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Les secrets d’écriture de « Laboureurs d’espoirs » - Acte 5

Acte 5 - La ponctuation de la couleur d’un ciel en révolution


lundi 5 janvier 2009, par Alain Morinais

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Avec « Laboureurs d’espoirs », les Morinays mettent en scène l’histoire des laboureurs bretons vivant leur Révolution, au jour le jour, telle qu’elle put être perçue et vécue dans la campagne rennaise, quand l’espoir s’y invite en 1789.

Jan, Simon et Joseph nous font vivre les labours, les fenaisons, les métiers d’antan, la vie des simples gens, perturbés par les événements, mais, attendant tout des changements annoncés. Nous partageons avec eux les coutumes, les véritables croyances et les superstitions, les pratiques amoureuses, les jeux et les fêtes du peuple des campagnes

Acte 5 - La ponctuation de la couleur d’un ciel en révolution

« Cet hiver 1789 restera des plus rudes, dans les mémoires de ceux qui survivront à la famine sévissant partout dans les campagnes. Après la sècheresse torride et les grêles de l’été ruinant les récoltes, le prix du blé a doublé sur les terres du duc de Penthièvre. »
Il est évident que le climat inhabituel des années 1788 et 1789 joua un rôle spécifique dans ces événements exceptionnels. La couleur du ciel modifia les habitudes de travail de la terre, contraignant à adapter le calendrier et les rythmes ancestraux. « C’est aujourd’hui, enfin, la première vraie journée d’embauche de l’année. Par temps ordinaire, de la saint Martin jusqu’en février, les jours sont toujours difficiles à travailler. _ Mais, à cette heure, c’est jusque début avril qu’il aura fallu s’occuper. » Il me faudra donc calculer les décalages possibles des travaux de « L’année du laboureur », car la Nouvelle Maison rustique, ou Economie générale des biens de campagne, de Louis Liger (11 éditions de 1700 à 1790) ne nous renseigne que sur les travaux par temps ordinaire.
D’où l’envie de faire du ciel un personnage à part entière, qui plus est, un personnage éternel.

« Sans que l’on sache où le soleil se cache, un ciel immensément haut s’est éclairé au point de prendre en quelques instants une belle couleur azurée. Un bleu pâle et froid comme le fond de l’air, mais un azur lumineux, rayé de lignes parallèles formées de traces nuageuses, laiteuses, bordées d’un léger rosé clair et vaporeux sur lequel se découpent, en ombres noires et dentelées, les silhouettes des édifices de la ville, bâtie sur son promontoire et bouchant l’horizon. »…

« Il a plu toute la semaine sans discontinuer, avec toutefois, fort heureusement, une accalmie la nuit dernière ; sans doute pour nous permettre de clouer les « mais », comme chaque année la nuit d’avant le premier jour du mois de mai. »…

"Cette première demi-journée ensoleillée de la mi-juillet n’a pas suffi à sécher les routes et les chemins, détrempés par les pluies qui n’ont cessé depuis le début du mois de juin. Même si le temps restait ainsi, comme ce jourd’hui, jusqu’aux moissons, nous ne pourrions les espérer qu’à la toute fin d’août, tant les bleds sont tendres et encore verts. »…

« Ces premières journées de vraie chaleur nous permettent enfin de croire l’été bien établi, et si ce n’est à la bonne heure, il est encore permis d’espérer récolter pour qui ne rechigne au labeur."...

« Le ciel est clair, le soleil radieux, le fond de l’air déjà chaud ; un temps à rendre heureux d’avoir à se lever tôt. »



Le Jeu des questions du grand Jacques





Question de l’acte 5 : Que sont les "mais" cloués la nuit d’avant le premier jour du mois de mai, en Ille et Vilaine ?

Vous trouverez la réponse la semaine prochaine dans l’acte 6.

Réponse à la question de l’acte 4 - scène 2 : Qu’est-ce qu’un laboureur au XVIIIè siècle ?

Revoir l’acte 4 - scène 2

"Cultivateur qui loue des terres à un propriétaire foncier dont il exploite le bien avec ses propres moyens. Le laboureur breton est, le plus souvent, congéable à merci par le propriétaire qui, dans ce cas, doit rembourser le montant des biens du cultivateur." Laboureurs d’espoirs page 222.

"Celui qui laboure la terre, aussi bien l’ouvrier qui trace la raie de labour que le propriétaire ou le fermier qui exploite une ferme." Mais aussi " Laboureur à charrue ou plus simplement laboureur, propriétaire ou fermier plus important, paysan qui possède le train de culture (au moins deux chevaux) et qui peut exploiter plusieurs charrues de terre. Outre cet outillage, le laboureur possède un cheptel vif important (pour le fumier), des capitaux ; c’est souvent un fermier, et sa fortune varie énormément d’une région à l’autre." selon Marcel Lachiver Dictionnaire du monde rural Les mots du passé Fayard

Voir geneahist-goupil

Voir wikipedia

À suivre… Acte 6 - "Ah ! ça ira..."

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