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Avant le scandale, le quotidien d’un curé de campagne à la Belle Epoque

Le vendredi 18 juin 2021, par Alain Denizet

La cure de Châtenay

En 1898, à vingt-sept ans, l’abbé Delarue hérite de la cure de Châtenay. Petit village d’Eure-et-Loir situé à la lisière de l’Essonne, Châtenay est posé au milieu des champs, à l’écart de tout. Quel est le quotidien de Joseph Delarue en ces temps de conflit entre cléricaux et anticléricaux et d’affaissement des pratiques religieuses ?

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A gauche, le presbytère avec son grand sapin et derrière son jardin ; à droite, l’église Saint Sulpice. L’abbé Delarue n’a qu’à traverser la rue.

Dans la lourde tâche qui l’attend, il peut compter sur le soutien familial : sa sœur cadette Marie renonce au mariage pour se consacrer à son ministère. Ce soutien familial est le bienvenu, car la première nomination est un moment redouté. Plus de tuteur, plus de supérieur : désormais seul maître à bord, l’abbé Delarue éprouve sans doute cette appréhension mêlée d’espoir, exprimée par l’un de ses condisciples : « Faudra-t-il labourer dans de rudes labeurs, récolter dans la joie et semer dans les pleurs ? Si portant notre Croix toujours et partout, Jésus est avec nous, c’est assez et c’est tout [1] »

Le péril de la confession

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Caricature anonyme faite à propos de l’affaire du curé de Chatenay. Les dangers de la confession.

De tous ses devoirs, le plus délicat est la confession parce qu’il y a « danger de se souiller en purifiant les autres [2] ». Se souiller, non pas tant par l’aveu du péché d’avarice ou de gourmandise que par celui de luxure, surtout s’il émane d’une jeune pénitente. Or, en ce domaine, le prêtre joint à l’inexpérience des sens une représentation qui fait de la femme la tentatrice suprême. Dans les manuels du confesseur, le péché de chair occupe une place importante, signe de l’obsession que lui porte l’Église. Certains ouvrages lui sont même entièrement consacrés à l’instar du Manuel secret du confesseur de Mgr Bouvier qui connaît un succès phénoménal au XIXe siècle [3]. Pensées impures et situations concrètes, fornication simple, concubinage, plaisir solitaire, attouchement impudique et variété des positions : tout est analysé au prisme du péché, véniel ou mortel.

En voici un exemple que, selon toute probabilité, le jeune prêtre a pu recueillir à travers la grille de son confessionnal. Le premier a pour thème les « mauvaises pensées » qui assaillent une fiancée à la perspective des ébats de la nuit de noces, l’une peut-être des jeunes femmes qu’il a préparées au mariage. A-t-elle péché ? Péché mortel, tranche Mgr Bouvier, car elle a consenti « à la délectation charnelle ».

Pour aider le confesseur à mener ce questionnement avec doigté, les mêmes ouvrages prônent une stratégie adaptée : ne pas effaroucher et de ne pas s’informer inutilement du consentement ou non au péché, car « si elle n’y a pas consenti, il est inutile d’aller plus loin [4] ». En outre, ce serait peut-être instruire la pénitente d’un vice ignoré. Quant au confesseur lui-même, il doit se défendre de toute « délectation sensuelle » née des confidences ou de l’aveu et ne recevoir les pénitentes qu’aux heures du jour. Bref, repousser les tentations du Malin. En 1904, Pie x rappelle dans l’encyclique Jucunda sane que le bon prêtre est « mort aux passions de la chair ».

À titre personnel, l’abbé Delarue part en retraite une à deux fois par an chez des religieux pour se « refaire la santé et le moral quand il se sent déprimé par des luttes et des fatigues [5] ». Comme ses collègues, il rencontre son directeur de conscience. Sont évoqués tous les aspects de la vie y compris dans ce qu’elle a de plus personnel. « On lui dit ce qu’on ne peut pas dire ailleurs pour des raisons de convenance et de retenue [6]. »

Un homme bon et simple

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L’abbé Delarue trinque sans façon avec le receveur des postes de Châtenay. Le Matin, 14 août 1906.

Les témoignages qui suivent sont certes postérieurs au scandale de 1906, ils sont certainement partiaux et retravaillés par la mémoire, mais ils concordent avec ce que nous avons appris de sa personnalité : l’abbé Delarue est un homme sensible et bon. En quelques mots, il sait réconforter. Ainsi, raconte une paroissienne, « il y a quelques années, il était appelé au chevet d’un ancien zouave qui avait eu la jambe coupée en 1870 :

« – Je vais mourir, c’est bien fini ;
– Toi ? Mourir ? Ne fais pas cette bêtise, le bon Dieu ne te veut pas et le diable a peur de toi ! »

En passant, il pointe sa trop grande consommation d’alcool d’un trait d’esprit : « Tu te casseras un jour l’autre jambe ! »

D’une générosité peu commune, il donnait de son temps et de son argent. « Quand des personnes étaient malades et peu fortunées, l’abbé les envoyait chez M. Morchoisne, le boucher et leur faisait fournir des viandes qu’il réglait », rapporte un voisin. « Combien de fois n’a-t-il pas payé le fermage à des paroissiens ruinés », soupire le maire. Quant à Brinon, industriel et ami de Pussay, il se souvient « qu’hiver comme été, il n’hésitait pas à se lever à n’importe quelle heure de la nuit pour aller chercher un médecin ». On salue aussi sa tolérance, car ces services étaient rendus sans préjuger de « ce que pouvait penser tel ou tel », c’est pourquoi « les personnes qui étaient dans l’indifférence religieuse étaient les premières à l’estimer [7] ».

Un prêtre moderne

Prêtre jeune, l’abbé Delarue est aussi un prêtre moderne. À la marche, il préfère son vélo « Clément ». À ce sujet, les échos sont unanimes, l’abbé aimait monter « sa bécane. » Elle lui est bien pratique pour visiter les trois autres communes de sa paroisse, voir ses collègues et aller et venir des gares de Sainville ou d’Étampes à Châtenay. Mais pas question de pédaler pour aller à Chartres. Car si l’évêque tolère l’engin à deux roues en campagne, il en interdit l’usage dans la cité épiscopale. La soutane relevée, flottant au vent, voilà qui a « des inconvénients au point de vue de la dignité du prêtre [8] ».

L’abbé Delarue a aussi la passion de la photographie qu’il met au service de sa mission apostolique. Il participe ainsi au projet d’exposition organisée par la Société Archéologique d’Eure-et-Loir en faisant des clichés des œuvres d’art de ses églises. De retour de Rome, il fait dans son église une conférence avec projections lumineuses [9].

Un prêtre engagé : l’école privée, sa grande œuvre

Surtout, pasteur engagé, il lutte à son niveau contre le déclin des pratiques religieuses. Il organise une mission de prédication pendant le carême de l’année 1903. Si l’on en croit son récit reproduit dans La Voix de Notre-Dame de Chartres, c’est un succès sans précédent. Deux ans plus tard, le 9 avril 1905, l’église est encore bondée quand l’abbé inaugure les quatorze stations du chemin de croix, offert par une dévote de la paroisse retirée à Paris.

L’école privée de Châtenay, créée par l’abbé Delarue. Son institutrice est Marie Frémont, ancienne novice des Sœurs de saint-Paul de Chartres. Le Matin, 6 octobre 1906.

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L’école privée de Châtenay, créée par l’abbé Delarue. Son institutrice est Marie Frémont, ancienne novice des Sœurs de saint-Paul de Chartres. Le Matin, 6 octobre 1906.

Mais sa grande œuvre, c’est l’école privée de filles. À partir de 1903, il y met toute son énergie, un peu de son argent et beaucoup de son temps. Sa création qui ressemble à un parcours du combattant ne peut se comprendre que par le contexte. Par la force de la loi, les écoles congréganistes de France doivent fermer et parmi elles, celles tenues par les Sœurs de Saint-Paul de Chartres à Châtenay. Que faire ?

L’Église se résout à séculariser des novices. Autrement dit, des jeunes femmes promises à l’état religieux mettent un terme à leur parcours avant de prononcer leurs vœux. Cornette ôtée, habillées désormais en civil - mais de cœur fidèle à leur vocation - elles peuvent assurer la pérennité de l’école privée. Le tour de passe-passe est dénoncé par les anticléricaux, mais du strict point de vue légal, il est imparable. À Châtenay, ce sera Marie Frémont. « Très distinguée et fort bien élevée », elle est recommandée par les sœurs de Saint-Paul de Chartres, congrégation au sein de laquelle elle a accompli ses deux années de noviciat en 1901 et 1902.

L’ouverture de l’école traîne, repoussée par une série de contrariétés qui s’étalent sur plus d’un mois. Au maire qui estime que les locaux sont « sains, aérés et bien éclairés », l’inspecteur primaire répond que « les travaux ne sont pas terminés et que certains aménagements ne satisfont pas aux prescriptions hygiéniques. Le sentiment est que les fonctionnaires de la République rivalisent en tracasseries. L’école n’ouvre ses portes qu’en novembre 1903.

Les « persécutions » de l’année 1906

Ses années coïncident avec d’autres soucis puisqu’un nouveau front s’ouvre avec la loi de Séparation des Églises et de l’État qui couronne d’épines l’édifice anticlérical. L’inventaire des églises en est le point d’orgue. Il est jugé humiliant et paraît préluder une future spoliation. Il a lieu à Châtenay le 6 mars 1906. Au percepteur qui se présente, l’abbé Delarue lit une déclaration :

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Déclaration lue et remise au percepteur par l’abbé Delarue, le 6 mars 1906. V art 282, Archives départementales d’Eure-et-Loir

« Au nom des paroissiens, au nom des conseillers de fabrique comme en mon nom, je vais vous déclarer que nous adhérons entièrement aux sentiments et aux décisions du Souverain Pontife. Nous protestons donc de toute notre énergie contre la violence que nous avons à subir et fièrement nous en appelons au jugement de Dieux [10] ! »

Trois mois après l’inventaire, l’abbé est, cette fois, victime d’un mauvais coup venu de la mairie. Le 21 juin 1906, un conseiller observe que le brancard municipal est emprunté pour le service religieux, contrairement à la loi. « Après en avoir délibéré, le conseil décide par six voix contre quatre que dorénavant ledit brancard sera exclusivement affecté au service extérieur des pompes funèbres et qu’il ne devra pas entrer dans l’église pour le service intérieur [11]. » L’incident peut sembler mineur, mais il est des gouttes qui font déborder le vase.

Fatigué

À peine a-t-il saisi la crosse et coiffé la mitre que le nouvel évêque de Chartres exhorte ses curés à avoir « la force des premiers martyrs ». Mais l’abbé Delarue est fatigué. Aux contrariétés s’ajoutent des douleurs intestinales et des maux de tête [12]. Il s’alite. Ses difficultés sont peu ou prou, n’en doutons pas, celles des cinquante mille curés du clergé français.

Mais voilà : il est le seul à être à l’origine d’un scandale public à nul autre pareil dans les annales de l’Église.

Prochain article : Le curé de Châtenay a disparu...

L’histoire du curé de Châtenay est racontée dans le livre « le roman vrai du curé de Châtenay, 1871-1914 » ed. EM.

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https://alaindenizet.fr/

[1Archives Diocésaines de Chartres, ode au supérieur Piau par Charpentier, 1887.

[2Joseph Pochard, Méthode pour la direction des âmes. Cité par Alain Corbin in L’harmonie des plaisirs, Perrin, 2008, p. 314.

[3Monseigneur Bouvier, Manuel secret des confesseurs, éd. Arléa, p. 101. La confession est un passage obligé des romans anticléricaux. Le confesseur de la « Justine » de Sade se masturbe en écoutant ses aveux, Léo Taxil publie les débauches d’un confesseur.

[4Abbé Gaume, Manuel du confesseur, 1868, Paris p. 144.

[5Le Matin, 16 octobre 1906.

[6Caroline Muller, Au plus près des âmes et des corps, une histoire intime des catholiques au XIXe siècle, p. 17, PUF, 2019.

[7Le Journal, 6 août 1906 ; L’Abeille, 11 août 1906 ; Le Matin, 22 août ; La Libre Parole, 14 août.

[8Archives diocésaines de Chartres, mandement de Mgr Bouquet, 1906. Pour les mêmes raisons, la bicyclette était déconseillée aux femmes

[9Le Journal, 6 août. Sur le mouvement catholique « Le Rayon » initiateur des projections lumineuses, voir Voix de Notre Dame de Chartres, 1906.

[10Dans La Voix de Notre-Dame de Chartres en janvier 1906, l’évêque avait indiqué aux prêtres la marche à suivre. Les inventaires ne provoquèrent pas d’incidents sérieux en Eure-et-Loir. À ce propos, le bulletin de la SAEL n° 86, 2005.

[11Archives communales de Châtenay.

[12Le Journal, 17 août 1906.

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12 Messages

  • Avant le scandale, le quotidien d’un curé de campagne à la Belle Epoque 18 juin 09:58, par Jacqueline Besson-Le Huédé

    Votre curé à vélo me fait penser à la lettre que l’évêque du Mans adressait, au début du XX°siècle, à ceux de ses prêtres qui sollicitaient de lui l’autorisation d’aller à bicyclette, « un instrument de luxe ». Cela ne devait pas être si courant que cela... (Je n’ai pas plus de références à fournir, hélas ! et je n’ai pas vu l’original, mais vu son contenu, je n’ai pas trop de doutes sur son authenticité)
    On sent bien le souci de l’évêque de ne pas choquer les paroissiens qui, désormais, pourvoient financièrement à la vie de l’Eglise et à celle de ses prêtres :

    Monsieur l’abbé,
    Je vous autorise, pour l’année 1906 , à user de votre bicyclette mais seulement aux conditions suivantes :
    1. Vous ne devrez vous en servir que strictement pour les besoins du ministère. Les fidèles n’accepteraient pas, au moment où nous devons demander votre traitement à leurs aumônes, que vous usiez de cet instrument de luxe pour des promenades ou des parties de plaisir.
    2. Vous ne devrez jamais vous en servir en traversant les bourgs – encore moins les villes – vous paraîtriez alors provoquer imprudemment l’opinion publique qui, surtout dans les temps actuels, accepte mal ce genre de locomotion.
    3. Vous aurez soin d’aller toujours à une vitesse très modérée. Quel scandale vous provoqueriez, quelles responsabilités vous assumeriez, quelle peine enfin vous éprouveriez si, par une vitesse exagérée, vous veniez à subir ou à causer un accident et surtout un accident mortel !
    4. Vous n’userez que d’un instrument sur lequel vous puissiez, en conservant votre soutane, observer toujours une tenue extérieure absolument convenable.
    5. Vous ne sortirez jamais du diocèse avec votre instrument si ce n’est, tout au plus, quand, habitant une paroisse limitrophe d’un diocèse voisin, vous devrez aller y visiter un confrère rapproché de votre propre paroisse.
    6. Dans le cas où toutes ces prescriptions ne seraient pas strictement observées, vous ne seriez pas surpris de vous voir retirer la présente permission, même en cours d’année.
    Je vous prie, Monsieur l’Abbé, d’agréer l’expression de mon respectueux dévouement.

    Répondre à ce message

  • Bonjour,

    pour élargir la question de la bicyclette à la fin du XIXe siècle - début XXe siècle, voici quelques données concernant Saclas dans l’Essonne, avec ses 882 habitants en 1901, qui est à 84 km de Chatenay.

    La municipalité de Saclas a enregistré en recette au titre d’impôt sur les bicyclettes 39,15 francs en 1894, 30 frs en 1895 et 59,15 frs en 1896. Cette taxe instaurée en 1893 remplit très vite les caisses du trésor. Le 9 septembre 1899, le journal L’Abeille d’Etampes fait savoir à ses lecteurs que le nouvel impôt a apporté à l’État français en 1898 pas moins de 4.856.644 frs. L’obligation d’apposer une plaque attestant le paiement de l’impôt est instaurée à partir de 1900.

    Pour se rendre compte des prix des vélos, en 1897, un habitant de Saclas a pu vendre un des siens pour 80 frs à l’encan et un deuxième pour 50 frs.

    La bicyclette n’est donc plus un objet de luxe à l’aube du XXe siècle.

    Cordialement, Gewa

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  • Vivement la semaine prochaine pour la suite !

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  • Ah, ah, vous nous faites languir !
    Si c’est signe que La Gazette est submergée d’articles, c’est bon signe...
    Patientons donc... en lisant d’autres articles.

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    • Bonjour,

      Pour celles et ceux qui seraient intéressés par la suite... il y a aussi le livre (330 pages + un cahier d’illustration couleur) qui développe chacun des points soulevés par les articles. Je l’envoie pour 20 euros, port compris, (même prix que dans les librairies ou sur les sites marchands) assortie d’une dédicace si vous le souhaitez.
      Envoyez un chèque de 20 euros à l’adresse suivante : Alain Denizet, 1 rue de l’enfer, Muzy 27650.

      Bien cordialement

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  • Interdire au curé et à la paroisse l’usage du brancard municipal qui sert à transporter le cercueil d’un défunt : quelle mesquinerie, et quelle souffrance rajoutée au deuil familial !

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    • Un épisode tout droit sorti de Clochemerle.., mais bien réel. On a dû mal à imaginer aujourd’hui ce climat d’affrontement entre cléricaux et anticléricaux.

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      • Votre livre doit montrer bien des aspects de la vie de ce curé et des habitants. L’ouvrage de Pierrick Chuto « du reuz en bigoudénie » est en la matière édifiant. Clochemerle, la violence en plus, les menaces, chantages, coups et règlements de compte... tout ça impliquant maire, curé, l’instituteur n’étant pas le dernier, bien au contraire. On y voit un maire menacer de ne plus faire avoir des aides financières aux familles pauvres si les enfants vont à l’école chrétienne, ou un instituteur secrétaire de mairie se permettre de rayer des listes électorales ceux dont le vote n’irait pas dans le bon sens. Pas joli joli !
        Le récit, vif, est agréable à lire, comme le vôtre.

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