Voici une photo du Capitaine de frégate Gaston (Alexandre, Félix, Emile) Peyrouton Laffon de Ladebat (29/07/1841 – 05/06/1885).

- Photo prise à l’École Navale.
Né à Paris le 29 juillet 1841, Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat fait ses études secondaires à Paris puis intègre l’École Navale. Aspirant en 1860, Enseigne de vaisseau en 1864 et Lieutenant de vaisseau en 1868, il va ensuite participer en mer à la campagne de Chine.
En 1872 il est fait Chevalier de la Légion d’honneur ; la même année il publie une étude sur « La régulation des compas ». En 1879 il prend le commandement du « Cher ». Capitaine de frégate en 1881, il est alors nommé commandant en second de l’École Navale ainsi que du vaisseau-école « Le Borda ».
En 1884 il commande « Le Desaix » et c’est en avril 1885 qu’il prend le commandement de l’aviso « Le Renard ». Lors d’une mission dans le golfe d’Aden, le navire est perdu corps et biens deux mois plus tard dans un typhon.

Après son mariage en 1868, il avait résidé successivement à Brest, où naît son premier fils Émile (mon grand-père), puis au Havre où naît son second fils Georges et finalement à Cherbourg où naît sa fille Clotilde. Après son décès sa veuve recevra comme pension « un bureau de tabac » à Cherbourg, puis s’établira à Paris avec ses trois enfants âgés respectivement de 17, 12 et 4 ans.
Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat
Messages
1. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 23 août 2020, 10:02, par Philippe de Ladebat
Bonjour Michel,
Merci pour cet article de l’Intransigeant qui illustre concrètement l’une des pratiques frauduleuses de détournement de fonds publics.Il s’agit en l’espèce des attributions de licences de fonds de tabac normalement et notamment concédées aux veuves de guerre de marins français. En la circonstance il s’agit à l’évidence d’un système de substitutions de noms de bénéficiaires...
Une loi de 1992 (article 432-15 du code pénal) prevoit désormais 10 ans de prison et une amende de 1.000.000 d’euros pour les détournements de fonds publics.
Bien cordialement
Philippe
1. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 23 août 2020, 06:32, par Michel Guironnet
Bonjour Philippe,
Trouvé dans « L’Intransigeant » du 28 mai 1895 au sujet de l’attribution des « Carottes de tabac » :
En revanche, la distribution se fait avec une désinvolture sans pareille, lorsqu’il s’agit de quémandeurs apparentés aux distributeurs de ces faveurs gouvernementales.
C’est ainsi que M. Plique, sous-chef de bureau des débits de tabac au cabinet du ministre des finances, et M. Garnier, chef de bureau du même service, se sont offert des concessions de londres à quasi-perpétuité.
Plique a fait appliquer à sa sœur un bureau de tabac d’un rendement de 2,500 fr ; titres de la concessionnaire : fille d’un garde national !
Garnier, lui, a accordé un débit à Mme veuve Peyroutou de Ladebat, mais cette veuve est devenue... Mme Garnier. Garnier est-il resté titulaire, depuis son mariage, et a-t-il- continué à vendre de la carotte ? On a perdu la trace du bureau de tabac ; on sait seulement qu’il est à Paris.
Plique et Garnier ne seront, d’ailleurs, pas inquiétés...
Cordialement.
Michel Guironnet
2. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 23 août 2020, 06:32, par Michel Guironnet
Bonjour Philippe,
Trouvé dans « L’Intransigeant » du 28 mai 1895 au sujet de l’attribution des « Carottes de tabac » :
En revanche, la distribution se fait avec une désinvolture sans pareille, lorsqu’il s’agit de quémandeurs apparentés aux distributeurs de ces faveurs gouvernementales.
C’est ainsi que M. Plique, sous-chef de bureau des débits de tabac au cabinet du ministre des finances, et M. Garnier, chef de bureau du même service, se sont offert des concessions de londres à quasi-perpétuité.
Plique a fait appliquer à sa sœur un bureau de tabac d’un rendement de 2,500 fr ; titres de la concessionnaire : fille d’un garde national !
Garnier, lui, a accordé un débit à Mme veuve Peyroutou de Ladebat, mais cette veuve est devenue... Mme Garnier. Garnier est-il resté titulaire, depuis son mariage, et a-t-il- continué à vendre de la carotte ? On a perdu la trace du bureau de tabac ; on sait seulement qu’il est à Paris.
Plique et Garnier ne seront, d’ailleurs, pas inquiétés...
Cordialement.
Michel Guironnet
1. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 23 août 2020, 10:02, par Philippe de Ladebat
Bonjour Michel,
Merci pour cet article de l’Intransigeant qui illustre concrètement l’une des pratiques frauduleuses de détournement de fonds publics.Il s’agit en l’espèce des attributions de licences de fonds de tabac normalement et notamment concédées aux veuves de guerre de marins français. En la circonstance il s’agit à l’évidence d’un système de substitutions de noms de bénéficiaires...
Une loi de 1992 (article 432-15 du code pénal) prevoit désormais 10 ans de prison et une amende de 1.000.000 d’euros pour les détournements de fonds publics.
Bien cordialement
Philippe
3. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 21 août 2020, 13:29, par Bergès
Bonjour,
Dans les années 60, j’étais très jeune avec des grands parents nées avant 1900.
Je me souviens bien des hommes qui avaient été soldats en 14/18 et qui vendaient les billets de loterie.
On les appelaient les gueules cassées.
Ils en avaient le monopole.
Je n’avais pas 10 ans... Mais je me souviens de visages sans nez, une demi mâchoire...
1. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 21 août 2020, 07:54, par Leroux Gisèle
Bonjour, je ne connaissais pas pour les bureaux de tabacs, par contre j’ai toujours entendu que les kiosques pour la loterie etaient réservés aux blessés de guerre.
Merci pour ces renseignements très interesants.
4. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 21 août 2020, 11:36, par Patrice Quesnel
Bonjour,
il existe une législation, qui a évolué dans le temps depuis Napoléon I, qui prévoyait des "emplois réservés" pour des gens se trouvant en situation précaire à cause de services rendus à la Patrie par eux-mêmes ou leurs proches directs.
Pour les enfants, cela se traduisait, en principe, par le statut de pupille de la Nation.
Pour les adultes par l’attribution d’un emploi réservé, après constitution d’un dossier et mise en liste d’attente, et selon les priorités données par le ministère concerné (les ministères de chaque armée, et de certains services, étaient souvent distincts.
A ma connaissance cela existe toujours, et les buralistes font partie de ces emplois réservés ainsi que d’autres titulaires d’emplois des "régies de l’Etat", terme parfois abusif ;et sont de fait soumis à numerus clausus géré par la Préfecture du département
— >
Sur le site fonction.publique.gouv.fr :
Qui peut en bénéficier ?
Cordialement
P. Quesnel
5. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 21 août 2020, 11:21, par François Rousselot
Bonjour, des veuves de guerre (14-18) ont bénéficié de cette forme de secours. J’ignorais qu’elles pouvaient faire gérer le débit de tabac.
Des soldats de l’empire romain pouvaient recevoir des terres agricoles à la fin de leur service (en guise de retraite ?).
A mon tour de poser une question : au 18 ème siècle, en Lorraine, des anciens militaires deviennent meunier. En recevant un moulin ? En obtenant l’autoristion de construire un bief ou un moulin ? Je ne sais pas. S’agit-il là aussi d’une "récompense" ? Qui pourrait me renseigner ?
Merci
François
6. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 21 août 2020, 07:54, par Leroux Gisèle
Bonjour, je ne connaissais pas pour les bureaux de tabacs, par contre j’ai toujours entendu que les kiosques pour la loterie etaient réservés aux blessés de guerre.
Merci pour ces renseignements très interesants.
1. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 21 août 2020, 13:29, par Bergès
Bonjour,
Dans les années 60, j’étais très jeune avec des grands parents nées avant 1900.
Je me souviens bien des hommes qui avaient été soldats en 14/18 et qui vendaient les billets de loterie.
On les appelaient les gueules cassées.
Ils en avaient le monopole.
Je n’avais pas 10 ans... Mais je me souviens de visages sans nez, une demi mâchoire...
7. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 11 novembre 2016, 12:53, par Alain
https://www.amazon.fr/M%C3%A9moires-paysan-bas-breton-Jean-Marie-Deguignet/dp/2266107291
Bonjour,
Dans son livre, Jean Marie Deguignet, explique comment il a obtenu un bureau de tabac.
Bonne journée
8. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 9 novembre 2016, 20:28, par Philippe Monier
Bonsoir Philippe,
Je ne puis vous répondre à votre interrogation, mais j’avais étonné de cette attribution.
Votre aïeul fait partie de mon arbre, la mère de son épouse était une Copigneaux, et j’ai fait une généalogie assez complète de ce patronyme, remontant jusqu’en 1575.
Je suis un descendant des Copigneaux, par le biais d’un grand-père maternel.
Cordialement
Philippe
9. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 7 novembre 2016, 13:10, par JMU
Bonjour Philippe,
Les archives départementales de la Manche sont à Saint-Lô.
De nombreux documents concernant Cherbourg s’y trouvent.
10. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 17 octobre 2016, 10:01, par Martine Hautot
Bonjour,Philippe,
vous trouverez sur gallica un BO du ministère de l’Intérieur de 1873( A36 N12) page 558, présentant un rapport au Président de la Republique sur l’organisation des bureaux de tabac en deux catégories selon leur chiffre d’affaire et sur les catégories de candidatures recevables . Il existe sans doute d’autres textes sur Gallica mais c’est une mine à explorer !
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54436766/f50.image.r=%22bureaux%20de%20tabac%20%22
Bien cordialement,
Martine Hautot
11. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 16 octobre 2016, 20:22, par Anne des Désert
Bonsoir,
Je ne sais pas si ce dispositif qui permettait aux veuves de militaires souvent jeunes et n’ayant qu’une petite pension de percevoir une petite rente sur les revenus des Bureaux Tabacs est abrogé.
Dans les années 1960, il existait toujours mais il fallait en faire expressément la demande et pour cela il fallait savoir que ce dispositif existât, or il était souvent ignoré.
Cordialement.
Anne des D.
1. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 12 octobre 2016, 15:00, par Michel Guironnet
Bonjour Philippe,
Bel article, bien documenté et plaisant à lire, comme toujours !
Félicitations.
Sur votre question, je peux vous dire que ce "privilège" pour les veuves des militaires morts en service date de Napoléon, en 1811.
Ce que l’on appelle "les emplois réservés" ne concerne pas que la Marine mais toutes les armes. Et il n’y a pas que les bureaux de tabac "réservés" mais également d’autres régies d’Etat.
Jusque dans les années 30, paraissent dans le Journal Officiel les attributions faites de ces emplois, souvent sous le nom de jeune fille de la veuve.
C’est là qu’il vous faut chercher d’abord et ensuite aux archives du département concerné.
La "récipiendaire" devait déposé une demande et son dossier parfois contient bien des pièces.
D’ailleurs, il serait utile à mon avis de préciser le nom de cette veuve.
Cordialement.
Michel Guironnet
2. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 15 octobre 2016, 19:48, par Philippe de Ladebat
Bonsoir Michel,
Merci pour ces informations précises et tes suggestions de recherches. Je voudrais aussi me faire une idée sur le niveau de la redevance qui lui était ainsi procurée comme titulaire d’un bureau de tabac à Cherbourg en 1885.
Philippe
3. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 16 octobre 2016, 14:44, par Martine Hautot
Bonjour , Philippe
d’après cet article
http://bureautabac.fr/historique-bureaux-tabac
avant 1906 ,il n’y avait pas de somme fixe pour la tenue d’un bureau de tabac mais une majoration sur les ventes encadrée par l’état. Fumait-on beaucoup en Bretagne alors ?
Bonne suite dans vos recherches
Martine Hautot
4. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 16 octobre 2016, 18:16, par Philippe de Ladebat
Bonsoir Martine
Merci pour l’adresse de ce site.
Si j’ai bien compris à la fin du XIXe le "Titulaire" du bureau de tabac recevait une redevance fixe sans être obligé d’assurer l’exploitation commerciale qui, elle, était confiée à un "Gérant" qui tenait le magasin et était rémunéré par un pourcentage sur ses ventes.
Quant à la consommation de tabac en Bretagne à l’époque je n’en sais rien. Pour avoir bien souvent navigué et fréquenté des ports en Bretagne Sud dans las années 1970..., je sais que le marin pêcheur fumait et chiquait beaucoup quand il avait les mains libres.
Bien cordialement
Philippe
12. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 16 octobre 2016, 18:33, par Philippe de Ladebat
Réponse à Jean Orain message du 15/10/2016 00h08 : message mal placé...
Bonjour
Je connais bien sûr le site que vous me signalez mais il ne répond pas du tout à la question que je pose concernant l’attribution de bureaux de tabac aux veuves d’officiers de la Marine nationale en 1885.
Quand au naufrage de l’aviso Le Renard vous trouverez des renseignements plus détaillés sur Histoire-Généalogie :
http://www.histoire-genealogie.com/...
Cordialement
1. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 15 octobre 2016, 00:08, par JEAN ORAIN
Bonsoir,
vous trouverez sur le site ecole.nav.traditions.free.fr
des renseignements sur cet officier de la promotion 1858 avec des articles de presse sur le dernier naufrage et toute sa carrière.
C’est un site exceptionnel ; bonne lecture.
Cordialement.
2. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 16 octobre 2016, 15:08, par Martine Hautot
En complément
Didier NOURRISSON, « Tabac au débit », Histoire par l’image [en ligne], consulté le 16 Octobre 2016. URL : http://www.histoire-image.org/etudes/tabac-debit
"Le débit de tabac dans la première moitié du XIXe siècle
" La vente de tabac dans des débits ne date pas du XIXe siècle : le premier débit connu, « la civette », du nom d’un petit rongeur dont le musc était apprécié en parfumerie, remonte à 1716. Ces commerces sont parfois signalés par une statue de Turc fumant le chibouque, ou par une « carotte », paquet de feuilles attachées ensemble afin d’être râpées et consommées en prise.
Au XIXe siècle, la fabrication et la vente du tabac sont assurées dans le cadre d’un monopole d’État, remontant à l’Ancien Régime : en 1810, Napoléon Ier crée la Régie des Tabacs. En 1815, onze manufactures traitent 9 000 tonnes de tabac par jour. Le tabac utilisé provient de France pour une petite part ; l’essentiel, avec la reprise des relations commerciales après le blocus continental imposé par l’empereur, vient des États-Unis (Virginie) et du Proche-Orient, ce « Levant » qui fascine tant la société française de l’époque. Les débitants ne sont pas de simples commerçants ; ils deviennent des agents de l’administration chargés de la vente des produits de la Régie et, à ce titre, sont soigneusement recrutés et étroitement surveillés. Assez rémunérateur, le poste est souvent confié à d’anciens militaires, à leurs femmes ou à leurs veuves, à leurs enfants, à d’anciens fonctionnaires ou à des personnes qui, disent les textes, « auront accompli dans un intérêt public des actes de courage ou de dévouement ».{}"
3. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 16 octobre 2016, 17:45, par Philippe de Ladebat
Bonjour
Je connais bien sûr le site que vous me signalez mais il ne répond pas du tout à la question que je pose concernant l’attribution de bureaux de tabac aux veuves d’officiers de la Marine nationale en 1885.
Quand au naufrage de l’aviso Le Renard vous trouverez des renseignements plus détaillés sur Histoire-Généalogie :
http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?article845
Cordialement
4. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 16 octobre 2016, 17:49, par Philippe de Ladebat
Bonsoir
Merci pour ce complément sur les pensions/bureaux de tabac et pour l’adresse d’un site intéressant et fort bien illustré.
Bine cordialement
13. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 16 octobre 2016, 18:16, par Philippe de Ladebat
Bonsoir Martine
Merci pour l’adresse de ce site.
Si j’ai bien compris à la fin du XIXe le "Titulaire" du bureau de tabac recevait une redevance fixe sans être obligé d’assurer l’exploitation commerciale qui, elle, était confiée à un "Gérant" qui tenait le magasin et était rémunéré par un pourcentage sur ses ventes.
Quant à la consommation de tabac en Bretagne à l’époque je n’en sais rien. Pour avoir bien souvent navigué et fréquenté des ports en Bretagne Sud dans las années 1970..., je sais que le marin pêcheur fumait et chiquait beaucoup quand il avait les mains libres.
Bien cordialement
Philippe
1. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 12 octobre 2016, 15:00, par Michel Guironnet
Bonjour Philippe,
Bel article, bien documenté et plaisant à lire, comme toujours !
Félicitations.
Sur votre question, je peux vous dire que ce "privilège" pour les veuves des militaires morts en service date de Napoléon, en 1811.
Ce que l’on appelle "les emplois réservés" ne concerne pas que la Marine mais toutes les armes. Et il n’y a pas que les bureaux de tabac "réservés" mais également d’autres régies d’Etat.
Jusque dans les années 30, paraissent dans le Journal Officiel les attributions faites de ces emplois, souvent sous le nom de jeune fille de la veuve.
C’est là qu’il vous faut chercher d’abord et ensuite aux archives du département concerné.
La "récipiendaire" devait déposé une demande et son dossier parfois contient bien des pièces.
D’ailleurs, il serait utile à mon avis de préciser le nom de cette veuve.
Cordialement.
Michel Guironnet
2. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 15 octobre 2016, 19:48, par Philippe de Ladebat
Bonsoir Michel,
Merci pour ces informations précises et tes suggestions de recherches. Je voudrais aussi me faire une idée sur le niveau de la redevance qui lui était ainsi procurée comme titulaire d’un bureau de tabac à Cherbourg en 1885.
Philippe
3. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 16 octobre 2016, 14:44, par Martine Hautot
Bonjour , Philippe
d’après cet article
http://bureautabac.fr/historique-bureaux-tabac
avant 1906 ,il n’y avait pas de somme fixe pour la tenue d’un bureau de tabac mais une majoration sur les ventes encadrée par l’état. Fumait-on beaucoup en Bretagne alors ?
Bonne suite dans vos recherches
Martine Hautot
4. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 16 octobre 2016, 20:22, par Anne des Désert
Bonsoir,
Je ne sais pas si ce dispositif qui permettait aux veuves de militaires souvent jeunes et n’ayant qu’une petite pension de percevoir une petite rente sur les revenus des Bureaux Tabacs est abrogé.
Dans les années 1960, il existait toujours mais il fallait en faire expressément la demande et pour cela il fallait savoir que ce dispositif existât, or il était souvent ignoré.
Cordialement.
Anne des D.
14. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 16 octobre 2016, 17:49, par Philippe de Ladebat
Bonsoir
Merci pour ce complément sur les pensions/bureaux de tabac et pour l’adresse d’un site intéressant et fort bien illustré.
Bine cordialement
1. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 15 octobre 2016, 00:08, par JEAN ORAIN
Bonsoir,
vous trouverez sur le site ecole.nav.traditions.free.fr
des renseignements sur cet officier de la promotion 1858 avec des articles de presse sur le dernier naufrage et toute sa carrière.
C’est un site exceptionnel ; bonne lecture.
Cordialement.
2. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 16 octobre 2016, 15:08, par Martine Hautot
En complément
Didier NOURRISSON, « Tabac au débit », Histoire par l’image [en ligne], consulté le 16 Octobre 2016. URL : http://www.histoire-image.org/etudes/tabac-debit
"Le débit de tabac dans la première moitié du XIXe siècle
" La vente de tabac dans des débits ne date pas du XIXe siècle : le premier débit connu, « la civette », du nom d’un petit rongeur dont le musc était apprécié en parfumerie, remonte à 1716. Ces commerces sont parfois signalés par une statue de Turc fumant le chibouque, ou par une « carotte », paquet de feuilles attachées ensemble afin d’être râpées et consommées en prise.
Au XIXe siècle, la fabrication et la vente du tabac sont assurées dans le cadre d’un monopole d’État, remontant à l’Ancien Régime : en 1810, Napoléon Ier crée la Régie des Tabacs. En 1815, onze manufactures traitent 9 000 tonnes de tabac par jour. Le tabac utilisé provient de France pour une petite part ; l’essentiel, avec la reprise des relations commerciales après le blocus continental imposé par l’empereur, vient des États-Unis (Virginie) et du Proche-Orient, ce « Levant » qui fascine tant la société française de l’époque. Les débitants ne sont pas de simples commerçants ; ils deviennent des agents de l’administration chargés de la vente des produits de la Régie et, à ce titre, sont soigneusement recrutés et étroitement surveillés. Assez rémunérateur, le poste est souvent confié à d’anciens militaires, à leurs femmes ou à leurs veuves, à leurs enfants, à d’anciens fonctionnaires ou à des personnes qui, disent les textes, « auront accompli dans un intérêt public des actes de courage ou de dévouement ».{}"
3. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 16 octobre 2016, 17:45, par Philippe de Ladebat
Bonjour
Je connais bien sûr le site que vous me signalez mais il ne répond pas du tout à la question que je pose concernant l’attribution de bureaux de tabac aux veuves d’officiers de la Marine nationale en 1885.
Quand au naufrage de l’aviso Le Renard vous trouverez des renseignements plus détaillés sur Histoire-Généalogie :
http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?article845
Cordialement
4. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 16 octobre 2016, 18:33, par Philippe de Ladebat
Réponse à Jean Orain message du 15/10/2016 00h08 : message mal placé...
Bonjour
Je connais bien sûr le site que vous me signalez mais il ne répond pas du tout à la question que je pose concernant l’attribution de bureaux de tabac aux veuves d’officiers de la Marine nationale en 1885.
Quand au naufrage de l’aviso Le Renard vous trouverez des renseignements plus détaillés sur Histoire-Généalogie :
http://www.histoire-genealogie.com/...
Cordialement
15. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 16 octobre 2016, 17:45, par Philippe de Ladebat
Bonjour
Je connais bien sûr le site que vous me signalez mais il ne répond pas du tout à la question que je pose concernant l’attribution de bureaux de tabac aux veuves d’officiers de la Marine nationale en 1885.
Quand au naufrage de l’aviso Le Renard vous trouverez des renseignements plus détaillés sur Histoire-Généalogie :
http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?article845
Cordialement
1. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 15 octobre 2016, 00:08, par JEAN ORAIN
Bonsoir,
vous trouverez sur le site ecole.nav.traditions.free.fr
des renseignements sur cet officier de la promotion 1858 avec des articles de presse sur le dernier naufrage et toute sa carrière.
C’est un site exceptionnel ; bonne lecture.
Cordialement.
2. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 16 octobre 2016, 15:08, par Martine Hautot
En complément
Didier NOURRISSON, « Tabac au débit », Histoire par l’image [en ligne], consulté le 16 Octobre 2016. URL : http://www.histoire-image.org/etudes/tabac-debit
"Le débit de tabac dans la première moitié du XIXe siècle
" La vente de tabac dans des débits ne date pas du XIXe siècle : le premier débit connu, « la civette », du nom d’un petit rongeur dont le musc était apprécié en parfumerie, remonte à 1716. Ces commerces sont parfois signalés par une statue de Turc fumant le chibouque, ou par une « carotte », paquet de feuilles attachées ensemble afin d’être râpées et consommées en prise.
Au XIXe siècle, la fabrication et la vente du tabac sont assurées dans le cadre d’un monopole d’État, remontant à l’Ancien Régime : en 1810, Napoléon Ier crée la Régie des Tabacs. En 1815, onze manufactures traitent 9 000 tonnes de tabac par jour. Le tabac utilisé provient de France pour une petite part ; l’essentiel, avec la reprise des relations commerciales après le blocus continental imposé par l’empereur, vient des États-Unis (Virginie) et du Proche-Orient, ce « Levant » qui fascine tant la société française de l’époque. Les débitants ne sont pas de simples commerçants ; ils deviennent des agents de l’administration chargés de la vente des produits de la Régie et, à ce titre, sont soigneusement recrutés et étroitement surveillés. Assez rémunérateur, le poste est souvent confié à d’anciens militaires, à leurs femmes ou à leurs veuves, à leurs enfants, à d’anciens fonctionnaires ou à des personnes qui, disent les textes, « auront accompli dans un intérêt public des actes de courage ou de dévouement ».{}"
3. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 16 octobre 2016, 17:49, par Philippe de Ladebat
Bonsoir
Merci pour ce complément sur les pensions/bureaux de tabac et pour l’adresse d’un site intéressant et fort bien illustré.
Bine cordialement
4. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 16 octobre 2016, 18:33, par Philippe de Ladebat
Réponse à Jean Orain message du 15/10/2016 00h08 : message mal placé...
Bonjour
Je connais bien sûr le site que vous me signalez mais il ne répond pas du tout à la question que je pose concernant l’attribution de bureaux de tabac aux veuves d’officiers de la Marine nationale en 1885.
Quand au naufrage de l’aviso Le Renard vous trouverez des renseignements plus détaillés sur Histoire-Généalogie :
http://www.histoire-genealogie.com/...
Cordialement
16. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 16 octobre 2016, 15:08, par Martine Hautot
En complément
Didier NOURRISSON, « Tabac au débit », Histoire par l’image [en ligne], consulté le 16 Octobre 2016. URL : http://www.histoire-image.org/etudes/tabac-debit
"Le débit de tabac dans la première moitié du XIXe siècle
" La vente de tabac dans des débits ne date pas du XIXe siècle : le premier débit connu, « la civette », du nom d’un petit rongeur dont le musc était apprécié en parfumerie, remonte à 1716. Ces commerces sont parfois signalés par une statue de Turc fumant le chibouque, ou par une « carotte », paquet de feuilles attachées ensemble afin d’être râpées et consommées en prise.
Au XIXe siècle, la fabrication et la vente du tabac sont assurées dans le cadre d’un monopole d’État, remontant à l’Ancien Régime : en 1810, Napoléon Ier crée la Régie des Tabacs. En 1815, onze manufactures traitent 9 000 tonnes de tabac par jour. Le tabac utilisé provient de France pour une petite part ; l’essentiel, avec la reprise des relations commerciales après le blocus continental imposé par l’empereur, vient des États-Unis (Virginie) et du Proche-Orient, ce « Levant » qui fascine tant la société française de l’époque. Les débitants ne sont pas de simples commerçants ; ils deviennent des agents de l’administration chargés de la vente des produits de la Régie et, à ce titre, sont soigneusement recrutés et étroitement surveillés. Assez rémunérateur, le poste est souvent confié à d’anciens militaires, à leurs femmes ou à leurs veuves, à leurs enfants, à d’anciens fonctionnaires ou à des personnes qui, disent les textes, « auront accompli dans un intérêt public des actes de courage ou de dévouement ».{}"
1. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 15 octobre 2016, 00:08, par JEAN ORAIN
Bonsoir,
vous trouverez sur le site ecole.nav.traditions.free.fr
des renseignements sur cet officier de la promotion 1858 avec des articles de presse sur le dernier naufrage et toute sa carrière.
C’est un site exceptionnel ; bonne lecture.
Cordialement.
2. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 16 octobre 2016, 17:45, par Philippe de Ladebat
Bonjour
Je connais bien sûr le site que vous me signalez mais il ne répond pas du tout à la question que je pose concernant l’attribution de bureaux de tabac aux veuves d’officiers de la Marine nationale en 1885.
Quand au naufrage de l’aviso Le Renard vous trouverez des renseignements plus détaillés sur Histoire-Généalogie :
http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?article845
Cordialement
3. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 16 octobre 2016, 17:49, par Philippe de Ladebat
Bonsoir
Merci pour ce complément sur les pensions/bureaux de tabac et pour l’adresse d’un site intéressant et fort bien illustré.
Bine cordialement
4. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 16 octobre 2016, 18:33, par Philippe de Ladebat
Réponse à Jean Orain message du 15/10/2016 00h08 : message mal placé...
Bonjour
Je connais bien sûr le site que vous me signalez mais il ne répond pas du tout à la question que je pose concernant l’attribution de bureaux de tabac aux veuves d’officiers de la Marine nationale en 1885.
Quand au naufrage de l’aviso Le Renard vous trouverez des renseignements plus détaillés sur Histoire-Généalogie :
http://www.histoire-genealogie.com/...
Cordialement
17. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 16 octobre 2016, 14:44, par Martine Hautot
Bonjour , Philippe
d’après cet article
http://bureautabac.fr/historique-bureaux-tabac
avant 1906 ,il n’y avait pas de somme fixe pour la tenue d’un bureau de tabac mais une majoration sur les ventes encadrée par l’état. Fumait-on beaucoup en Bretagne alors ?
Bonne suite dans vos recherches
Martine Hautot
1. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 12 octobre 2016, 15:00, par Michel Guironnet
Bonjour Philippe,
Bel article, bien documenté et plaisant à lire, comme toujours !
Félicitations.
Sur votre question, je peux vous dire que ce "privilège" pour les veuves des militaires morts en service date de Napoléon, en 1811.
Ce que l’on appelle "les emplois réservés" ne concerne pas que la Marine mais toutes les armes. Et il n’y a pas que les bureaux de tabac "réservés" mais également d’autres régies d’Etat.
Jusque dans les années 30, paraissent dans le Journal Officiel les attributions faites de ces emplois, souvent sous le nom de jeune fille de la veuve.
C’est là qu’il vous faut chercher d’abord et ensuite aux archives du département concerné.
La "récipiendaire" devait déposé une demande et son dossier parfois contient bien des pièces.
D’ailleurs, il serait utile à mon avis de préciser le nom de cette veuve.
Cordialement.
Michel Guironnet
2. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 15 octobre 2016, 19:48, par Philippe de Ladebat
Bonsoir Michel,
Merci pour ces informations précises et tes suggestions de recherches. Je voudrais aussi me faire une idée sur le niveau de la redevance qui lui était ainsi procurée comme titulaire d’un bureau de tabac à Cherbourg en 1885.
Philippe
3. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 16 octobre 2016, 18:16, par Philippe de Ladebat
Bonsoir Martine
Merci pour l’adresse de ce site.
Si j’ai bien compris à la fin du XIXe le "Titulaire" du bureau de tabac recevait une redevance fixe sans être obligé d’assurer l’exploitation commerciale qui, elle, était confiée à un "Gérant" qui tenait le magasin et était rémunéré par un pourcentage sur ses ventes.
Quant à la consommation de tabac en Bretagne à l’époque je n’en sais rien. Pour avoir bien souvent navigué et fréquenté des ports en Bretagne Sud dans las années 1970..., je sais que le marin pêcheur fumait et chiquait beaucoup quand il avait les mains libres.
Bien cordialement
Philippe
4. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 16 octobre 2016, 20:22, par Anne des Désert
Bonsoir,
Je ne sais pas si ce dispositif qui permettait aux veuves de militaires souvent jeunes et n’ayant qu’une petite pension de percevoir une petite rente sur les revenus des Bureaux Tabacs est abrogé.
Dans les années 1960, il existait toujours mais il fallait en faire expressément la demande et pour cela il fallait savoir que ce dispositif existât, or il était souvent ignoré.
Cordialement.
Anne des D.
18. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 15 octobre 2016, 19:48, par Philippe de Ladebat
Bonsoir Michel,
Merci pour ces informations précises et tes suggestions de recherches. Je voudrais aussi me faire une idée sur le niveau de la redevance qui lui était ainsi procurée comme titulaire d’un bureau de tabac à Cherbourg en 1885.
Philippe
1. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 12 octobre 2016, 15:00, par Michel Guironnet
Bonjour Philippe,
Bel article, bien documenté et plaisant à lire, comme toujours !
Félicitations.
Sur votre question, je peux vous dire que ce "privilège" pour les veuves des militaires morts en service date de Napoléon, en 1811.
Ce que l’on appelle "les emplois réservés" ne concerne pas que la Marine mais toutes les armes. Et il n’y a pas que les bureaux de tabac "réservés" mais également d’autres régies d’Etat.
Jusque dans les années 30, paraissent dans le Journal Officiel les attributions faites de ces emplois, souvent sous le nom de jeune fille de la veuve.
C’est là qu’il vous faut chercher d’abord et ensuite aux archives du département concerné.
La "récipiendaire" devait déposé une demande et son dossier parfois contient bien des pièces.
D’ailleurs, il serait utile à mon avis de préciser le nom de cette veuve.
Cordialement.
Michel Guironnet
2. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 16 octobre 2016, 14:44, par Martine Hautot
Bonjour , Philippe
d’après cet article
http://bureautabac.fr/historique-bureaux-tabac
avant 1906 ,il n’y avait pas de somme fixe pour la tenue d’un bureau de tabac mais une majoration sur les ventes encadrée par l’état. Fumait-on beaucoup en Bretagne alors ?
Bonne suite dans vos recherches
Martine Hautot
3. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 16 octobre 2016, 18:16, par Philippe de Ladebat
Bonsoir Martine
Merci pour l’adresse de ce site.
Si j’ai bien compris à la fin du XIXe le "Titulaire" du bureau de tabac recevait une redevance fixe sans être obligé d’assurer l’exploitation commerciale qui, elle, était confiée à un "Gérant" qui tenait le magasin et était rémunéré par un pourcentage sur ses ventes.
Quant à la consommation de tabac en Bretagne à l’époque je n’en sais rien. Pour avoir bien souvent navigué et fréquenté des ports en Bretagne Sud dans las années 1970..., je sais que le marin pêcheur fumait et chiquait beaucoup quand il avait les mains libres.
Bien cordialement
Philippe
4. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 16 octobre 2016, 20:22, par Anne des Désert
Bonsoir,
Je ne sais pas si ce dispositif qui permettait aux veuves de militaires souvent jeunes et n’ayant qu’une petite pension de percevoir une petite rente sur les revenus des Bureaux Tabacs est abrogé.
Dans les années 1960, il existait toujours mais il fallait en faire expressément la demande et pour cela il fallait savoir que ce dispositif existât, or il était souvent ignoré.
Cordialement.
Anne des D.
19. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 15 octobre 2016, 00:08, par JEAN ORAIN
Bonsoir,
vous trouverez sur le site ecole.nav.traditions.free.fr
des renseignements sur cet officier de la promotion 1858 avec des articles de presse sur le dernier naufrage et toute sa carrière.
C’est un site exceptionnel ; bonne lecture.
Cordialement.
1. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 16 octobre 2016, 15:08, par Martine Hautot
En complément
Didier NOURRISSON, « Tabac au débit », Histoire par l’image [en ligne], consulté le 16 Octobre 2016. URL : http://www.histoire-image.org/etudes/tabac-debit
"Le débit de tabac dans la première moitié du XIXe siècle
" La vente de tabac dans des débits ne date pas du XIXe siècle : le premier débit connu, « la civette », du nom d’un petit rongeur dont le musc était apprécié en parfumerie, remonte à 1716. Ces commerces sont parfois signalés par une statue de Turc fumant le chibouque, ou par une « carotte », paquet de feuilles attachées ensemble afin d’être râpées et consommées en prise.
Au XIXe siècle, la fabrication et la vente du tabac sont assurées dans le cadre d’un monopole d’État, remontant à l’Ancien Régime : en 1810, Napoléon Ier crée la Régie des Tabacs. En 1815, onze manufactures traitent 9 000 tonnes de tabac par jour. Le tabac utilisé provient de France pour une petite part ; l’essentiel, avec la reprise des relations commerciales après le blocus continental imposé par l’empereur, vient des États-Unis (Virginie) et du Proche-Orient, ce « Levant » qui fascine tant la société française de l’époque. Les débitants ne sont pas de simples commerçants ; ils deviennent des agents de l’administration chargés de la vente des produits de la Régie et, à ce titre, sont soigneusement recrutés et étroitement surveillés. Assez rémunérateur, le poste est souvent confié à d’anciens militaires, à leurs femmes ou à leurs veuves, à leurs enfants, à d’anciens fonctionnaires ou à des personnes qui, disent les textes, « auront accompli dans un intérêt public des actes de courage ou de dévouement ».{}"
2. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 16 octobre 2016, 17:45, par Philippe de Ladebat
Bonjour
Je connais bien sûr le site que vous me signalez mais il ne répond pas du tout à la question que je pose concernant l’attribution de bureaux de tabac aux veuves d’officiers de la Marine nationale en 1885.
Quand au naufrage de l’aviso Le Renard vous trouverez des renseignements plus détaillés sur Histoire-Généalogie :
http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?article845
Cordialement
3. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 16 octobre 2016, 17:49, par Philippe de Ladebat
Bonsoir
Merci pour ce complément sur les pensions/bureaux de tabac et pour l’adresse d’un site intéressant et fort bien illustré.
Bine cordialement
4. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 16 octobre 2016, 18:33, par Philippe de Ladebat
Réponse à Jean Orain message du 15/10/2016 00h08 : message mal placé...
Bonjour
Je connais bien sûr le site que vous me signalez mais il ne répond pas du tout à la question que je pose concernant l’attribution de bureaux de tabac aux veuves d’officiers de la Marine nationale en 1885.
Quand au naufrage de l’aviso Le Renard vous trouverez des renseignements plus détaillés sur Histoire-Généalogie :
http://www.histoire-genealogie.com/...
Cordialement
20. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 14 octobre 2016, 19:41
Bonsoir, le grand-père de mon épouse était professeur agrégé, il est décédé très jeune, sa veuve avait en charge trois enfants dont un de 4 ans, elle n’avait pas de profession, elle a donc bénéficié "d’un bureau de tabac" vers 1911 après de très nombreuses interventions du sénateur local.
Cordialement.
Jean ORAIN
21. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 12 octobre 2016, 15:00, par Michel Guironnet
Bonjour Philippe,
Bel article, bien documenté et plaisant à lire, comme toujours !
Félicitations.
Sur votre question, je peux vous dire que ce "privilège" pour les veuves des militaires morts en service date de Napoléon, en 1811.
Ce que l’on appelle "les emplois réservés" ne concerne pas que la Marine mais toutes les armes. Et il n’y a pas que les bureaux de tabac "réservés" mais également d’autres régies d’Etat.
Jusque dans les années 30, paraissent dans le Journal Officiel les attributions faites de ces emplois, souvent sous le nom de jeune fille de la veuve.
C’est là qu’il vous faut chercher d’abord et ensuite aux archives du département concerné.
La "récipiendaire" devait déposé une demande et son dossier parfois contient bien des pièces.
D’ailleurs, il serait utile à mon avis de préciser le nom de cette veuve.
Cordialement.
Michel Guironnet
1. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 15 octobre 2016, 19:48, par Philippe de Ladebat
Bonsoir Michel,
Merci pour ces informations précises et tes suggestions de recherches. Je voudrais aussi me faire une idée sur le niveau de la redevance qui lui était ainsi procurée comme titulaire d’un bureau de tabac à Cherbourg en 1885.
Philippe
2. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 16 octobre 2016, 14:44, par Martine Hautot
Bonjour , Philippe
d’après cet article
http://bureautabac.fr/historique-bureaux-tabac
avant 1906 ,il n’y avait pas de somme fixe pour la tenue d’un bureau de tabac mais une majoration sur les ventes encadrée par l’état. Fumait-on beaucoup en Bretagne alors ?
Bonne suite dans vos recherches
Martine Hautot
3. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 16 octobre 2016, 18:16, par Philippe de Ladebat
Bonsoir Martine
Merci pour l’adresse de ce site.
Si j’ai bien compris à la fin du XIXe le "Titulaire" du bureau de tabac recevait une redevance fixe sans être obligé d’assurer l’exploitation commerciale qui, elle, était confiée à un "Gérant" qui tenait le magasin et était rémunéré par un pourcentage sur ses ventes.
Quant à la consommation de tabac en Bretagne à l’époque je n’en sais rien. Pour avoir bien souvent navigué et fréquenté des ports en Bretagne Sud dans las années 1970..., je sais que le marin pêcheur fumait et chiquait beaucoup quand il avait les mains libres.
Bien cordialement
Philippe
4. Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat , 16 octobre 2016, 20:22, par Anne des Désert
Bonsoir,
Je ne sais pas si ce dispositif qui permettait aux veuves de militaires souvent jeunes et n’ayant qu’une petite pension de percevoir une petite rente sur les revenus des Bureaux Tabacs est abrogé.
Dans les années 1960, il existait toujours mais il fallait en faire expressément la demande et pour cela il fallait savoir que ce dispositif existât, or il était souvent ignoré.
Cordialement.
Anne des D.