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Généalogie et iconographie

Le lundi 1er janvier 2001, par Stefan Moginet

L’iconographie familiale (photographies, dessins, peintures à l’huile, aquarelles, gravures, miniatures, etc.) est un complément indispensable pour « donner vie » à une généalogie. Stefan Moginet nous explique comment utiliser ces documents.

La Généalogie, science et rêverie

Bien que défendue comme une science par les professionnels, la généalogie offre aussi à l’amateur un support de rêve privilégié : le voyage dans le temps ; non seulement l’évocation du passé mais aussi une meilleure connaissance de la notion du temps.

Mais un arbre généalogique (aussi décoré soit-il) ne présente que des portes fermées comportant des noms et des dates, derrière lesquelles se cachent des vies entières.

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Dans chaque généalogiste cohabitent un détective et un historien.

La réunion de tous les documents disponibles concernant une même personne permet une meilleure compréhension de sa vie.
Leur identification, leur datation, leur classement leur donnera la cohérence.

La mise en page (sélection des documents, rapprochements pertinents, titrages, rédaction des légendes et de quelques commentaires) en feront une histoire.

L’accumulation de toutes ces histoires interactives offre aux descendants curieux une passionnante chronique et, pour les générations futures, un véritable document historique, la satisfaction ultime pour un généalogiste passionné.

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L’iconographie familiale

La photographie est évidemment le document privilégié, puisqu’il nous donne des renseignements sur l’aspect physique d’un parent, les décors, les costumes, les mœurs et les activités de l’époque.

Les archives photographiques familiales couvrent 150 ans, soit 6 ou 7 générations.

Ces archives racontent également l’histoire de la photographie :

  • 1816 : invention de la photographie (Niepce).
  • 1859 : Daguerréotypes et multiplication des portraitistes. C’est l’époque des belles couleurs sépia, des décors en trompe-l’œil, des cartonnages avec gaufrages et dorures.
  • 1910 : apparition des appareils facilement portables et de la pellicule souple. C’est le vrai début de la « photo de famille » vouée à fixer les moments heureux ou solennels : naissances, baptêmes, communions, mariages, anniversaires, fêtes, vacances et voyages, etc.
  • 1915 : la photo d’identité. La suite chronologique des photos d’identité d’une même personne à différents ages, donne un raccourci saisissant de son évolution.
  • 1950 : l’apparition du flash, et la sensibilité accrue des pellicules permettent « l’instantané » et des tirages sur papier glacés blanc ou chamois, aux bords dentelés.
  • 1960 : pellicules couleurs et diapositives.
  • 1965 : les appareils polaroïd.
  • 2000 : la photo numérique.
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L’iconographie ne se limite pas à la photo

Dans certaines familles, on trouve des portraits (dessins, peintures à l’huile, aquarelles, gravures, miniatures, etc.) antérieurs à la photographie.

En plus des informations qu’ils apportent, toutes sortes de documents, avec leurs matières, leurs graphismes et leurs styles rédactionnels spécifiques, participent à l’évocation de l’ambiance de chaque époque au même titre qu’un costume ou une coiffure.

  • Documents comportant une photo : cartes d’identité, passeports, permis de conduire, de chasse, de pêche, cartes d’adhérent à un club, une association, etc.
  • Lettres, cartes postales, et enveloppes manuscrites, faire-part divers, cartes d’anniversaire, cartes de vœux, livrets scolaires, diplômes, etc.
  • On peut rajouter des documents extérieurs : photos d’époque, gravures, cartes postales, plans anciens, billets de banque, titres de transport calendriers, publicités, coupures de presse, photos récentes d’anciens lieux de résidence, etc.

En ce qui concerne les archives familiales cinématographiques et vidéo, la numérisation et les outils informatiques permettent de réaliser le même travail.

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La mise en page

Avec la mise en page de tous ces documents, le généalogiste-historien-détective amateur, doit aussi se transformer en conteur-scénariste-metteur en scène.

Car le simple déroulement chronologique linéaire peut devenir rapidement fastidieux.

Le choix de thèmes permet de raconter la même histoire sous des angles d’approche différents.

On commence forcément par le thème des Filiations, partant du document le plus ancien en sa possession pour obtenir une rigoureuse « Galerie des Ancêtres » .

Puis, suivant la nature des documents dont on dispose, on choisit d’autres thèmes :

  • La vie plus ou moins détaillée de chaque ascendant.
  • ou de chaque unité familiale (parents, enfants).
  • Les modes vestimentaires
  • Les guerres
  • Les vacances
  • Les voyages
  • Les lieux de résidence (jusqu’aux pierres tombales !).
  • Etc.

Bien sûr, malgré la rigueur de base nécessaire, ces façons de raconter sont relativement arbitraires et dépendent en grande partie du talent du conteur.

Celui-ci doit prendre garde constamment à laisser les documents parler d’eux-mêmes, en limitant les légendes aux mentions : Qui ? Où ? Quand ?, et les commentaires à quelques précisions indispensables.


Voir en ligne : Le site de l’auteur

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