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En Macédoine avec Elie Burnod (mai 1917 à janvier 1918)

2e épisode : neuf mois de guerre en Macédoine

Le jeudi 18 septembre 2008, par Claire Girardeau-Montaut, Michel Guironnet

Ce « carnet de route » est tenu par Elie Burnod, simple brigadier envoyé en Macédoine. Son récit débute le 27 avril 1917 et se termine le 15 janvier 1918. La semaine dernière, nous avons fait avec lui le voyage de Vienne à Salonique (avril - mai 1917). Aujourd’hui, nous le suivons en Macédoine pendant neuf mois de guerre (mai 1917 à janvier 1918).

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Elie Burnod en 1914

23 mai 6h 30 : un remorqueur vient nous accoster, nous montons dedans et nous débarquons vers huit heures sur la terre d’Orient.
Après une petite pause nous mettons sac au dos et nous prenons la direction du camp de Zeitinlick. Tout le long de la route nous croisons une quantité innombrable de camions autos voiturettes, prolonges d’artillerie de toutes les nations puis Grecs et Serbes avec leurs petits chevaux bâtés ou attelés.

Nous arrivons au camp à 10h ½. Le camp est immense et s’étend à perte de vue sur le flanc des collines qui dominent la ville. La vue s’étend sur une partie de la ville, le port et la mer à perte de vue. Le camp est sillonné dans tous les sens par des routes bien ferrées et entretenues par des Territoriaux.

Deux lignes de chemin de fer y amènent marchandises et matériaux. C’est une immense fourmilière. Plusieurs machines à vapeur actionnent des pompes qui amènent l’eau nécessaire aux hommes et aux chevaux.
Il est entouré de blockhaus armés de batteries antiaériennes. Il possède des abris contre les incursions des taubes [1].

Des stocks immenses de marchandises sont entassés dans des magasins. Pas une parcelle ne reste inoccupée. Le moindre petit bout de terre est planté ou semé de légumes de toutes catégories qui y poussent à merveille.

Dans la partie affectée aux troupes serbes, on aperçoit le village blindé ainsi appelé parce que toutes les maisons bâties en pierre ont un toit plat en ciment armé, elles sont toutes bâties sur le même plan.

Dans ce village sont installées les familles serbes réfugiées à Salonique. Rien n’y manque, dans le centre une maison un peu plus grande a été aménagée pour célébrer le culte. Le pope a son habitation tout à côté, il y a aussi une école où l’on apprend le serbe et le français.

Presque tous les hommes sont au front, même les vieillards de 50 à 60 ans.
Les infirmes qui peuvent encore rendre des services travaillent pour les alliés ainsi que les femmes qui n’ont pas d’enfants ou d’occupations qui les retiennent chez elles. Elles cassent les cailloux, chargent ou déchargent les wagons ou les camions.
Sur notre passage des groupes d’enfants de 6 à 10 ans entonnent la Marseillaise ou Sambre et Meuse.

Des prisonniers bulgares nous saluent au passage, ils travaillent dans le camp sans être gardés et ont l’air contents de leur sort.
A côté, des prisonniers grecs cassent des cailloux sous bonne garde, ils ont tout du boche. On ne les distingue qu’à leur coiffure.

Chaque dépôt de régiment est séparé des autres par des barrières en fil de fer au centre une grande place où l’on donne souvent des concerts. Sur cette même place ou trouve un bureau de poste, du Bureau du change. Le Bazar lyonnais, La Coopérative, la Librairie Hachette où l’on trouve tous les grands quotidiens du monde entier, ainsi que des journaux illustrés, romans, etc... au même prix qu’en France.

24 mai. Pas de changement nous nous installons tant bien que mal sous nos guitounes et repos sur toute la ligne.

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Elie Burnod en Macédoine

25 mai. Revaccination anticholérique et repos.

26 mai. Le capitaine comm(andant) la D.I (Division d’Infanterie) nous fait travailler au jardin en attendant notre départ au front. 26 mai. Même travail.

27, 28, 29 mai. Pas de changement.

30 mai. Le Lieutenant Cdt le dépôt reçoit une dépêche demandant 220 hommes en renfort au front. Nous touchons une tenue kaki, le casque colonial et nous partons à 20 heures pour embarquer à 12h à la gare des Orientaux.
Les trains d’ici sont beaucoup plus courts qu’en France, six petites voitures de 3e classe et un fourgon. Nous voyageons toute la nuit et nous dormons.

31 mai à 5 heures. Nous longeons le Parc d’Ostkovo et nous arrivons à 7 heures à Florina gare. Nous descendons, nous faisons le café et nous repartons à pied sac au dos.

La ville de Florina est à 3,6 ou 4 kilomètres de la gare, nous la laissons de côté et nous prenons la direction de Monastir.
A 10 heures nous faisons la grande pause à Vakufkof, petit village. Il fait une chaleur torride quand nous repartons à midi. Beaucoup de jeunes n’en peuvent plus et au bout de quelques kilomètres il en tombe tout le long de la route.

Enfin à trois heures, nous arrivons à Vakulévo où sont installés un camp français et un camp italien, plusieurs ambulances et un dépôt de vivres et de munitions.
Nous couchons sous des baraquements installés spécialement pour les troupes de passage. Nous commençons à être piqués par les moustiques. La plaine de Monastir n’est qu’un vaste marais.

1er juin. Nous repartons à 7 heures et nous suivons un moment la Bitritza, petite rivière qui se jette dans la Cerna. Nous entrons dans la plaine de Monastir, longue d’une quarantaine de kilomètres sur 20 de large.
Nous apercevons déjà les fameuses cotes de 1050 et 1248 ainsi que les minarets de Monastir. Nous suivons une belle route neuve entretenue par le Génie. Nous passons par Negani où nous faisons la grande pause.

Enfin nous arrivons à 3 heures à Holévène où se trouve notre fameux GL (Groupe Léger) au repos. Nous sommes affectés par Escadron. Je tombe au 5e.
Nous montons la guitoune et après un frugal repas composé de pain biscuité et de singe (viande en boite) nous nous couchons au son du canon. Quelques obus tombent à 2 ou 3 cent mètres de nous.

2-3 juin. Pas de changement.

4 juin. Le bruit circule que nous montons en ligne le lendemain.
Le 2 et 3 juin fête des morts pour les Macédoniens. Nous assistons à leurs curieuses coutumes. Tous les gens du village apportent à boire et à manger ce qu’ils ont de meilleur et passent la journée au cimetière. Ils viennent manger avec leurs morts et leur offrir des victuailles et des fleurs.

Ici les femmes ne sont pas voilées. Nous sommes en Macédoine serbe et les gens ont l’air de nous faire meilleur accueil que les Grecs, mais ils se méfient de nous. Leurs poules et leurs brebis ou chèvres ne sortent que quelques instants dans la journée et sous bonne garde.

5 juin. 5h du soir : un ordre arrive que nous devons monter en ligne le soir même.
Nous démontons les guitounes, bouclons les sacs, on nous donne des vivres de réserve et nous nous mettons en route à 6h. Nous marchons par petits groupes à distance car nous sommes vus par les Bulgares qui dominent toute la plaine depuis la cote ou Mont Cervena Stena, la seule hauteur qui leur reste dans la région.
Nous traversons la ville de Monastir à la nuit. La ville a l’air d’avoir beaucoup souffert du bombardement. On y remarque encore la Tour Carrée et quelques minarets.

Nous prenons au sortir de la ville la direction de la cote 1248 où nous arrivons à 2h du matin. La nuit est assez calme. Les boches nous envoient de temps en temps un obus mais nous avons de bons boyaux et de bons abris. Nous relevons un bataillon du 242e (Régiment) d’Inf(anterie). On nous passe la consigne, on place les guetteurs et je m’installe tant bien que mal dans un abri pour dormir un peu.

6 juin. Je me réveille à 4h ½, un avion boche nous survole, il est immédiatement salué par les batteries antiaériennes et les mitrailleuses, mais il ne s’effraie pas et continue sa route sur Monastir.
La journée se passe assez bien. A la nuit tombante je suis désigné pour partir avec le Capitaine Gény et deux hommes reconnaître un travail qui doit être exécuté avant la pointe du jour. Il s’agit de faire creuser un poste d’écoute.

A neuf heures (du soir), nous sommes à 30 ou 40 mètres des Bulgares. Nous avançons en rampant. Enfin nous arrivons, le capitaine prend des points de repère et nous rentrons sans avoir été entendus.
A 11 heures (du soir) nous allons au travail. Tout se passe bien, nous faisons le moins de bruit possible. Temps en temps les Bul(gares) envoient une fusée, nous nous jetons à terre et ils ne peuvent nous voir.
Vers 4 heures (du matin), le jour commence à paraître et nous rentrons aux abris.

J’essaie de dormir un peu mais vers sept heures le froid nous réveille. Nous sommes à 1241 mètres d’altitude et la cote 2091 qui est à notre gauche est blanche de neige.

7 juin. Pas de nouveaux. Sauf qu’il tombe quelques marmites (bombardement d’obus)
A 11 heures, nous retournons au même travail. Notre artillerie tire sans arrêt, les Bulgares répondent et cherchent à repérer nos batteries mais n’y parvenant pas ils se vengent sur Monastir. Nous pouvons travailler tranquillement. L’artillerie fait un tel vacarme que l’on ne s’entend plus. L’on entend quelques sifflements des obus au dessus de notre tête.

8 juin, 8h. nous sommes survolés par deux avions boches qui font du repérage.
Nos obus sifflent autour d’eux mais ils continuent leur travail. Ils rentrent tranquillement et ¼ d’heure après nous sommes littéralement arrosés par des 105 et des 88 (types d’obus).
Cela dure environ 1 heure, nos tranchées sont complètement bouleversées. Heureusement que nos abris sont solides. Le reste de la journée se passe assez bien, de temps en temps un obus mais on n’y fait plus attention.

9 juin. Journée extrêmement calme, par moments on ne dirait pas que nous sommes en guerre, pas un obus. Les oiseaux chantent dans les bois de la Cerveba Stena.
Quel contraste avec la journée précédente. Il fait un soleil radieux et chaud, on aperçoit les Macédoniens en train de rentrer les moissons dans la plaine.

10 juin. Visite de taubes, ils lancent des proclamations écrites en Français, où ils disent que la paix est en bonne voie et que si nous ne tirons pas ils ne tireront pas non plus (Ces avions lancent des tracts sur les troupes pour démoraliser les combattants)
Mais hélas, au bout de quelques temps, nos grosses pièces se mettent à tirer et les Boches répondent avec toutes leurs pièces.

On reçoit de nouveau un déluge de fer. Malgré cela, nous continuons la partie au fond de notre sape. L’après midi se passe sans que le tir se ralentisse une minute.
La terre en tremble mais au bout d’un moment on s’y habitue. Le soir vers 6 h ½ le calme renaît sur toute la ligne.
Résultat de la journée : neuf blessés dont l’adjudant Malzac qui a l’épaule brisée.

11 juin. Journée relativement calme. R à S (rien à signaler).

12 juin. Nous apprenons que nous serons relevés la nuit suivante. Il paraît que nous rentrons à Holévène pour repartir aussitôt nous reformer au D.I .C à Zeitinliek.
Notre Lieutenant nous lit le rapport : tous les anciens cavaliers doivent être versé aux Chasseurs d’Afrique. Les autres aux Tringlots (régiments du Train) ou à l’Infanterie.
C’est la joie pour les cavaliers, nous ne sommes pas fâchés de lâcher le sac et les tranchées [2].

Le reste de la journée se passe assez bien, de temps en temps une rafale d’art(illerie) balaye nos positions, il y a encore quatre blessés mais légèrement.
Nous sommes relevés à 10h ½ du soir par une Cie (compagnie) du 200e (Régiment d’Infanterie ?).
Nous redescendons à Monastir et nous regagnons Holévène en passant par Bukovo et la source de Kristofor. Eau remarquable parce qu’elle est sulfureuse et gazeuse.

Nous arrivons à Holévène à 4h du matin. Le jour paraît à peine que nous sommes survolés par un avion boche qui nous lance des bombes. Nous assistons dans la nuit à un combat d’avions, car le boche était signalé et un des nôtres l’attendait dans ces parages. Le spectacle est très intéressant.

On pourrait compter toutes les balles qu’ils échangent car on les voit distinctement sortir de la mitrailleuse comme de petits globes rouges. Malheureusement le boche est rapide, il prend la direction de l’Albanie et regagne ses lignes. Le Français le suit un moment et rentre sans l’avoir atteint.

Nous nous reposons un peu pendant la grosse chaleur et nous repartons à 7 heures du soir, sac au dos. Nous suivons l’ancienne route de Monastir à Florina. Nous passons à Barisani, Hanina, Vélusina, Gradesnika, Klestina le haut et Klestina le Bas. Là nous changeons de route pour nous diriger sur Sakulevo où nous devons embarquer. Nous arrivons à 10 heures.

15 juin. Nous passons la nuit dans les baraquements et nous embarquons. Nous nous arrêtons à Florina, Ecksisvu, Ostrovo, Vladovo, Vertekop et Topsin.
Nous arrivons à Zeitinlick au dépôt du 4e Chasseurs d’Afrique.

Le 17 juin. Aussitôt arrivé je pique un accès de fièvre, je reste pendant deux jours couché sur la terre avec 40 degrés de fièvre, sans manger ni boire. Je rends tout ce qui me reste sur le corps et il m’est impossible de (me) reposer.

19 juin. Le médecin major du D.I. m’envoie enfin au dépôt d’Eclopés n° 1. Là je suis un peu mieux soigné, j’ai au moins un mauvais lit et une couverture. Au bout de quelques jours la fièvre tombe un peu, je commence à prendre du thé avec un peu de lait.

29 juin. Je suis expédié avec quelques voisins de salle au dépôt de convalescents n° 2 à Hiresckoj. Les voitures d’ambulance viennent nous prendre à 7 heures et nous prenons la route de Serés.
Belle route neuve construite par les Anglais. Elle serpente tout le long de la montagne. Nous passons à Hiresckoj, village assez important, très propre.

Tout le long de la route, on ne voit que des Hôpitaux anglais ou des dépôts de convalescents admirablement installés.
Nous passons ensuite tout près d’Hortackoj où est installé un centre d’Instruction Français.

Nous quittons la grande route pour prendre une espèce de piste à peine tracée à travers la brousse. Plusieurs fois notre voiture est en panne et nous devons descendre pour qu’elle puisse grimper les rampes.

Nous arrivons enfin sur un petit plateau à la cime de la montagne où est installé le dépôt de convalescents.
Nous découvrons d’un côté la ville de Salonique et la mer à perte de vue. De l’autre le Parc de Lamgaza et les collines dans la direction de Serés.

L’installation du camp est à peine commencée, nous nous occupons de suite de monter des tentes pour passer les nuits. On nous donne une espèce de lit composé d’un cadre en bois relié par des lamelles de fer et 4 pieds de 25 cent(imètres) de hauteur. Une couverture et une moustiquaire. Comme mobilier c’est plutôt simple.

Le lendemain tout le monde se met à l’ouvrage, les uns à monter des baraques, les autres à faire des routes.
D’autres vont donner la main au Génie qui installe un moteur puissant qui nous montera l’eau car il faut faire trois kilomètres pour trouver de l’eau. A un kilomètre du camp nous avons une grande forêt composée de chênes et de frênes. Nous y passons nos après midi à l’ombre car il fait une chaleur torride et le travail ne commence qu’à 4 heures.

Quelques jours après je suis désigné pour remplir les fonctions de Brigadier d’ordinaire. Je reste au dépôt de convalescents jusqu’au 28 septembre : exactement trois mois.

28 septembre. Je rentre au dépôt de Zeitinlick où je reste 12 jours et le 10 octobre je suis désigné pour partir en renfort au 4e Escadron du 5e Chasseurs d’Afrique. Nous prenons le train à la gare des Orientaux à 10h 40 (au) soir et le lendemain matin, nous arrivons à Florina.

Là un araba (véhicule adapté pour la Turquie et les pays d’Orient) nous attend et nous conduit à Baresani où l’Escadron est cantonné. 4e Escadron : Cap(itaine) Baudon, Sous Lieutenants Rameau, Boisset, Laloux.
Je suis placé au 3e (peloton ?) des (Maréchal des Logis ?) Spitiri, Chaix, Tavide, Brigadiers Sadran, Simonet, Demange. Adjudant Chabridon.

Le 18 octobre. Je suis envoyé avec un Sous Officier et 10 hommes à Klestina, situé à 6 kilomètres de Florina sur la route qui conduit à Monastir.
Là nous sommes cantonnés dans une ancienne école turque avec une cour immense. Nous sommes chargés de la liaison entre l’Albanie et la région de Monastir. Nous faisons aussi des patrouilles sur les routes et nous sommes chargés s’assurer le service du gîte d’étape de Klestina. Nous sommes très bien avec les gens du pays chez lesquels nous nous procurons des légumes frais du lait et des œufs.

Le 25 octobre. Un ordre arrive me prescrivant de rentrer immédiatement à l’Escadron à Barisuni. Je pars immédiatement et en arrivant, on m’annonce que je dois remplacer le fourrier qui part en permission.

Le 15 janvier (1918). Le fourrier Compay rentre de permission et je reprends mon service à mon peloton » [3].


Cette nécessaire recherche d’informations complémentaires pour situer ce document dans son contexte n’a été possible que grâce à la « galaxie » des sites et forums sur Internet consacrés à la Grande Guerre et à ses passionnés. Qu’ils en soient ici remerciés ! Michel Guironnet


[1Taube : (Mot allemand qui signifie pigeon) Avion allemand monoplan dont la forme générale rappelle celle d’un oiseau en plein vol. (Larousse Universel en 2 volumes, Paris, Larousse).
« Par-ci par là, on tirait bien des coups de canon vers la lune, les projecteurs jouaient à cache-cache avec les « Taubes » qui ne disparaissaient comme les oiseaux nocturnes que lorsque le soleil venait relever la lune dans le firmament » (Louis Barthas, Les carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier, Paris, La découverte).

[2Henri Darré nous écrit : « Mon père, Pierre Darré était Chasseur d’Afrique en 14-18 et a passé la plupart de son temps à Salonique. Malheureusement, il n’a rien laissé de précis quant à son séjour là-bas.

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Pierre Darré, Chasseur d’Afrique

Je vous envois la seule photo de lui que j’ai en uniforme, ainsi que celle d’un de ses copains que j’ai intitulée « le soldat inconnu ». Au cas où ces photos pourraient étayer l’un de vos récits concernant la grande guerre, je vous autorise à les utiliser. Amicalement à vous »

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Le soldat inconnu

[3C Gécina nous écrit : « Pour participer modestement à votre travail, cette photo prise en 1916 à Salonique. Mon Grand Père était dans l’artillerie de montagne. Salutations ».

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Après la retraite de Serbie

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6 Messages

  • La Gazette Web 19 septembre 2008 14:48, par Domy76

    Bonjour. Mon grand-père à fait la guerre 14-18 et il tenait un petit journal personnel ou il racontait sa vie en Serbie. Si vous êtes interressé, je peux publier ces quelques pages (2) ainsi que les chansons qui y figurent.
    Salutations

    Répondre à ce message

  • En Macédoine avec Elie Burnod (mai 1917 à janvier 1918) 14 octobre 2008 18:49, par Yves BOILEAU

    Bonsoir,
    Cherchant des informations sur le sens de l’expression « village blindé », je suis tombé sur cet article intéressant.
    Je possède depuis peu une carte postale photographique écrite à Salonique le 9 juillet 1917, par un militaire français qui signe « J. Simon » et qui écrit à Mr Ribière, son ami.
    Il se plains de l’ennui, de l’absence de faits nouveaux méritant d’être racontés, de l’oubli qui semble affecter en France l’idée de la « relève » de ces troupes d’occupation...
    Le plus intéressant est le splendide cliché photographique, légendé à la main : « Scènes de la rue dans le village blindé (quartier habité exclusivement par des Bohémiens ».
    On y voit un fort groupe de femmes et d’enfants agglutinés mains tendues autour d’une sorte de gendarme en képi, lequel brandit au-dessus de leurs têtes ce qui paraît être un morceau de pain. Derrière le groupe, on voit une barraque rudimentaire en tôle ondulée et autres matériaux de récupération en forme de grosses écailles métalliques. La toiture de ces taudis précaires, faiblement inclinée, semble tout aussi bricolée.
    Je me demande dons si l’expression « village blindé » n’a pas une autre origine que celle avancée par le soldat Burnod. Il se peut qu’il y ait eu dans ce camp de réfugiés des toitures-terrasses plates, comme on en voit encore beaucoup en Grèce, à Chypre ou en Turquie aujourd’hui, ces maisons donnant l’impression d’un bunker... mais il se peut aussi que c’est l’aspect des « écailles » revêtant les murs et les toits plats de ces baraques qui ait invité à les comparer à des véhicules « blindés » protégés par fe fortes tôles d’acier...
    Si vous souhaitez une copie scannée de cette photo, je peux vous l’adresser.

    Yves BOILEAU
    06560 Valbonne
    yvon.boileau chez gmail.com
    Portable 06 50 12 62 62

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  • En Macédoine avec Elie Burnod (mai 1917 à janvier 1918) 16 novembre 2008 18:17, par Françoise urban

    bonsoir
    je fais des recherches sur mon grand-oncle, mort le 1er avril 1918 à « Sorovitcht » ou « Sorevitcht », indiqué « en Grèce ».
    En fait je commence juste à comprendre ce qu’il faisait là-bas mais je ne retrouve aucune trace de cette ville.
    Par ailleurs je n’arrive pas à trouver l’endroit de sa sépulture, le site de mémoire des hommes ne m’aide pas : pas de JOM pour son régiment après le 11 mai 1915, pas de lieu de sépulture à son nom (peut-être parce qu’il est mort à l’étranger ?).
    Pouvez-vous m’aider, je n’y connais rien en généalogie mais je me suis prise de passion pour l’histoire de ce jeune homme qui a fortement marqué l’histoire de ma famille maternelle.
    Merci d’avance.
    Cordialement,
    françoise Urban

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