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L’emprise de la tante Gal et l’enfermement à la Chevalerie (7e épisode)

Le jeudi 19 novembre 2015, par Danièle Godard-Livet

Cet épisode commence sans doute par un mariage d’amour (ils ne sont pas si fréquents) entre une Angèle Aimée Sauzede, mon arrière-grand-mère et un Antonin Guyonnet, mon arrière-grand-père qui se rencontrent au Verdier sur le chemin entre Bournier et La Chevalerie. Elle est douce, il est naïf et ils n’auront que des filles.
Ils devront d’abord rembourser les dettes du père d’Angèle Aimée ; puis ils tomberont sous la coupe de la grande sœur d’Antonin, Marie Antoinette Guyonnet que tout le monde appellera la tante Gal qui va arranger l’achat de la ferme Lévigne de La Chevalerie, le mariage de leur fille aînée, le célibat des autres et s’entourer de ses autres nièces, mes « tantes ».
Il m’en a fallu du temps pour retrouver l’itinéraire de cette tante Gal ; pas moins que la lecture sur microfiches de tous les recensements disponibles de Vollore et l’aide d’un généalogiste lyonnais et de l’annuaire des professions pour retrouver où et chez quel médecin elle exerçait ses talents de domestique à l’origine. On en parlait beaucoup dans la famille mais toujours à mots couverts.
Le gendre qu’elle trouva pour sa nièce sera mon grand-père, un Godard de Viscomtat, frère de celui de Coubanouze...qui devait bien mal s’entendre avec son père pour accepter cette tutelle et rompre avec le reste de sa famille de Viscomtat et de Coubanouze. La grande guerre, sans doute, avait fait ses ravages sur la famille Godard, séparant deux frères qui eurent des sorts bien différents : celui de Coubanouze n’étant pas mobilisé et celui de Viscomtat servant 7 ans, laissant son fils aîné de 15 ans assurer le travail de la ferme à sa place.

Marie Antoinette Guyonnet 1863-1949 – la tante Gal

Et c’est alors que la tante Gal entre en scène. Ce n’est pas une aïeule, elle est morte avant ma naissance mais son rôle dans l’histoire de la famille a été déterminant.

C’est une Guyonnet, la sœur aînée d’Antonin Guyonnet qui a épousé en 1899 Angèle Aimée Sauzede, une des filles de Michel Annet Sauzede.
Les Guyonnet entrent dans la famille dont ils vont devenir l’unique horizon, la coupant des Godard des Salles et de Viscomtat, des Sauzede de Vollore Montagne et de Celles sur Durolle, des Brière et des Treille de Noirétable et d’Arconsat et des Lévigne de la Chevalerie...et même des Guyonnet de Bournier.

Les guyonnet de Bournier

Les Guyonnet sont une famille établie à Vollore Montagne depuis les années 1700, et plus précisément à Bournier pour ceux qui nous occupent. Le nom n’est pas rare et on en retrouve beaucoup dès le XVIIIe siècle de St Just en Chevalet à Limons et Luzillat en passant par Vollore Montagne. La graphie du nom est très variable : Guionet, Bournier-Guionet, Guionet Bournier, Guyonnet.

Une famille d’agriculteurs qui n’invoquent aucune autre activité dans les actes qui les concernent : ni marchands, ni marchands de bois, ni tanneurs, ni colporteurs. Certains ont une activité de peigneurs de chanvre, de tisserands ou plus tard de tailleurs d’habits.

Une famille sans doute plus modeste que celles que nous avons vues jusqu’à présent et qui se tient éloignée de la chose publique : aucun mandat, aucune citation au moment de la révolution, pas même de personnalité locale que l’on retrouve comme témoin aux mariages et aux enterrements. Juste un aïeul au nom étonnant Jean dit le rouge Bournier Guyonnet (1730-1810), dont le fils épousera la fille de Jacques Gatin 1775-1840 (dit Jacques sans crainte maréchal la justice, mort en prison à Riom)... qui se trouve être le trisaïeul du grand-père de Colette Mathieu (une de mes « tantes » évoquée dans mes souvenirs d’enfance au premier épisode).

Une famille dont les enfants se placent un temps comme domestique, chez des cousins plus ou moins proches, comme c’est cas d’Antonin Guyonnet à La Chevalerie avant qu’il n’épouse Angèle Aimée Sauzede ; mais comme c’est le cas pour d’autres aussi :

  • Peronne Guyonnet (1832) une grand-tante de Marie Antoinette Guyonnet qui était domestique à La Chevalerie avant d’épouser à 33 ans un sabotier.
  • Marie Guyonnet (1856) domestique à Noirétable avant d’épouser un Antoine Godard, menuisier de St jean La Vêtre.

Les débuts de Marie Antoinette Guyonnet

Marie Antoinette Guyonnet commence sa vie d’adulte comme domestique à Lyon. On la retrouve dans les années 1880 au 22 rue des remparts d’Ainay chez un vieux médecin célibataire, le docteur Vacher. A sa mort à 88 ans, il en fait son héritière.

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Acte de décès du docteur Vacher
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Antoinette Guyonnet, domestique 22 rue des Remparts d’Ainay

Elle épouse très rapidement un télégraphiste originaire de Mende qui travaillait tout près de la rue des remparts d’Ainay au central téléphonique de Lyon. Le contrat de mariage est passé chez un notaire de Caluire (non retrouvé), mais le mariage a lieu à Vollore Montagne en 1900. Elle a 37 ans et elle est dite rentière.

Le couple s’installe à Lyon avec la petite sœur de Marie Antoinette, Marie Félicie de 16 ans sa cadette qui fait office de domestique. Le couple déménage ensuite à St Etienne où le mari est muté.

Ce n’est qu’en 1920, à la retraite et n’ayant jamais eu d’enfants, que le couple vient s’installer à La Chevalerie chez le petit frère de Marie Antoinette, Antonin qui a épousé Angèle Aimée Sauzede dont il a trois filles : Maria (1900), Finette (1903) et Camille (1913). La tante et le tonton Gal vont alors présider aux destinées de la famille d’Antonin.

Les rencontres qu’elle aurait pu faire à Lyon

Lorsque Marie Antoinette Guyonnet exerçait ses talents de domestique à Lyon, d’autres descendants des Lévigne et des Guyonnet de Vollore Montagne réussissaient à Lyon.

Auguste Lévigne (1848-1939), descendant des marchands de bois de La Chevalerie, fils du maire de Vollore Montagne faisait fortune dans la pharmacie en créant la première grande pharmacie de la région lyonnaise, place Sathonay. Ses enfants seraient docteur en médecine, notaire et prêtre. Petit fils de Barthélémy Maurice Lévigne, lui même petit fils de Pierre Lévigne, il n’avait pas perdu le sens patriarcal qui était la marque de Pierre Lévigne et ses frères étaient ses « obligés », qu’ils soient prêtre comme Firmin, héritier de la Chevalerie comme Anatole, prête-nom de la pharmacie de Sathonay comme Clovis, ou régisseur de la Jallerie comme Jean Marc.

Théodore Lévigne (1848-1912), petit fils d’une Anna Bournier Guyonnet et d’un Jean-Baptiste Lévigne mariés en 1815 à Vollore Ville mais tous les deux issus de Vollore Montagne, devenait un peintre connu, repéré dès ses 15 ans, formé à Lyon et à Paris. Certaines de ses œuvres sont exposées dans des musées. Très prolifique mais assez inégal semble-t-il, il a encore une côte sur le marché de l’art. Ses grands-parents étaient morts très jeune, laissant trois enfants dont un seul fit souche à Vollore Montagne comme tailleur d’habits (l’ancêtre de ma« tante » Colette Mathieu), les deux autres émigrant vers Noirétable, puis Roanne, puis Lyon pour les parents de Théodore. Marie Antoinette Guyonnet était une cousine issue de germain.

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Signature de Theodore Levigne

Aucune de ces rencontres n’a eu lieu, mais ces différences de destinées n’ont sans doute pas manqué d’aiguiser des jalousies déjà anciennes.

La retraite et l’emprise de Marie Antoinette Guyonnet

En amenant une certaine modernité à La Chevalerie, en s’occupant du mariage et de l’installation de Maria et du célibat de Finette et de Camille, en s’entourant de nièces et en invitant ses connaissances stéphanoises, tout en tenant à distance ses autres frères et sœurs Guyonnet et en faisant miroiter à tous son hypothétique fortune et des espoirs d’héritage, la tante Gal aura une grosse emprise sur la famille.

L’achat de la ferme Lévigne de la Chevalerie

Marie Antoinette a-t-elle un contentieux avec son frère Jean Maurice qui s’est établi à Bournier à la suite du père en 1897 et sa sœur Marie Louise qui a épousé un coutelier (Antoine Lévigne) en 1893 partant s’installer à l’Obtancie, hameau de Celles sur Durolle ? Les contrats de mariage de ce frère et de cette sœur mentionnent un paiement de soulte à Marie Louise de la part de Jean Maurice, mais les autres enfants ne sont pas cités !

Marie Antoinette Guyonnet a trouvé en Michel Sauzede (le failli beau-pére de son petit frère Antonin) un complice qu’elle apprécie. Joignent-ils leurs ressentiments d’origine différente pour prendre une revanche sur les Lévigne de La Chevalerie ?
Michel connaissait les griefs de sa mère Marie contre les Lévigne de La Chevalerie et Marie Antoinette n’ignorait pas que tous les Lévigne alliés aux Guyonnet avaient quitté La Chevalerie, laissant la place à la branche Lévigne la plus prospère, celle de Pierre ?

  • Antoine Lévigne, le mari de sa sœur est le fils d’un cousin germain de notre Marie Lévigne ;
  • Henri Clément Lévigne, le mari de sa cousine Jeanne Marie (Sugier Maillot) descend des Lévigne de la Chevalerie, de la branche d’Annet Lévigne et Antoinette Servillie dont les descendants ont quitté depuis longtemps la Chevalerie mais qui y conservent encore des héritages ;
  • Françoise Lévigne, la grand-mère maternelle de Marie Antoinette descend elle-même de cette branche Lévigne anciennement installée à La chevalerie.

Contentieux ou/et revanche Marie Antoinette Guyonnet épouse Gal tout se passera comme si. Marie Antoinette va établir son petit royaume à La Chevalerie et s’entourer de Lévigne face aux « cousins de Bournier ».

Je n’ai malheureusement pas de photo de Marie Antoinette Guyonnet, la redoutée tante Gal, juste une mauvaise photo de son époux Joseph Gal avec son vélo.

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Joseph Gal

Le domaine des Lévigne descendants des marchands de bois qui avaient exclu Marie Lévigne, se trouve en vente : Antonin Guyonnet et sa femme Angèle Aimée Sauzede vont l’acheter et occuper la grande maison de la Chevalerie. Camille et Finette, les sœurs de Maria y auront leur résidence secondaire, comme Marthe, la fille d’Antoine Lévigne et de Marie Louise ou comme Colette, la petite fille d’Henri Clément Lévigne.

Cet achat date de 1921 et nous est connu par le contrat de mariage de Jean Godard et Maria Guyonnet (mes grands-parents paternels), comme un apport des Guyonnet-Sauzede au jeune couple qui cohabitera avec eux. Marie Antoinette Guyonnet a-t-elle contribué à fournir l’argent nécessaire à cet achat ? Nous ne le savons pas, mais, sans cette aide, on peut imaginer la vie de privation qu’il a fallu à Antonin et à Angèle Aimée qui avaient déjà racheté les terres de leur père en 1907, pour acheter à peine vingt ans après un autre domaine !

Domaine qu’ils enviaient et dont le propriétaire partait à la retraite ; une occasion d’obtenir enfin cette maison de famille dont le frère du propriétaire, Auguste Lévigne, avait fait fortune à Lyon, mais domaine dont on peut douter qu’il fût une bonne affaire. En effet, outre les pauvres terres de montagne qu’il comportait, le domaine était aussi constitué de bâtisses ancestrales déjà présentes au cadastre napoléonien de 1810 jamais modernisées mais solidement construites en blocs de granit grossier.

Comparaison des relevés cadastraux de La Chevalerie en 1810 et aujourd’hui :
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Le mariage de Maria Guyonnet avec Jean Godard et le célibat de ses sœurs

On marie donc Maria, l’aînée, avec Jean Godard, un gendre trouvé à Viscomtat qui n’est pas loin. On a vu qu’il est en rupture avec son père avec lequel il ne s’entend pas et sans doute le réseau des Sauzede (de Celles à Arconsat) et des Gouttebarge (marié à une Treille d’Arconsat, mais vivant à Vollore-Montagne) a-t-il aidé à sélectionner ce gendre.

Les deux sœurs de Maria resteront célibataires et deviendront fonctionnaires : Finette entrera dans les postes comme son oncle par alliance, alors que Camille embrassera la carrière d’institutrice. Etait-ce leur vrai choix ou bien la tante Gal l’a-t-elle fait pour elles, sachant que le domaine qu’allait exploiter le gendre n’était pas si grand, que les enfants conduisaient toujours à des partages et que le métier de fonctionnaire avait bien des avantages, comme le montrait la retraite du tonton Gal.

La propriété des trois sœurs restera en indivision jusqu’en 1982, exploitée par la seule qui s’est mariée (Maria, ma grand-mère avec Jean Godard mon grand-père) ou aura lieu le partage entre mon père et sa sœur et la dernière tante encore vivante Finette.

Le contrat de mariage de Jean Godard et Maria Guyonnet ressemble à s’y méprendre à un contrat qui aurait pu être passé un siècle plus tôt, celui de Blaise Treille et Marie Cornet de 1838 par exemple.

Il détaille les apports des parents respectifs,les règles de cohabitation et la dédite en cas de mésentente la répartition des bénéfices.
Maria est avantagée d’un quart en préciput sur ses sœurs pour la propriété acquise en 1921 des Lévigne-Verdier et reçoit aussi en préciput les bois et pacages nommés les Berthes et une part de scitol résultant du partage de 1920.
Les parents de Jean apportent 12 000 F en billets de la banque de France et Jean apporte 100 F de son épargne personnelle.

« les époux Guyonnet s’obligent à recevoir les futurs époux, en leur demeure et compagnie, à les loger, à les nourrir et entretenir, selon leur état et condition, sauf de la part des époux à apporter leur travail et leurs soins dans le ménage commun. Toutefois cette cohabitation n’empêchera pas lesdits futurs de réaliser des bénéfices sur leurs biens propres et leur industrie et pendant tout le temps que durera cette cohabitation, les dits futurs auront droit à la moitié des bénéfices nets qui se réaliseront dans le ménage commun, lesquels bénéfices seront partagés chaque année au 31 décembre. Et si cette cohabitation vient à cesser pour cause d’incompatibilité, les époux Guyonnet s’obligent solidairement mais pour ce cas seulement à payer et verser aux futurs époux... deux cents francs par an, ladite somme représentant le revenu annuel du quart de propriété donné plus haut en préciput à la future épouse. »

Marie Antoinette régnera sur le monde dont elle s’est entourée jusqu’à sa mort. L’héritage du docteur Vacher n’était peut-être pas aussi important que prévu (et fort déprécié pour la partie constituée d’emprunts russes) et elle finira sa vie dépendant uniquement de la retraite de son mari. Qu’a-t-elle vraiment laissé en héritage à sa petite cour ? Il n’en est fait mention nulle part dans les actes que nous possédons, et particulier le partage que font en 1944 les parents Guyonnet-Sauzede à leurs trois filles (partage qui ne deviendra effectif qu’en 1982 pour leurs deux petits enfants (mon père et ma tante et leur unique tante encore vivante). Mais elle gardera jusqu’à la fin ses domestiques, sa sœur Marie Félicie qui ne se mariera pas et le Marcel qui deviendra ensuite le domestique de Jean Godard, et mènera grand train dit-on...(dans les proportions de ce modeste hameau perdu).

C’est dans ce royaume étrange que mon grand-père et ma grand-mère ont vécu, que mon père et ma tante ont grandi et j’ai moi-même connu ce drôle d’univers de tantes qui venaient passer l’été dans ce coin de montagne, se mêlant très peu aux travaux des champs comme des citadines en visite. Sur une propriété indivise exploitée par un seul couple qui ne possédait presque rien, mais rendait sans doute des comptes.

L’exode rural a été particulièrement tardif dans ce petit monde de la montagne de Thiers et des alentours de Noirétable. Mais je ne m’étonne plus d’avoir ressenti le sentiment qu’on y vivait dans un autre temps.
Malgré l’indivision et la cohabitation, les relations familiales hors du cercle restreint des « tantes » étaient extrêmement réduites et je n’apprendrai que récemment que les habitants de la maison voisine de celle de mes grands-parents étaient la cousine de ma grand-mère et son mari (leurs mères étaient des sœurs Sauzede toutes les deux, mais l’une avait épousé un Guyonnet et l’autre un Lévigne, lointain descendant du grand Pierre Lévigne de la Chevalerie), et nous ne parlions pas à ces gens-là.

Les Guyonnet de Bournier, seuls cousins et mal connus

Enfant, je connaissais les « tantes » Lévigne et j’avais entendu parler des cousins de Bournier (très roux avec des taches de rousseur disait-on) que j’ai retrouvés depuis. Mais comme les Godard de Coubanouze et de Viscomtat ou les Treille d’Arconsat, je n’ai jamais connu les cousins Sauzede.

Les relations, peu intenses, avaient sans doute existé puisque je possède une carte postale d’un neveu Guyonnet (Louis, un des fils de Jean Maurice Guyonnet) qui demande en 1918 des nouvelles de la petite Camille née en 1913.

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Louis, un des fils de Jean Maurice Guyonnet

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  • Pour visiter le site de l’auteur : A partir de ce que vous me racontez de votre arbre généalogique ou de vos albums-photos, j’écris pour vous l’histoire de votre famille.

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3 Messages

  • à la seule évocation de la Galle,j’ai comme des démangeaisons-le Robert Plus traduit par « Désir irrépressible »-Rassurez-vous,bonnes gens et dormez tranquille,ce n’est pas contagieux et la Garde veille et couvre le feu(sinon,consulter un leveur de feu)

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  • Me donne l’occasion de me remémorer un vécu personnel qui remonte aux années 1950 à 1960—parmi ces familles quasi tribales de la montagne thiernoise,tout près des lieux cités dans cette saga, un couple marié composé de Tarrerias et d’Ytournel,tata et tonton de La Bergère,qui allait vers la fin de son parcours sans avoir généré une descendance,était devenu un peu le porte drapeau,l’incontournable, que l’on venait consulter tout en rendant les honneurs,comme s’il c’était agi de la sibylle de Panzoust visitée par Panurge sur les conseils de Pantagruel—
    Dans les toutes dernières années, les nièces et neveux leur faisaient étalage de bons sentiments,afin de préparer avantageusement l’ouverture de la succession—
    En gros, avec les petits neveux,une 60taine de lignes d’espérances-
    Lors de la répartition des meubles,j’ai pu récupérer-par procuration- un « crosset »,berceau made imself datant à peu près de 1875 dans lequel ma « grande » maternelle aura poussé ses premiers vagissements- Parmi les objets disponibles, personne n’aura revendiqué le « pia de chausse »,la vieille chaussette feutrée qui servait à passer le café partagé lors des visites-par contre, un parapluie amené par une des nièces a bien failli se retrouver dans la part d’héritage d’une autre !!!

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    • L’emprise de la tante Gal et l’enfermement à la Chevalerie (7e épisode) 20 novembre 2015 17:27, par danièle Godard-Livet

      Merci lecteur compétent et assidu !
      Ne trouvant pas la tante Gal, j’ai longtemps cru moi aussi qu’il s’agissait d’un surnom pour cet être mauvais comme la galle. Mais non, il s’agissait bien de son nom d’épouse ; merci aux recensements qui m’ont permis de mettre la main dessus. Et après tout, qui faut-il accuser la tante Gal ou ceux qui n’ont vécu que pour l’héritage ?
      Il ne faut pas remonter si loin pour trouver des horreurs en termes d’héritages : actuellement en 2015, l’héritage de mes parents nous donne un bel exemple quasiment balzacien.
      Il reste de beaux jours à l’écriture des histoires de famille.
      Bien à vous
      Danièle

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