cherché.
        Cordialement

        Répondre à ce message

  • La dernière des Vaouilmeplait… 3 octobre 2015 10:33, par Joël

    Bonjour
    Cette enquête a attiré mon attention car il y a une poignée de Vaouilmeplait dans mon arbre. Ils sont là car l’une des porteuse est épouse d’un nommé Peru dont j’ai exploré la branche qui est homonyme d’un de mes ancêtre, sans pouvoir l’y relier. Au cours de mes recherches dans les R.P. des Vosges, j’ai rencontré des Vaouilmeplait comme témoins, parrains, présents,... c’est bien un nom que l’on remarque !
    Il y a de forte probabilité que, sur les 134 arbres comportant ce nom dans Geneanet, seuls quelques-uns y recensent réellement des ancêtres directs. Il faut rendre hommage à vous et à tous les généalogistes qui ont la curiosité et prennent le temps de s’intéresser à d’autres branches que celles de leur propre filiation.
    Le principe de transmission du nom conduit inéluctablement à la disparition des noms les moins portés ou, au mieux, à leur subsistance. En y regardant bien, je suis sûr que chacun a, dans ses ancêtres, un rameau avec un nom aussi rare. De quoi publier encore de belles enquêtes comme celle-ci.

    Joël DIDIER

    Répondre à ce message

  • La dernière des Vaouilmeplait… 1er octobre 2015 22:27, par herbron

    passionnant et les commentaires aussi .un roman Cette histoire ce sont nos histoires

    Répondre à ce message

  • La dernière des Vaouilmeplait… 1er octobre 2015 15:24, par Benoit SOLT

    Bonjour
    Bravo pour cette enquête passionnante, mais je me demandais : êtes vous vraiment certains qu’il n’y a plus de "Vaouilmeplait" de nos jours ? Car un nom aussi rare a moins de chance d’être référencé dans les moteurs de recherche qu’un autre et beaucoup de personnes ne sont pas dans l’annuaire, elles se contentent d’un portable.
    Et puis qui est-ce cette Capucine Vaouilmeplait qui a écrit le blog "LePoil et Capucine" en 2008 et 209 ? Quelqu’un dont c’est vraiment le patronyme ou une personne qui utilise un pseudonyme ? Fidèles à leur nom ils semblent avoir pas mal voyagé et il se pourrait qu’une branche ait survécu là où on ne la pas cherchée. On peut, peut-être faire une annonce au journal de 20h : "Recherche Vaouilmeplait désespérément" ou à défaut sur Généanet. Qui sait il y en aura peut-être un qui sortira du chapeau. Ce serait bien que ce patronyme poétique ait subsisté...non ?

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  • La dernière des Vaouilmeplait… 1er octobre 2015 08:24, par irene Vigneau

    J’ai aussi dans ma généalogie un Etienne Vaouilmeplait à Goncourt Hte Marne. Veuf de Catherine Guinot, marchand de cette paroisse, marié le 14 novembre 1758 avec Marie Sébillotte (fille mineure née à Goncourt le 16 juin 1740)parmi les témoins figure François Vaouilmeplait marchand également frère de l’époux

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  • La dernière des Vaouilmeplait… 1er octobre 2015 01:53, par mieme

    Bonjour,
    Mélanie Joséphine VAOUILMEPLAIT citée dans cette page de la Gazette du Web est bien décédée à Marseille le 27 juillet 1881 âgée de 9 mois, née à Marseille, fille de Charles VAOUILMEPLAIT caoutchoutier et de Sidonie Joséphine ROUX, ménagère. Son père est âgé de vingt huit ans.
    Source archives départementale des Bouches du Rhône vue 72
    Sans votre article je ne l’aurais certainement pas trouvé.
    Cordialement

    Répondre à ce message

    • La dernière des Vaouilmeplait… 2 octobre 2015 19:09, par Michel BAUMGARTH

      Mélanie Joséphine Vaouilmeplait est donc bien fille de Charles François et Sidonie Joséphine ROUX.
      Ele est donc la 4 ème de leurs 10 enfants, entre Marie Eugénie 28/7/1878 Paris 15 -34/9/1883 Paris 15 et Louise
      (Lucie ?) Joséphine 13/10/1882 Paris 15 -17/7/1885 Paris 15.

      Il faut donc admettre qu’entre la naissance de la N° 3
      ( 28/7/1978 Paris 15 ) et celle de N°5 ( 13/10/1882 Paris 15) le couple a vécu une partie de cet intervalle de temps à Marseille et y a fait N°4 ( vers novembre 1880 ; qui y décéde 9 mois plus tard.), puis est retourné à Paris 15.

      Il y a donc un intervalle Marseillais de durée inconnue , (mais au maximum de de 3 ans et 10 mois).

      Je vais vérifier si l’adresse du couple à Paris 15 est identique avant et après l’escapade phocéenne.

      Au vu de la fécondité +++ de Sidonie et l’intervalle sans grossesse de 2 ans ( 28/12/1878 à vers novembre 1880), il reste de la place pour une éventuelle 11e naissance...
      Mais nous n’avons rien trouvé à Paris ( 15). ni dans les tables décennales de Marseille.

      Répondre à ce message

  • La dernière des Vaouilmeplait… 1er octobre 2015 01:34, par Xavier FOURNIGUET

    Bonjour,

    Tout d’abord, cet article me rassure sur un point : j’ai longuement cherché un acte dans les registres du 19e siècle de Marseille sans jamais l’avoir trouvé (acte mentionné dans un autre acte dans les Alpes de Haute-Provence et figurant bien dans la table décennale à Marseille) ; je ne suis donc pas le seul à avoir des problèmes avec Marseille...

    J’ai déjà croisé des patronymes "inhabituels" comme celui dont il est question ici. C’est toujours une occasion d’exciter ma curiosité au-delà de ma famille.

    Les patronymes qui disparaissent sont une réalité. DEHERQUE, patronyme originaire de la Marne et du sud des Ardennes et patronyme d’une de mes arrière-grands-mères a maintenant disparu. Selon les travaux de l’INSEE utilisés par le site « géopatronyme », une seule naissance dans la période étudiée, et c’était il y a plus de 100 ans.

    D’autres résistent : FORTEAUX (ceux avec un "X" à la fin [1]), patronyme de ma mère, annoncé comme presque éteint par L’INSEE dans la classification de ses résultats (dans la période leur étude, ils ont trouvé 7 naissances mais ils ont perdu en route mon grand-père et son petit frère, pourtant nés à Paris en 1895 et 1903, et bien avec la même orthographe, soit neuf naissances en réalité), continue sa route avec 10 naissances enregistrées depuis la fin de l’étude de l’INSEE, dont 6 garçons (ratio plus favorable que pour les VAUOILMEPLAIT).

    Cordialement.

    [1] Je précise, car les FORTEAUX (région d’Evreux) ne sont pas originaires de la même région que les FORTEAU qui ne sont pas menacés de disparition.

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  • La dernière des Vaouilmeplait… 30 septembre 2015 16:38, par Michel Brulé

    Bonjour
    J’ai trouvé votre article intéressant, dans la mesure où mon épouse a, parmi ses ascendants une famille Vaouilmeplait, dont une Jeanne née l’an 7 de la République. En fait, si je me réfère à l’arbre généalogique joint à cet article, cette Jeanne est une descendante d’Antoine (1668-1732.
    Et puis ce nom est plutôt sympathique !!!!

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  • La dernière des Vaouilmeplait… 30 septembre 2015 08:27, par tatoomsutra

    J’ai tout simplement adoré et espéré qu’il y aurait une suite. Un petit ou une petite dernière (puisque aujourd’hui les femmes et enfants ont le choix de leur patronyme) dernier qui surgirait pour dire : Non, il y a encore moi... Il est vrai que j’aimerai bien savoir comment ce nom est apparu : Un saltimbanque, un marchand, un aventurier, un compagnon du devoir, un enfant abandonné, un marin, un esprit rebelle...
    Enfin, mon imagination papillonne plein de belles histoires...
    Bonne journée
    Béatrice

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    • La dernière des Vaouilmeplait… 4 octobre 2015 23:10, par Michel BAÙMGARTH

      À TATOOMSUTRA :
      Votre souhait d’une suite à cet article est exaucé grâce à Serge Georges dit Rap et Mième :

      1- Notre article se terminait sur l’existence d’une énigmatique Mélanie Joséphine Vaouilmeplait décédée le 25/7/1881 dans la ville de Marseille, donc bien loin des localités où vécurent ses homonymes ; mais nous n’avions pas trouvé l’acte et donc les références de ses géniteurs…

      2- Serge Georges dit Rap a trouvé cet acte et donc les parents .
      À notre grand étonnement (et à l’encontre de notre hypothèse ), ce sont Charles François et Sidonie Joséphine Roux, c’est à dire le couple fondateur de la branche parisienne que nous avions retrouvée.
      Mélanie était donc la soeur de notre dernière des Vaouilmeplait…
      Le couple avait donc fait une parenthèse dans leur vie parisienne entre 1878 ( naissance à Paris 15 - le 28/12/1875- de Marie Eugénie et 1883 ( naissance à Paris 15 - le 13/10/1883- de Louise (Lucie) Joséphine. Ce que corrobore la différence d’adresse à Paris 15 avant et après l’escapade phocéenne ( rue Viala puis rue Marey).

      3- Les données que nous avions recueillies aux archives de Paris laissaient apparaître un
      intervalle de presque 5 ans sans naissance , ce qui détonait singulièrement avec la fécondité prolixe
      de Sidonie.
      Cela n’avait pas échappé à la sagacité de Marie-Claire ANCEL, ma lointaine cousine et proche complice, corédactrice de l’article ; mais nous ne pouvions que croire les registres…

      4- Pour moi, l’existence de Mélanie révélée par Serge George venait donc combler cette anomalie.
      Mais l’intuition féminine jointe à la solide expérience de Marie-Claire la laissait dubitative et elle m’a fait remarqué qu’il restait quand même deux intervalles d’infertilité de 1 an et 10 mois avant Mélanie et 2 ans et 11 mois après ; d’où la possibilité d’autre (s) naissance(s) à Marseille.

      5-Mième nous est particulièrement connu : c’est l’un des auteurs d’arbres Vaouilmeplait que nous avons largement utilisé. Ses commentaires sur notre article m’ont convaincu qu’il a repris ses recherches sur la famille.
      J’ai donc consulté son arbre et parmi les très nombreux ajouts qu’il a fait depuis la période de nos recherches, il y a :
      … l’existence d’une deuxième marseillaise : Marguerite Sidonie .
      ( … et en prime une treizième enfant du couple : Marie-Louise décédée à Paris 15 , le 25/9/1983 à l’âge de 4 ans et demi, donc née à Paris en 1879 d’après son acte de décès ( mais l’acte de naissance est introuvable et les tables décennales-naissances n’en font pas mention ; ce qui explique que nous ne l’ayons pas découverte ).

      6- D’après l’arbre Mième, cette Marguerite Sidonie est née le 5 juin 1882 à Marseille ; elle a eu un enfant de sexe non précisé à une date et sous un patronyme non mentionnés, puis s’est mariée en 1907 à Paris 10.
      S’il a été déclaré Vaouilmeplait, il rejoindrait alors son cousin Marcel Henri dans la onzième et ultime génération des Vaouilmeplait.
      Et dans cette occurrence, s’il était de sexe masculin le patronyme aurait pu perdurer…

      Mais Géopatronyme est formel : pas de naissance Vaouilmeplait depuis 1894 …
      Et pourtant Marcel Henri est né ( et mort) en 1900 …*

      (* Dans l’article nous avons expliqué en renvoi bas de page pourquoi il était inconnu de Géopatronyme.com)

      Un grand merci à Serge Georges dit Rap et à Mième.

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      • La dernière des Vaouilmeplait… 5 octobre 2015 08:03, par tatoomsutra

        Merci pour votre réponse à mon message. Je suis contente de savoir que cette bouteille que vous avez lancé a trouvé autant d’intérêt auprès des lecteurs et je suis sûre que vous avez ainsi rendu du courage à ceux qui descendent des Vaouilmeplait : Patronyme porteur de tant de rêves et de mystères. J’ai croisé dans les registres de Charente, il y a qques jours, un très joli patronyme : Alamijuin. Depuis votre article, je ne regarde plus les noms de famille de la même façon. Comme vous le dites, c’est maintenant aux descendants et autres généanautes de prendre la relève et je suis certaines qu’ils seront nombreux à le faire comme Serge Georges dit Rap et Mième. J’irai de temps en temps jeter un oeil sur ces arbres pour prendre des nouvelles des Vaouilmeplait...
        Merci encore pour votre article et votre réponse. Bonne route pour vos recherches personnelles.
        Bonne journée
        Béatrice

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  • La dernière des Vaouilmeplait… 28 septembre 2015 15:32, par mieme

    A mon message précédent concernant l’arbre des VAOUILMEPLAIT, conmme père de l’Antoine VAOUILMEPLAIT indiqué né 1668 ( je pense qu’il est né avant), je vois plutôt l’Antoine du haut de cet arbre né vers 1620. en effet à son second mariage le beau frère de l’époux est Jean LALLEMAND Tixier qui je pense est marié à Jeanne VAOUILMEPLAIT, ce couple LALLEMAND x VAOUILMEPLAIT a un enfant Nicolas né en 1670 et donc cette Jeanne ne peut être la fille de Léonarde ROBERT (née vers 1641) x Nicolas VAOUILMEPLAIT, elle serait donc la fille d’Antoine né vers 1620 et son frère Antoine VAOUILMEPLAIT né avant 1668 serait aussi le fils d’Antoine VAOUILMEPLAIT né en 1620.
    Cordialement

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  • La dernière des Vaouilmeplait… 28 septembre 2015 14:54, par mieme

    Bonjour,
    L’article est intéressant, mais j’ajoute que la branche des VAOUILMEPLAIT d’Urville 88 n’est peut-être pas, comme je le pensais, le lieu d’origine.

    En effet elle n’est pas seule branche que l’on peut trouver au XVIe et XVIIe, puisqu’il y a 2 mères en 1661 et 1664 nommées "Va la ou il me plaist" et "Va ou il me plaist" dans l’Aube (registres de Troyes en 1661 et 1664) et des Vaouilmeplaist à Paris : un apprenti peintre né en 1612, son père Nicolas Vaouilmeplaist hôtelier en 1631 est donc né avant 1600, donc avant ceux que nous trouvons dans les registres d’Urville (88).

    Archives nationales (extraits)
    Documents
    du
    Minutier central
    des notaires de Paris
    peintres, sculpteurs et graveurs au XVIIe siècle (1600-1650).
    Tome II

    La recherche du lieu d’origine reste donc à chercher ... cette recherche est pleine de surprise !
    Cordialement,

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  • La dernière des Vaouilmeplait… 20 septembre 2015 10:04, par thierry PLUMAIL

    bonjour
    pour la naissance de Barbe à Allamps , de Allamps d’Allamps , dalem en phonétique .
    la retranscription par le secrétaire de mairie d’un mot prononcé qu’il n’a pas compris...
    voila tout l’intérêt de la généalogie au travers des actes nous avons une connaissance de la prononciation de certains mots dans le passé et nous sommes surpris souvent d’être passé sur certains noms ou mots sans tilter.
    c’est un bien bel article sur un bien joli nom de famille ...

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  • La dernière des Vaouilmeplait… 19 septembre 2015 13:35, par Alain Gérardin

    Bonjour
    J’ai rencontré ce patronyme dans mes recherches autour de Neufchâteau. Je pensais que c’était un surnom donné par le curé, à une personne qui allait à droite et à gauche.
    Il était témoin de je sais plus quel événement, avant la révolution.
    Cordialement

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  • La dernière des Vaouilmeplait… 19 septembre 2015 10:00, par Jean Gabriel Goichot

    Mon épouse me suggère qu’il s’agit peut-être d’un enfant de gitans ?

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  • La dernière des Vaouilmeplait… 18 septembre 2015 16:53, par Jocelyne Cathelineau

    Je suis émue par cette histoire !
    Vous avez eu raison de chercher même si vous n’avez aucun lien avec les Vaouilmeplaît.
    Mes deux filles, leur demi-frère et leurs trois demi-soeurs d’une première union de leur père, et une partie des enfants de ces demi-frères et soeurs, soit la fille naturelle d’une fille, les trois filles des deux demi-frères et LE garçon du demi-frère qui leur restent portent un nom rarissime : Béjuge. Mon ex-mari, enfant naturel d’une fille unique nommée Clotilde Béjuge, en a été longtemps le dernier porteur. A ce jour je dénombre 10 porteurs seulement du patronyme Béjuge, Isabelle, mariée, portant son nom de femme.
    Sur ces dix personnes,deux seulement sont des hommes(mon beau-fils de 51 ans et son fils Théo) Théo étant le seul d’âge à envisager une descendance... plus tard (il a 18 ans.) Malheureusement, mon beau-fils aîné est décédé à 35 ans, laissant deux demoiselles encore Béjuge.
    Autant dire que sur les épaules de Théo, repose la lourde charge de perpétuer le nom ! Pour le moment il songe surtout à devenir joueur de foot. Et ce n’est pas l’ex-femme de son papy, décédé depuis 4 ans aujourd’hui, qui peut tenter de l’influencer et de l’inciter à générer de nombreux garçons pour sauver la rareté que constitue le patronyme Béjuge.
    Mon ex-mari n’avait aucune famille et le seul lien que j’ai avec ce nom, ce sont mes deux filles jumelles. Toutefois, comme vous, je trouve triste qu’un nom disparaisse !
    J’ai une consolation : c’est moi qui il y a plus de 20 ans ai levé le mystère sur ce nom curieux, en retrouvant en Italie, dans la province de Côme, un certain Giovanni-Battista Bizzozzero qui, au début du 19e siècle, a quitté la Lombardie pour Lyon, et a épousé au passage une savoyarde qui parlait français. Il faut savoir qu’à ce moment, Italiens et Italiennes étaient mal vus à Lyon, où on les accusait d’être des briseurs de grèves : ils étaient utilisés par les "soyeux" pour remplacer les canuts et autres ouvriers rebelles. Alors, Giovanni-Battista qui, si on a croit ce que nous avons vu près de Côme, avait toutes chances d’être blond aux yeux bleus, et avait une épouse francophone, a déclaré à la mairie de Lyon ses deux garçons nés à Lyon comme étant les fils de Jean-Baptiste Béjuge. Pourquoi Béjuge ? Parce que c’est phonétiquement proche d’autres noms bien lyonnais, comme Béjut, Béjuit... A la génération suivante, lorsque ces deux fils sont devenus papas, ils ont transmis le "faux" nom, et n’ont même pas donné à leurs enfants un second prénom italien pour évoquer leur histoire. Au milieu du 19e, alors que l’ancêtre "menteur" était décédé, l’Etat a entrepris une vague de rectification des noms de l’état-civil de Lyon. Ils étaient bourrés d’erreurs, volontaires ou non, et d’office, près d’un tiers des noms a été rectifié (renseignement donné par le Cercle Généalogique de Lyon auquel j’adhérais.) Les quelques Béjuge en vie ont été priés de s’appeler Bizzozzero, mais si la branche d’Antoine l’a fait quelque temps, la branche de François s’est cramponnée à Béjuge. Il y a eu peu d’enfants à chaque génération, et Clotilde Béjuge née en 1906 sur la Croix-Rousse semble avoir été, avec son père Claude, la dernière porteuse du nom. Elle était enfant unique, ses quelques cousins avaient d’autres noms.
    Chance pour le nom, en 1939, Clotilde Béjuge a accouché d’un enfant naturel nommé comme elle, prénom Jean-Robert, mon ex-mari (9 mai 1939-18 septembre 2011.
    Vous savez la suite : il a eu deux garçons et cinq filles en deux mariages, Marc décédé n’a laissé que deux filles, et Laurent a eu une fille et un garçon...
    Tout ce qu’on peut espérer c’est que les jeunes filles Béjuge qui n’ont pas encore eu d’enfants (Manon et Fanny, filles de mon beau-fils décédé ; Léa, fille de mon beau-fils Laurent ; et mes deux filles âgées de 27 ans) le jour où elles se décideront, accoleront comme la loi leur autorise leur nom de Béjuge à celui du père de leurs enfants. Voire donneront le seul nom de Béjuge, puisque maintenant c’est possible (voilà qui va brouiller les arbres généalogiques futurs !) Espérance bien faible, qui repose sur bien peu d’éventuelles mères : Léa ne veut pas d’enfant et ma fille Clémence, atteinte d’un handicap lourd, est interdite de grossesse. Et puis, il faut également tenir compte du désir du père des enfants, compagnon ou mari d’une demoiselle Béjuge ! Marine Béjuge, fille naturelle de la fille aînée de mon ex-mari, Isabelle, a déjà deux enfants. En couple avec un musulman traditionaliste, il était impensable que Chaïda et Hamzra s’appellent Béjuge...
    Encore bravo pour cette recherche si intéressante et si émouvante, qui aura forcément un écho chez les personnes qui comme moi, ont cotôyé un nom en voie de disparition...
    Jocelyne Cathelineau (ex-Béjuge, vous l’avez compris !)

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    • La dernière des Vaouilmeplait… 19 septembre 2015 17:53, par VERGEREAU

      Cathelineau ...
      Jacques Cathelineau, généralissime de l’armée catholique et royale ...
      De mémoire et à vérifier ...
      N’est-ce pas sa veuve qui remariée et présentée à Napoléon se serait entendu dire :
      Madame, lorsque l’on porte le nom qui était le vôtre, on le garde !
      Salut et fraternité
      VGU

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  • La dernière des Vaouilmeplait… 18 septembre 2015 16:34, par Michel PENAUD

    Je veux simplement dire à quel point j’ai apprécié cet article, résultat d’un long travail, et si bien écrit. Une vraie page d’histoire généalogique !.
    Merci à ses auteurs.

    Michel Penaud

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  • La dernière des Vaouilmeplait… 18 septembre 2015 12:59

    Vos recherches sont fascinantes et passionnées,votre article vraiment interessant,étant moi-même concernée par l’extinction de ma branche,bien sûr il y a d’autres lignées mais, avec ma sœur,nous sommes les deux dernières descendantes (ayant eut chacune un fils qui comme vous le précisé ne porte pas notre nom)....mon père était si triste !!!! pas un seul cousin à l’horizon !!!!! connaissez-vous l’origine de ce nom ???comment ont-ils pu hériter d’un tel patronyme ??? comme vous je m’attarde quelquefois sur ces trouvailles généalogiques....faites-nous encore rêver,s’il vous plait

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  • La dernière des Vaouilmeplait… 18 septembre 2015 12:16, par Serge Georges dit Rap

    Bonjour,

    merci Monsieur Baumgarth pour cet article très intéressant, comme à votre habitude. Cette lecture me touchait d’autant plus que nous risquons de connaître la même fin dans notre famille, pour le nom en tout cas, si les deux derniers garçons ne s’y mettent pas :)

    Permettez-moi d’apporter ma pierre à votre recherche, concernant votre 141e Vaouilmeplait, les AD des Bouches-du-Rhône nous montrent en effet dans le registre 5 de juillet 1881 son acte de décès n°426 à la vue 72 : "… fille de Charles… et de Sidonie Joséphine Roux…"

    Bien cordialement,
    Serge

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    • La dernière des Vaouilmeplait… 26 septembre 2015 11:55, par Michel BAÙMARTH

      Je vous remercie de votre précision , mais elle me laisse très perplexe pour deux raisons :
      1-j’avoue avoir été incapable de retrouver l’acte que vous signalez.
      2- Cette Mélanie Joséphine Vaouilmeplait (que nous avons retrouvé décédée à Marseille en 1881 d’après la table décennale 5 mais non trouvée dans les actes) , nous pensions qu’elle était la fille d’un Vaouilmeplait installé pendant des années à Avignon et qui est retourné mourir dans les Vosges ( proximité Avignon -Marseille...) , mais nous n’avions rien retrouvé pour sa possible naissance en Avignon.
      Vous nous dites que l’acte de décès des Bouches du Rhône la donne fille de Charles et Sidonie Joséphine ROUX.
      Nous avions retrouvé 9 enfants pour ce couple entre 1876 et 1894 tous nés à Paris dont 5 filles dont seules 2 sont nées avant 1881 (année de la date de décès des Bouches du Rhône) et dont les prénoms sont Marie Augustine et Marie Eugénie ... donc pas de Mélanie Joséphine.
      Quant à la famille, elle demeure à Paris au moins de 1876 à 1894 ; Comment l’une des filles aurait-elle pu décéder dans les Bouches du Rhône en 1881 ?
      Mais les curiosités de la généalogie sont légions et la Gazette nous en livre régulièrement pour notre plus grand plaisir .
      Ce mystère mérite d’être éclairci : livrez-nous vite le texte de cet acte de décès.
      Cordialement,
      Michel BAÙMGARTH

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      • La dernière des Vaouilmeplait… 30 septembre 2015 23:58, par Serge Georges dit Rap

        La lecture de votre réponse et de l’acte de décès m’a fait rechercher aussi sa naissance à Marseille, et je vous livre donc les deux actes. On y remarque que, dans le texte des actes aussi bien qu’en marge, le nom est écrit en minuscules après l’initiale, et avec les accents.
        Le père-déclarant signe apparemment sans mettre d’accents.

        Acte de naissance, n°353 (registre 8, vue 32)

        L’An mil huit cent quatre-vingt, et le vingt-trois Octobre à dix heure et quart
        ACTE DE NAISSANCE de Mélanie Joséphine Vaoùilmeplaît
        e à Marseille, hier à cinq heures du soir, rue de la Belle
        de Mai 16, fille de Charles Vaoùilmeplaît, âgé de
        vingt-huit ans, caoutchoutier, et de Sidonie Joséphine
        Roux, âgée de vingt-six ans, sans profession,
        mariés et demeurant dite maison.

        Le sexe de l’enfant présenté est reconnu féminin ; Témoins sieurs Joseph
        Haag, âgé de cinquante ans, cordonnier domicilié
        et demeurant rue de Turenne (?) et Jean Baptiste
        Viotti, âgé de quatre-vingt-quatre ans, tailleur d’habits
        domicilié
        et demeurant rue Fontaine d’Armeny, 13 ; sur la déclaration faite par le père
        qui a signé avec les témoins.
        Constaté par Nous, Henri de Mondriches (?)
        Adjoint au Maire de Marseille, délégué aux fonctions d’Officier de l’Etat-Civil, et lecture faite
        a… déclarants et aux témoins avons signé
        Vaouilmeplait - Joseph Haag - Viotti - illisible

        Acte de décès, n°426 (registre 5, vue 72)

        L’An mil huit cent quatre-vingt-un, et le vingt-sept Juillet (…) une heure trois quarts
        ACTE DE DECES de Mélanie Joséphine Vaoùilmeplaît
        décédée à Marseille, ce matin à sept heures, chez ses père et mère
        rue Belle de Mai 16, âgée de neuf mois, née à Marseille,
        fille de Charles Vaoùilmeplaît, caoutchoutier, et de
        Sidonie Josephine Roux, ménagère

        sur la déclaration faite par le père âgé de vingt-huit ans
        domiciliés et demeurant … et Jean Perrot, âgé de trente-un ans, limonadier
        domicilié et demeurant rue Tilsit (?) 10. Constaté, d’après la loi,
        par Nous, Louis Nicolas
        Adjoint au Maire de Marseille, délégué aux fonctions d’Officier de l’Etat-Civil, et lecture faite
        aux déclarants avons signé avec eux
        Vaouilmeplait - Perrot - Nicolas

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  • La dernière des Vaouilmeplait… 18 septembre 2015 10:09, par Alain

    ça me fait penser à la disparition des Néanderthaliens, ont-ils réellement disparût ? J’en doute, car au fond de nous, ou plutôt d’une partie de la population mondiale, des personnes qui ont du sang des Néanderthaliens. Il en est de même avec ce charmant nom de famille Vaouilmeplait.
    J’ai moi, par ma mère du sang breton, même si, son nom c’est éteint de la ligné de mon grand-père qui n’a eu qu’une fille.
    Au 19e siècle, souvent les noms de couple se superposaient.
    Tel ce magicien très connu du nom de Robert qui a ajouté le nom de son épouse au sien pour faire : Robert - Houdin ou du plus celébre agriculteur d’asperge d’Argenteuil :Mr Lhérault-Salboeuf... Etc

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    • La dernière des Vaouilmeplait…et Néandertal, 18 septembre 2015 16:36, par Michel PENAUD

      Par ailleurs, concernant l’homme de Néandertal, si, il a bel et bien disparu mais, en Europe, selon les dernières recherches scientifiques, l’homme de Néandertal et l’homo sapiens (nous) se sont hybridés et nous avons tous quelques "pour-cent" de son patrimoine génétique. Voir articles sur revues, ou internet sérieux.
      Michel Penaud

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  • La dernière des Vaouilmeplait… 18 septembre 2015 08:38, par Alain Torcheboeuf

    Bonjour,

    Votre recherche sur ce patronyme insolite est très intéressante. Avez-vous consulté le site de la BNF "Gallica" ? La recherche avancée donne 7 résultats pour Vaouilmeplait. Par exemple : A. Vaouilmeplait et Ch. V. marchands d’instruments de musique (à vent, orgues, violons, basses, guitares)à Sauville (Vosges)cités dans l’Almanach du Commerce entre 1837 et 1849. Mais aussi, dans le Petit Parisien du 3 août 1933 la relation d’un accident de la circulation dans lequel Alphonse Vaouilmeplait, demeurant 48 rue Berthe à Paris, a été sérieusement contusionné.

    Cordialement, Alain T.

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    • La dernière des Vaouilmeplait… 4 octobre 2015 21:04, par Michel BAÙMGARTH

      À Alain Torcheboeuf :
      Non, nous n’avons cherché dans Gallica ; mais au court de nos recherches, nous avons rencontré ces Vaouilmeplait facteurs d’archet.
      Quant à l’Alphonse accidenté en 1933, il s’agit ( très probablement ) d’Alphonse Charles, né en 1891 à Paris, frère de notre dernière des Vaouilmeplait, marié en 1924 à Paris et décédé en 1960 à Paris et donc sans descendance d’après Géopatronyme.com.

      Réaliser l’arbre exhaustif des Vaouilmeplait ( dont aucun n’est de nos parentèles ) n’était évidemment pas notre objectif : la présence de Barbe V. dans notre village de Friesenheim a d’abord excité notre curiosité, puis nous avons pris conscience de l’extinction de cette famille et il nous a paru intéressant d’en analyser les causes et de partager nos réflexions avec les lecteurs de la Gazette.
      Bien sûr, il reste des tas de choses à découvrir sur les Vaouilmeplait ; mais il nous semble que c’est là l’affaire des généanautes descendants des Vaouilmeplait et nous espérons qu’ils reprendront leurs recherches à la lumière de ces nouvelles données. Bien sûr, nous avons averti les auteurs des arbres les plus conséquents de la parution de notre article.

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  • La dernière des Vaouilmeplait… 17 septembre 2015 20:18, par Martine Hautot

    Bonjour,
    M’interrogeant sur l’origine de ce nom étonnant ,j’ai d’abord consulté Geneanet. Selon ce site, ce pourrait être le surnom d’un soldat. J-L Beaucarnot y verrait plutôt le nom d’un enfant trouvé . Enfin j’ai découvert l’existence d’ une association organisant un festival à Charmes dans les Vosges portant ce nom de Vaouilmeplait. Les responsables disent avoir choisi ce nom en référence à une vieille famille de colporteurs.

    http://arpro3.sdv.fr/pdfvosgesm/2014/2014.0213/12-8557495049525156515457525310610470.pdf

    Vaoùilmeplaît, pourquoi
    cette dénomination ont
    dit certains ? « C’est un
    nom qui apparaît sans doute
    après la Renaissance avec le
    développement du colportage.
    Jusqu’au XIXe siècle, on
    trouve en Lorraine plusieurs
    familles de marchands ambulants
    qui le porte : épingliers,
    boutonniers et autres bonimenteurs
    qui avaient pour
    habitude de voyager loin et
    prendre plaisir à rencontrer le
    monde."

    Cela me paraît une piste intéressante . Il serait peut-être possible de vérifier avec les premiers recensements.
    En tous cas,votre enquête est passionnante .
    Bien cordialement ,
    Martine Hautot

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    • La dernière des Vaouilmeplait… 18 septembre 2015 08:56, par Agnès HECTOR

      Bonjour,
      Je me suis régalée à la lecture de cette enquête passionnante ; merci de nous l’avoir fait partager. Je ne suis pas sûre que la désaffection pour le mariage soit uniquement liée à la perte du "nom de famille" pour la future épouse,mais ayant reçu mon nom de famille de deux mère célibataires en 1907 et 1932, je suis effectivement très attachée au nom léguée par ces "amazones" et je ne me suis jamais mariée ! Un nouvel éclairage psychologique à envisager donc ... :-))
      Merci aussi à Martine HAUTOT, la piste des colporteurs semble très vraisemblable ; des colporteurs aux gabelous, effectivement, pourquoi pas ?
      Cordialement,

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      • La dernière des Vaouilmeplait… 3 octobre 2015 10:49, par Colette Boulard

        J’ai moi aussi trouvé cette enquête très intéressante,agréable à lire et attachante, ce qui est un comble pour ce patronyme qui fleure bon la liberté !

        Je ne pense pas non plus que la désaffection contemporaine pour le mariage soit liée au refus féminin de la perte de son patronyme. Pour deux raisons au moins : d’une part c’est me semble-t-il un rejet de l’institution et de l’engagement " on n’a pas besoin de papier" qui émane des femmes comme des hommes, et pas qu’en France. Un vent de liberté, bien illusoire, mais réel au niveau du ressenti dans les années 60/70. Or dans d’autres pays proches, le nom de l’épouse est accolé à celui du mari. Ensuite comment un généalogiste peut-il écrire qu’une femme perd son patronyme en épousant quelqu’un ? Nous sommes très bien placés pour savoir qu’elle le garde toute sa vie, tous les actes officiels étant faits avec ce seul nom.

        Par contre, et jusqu’à une époque récente, il fallait en France qu’un enfant naisse d’une femme célibataire pour qu’il puisse officiellement porter le patronyme de celle-ci. La dernière femme d’une branche qui allait s’éteindre pouvait tenter de la prolonger en mettant au monde un ou des enfants dont elle excluait par avance toute reconnaissance paternelle. Avons que c’était cher payé par le ou les enfants, à tous points de vue. Je ne parle même pas du père, écarté d’office.

        Restait peut-être encore la demande administrative de nom à relever, mais là aussi, quelle démarche et quel prix pour l’enfant à naître ! Un devoir bien lourd pour lui.
        Il n’y a plus qu’à le prénommer Désiré et, ainsi instrumentalisé avant même sa naissance, il aura une charge familiale à remplir : il n’ira pas où il lui plaît.

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