Je me réveille tôt le matin complètement excitée, c’est un grand jour ! Je me précipite à la fenêtre, quelle chance ! Même le soleil est de la fête !
Maman est là, s’affairant pour l’occasion.
Elle a acheté de jolis petits bols de porcelaine rose et bleue qu’elle dispose harmonieusement sur la table de la salle à manger, avec, tout autour, des croissants et des brioches, pour faire déjeuner la famille après la messe.
Sur le buffet, Maman remplit de jolies coupes pleines de dragées. (…)
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L’arbre qui ne voulait pas mourir
Recueil de souvenirs de l’enfance de Josiane Laurençon-Kuprys à Curis-au-Mont d’Or dans le Rhône.
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Ma communion solennelle (11e épisode)
1er janvier 2003, par Josiane Laurençon-Kuprys -
Le mariage de Maguy (12e épisode)
1er février 2003, par Josiane Laurençon-KuprysCe fut un jour mémorable, avec tout le faste et le cérémonial que seules, nos jolies noces de campagne savent déployer.
Le Pépé et la Mémé Machot préparaient depuis longtemps le repas de noces. Les victuailles prévues pour ce jour remplissaient garde-manger, frigo, cave et grenier.
Deux jours avant, on voyait encore courir poulets, lapins et autres bestiaux, désignés pour être immolés en cette occasion.
Comme nous étions nombreux, les Machot, en prévision d’un orage, avaient rallongé (…) -
La Mère Carré (13e épisode)
1er avril 2003, par Josiane Laurençon-KuprysEn montant au Bérion qui mène à la montagne, sur la droite du chemin, face aux carrières, il y avait la maison de la "Mère Carré".
C’était une vielle femme grande et forte aux yeux bleus, délavés par le chagrin et à la chevelure encore blonde retenue en arrière, qu’elle devait à ses origines germaniques. Elle avait une poitrine imposante de vraie nourrice, des joues rouge vermeilles et deux bras puissants, tout plein de lentilles de rousseur. Elle était toujours habillée de la même façon, (…) -
Les confitures (14e épisode)
1er mai 2003, par Josiane Laurençon-KuprysTous les ans, Pépé Machot nous apportait 2 à 3 cageots d’abricots bien mûrs et parfois même éclatés du trop plein de soleil ou de pluie d’orage. C’était alors pour Grand-père, le sacro-saint moment de faire les confitures.
Ne jamais rien laisser perdre ! C’était sa devise.
Il faisait partie de cette race d’hommes qui ont connu la misère et les privations et laisser abîmer de la nourriture était, à ses yeux, un vrai sacrilège.
Nous trions donc les plus abîmés pour la compote et les plus (…) -
Mes deux Titis (15e épisode)
1er juin 2003, par Josiane Laurençon-KuprysLes histoires d’animaux commencent toujours comme un conte, mais se finissent souvent en petits drames.
Plus d’une fois pendant les grandes vacances, nous avons passé du temps à soigner et bichonner de petits animaux en détresse, ramassés durant nos promenades.
Une fois après un gros orage, Grand-père trouva deux oisillons tombés du toit de la maison. Les petits sans plumes avec leur bec disproportionné n’étaient pas beaux à voir, mais au combien touchants par leur fragilité.
Pépé, (…) -
Margot (16e épisode)
1er juin 2003, par Josiane Laurençon-KuprysPar un après midi chaud, Maman cousait sur notre bout de terrasse, les lunettes sans lesquelles elle était incapable de faire quoi que ce soit, bien campées sur son nez, et sa corbeille d’ouvrage, avec tout l’assortiment nécessaire aux travaux de couture : ciseaux, dé, fils... posée sur la table.
Brusquement tel un éclair, Maman aperçut une masse sombre fondre sur elle et avant qu’elle ne puisse réaliser ce qui lui arrivait, un gros oiseau reprenait déjà son envol avec dans le bec non pas (…) -
Mon chien Wisky (17e épisode)
1er septembre 2003, par Josiane Laurençon-KuprysC’est au lendemain de la "Polymultipliée" (course de vélo), ayant lieu chaque année dans les Monts-d’Or, que Grand-père, parti chercher son journal, revint avec un magnifique chien blanc, qui l’avait suivi tout le long de la route.
Il était un peu sale, mais on voyait nettement que c’était une bête soignée et non abandonnée. Il devait s’être perdu depuis peu.
Pépé n’avait pas eu le courage de le mettre dehors et après lui avoir donné un bon bol de lait chaud en réconfort, nous décidâmes, (…) -
Pépé Aurand et Mamy Laurençon (18e épisode)
1er octobre 2003, par Josiane Laurençon-KuprysCertains dimanches nous allions manger chez Pépé Aurand et Mamy Laurençon, rue de la République à Lyon.
Généralement, Maman et moi nous y rendions, accompagnées de Marraine, ses deux fils et leur petit chien Kapi, dont Jacky, fils cadet de Marraine, revendiquait la légitime propriété.
Kapi était un petit animal à deux couleurs, au poil dru, dont le museau et les deux oreilles étaient bien pointus, et dont la drôle de petite queue, se terminait en point d’interrogation. C’était aussi un (…) -
L’Opéra (19e épisode)
1er novembre 2003, par Josiane Laurençon-KuprysEn 1951 je fis mon entrée à l’Opéra.
Les petits rats de l’époque étaient dirigés par Madame Chirat, une femme très belle, fort intrigante et méchante avec les enfants qui ne lui plaisaient pas. D’ailleurs, au bout d’un an, elle a été remerciée, n’ayant plus les faveurs de Monsieur Camerlo notre directeur.
C’est donc Mademoiselle Noirclerc, une danseuse du ballet, qui prit sa place, en même temps que le cœur de Louis Camerlo, neveu du directeur susnommé. Une vraie histoire de famille ! (…) -
La danse (20e épisode)
1er décembre 2003, par Josiane Laurençon-KuprysHa ! Mon dieu c’est à moi... j’ai les jambes en coton, la gorge sèche.
Mais qu’est ce que je fais là ?
J’ai envie de pleurer, j’ai mal au ventre...
Oh ! La, la... VAS-Y !
Les filles me poussent, il n’y a rien à faire, il faut y aller. Et je me sens entrer en scène.
Tout de suite je suis prise en chasse par le faisceau mouchard.
Alors je me sens sourire, prendre de l’aplomb et le miracle continue au fur et à mesure que j’avance vers l’avant-scène, pour me présenter et faire mon (…)