Oreilla est un petit village des Pyrénées Orientales adossé à la montagne.
Ce petit village a payé un lourd tribut à la Grande Guerre de 1914-1918. Il est le village de France à avoir eu le plus gros pourcentage de disparus en proportion de sa population. Triste record ! Une plaque commémorative rappelle ce douloureux souvenir.

Les inscriptions du monument aux morts nous indiquent que pas moins de dix familles furent touchées par cette hécatombe, dont certaines à raison de deux ou trois disparus par famille. On imagine la douleur des familles et des villageois et les conséquences sociales et économiques de cette saignée dans les rangs de la population masculine.

Chaque 11 novembre, tous les habitants du village commémorent ce souvenir. Durant cette guerre, j’ai moi-même perdu mon arrière grand-oncle, Margail Baptiste, le frère de mon arrière grand-père, Margail Mathieu, porté disparu à Château-Thierry.

- Margail Mathieu & Margail Elisabeth



Messages
1. Le lourd tribut du sang d’Oreilla, 26 août 2014, 07:10, par Eric Rodriguez
Bonjour,
Vous pouvez me contacter au 06.77.73.37.67. J’habite à Laroque, on peut se rencontrer pour en discuter.
Cordialement
1. Le lourd tribut du sang d’Oreilla, 21 août 2014, 18:22, par delay
Bonjour,
J’organise l’exposition sur la guerre de 14 18 à Villelongue dels monts.
Pourriez vous me contacter pour me parler de votre arriere grand père et arriere grand oncle tous deux originaire de Villelongue ?
Je vous en remercie vivement
D Delay
2. Le lourd tribut du sang d’Oreilla, 21 août 2014, 18:22, par delay
Bonjour,
J’organise l’exposition sur la guerre de 14 18 à Villelongue dels monts.
Pourriez vous me contacter pour me parler de votre arriere grand père et arriere grand oncle tous deux originaire de Villelongue ?
Je vous en remercie vivement
D Delay
1. Le lourd tribut du sang d’Oreilla, 26 août 2014, 07:10, par Eric Rodriguez
Bonjour,
Vous pouvez me contacter au 06.77.73.37.67. J’habite à Laroque, on peut se rencontrer pour en discuter.
Cordialement
3. Le lourd tribut du sang d’Oreilla, 28 juillet 2014, 22:33, par Eric Rodriguez
Bonjour,
Je viens de prendre connaissance de votre mail qui date de l’année dernière, et je m’excuse de répondre tardivement. Je ne sais pas si vous habitez dans la région mais lundi 4 aout, il y aura à Oreilla une commémoration en présence de personnalités. L’indépendant va s’associer et publier des articles sur le village. Si vous avez des témoignages il faudrait contacter rapidement Estelle Devic.
Cordialement
Eric RODRIGUEZ
1. Le lourd tribut du sang d’Oreilla, 21 juin 2013, 16:47, par Botet Josette
Je suis la petite fille de Joseph Botet et la petite nièce de Jean Botet. Mon père Louis Botet, dont le père, Joseph, est décédé sur la Somme (mon père avait 8 ans) alors que déjà son oncle Jean était mort lors de la contre-offensive de la Marne, mon père donc ne s’est jamais remis de cette tragédie.
Toute mon enfance, puis ma vie adulte ont été imprégnés par les regrets de mon père. Il parlait d’Oreilla après la guerre comme d’un village " noir" : le noir que portait toutes les femmes qui avaient perdu un fils, un père, un frère, etc. Ma grand mère paternelle a porté les longs voiles noirs de 1917 à 1951, date à la quelle elle est venue à Paris.
Jusqu’à mes 20 ans Oreilla fut un lieu que je ne vis pas : le lieu du malheur que mon père avait fuit.
Oui, oreilla a payé un lourd tribut par son% de morts mais il faut ajouter les vivants qui ont eu leur vie bouleversée à jamais.
4. Le lourd tribut du sang d’Oreilla, 16 juillet 2014, 10:37, par Estelle Devic
Bonjour
Journaliste à l’Indépendant, je suis à la recherche de personnes pouvant me parler de cette tragique histoire. Pouvez-vous me contacter au 06 73 84 51 62 ?
Merci
Estelle Devic
5. Le lourd tribut du sang d’Oreilla, 21 juin 2013, 16:47, par Botet Josette
Je suis la petite fille de Joseph Botet et la petite nièce de Jean Botet. Mon père Louis Botet, dont le père, Joseph, est décédé sur la Somme (mon père avait 8 ans) alors que déjà son oncle Jean était mort lors de la contre-offensive de la Marne, mon père donc ne s’est jamais remis de cette tragédie.
Toute mon enfance, puis ma vie adulte ont été imprégnés par les regrets de mon père. Il parlait d’Oreilla après la guerre comme d’un village " noir" : le noir que portait toutes les femmes qui avaient perdu un fils, un père, un frère, etc. Ma grand mère paternelle a porté les longs voiles noirs de 1917 à 1951, date à la quelle elle est venue à Paris.
Jusqu’à mes 20 ans Oreilla fut un lieu que je ne vis pas : le lieu du malheur que mon père avait fuit.
Oui, oreilla a payé un lourd tribut par son% de morts mais il faut ajouter les vivants qui ont eu leur vie bouleversée à jamais.
1. Le lourd tribut du sang d’Oreilla, 28 juillet 2014, 22:33, par Eric Rodriguez
Bonjour,
Je viens de prendre connaissance de votre mail qui date de l’année dernière, et je m’excuse de répondre tardivement. Je ne sais pas si vous habitez dans la région mais lundi 4 aout, il y aura à Oreilla une commémoration en présence de personnalités. L’indépendant va s’associer et publier des articles sur le village. Si vous avez des témoignages il faudrait contacter rapidement Estelle Devic.
Cordialement
Eric RODRIGUEZ
6. Le lourd tribut du sang d’Oreilla, 14 décembre 2008, 20:12, par Rouby2
Merci de bien vouloir revenir sur cette période de guerre 1914/1918. J’y reviens aussi étant moi-même concernée : mon père ayant combattu dès les premières heures.
De toutes guerres il y a des morts innombrables, mais celle-ci était la plus inutile en pertes humaines ! La revue " hors-série du Figaro " vient d’en faire la démomstration de façon remarquable en proposant une exellente vision fort bien documentée de la guerre 14/18 . Je voudrais aussi ajouter qu’aucune famille n’en est sortie indemme, car le nombre de blessés a été très important, ce qui a eu des répercutions en France durant plusieurs décennies aussi bien sur le plan économique que psychologique. Des femmes traumatisées ont portées le deuil leur vie durant, souvent dans une misère indiscible.
Originaire de l’Aude, j’ai constaté cela durant ma jeunesse, mon père ayant été bléssé par deux fois à Ypres et Verdun ensuite, j’ai toujours en mémoire les récits qu’il nous faisaient de la vie dans la tranchée -
mais aussi j’ai en mémoire la vie des mères et des veuves de guerre, oubliées dans leur douleur.
7. Le lourd tribut du sang d’Oreilla, 13 décembre 2008, 16:15, par Gérard Mauffré
Mon épouse a elle aussi perdu son grand-père maternel fin août 1914, porté disparu à la bataille du Grand Couronné, devant Nancy. Nous connaissons le poids de ce deuil qui ne peut se faire, faute de pouvoir aller se recueillir sur une tombe identifiée.
Bien sûr ces choses sont très émouvantes et il ne faut surtout jamais oublier.
Que votre village ait le triste record du plus grand nombre de tués proportionnelement à sa population dit assez quelles ont dû être les souffrances des familles.
Avez-vous réussi à collecter des informations sur la manière dont est mort votre arrière-grand-père et sur le lieu où il a été porté disparu.?
Je fais des recherches pour mon aïeul mais je n’aboutis à rien... Quelques idées se précisent mais il subsiste tellement de flou...
A quoi attribuer le fait que le nom de votre aïeul n’apparait pas sur le monument aux morts.?
Bon courage pour vos recherches. Cordialement.
Gérard Mauffré papygg52 chez hotmail.fr
1. Le lourd tribut du sang d’Oreilla, 13 décembre 2008, 06:31, par Fontaine Christian
Eric, votre texte et vos photos sont très émouvants. C’est vrai qu’avec cette guerre, on plonge dans l’indicible. J’ai fait un article sur mon grand-père Raphaël qui a aussi participé à la Grande Guerre et je pense que cette guerre ne devrait jamais être oubliée dans les livres d’histoire comme dans les villages comme le vôtre qui porte le beau nom d’Oreilla. Christian Fontaine. La Réunion.
Voir en ligne : Raphaël Fontaine, un Poilu réunionnais de 14...
8. Le lourd tribut du sang d’Oreilla, 13 décembre 2008, 06:31, par Fontaine Christian
Eric, votre texte et vos photos sont très émouvants. C’est vrai qu’avec cette guerre, on plonge dans l’indicible. J’ai fait un article sur mon grand-père Raphaël qui a aussi participé à la Grande Guerre et je pense que cette guerre ne devrait jamais être oubliée dans les livres d’histoire comme dans les villages comme le vôtre qui porte le beau nom d’Oreilla. Christian Fontaine. La Réunion.
Voir en ligne : Raphaël Fontaine, un Poilu réunionnais de 14...
1. Le lourd tribut du sang d’Oreilla, 13 décembre 2008, 16:15, par Gérard Mauffré
Mon épouse a elle aussi perdu son grand-père maternel fin août 1914, porté disparu à la bataille du Grand Couronné, devant Nancy. Nous connaissons le poids de ce deuil qui ne peut se faire, faute de pouvoir aller se recueillir sur une tombe identifiée.
Bien sûr ces choses sont très émouvantes et il ne faut surtout jamais oublier.
Que votre village ait le triste record du plus grand nombre de tués proportionnelement à sa population dit assez quelles ont dû être les souffrances des familles.
Avez-vous réussi à collecter des informations sur la manière dont est mort votre arrière-grand-père et sur le lieu où il a été porté disparu.?
Je fais des recherches pour mon aïeul mais je n’aboutis à rien... Quelques idées se précisent mais il subsiste tellement de flou...
A quoi attribuer le fait que le nom de votre aïeul n’apparait pas sur le monument aux morts.?
Bon courage pour vos recherches. Cordialement.
Gérard Mauffré papygg52 chez hotmail.fr