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Accueil > Articles > Chroniques familiales et aventures généalogiques > Quatre siècles d’histoires de paysans d’Auvergne, du Forez et de Savoie > Des ancêtres tous paysans ou artisans et tous originaires de pays rudes (1er épisode)

Des ancêtres tous paysans ou artisans et tous originaires de pays rudes (1er épisode)

Le jeudi 8 octobre 2015, par Danièle Godard-Livet

Je suis née dans une famille où le présent et l’avenir comptaient plus que le passé. Il y avait bien sûr des grands parents auxquels nous rendions visite en été, mais pas de roman familial autour de l’histoire d’ancêtres dont personne ne se souciait.

Je suis tombée en généalogie par le hasard d’un neveu qui venait d’avoir son premier enfant et recherchait ses racines. Lentement et avec réticence d’abord, puis avec acharnement. Pendant trois ans, j’ai reconstitué l’arbre familial sur près de quatre siècles en Auvergne et Forez pour la branche paternelle et en Savoie pour la branche maternelle.

Devant mon ordinateur sur les registres des archives ou les forums des associations généalogiques auxquelles j’ai adhéré, sur le terrain à la recherche des lieux et des « cousins », dans les livres d’histoire et les journaux d’époque, dans des archives privées redécouvertes, dans les romans, j’ai traqué avec passion l’histoire de mes ancêtres, à peine guidée par mes souvenirs d’enfance.

Après l’établissement de cet arbre généalogique, j’ai voulu écrire l’histoire intime de ces hommes et ses femmes qui m’avaient précédée, essayer de comprendre les passions qui les animaient et le sens qu’ils avaient voulu donner à leur vie. A vous de me dire, si j’ai réussi à leur redonner la parole.

C’est de ce travail aussi que m’est venu l’idée de me faire biographe pour les autres, pour aller au-delà des arbres généalogiques, au-delà des noms et des dates et retrouver un peu ce qui animait ceux qui nous ont précédé. Voir mon site : http://www.lesmotsjustes.org

Le nombre impressionnant de nos ancêtres directs et la subjectivité de nos arbres généalogiques

Théoriquement, le nombre de nos ancêtres directs se calcule par la formule suivante 2 puissance G (G étant le nombre de générations prises en compte pour construire votre arbre généalogique). Sur douze générations, comme je l’ai entrepris avec un premier ancêtre connu né en 1595, cela donne pour moi (née en 1951) 4096 ancêtres. Le nombre de mariages entre cousins réduit l’effectif, bien sûr.

Je n’ai retrouvé que 683 ancêtres directs sur ces 4096 théoriques, faute d’enregistrements dans les paroisses où ils vivaient, malgré l’ordonnance de 1539 préconisant cet enregistrement et pour beaucoup d’entre eux je n’ai retrouvé que les dates de naissance, de mariage ou de décès et les lieux. Ces chiffres donnent le vertige devant notre méconnaissance considérable de nos origines et l’extrême brassage de nos racines. Plus j’avançais dans ma généalogie, plus je constatais que ma subjectivité me conduisait à privilégier l’approfondissement d’une branche par rapport à une autre, d’un personnage par rapport à un autre. Je voulais, par exemple, donner autant de place aux femmes qu’aux hommes, contrairement à ce que l’on fait en suivant seulement la lignée patronymique, ne pas oublier non plus les oncles et tantes, cousins et cousines, neveux et nièces qui constituaient l’environnement souvent très proche de nos ancêtres , et pour les oncles et tantes célibataires, « ceux qui tenaient les murs de la maison » comme dit encore une tante pour qui la dispersion du patrimoine est un des grands malheurs qui peuvent arriver à une famille.

C’est donc un arbre subjectif que je présente, celui des racines que je ressens comme miennes et en inventant ma propre manière de présenter cet arbre, en élaguant tous ceux (et toutes celles) dont je ne parlerai pas. Il reste après ma sélection une dizaine d’ancêtres dont je vais essayer de vous faire partager l’histoire… sur les 8549 individus qui figurent dans mon arbre généalogique.

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Tous originaires de pays rudes

Les lieux où nous avons vécu nous marquent à jamais. Ils déterminent pour beaucoup notre relation au monde. Ce que l’on y voit, le temps qu’il y fait, les plantes qui y poussent, les chemins qui les traversent, qui y mènent ou qui en partent, les voisins que l’on a ou l’isolement dans lequel on vit, tout cela fait de nous ce que nous sommes.

Les lieux de l’histoire de ma famille tiennent dans deux mouchoirs de poche de 20 km de côté pour le plus grand, moins de dix pour le plus petit ; ils sont faciles à atteindre maintenant, ils sont tous en bordure d’une autoroute. L’A 89 (sortie Les Salles) pour la branche paternelle, l’A430 (sortie Albertville) pour la branche maternelle. Bien que mes ascendants aient peu bougé jusqu’à la génération de mes parents, ils vivaient dans des lieux de passage et de frontière : le franchissement des Monts du Forez, incontournable pour aller de Lyon à Bordeaux (celui qu’a suivi Montaigne en 1580), limite entre l’Auvergne et le Forez, le passage vers l’Italie par le col du petit St Bernard (celui qu’a suivi Hannibal en -218 avant JC), limite entre la France et le royaume de Sardaigne.

Des pays rudes et isolés : La chevalerie, Bounier, Sommet, Les Cros, Le grand bois, Bénétan ou Montesseau sont tous situés à plus de mille mètres d’altitude et connaissent la neige pendant les mois d’hiver (aujourd’hui encore), Coubanouze, Biorges et La Bathie ou Esserts-Blay sont moins élevés et plus riants, moins isolés aussi. Tous ces hameaux sont de petite taille, même s’il faut les imaginer beaucoup plus peuplés qu’ils ne le sont aujourd’hui (certains sont quasiment inhabités aujourd’hui, même si aucun n’est abandonné). Des pays où la pierre est toujours là près de la terre arable, où l’on cultivait le seigle et la pomme de terre plus que le blé.

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Lieux auvergnats et foréziens où vécurent mes ancêtres directs
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Lieux savoyards où vécurent mes ancêtres directs

Tous paysans et artisans

Tous mes ancêtres sont des paysans jusqu’à la génération de mes parents, des petits paysans, mais paysans propriétaires, qui travaillaient la terre et élevaient des animaux, mais ils avaient tous une activité complémentaire, sans doute plus ou moins importante : marchands de bois par eau, coutelier, charpentier, sabotier, marchand, charron, colporteur, ardoisier, cabaretier…

Aucun ne semble avoir fait des études importantes, mais beaucoup savaient signer assez tôt, se sont préoccupés de politique et tous ont veillé jalousement à l’accroissement et à la transmission du patrimoine. Bien modeste patrimoine, durement acquis et défendu par toutes sortes de méthodes qui sont restées honnêtes (allant du célibat, à la descendance restreinte et aux recours au tribunaux).

Avec des croyances qui ont donné à ma famille sa couleur particulière

Le patrimoine génétique, les lieux et les métiers nous déterminent en partie, mais nous héritons aussi de nos ancêtres de croyances qui traversent les générations et influencent notre vision du monde et j’ai voulu aussi témoigner de cette vision du monde qui était la leur.

Tous mes ancêtres ont été élevés dans la religion catholique mais leurs degrés de pratique ont sans doute été très variables. Ils ont eu des oncles prêtres, des tantes religieuses et certaines mères confites en religion, ils ont vécu proches de lieux de mission (comme l’Ermitage au-dessus de Vollore) mais la tendance familiale semble plutôt pencher vers une mécréance discrète et ancienne.

Ce n’étaient pas non plus des aventuriers ; quatre siècle d’enracinement et pas une seule émigration repérée ni vers les Antilles, ni vers la Nouvelle France, ni vers les colonies, ni même vers les villes proches. Les plus lointains voyages sont ceux des marchands de bois par eau vers Nantes, des colporteurs d’Arconsat vers le Mexique et Cuba, des savoyards vers Paris, des auvergnats vers Lyon ; mais il s’agit dans tous les cas d’émigrations limitées dans le temps avec un retour espéré (et souvent réalisé) au pays, d’émigrations pour se constituer le pécule qui permettra de mieux vivre au pays. Pas plus aventuriers dans leurs entreprises professionnelles ou leurs mariages : ils ont toujours suivi la voie de leurs parents de la façon la plus traditionnelle. Le plus entreprenant de tous a fait faillite ! Aucun non plus n’a fait fortune !

Ni aventuriers, ni grands guerriers ; ils ont souvent échappé au service militaire ou même à la conscription en raison de tares physiques ou en se cachant. Ceux qui ont fait la grande guerre (mon grand-père maternel et mon arrière grand-père paternel) ne l’ont pas faite sur les champs de bataille.

Je ne vous invite donc pas à lire une grande épopée, mais l’histoire d’une famille qui a connu à travers le temps des malheurs et des bonheurs et a compté quelques personnalités attachantes et d’autres moins. J’y ai consacré trois ans de travail assez intense, en recherches généalogiques, poursuite de fausses pistes, visites des lieux, rencontres de cousins et cousines, lectures d’ouvrages, numérisation et transcription de documents d’archives, questions sur de forums, visites aux archives départementales, rédactions intermédiaires.

Souvenirs d’enfance

On commence toujours sa généalogie d’un point particulier. Le mien, c’est celui des vacances à la Chevalerie et de ces nombreuses « tantes » qui y venaient l’été et dont la position dans l’arbre de notre ascendance était pour le moins obscure. Elles s’appelaient Marthe, Finette, Camille ou Colette et nous les voyions vivre, et puis il y avait la mystérieuse tante Gal dont on parlait beaucoup mais qui était morte.

Vous vous appeliez Marthe Lévigne ,Marie Félicie Antoinette Guyonnet, Camille Guyonnet et Colette Mathieu. Vous étiez des grandes personnes qui vivaient sans mari, sans enfant, sans même un animal domestique. Je vous revois fanant comme dans une photo de J.F. Lartigue, car vous étiez des citadines passant seulement l’été à la campagne, occupées de vous, prêtant parfois la main distraitement et pour peu de temps. Finette entretenait sa peau extraordinairement douce, Marthe lisait des romans policiers, Camille était si fantasque et Colette si rare que je ne sais plus à quoi elles passaient leur temps.

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A la Chevalerie vous aviez toutes une maison acquise dans d’obscures héritages, mais vous veniez de la ville, toutes fonctionnaires, toutes dans l’enseignement ou les postes. Vous ne prêtiez aucune attention aux enfants que nous étions mais je me souviens très bien de vous. Pour moi, vous restez des personnes admirables et mystérieuses, plus que des grands-tantes (que vous n’étiez pas toutes d’ailleurs), modèle désiré par mon père pour son unique fille, mais peu prisé par ma mère.
Je ne vous ai jamais vues comme les vieilles filles solitaires, amères et désœuvrées que vous étiez sans doute. Il flotte toujours sur vous un parfum de liberté. Votre égoïsme à vous avait une fois pour toute délimité le champ de votre regard sur le monde mais je ne vous ai jamais entendu vous plaindre. D’ailleurs vous ne parliez pas aux enfants !

Que j’aimais votre étrangeté, votre vie de bohème comme il peut en exister à la campagne : repas de n’importe quoi, à n’importe quelle heure, régimes surprises, lectures à n’en plus finir, jamais un tricot (ou alors infini et inachevé), jamais un bonbon ou un livre pour les enfants, sublimes, entières d’égoïsme.

Ma grand-mère Maria Maria Guyonnet, bien qu’ayant mari et enfants, était comme vous, dans une version paysanne et sauvageonne, pas arrangée comme une citadine, mais oubliant tout quand ses sœurs étaient là pour vaquer à de longues lectures de magazines ou d’infinies rêvasseries, l’éloignant des fourneaux et de son travail de fermière.

Au cours de ma recherche, une cousine m’a remis une photo de vous prise dans les années 1910. Vous êtes devant un décor de photographe, sans doute à la demande de la tante Gal dont j’ai découvert l’identité au cours de mes recherches Marie Antoinette Guyonnet, la sœur de mon arrière grand père mariée à un Monsieur Gal : Marthe est la première à droite, Maria ma grand-mère vient ensuite, puis une cousine inconnue, puis c’est Finette Marie Félicité Antoinette Guyonnet, puis une autre cousine inconnue. Camille mon autre grand tante n’est pas encore née et les deux cousines inconnues, sans doute deux autres nièces de la tante Gal Niche Lévigne et Germaine Guyonnet.

Pour lire la suite...

  • Pour visiter le site de l’auteur : A partir de ce que vous me racontez de votre arbre généalogique ou de vos albums-photos, j’écris pour vous l’histoire de votre famille.

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26 Messages

  • Bonjour,
    Pour mon Père, le Père de mon père et la Grand-mère de mon père, j’ai effectué ce genre de recherches.
    Ce fut passionnant, comme le fut certainement cette écriture pour vous.
    Roland -

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  • Des ancêtres tous paysans ou artisans et tous originaires de pays rudes 9 octobre 2015 10:26, par langeois christian

    Bonjour Madame et merci de publier ainsi votre travail.
    J’ai approché en surface la région du Forez que vous évoquez en regroupant des informations sur les Goutefangea. Damien Goutefangea scieur de long est parti d’Olmet vers les Deux Sèvres avant 1789.
    Encore merci
    Christian Langeois

    Répondre à ce message

    • Des ancêtres tous paysans ou artisans et tous originaires de pays rudes 12 octobre 2015 21:24, par Gerard Pierre ROMAN

      les Gouttefangeas,les Gouttebarge,les Gouttebroze,les Gouttebrousse,les Gouttefarde,les Gouttetoquet,les Gouttegathas,les Gouttefaye,les Gouttenoire,les Gouttebel,les Gouttecarton,les Goutteratel,les Gouttesolard,etc,tous submergeant la Livradois/Forez,versant ouest coté Auvergne, avec leurs variantes,au gré de l’inspiration des vicaires,en 1 ou 2 patros séparés ou liés, voire parfois inversés dans le genre Broussegoutte,tout ça à partir de la racine Goutte qui a eu aussi beaucoup de succès seule comme une grande-Une goutte,c’est un modeste vallon très souvent nanti d’une sourcinette,dont les excédents sont stockées en une « serve »,creux + ou - bâti et d’où part un réseau de biefs minuscules pour irriguer des prairies-
      Gouttefangeas,dont le plus connu voire le plus célèbre et célébré en Auvergne est le Jean,1882/1952,d’Olliergues,Imagier de l’Auvergne,qui, de son métier de coiffeur est devenu le reporter,disons le rapporteur de son pays,par les cartes postales,les photos familiales.les Archives Départementales du PDD ont sauvé ce trésor en acquérant son fonds,puis en ont édité en 2008 un ouvrage qui touchera à l’âme les auvergnats(pour autant qu’ils en aient,de l’âme)

      Répondre à ce message

  • bonjour puis je vous demander sur quel site le peux trouver une carte similaire àcelle de la Savoie car ma lignée maternelle y a ses racines au dessus de Chambery et j’ai le projet d’en faire des fiches.Merci

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    • les cartes 13 octobre 2015 08:21, par Danièle Godard-Livet

      J’utilise google maps qui permet de choisir son échelle et de repérer des lieux ou des itinéraires avec des petits drapeaux de toutes les couleurs ; puis je fais une copie d’ecran que je rogne comme une photo aux dimensions qui me conviennent.
      cordialement
      DGL

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  • Des ancêtres tous paysans ou artisans et tous originaires de pays rudes 9 octobre 2015 12:15, par Gerard Pierre ROMAN

    bonjour,cousine,trop chouette comme disent nos djeunes,encouragements,félicitations,aussi pour avoir utilisé le bon vecteur de diffusion-je n’en finis pas de me régaler du tréfonds de la montagne thiernoise,des bois noirs et du versant forézien,qui voit se lever le soleil ;avec une rasade de Cristille nétrablaise

    Répondre à ce message

    • bonjour cousin 13 octobre 2015 08:19, par Danièle Godard-Livet

      Un grand merci à vous et tant mieux si cela vous plaît ; mais le cristille je ne trouve pas ça très bon.

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      • bonjour cousin 13 octobre 2015 10:34, par Gerard Pierre ROMAN

        je vous trouve sévère,pour cette eau-qui titre cependant à 40°-féminine,qui doit son patronyme en généalogie-donc aussi son blason-à une demoiselle Christine,fille d’un docteur Bertrand qui avait lancé la station climatique de Noirétable---cette eau est souveraine pour estomper les effets indésirables des abus de la saucisse de choux arconsatoise,et ne contient plus,comme avant,de l’absinthe,donc sans danger pour la santé intellectuelle.Elle est moins raide que celle dite d’Arquebuse,mitoyenne de St Genis Laval, dont la décharge peut ressusciter un moribond.Maintenant,Noirétable comme les Salles restent des stations climatiques avec un Casino en plus

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  • C’est avec grand plaisir et émotion que je lis vos premières lignes sur votre famille, d’autant plus que la mienne a une structure généalogique fort similaire : branche paternelle entre le Trièves au sud de Grenoble et... la Savoie, mais plus proche du lac Léman, centrée dans la région d’Aix-les-Bains, et branche maternelle issue du Gévaudan, entre Saugues au nord et Grandrieu au sud. Tous paysans de même, quelques artisans (cardeurs et tisserands), une poignée de notaires au hasard des siècles, quelques « migrations » encore inexpliquées (un ancêtre décédé à Montpellier, un autre en Ardèche), mais tous issus de rudes contrées, à chaque fois dans un mouchoir de poche.
    Au plaisir de lire la suite...
    Cordialement,
    Michel Besson

    Répondre à ce message

  • Bonjour Danièle,

    J’avais adoré la chronique de Danièle Treuil, mais je crois que la vôtre va aussi beaucoup me plaire.

    « Ecrire l’histoire intime des hommes et des femmes » qui nous ont précédés, pour en faire profiter ses enfants, petits enfants, cousins, cousines ... c’est ce que je préfère. « L’histoire d’une famille qui a connu le temps des malheurs et des bonheurs » ...

    Votre chronique est très bien écrite et attachante. J’aime beaucoup votre souvenir des vacances à la campagne où vous avez pu observer les uns et les autres. Votre photo de 1910 est superbe.

    Bravo donc, j’attends la suite avec impatience, elle ne devrait pas nous décevoir.

    Cordialement.

    André VESSOT

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  • Des ancêtres tous paysans ou artisans et tous originaires de pays rudes 9 octobre 2015 17:35, par Jocelyne Cathelineau

    Bonjour
    Une histoire qui s’annonce passionnante, un très beau style.. Mais c’est avec M. Christian Langeois que je voudrais communiquer, qui comme moi a lu l’article et nous parle d’un ancêtre Goutefangea.
    J’habite les Deux-Sèvres et j’ai connu un Robert Goutefangea, militant communiste et instituteur. Robert est mort il y a quelques années et on a donné son nom à une des salles de la maison de quartier de Sainte-Pezenne (ancien village devenu un quartier de Niort). Cette maison de quartier touche le logement de fonction des instituteurs où il a vécu. Ont vécu au même endroit après lui : sa fille Rose-Noëlle dite Rosy, conseillère pédagogique arts plastiques, et son gendre Jean Laurent, mon ancien conseiller pédagogique musique et chef de choeur... et leurs enfants bien sûr (Séverine Laurent est une saxophoniste de renom. Et puis bien longtemps après, le logement réhabilité a été occupé par mes filles et moi (de 2003 à 2006).
    Vu le nom très rare, il est possible que Robert Goutefangea, et donc Rosy Laurent et ses enfants, soient de la descendance de votre ancêtre parti en Deux-Sèvres avant 1789. Je sais où habitent Jean et Rosy Laurent, retraités en Deux-Sèvres.
    Qu’en pensez-vous ?
    Il me serait très agréable de vous rapprocher de Jean et Rosy pour lesquels j’ai beaucoup d’estime. En souvenir de l’honnête homme qu’était Robert Goutefangea aussi.
    Cordialement
    Jocelyne Cathelineau, Saint-Maixent l’Ecole 79

    Répondre à ce message

    • Des ancêtres tous paysans ou artisans et tous originaires de pays rudes 10 octobre 2015 09:50, par langeois christian

      Bonjour Jocelyne,

      Il s’agit effectivement des mêmes Goutefangea.
      J’ai une petite documentation établie par Helène Severin, proche membre de cette famille, elle même professeur qui doit toujours habiter à Tours.
      Je suis arrière petit fils (âgé de 67 ans) de Damien (né en 1870) qui est venu chercher du travail en Normandie. Cette généalogie est sur internet, sur geneanet.
      Je vais reprendre mes dossiers. Je suis bien occupé actuellement sur une recherche qui se termine, mais cela vaudrait la peine de remettre toutes ces informations au net et en faire quelque chose de bien. Je suis partant. Comment peut-on faire ? A bientôt. Christian 06 84 50 09 22

      Répondre à ce message

  • Bonjour, Danièle
    Une famille toute simple avec des personnages attachants ,ces tantes restées célibataires ,j’en ai connu aussi mais l’égoîsme leur était interdit, et tout ceci raconté dans un style qui coule de source comme les ruisseaux de votre pays.
    Bien cordialement,
    Martine

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  • Des ancêtres tous paysans ou artisans et tous originaires de pays rudes 10 octobre 2015 07:29, par François VIALATTE

    Bonjour,
    merci pour cette histoire intime dont j’attends la suite avec impatience .
    François

    Répondre à ce message

  • Des ancêtres tous paysans ou artisans et tous originaires de pays rudes 10 octobre 2015 08:46, par martinet Jean-Claude

    Bravo pour votre généalogie nécessitant de nombreuses heures de travail et de recherche.
    La lecture est passionnante et nous incite à faire de même.

    Répondre à ce message

  • Des ancêtres tous paysans ou artisans et tous originaires de pays rudes 10 octobre 2015 17:20, par Jocelyne Cathelineau

    Bonjour Christian
    Je réponds à votre mail. Je n’ai pas le temps d’appeler et n’ai qu’un petit forfait de toutes façons !
    Vous me parlez d’un ancêtre Goutefangea parti en Normandie. Mais dans ce forum, vous dites que c’est en Deux-Sèvres qu’il est parti... ce qui pourrait en faire l’ancêtre de Robert Goutefangea que j’ai connu, de Rosy Goutefangea sa fille, épouse de Jean Laurent, et de Séverine Laurent, saxophoniste de renom. Toutes personnes des Deux-Sèvres : Robert Goutefangea était niortais, Jean et Rosy Laurent sont en retraite à Villiers en Plaine à quelques kilomètres de Niort, Séverine Laurent court le vaste monde mais garde des attaches en Deux-Sèvres. Est-ce cette « Madame Séverin » dont vous parlez ? Jean et Rosy ont également un grand fils, Sylvain.
    Si vous êtes plus clair, je pourrai certainement vous aider.
    Répondez-moi par mail. Je suis peu chez moi mais tous les soirs je regarde ma boîte.
    Cordialement
    Jocelyne Cathelineau

    Répondre à ce message

    • Des ancêtres tous paysans ou artisans et tous originaires de pays rudes 10 octobre 2015 18:14, par langeois christian

      Je me suis mal expliqué. Mon arrière grand père Damien Goutefangea venait des Deux Sèvres où ses aieux étaient arrivés depuis le Forez.
      Il est donc lié à vos amis. Enfant j’ai entendu parler d’eux.
      Hélène Severin est liée aux Goutefangea par sa grand mère ou arrière grand mère.
      Si vous me donnez un numéro de téléphone, je vous appellerai.
      Cordialement

      Répondre à ce message

  • J’ai bien aimé votre texte, bien écrit.
    Un peu comme vous j’ai commencé la généalogie (au départ, à 25 ans, c’était très modestement sur 3/4 générations) car je ne comprenais rien à ces grands-tantes (qu’on appelait tantes), à ces cousins éloignés...

    Ce qui m’a aussi attiré l’oeil ce sont vos tableaux généalogiques simplifiés, je n’avais encore jamais vu cela. Est-ce « extrait » d’un logiciel de généalogie ou est-ce fabriqué à la main avec un tableur excel ?

    Répondre à ce message

    • mes drôles d’arbres généalogiques 12 octobre 2015 20:54, par Danièle Godard-Livet

      mes arbres simplifiés sont fabriqués sur un tableau excel.
      La représentation des origines pose un problème considérable qui n’est résolu à ma connaissance par aucun logiciel.
      C’est un des gros problème que se pose l’auteur de la carte des mendelssohn. Comment avoir tout sous les yeux sur 7 ou 8 générations (ou plus) pour en tirer qqch ? J’ai longtemps cherché et je suis arrivé à cette représentation.
      Mais je suis preneuse de toutes les autres idées.
      Cordialement
      DGL

      Répondre à ce message

  • merci de vos messages qui me touchent beaucoup 12 octobre 2015 10:51, par Danièle Godard-Livet

    Bonjour à tous ceux qui m’ont lue et qui m’ont laissé un message,
    C’est une expérience nouvelle pour moi que de livrer mes écrits et de faire entrer des inconnus dans mon intimité ; merci d’accepter de vous embarquer dans mon hitoire de famille.
    Pour les questions précises que certains me posent, laissez moi un peu de temps pour vous répondre directement. J’ai en ce moment qq soucis familiaux qui me retiennent loin de mon ordinateur.
    Bien cordialement à tous et à toutes
    Danièle Godard-Livet

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  • Le peu que je viens de lire est rempli d’émotion

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  • Bonjour

    Avez- vous des liens avec Sylviane Cadet née en 1939 et son frère Jean de 4 ans son cadet. Leur père était menuisier à La Bahie, je ne connais pas son prénom pour nous il était simplement monsieur Cadet. Sylviane a travaillé chez nous de 1957 à 1960 et je l’aimais beaucoup.
    Cordialement

    Répondre à ce message

  • Bravo ; votre récit est précis et émouvant car très personnel.
    Moi qui suit d’origine paysanne par ma mère ( mais en picardie) , je reconnais bien les traits culturels de ce type de famille.
    Merci

    Répondre à ce message

  • Bonjour M Godard-livet
    Magnifique travail de recherche et beaucoup d émotions dans votre écriture...
    Nous attendons la suite avec impatience..
    La photo des 5 personnes est très belle et Marthe Lévigne est vraiment une belle personne..
    C est amusant de voir les ressemblance mais NICHE Lévigne est totalement différente des autres...
    Merci pour ce partage..Cordialement LOrraine des Iles...

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