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Les secrets d’écriture de « Laboureurs d’espoirs » Acte 15 - Scène 7

Acte 15 - L’honorable Gilles Morinays - Scène 7 - Le témoin de l’Histoire


samedi 12 septembre 2009, par Alain Morinais

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Avec « Laboureurs d’espoirs », les Morinays mettent en scène l’histoire des laboureurs bretons vivant leur Révolution, au jour le jour, telle qu’elle put être perçue et vécue dans la campagne rennaise, quand l’espoir s’y invite en 1789.

Jan, Simon et Joseph nous font vivre les labours, les fenaisons, les métiers d’antan, la vie des simples gens, perturbés par les événements, mais, attendant tout des changements annoncés. Nous partageons avec eux les coutumes, les véritables croyances et les superstitions, les pratiques amoureuses, les jeux et les fêtes du peuple des campagnes

Acte 15 - L’honorable Gilles Morinays

Scène 7 - Le témoin de l’Histoire

"Le procureur du roi est entouré, conspué, bousculé ; Borie le sénéchal, sort affolé d’un bureau voisin. Avec quelques députés, ils protègent de leurs corps Drouin, qui bat en retraite vers la porte. Mais, brusquement, il revient vers le centre de la galerie :

— Mes amis !… Je vous en prie, ne commettez pas l’irréparable. Je renonce à être élu, mais vous ne pouvez pas m’exclure des débats, nos avis, pour être différents, méritent d’être entendus.

— Dehors Drouin !…

— Chassez-le par la fenêtre s’il ne prend pas la porte !…

— À mort Drouin !…

Les bousculades reprennent de plus belles. Les exclus sont terrifiés. Ils quittent la salle, pour la plupart sans conditions.

Drouin et les quelques derniers résistants sont repoussés dans les escaliers ; ils doivent capituler devant le nombre des patriotes actifs, grossis du peuple patriote des campagnes, qui n’a pas coutume de tenir sa langue, ni même les poings quand l’occasion se présente ; mais aussi, face à l’indifférence d’une très grande partie des paysans de l’assemblée, qui n’ont aucune raison de les appuyer, même s’ils n’en voient pas davantage pour les chasser.

Il aura fallu quand même plus de trois heures pour venir à bout des plus récalcitrants.

— Citoyens ! mes frères… Maintenant que le calme est revenu, et que nous sommes enfin entre nous, je vous propose de voter pour l’exclusion, en tant qu’électeurs et éligibles, de tous les anoblis et de tous les procureurs d’offices. Ceux qui veulent que notre assemblée puisse répondre aux vœux du roi, dans le calme et la sérénité, le manifeste en levant la main…

Le groupe des députés qui entoure l’orateur a déjà les mains levées. Les uns et les autres, dans l’assemblée, s’observent, certains lèvent la main, puis, progressivement, la très grande majorité des bras s’élève au-dessus des chapeaux.

— Citoyens !… L’exclusion est ratifiée, presque unanimement, par tous les membres enfin libres et compétents. Il en est ainsi de la volonté du Peuple. Que vive le tiers !… Et vive le roi !…
Vive le tiers !…"

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Le Jeu des questions du grand Jacques





Question de l’acte 15 - Scène 7 : Les Bretons prêtaient une grande attention à la manière de se coiffer. Quelles étaient les particularités masculines ?

Vous trouverez la réponse la semaine prochaine dans l’acte 15 - Scène 8

Réponse à la question de l’acte 15 - Scène 6 : La suppression du tirage au sort constitue l’une des doléances fréquentes des cahiers de 1789. Les milices royales et provinciales étaient pourvues par tirage au sort parmi les hommes valides de 16 à 40 ans. Mais, qui en était exempté ?

Revoir l’acte 15 - scène 6

"Étaient exemptés : les nobles, les membres du clergé, les syndics, les juges, les avocats, les médecins, les apothicaires, les hommes de finances, les agents de l’État, les maîtres d’école, les « industriels » et les pères de famille. Les exemptés entraînaient avec eux leurs fils et leurs domestiques." Laboureurs d’espoirs Note 159

À suivre… Acte 15 - L’honorable Gilles Morinays - Scène 8 - Le procureur de la commune

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