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L’étrange acte de naissance de Leonard Cointe

Quand une erreur d’état-civil compromet un mariage en 1856


jeudi 1er août 2019, par Martine Hautot

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Nous sommes sous le second empire, dans un village de la Nièvre, Asnan, situé dans le canton de Brinon, à une vingtaine de kilomètres de Clamecy, sous-préfecture du département.

Leonard Cointe, né dans ce village, songe à se marier. Il est temps, Il a déjà 35 ans. Sa promise s’appelle Jeanne Jouot, elle habite le même village, a sensiblement le même âge. Des deux côtés les parents sont propriétaires, tout s’annonce pour le mieux. Et les bans sont publiés les 20 et 27 janvier 1856.

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Archives départementales de la Nièvre
5MI15 676 (1822-1870) page 510/1078

L’an mil huit cent cinquante six, le 27 Janvier nous, Jean Ranvier maire et officier d’état-civil de la commune d’ Asnan, canton de Brinon, département de la Nièvre, après nous être transporté devant la principale porte d’entrée de la maison commune, à l’heure de midi, nous avons annoncé et publié pour la seconde publication qu’il y a promesse de mariage entre Leonard Cointe, âgé de trente-cinq ans laboureur, demeurant à Asnan, fils majeur de Gabriel Cointe, âgé de soixante un ans, propriétaire demeurant à Asnan et de feue Marie Tissier et demoiselle Jeanne Jouot …

Mais le maire de la commune, Jean Ranvier, en rassemblant les documents pour le mariage découvre qu’il n’a pas dans les registres de l’année 1820 de naissance pour un Leonard Cointe mais la naissance le 17 Octobre 1820 d’une enfant reconnue de sexe féminin prénommée Marie, fille de Gabriel Cointe et Marie Tissier. Impossible dans ces conditions de marier Léonard avec sa promise : l’acte de naissance est obligatoire et le mariage entre personnes de même sexe n’est pas autorisé. Le maire est perplexe : que s’est-il passé, un enfant dont le sexe est mal défini à la naissance, une tromperie pour faire échapper l’enfant plus tard à la conscription, une erreur du déclarant ou une étourderie du rédacteur, il ne saurait dire. Il n’était pas maire à l’époque. Ce dont il est sûr, c’est qu’il ne peut corriger l’acte d’un trait de plume. Il se renseigne, il faut passer par un jugement du tribunal demandé par la personne intéressée [1].

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Archives départementales de la Nièvre
5MI15 675 Asnan (1795-1821) page 499/654

Aujourd’hui dix-sept octobre mil huit cent vingt devant nous Jean Bte Philippe Voillaud maire d’Asnan en notre hotel a comparu en personne Gabriel Cointe laboureur à Asnan qui en présence de Jean Montier vigneron et de Claude Margot laboureur demeurant au dit Asnan nous a déclaré que Marie Tissier sa femme est accouchée aujourd’hui d’une fille qu’il nous a présentée à laquelle il a donné le prénom de marie de quoi avons dressé et signé l’acte ont le déclarant et les témoins dit ne savoir signer de ce enquis et interpellés.

C’est ainsi que Léonard Cointe, propriétaire et cultivateur à Asnan, assisté d’un avoué, maître Davous, dépose une requête auprès du tribunal civil de première instance de Clamecy, seul compétent.

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Archives départementales de la Nièvre
5MI15 675 Asnan (1795-1821) page 499/654

Pour appuyer sa requête, après avoir décliné son identité, donné sa date de naissance et le nom de ses ascendants, il affirme qu’il a été déclaré par erreur à sa naissance sous le prénom de Marie et de sexe féminin, alors qu’il est le seul enfant, né ce jour-là, à Asnan, de Gabriel Cointe et Marie Tissier. En conséquence il demande qu’un rectificatif soit établi pour lui permettre de se marier. La requête signée de l’avoué est transmise au procureur impérial qui ne la rejette pas. La cour se réunit, écoute le rapport du Président et les conclusions du procureur. Les témoins désignes par l’avoué sont entendus en audience publique et séparément. Il s’agit de Gabriel Cointe, le père de Léonard. Il dit avoir eu six enfants de son épouse Marie Tissier, Léonard étant le troisième, il ajoute que la déclaration a été faite par son beau-père (ce qui ne correspond d’ailleurs pas à l’acte de naissance) et que l’erreur vient de l’officier d’état-civil. Le second témoin est Léonard Tissier, oncle maternel de l’enfant et son parrain. Il dit ne pas connaître l’origine de l’erreur. Le troisième témoin est Guillaume Tissier autre oncle de l’enfant qui n’ajoute rien de nouveau. Le témoignage de la mère aurait pu être très utile, mais elle est décédée deux ans plus tôt. Le tribunal délibère et au vu des pièces apportées et des témoignages, la Cour ordonne qu’en application des articles 89 du Code Napoléon, l’acte soit rectifié, que le jugement soit porté sur le registre des naissances de l’année en cours et que la décision apparaisse en mention marginale de l’acte de naissance initial, ce qui fut fait et qui m’a permis de vous raconter cette histoire !

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Archives départementales de la Nièvre
5MI15 676 Asnan (1822-1870) page 626/1078

Vu l’article quatre-vingt-dix neuvième et suivants du Code Napoléon, le tribunal ordonne que les registres de l’état-civil de la commune d’Asnan seront rectifiés en ce sens qu’il y sera dit que Léonard Cointe est né le dix sept octobre mil huit cent vingt de Gabriel Cointe et de Marie Tissier, que par erreur dans l’acte de naissance dressé par l’officier de l’état-civil de la commune d’Asnan le dit jour dix sept octobre mil huit cent vingt il a été donné à l’enfant désigné au dit acte le prénom de Marie au lieu de Léonard et il a été dit que cet enfant est de sexe féminin au lieu de masculin.

On est le 31 Janvier 1856. Le jugement est transmis sans tarder à Asnan et le 3 Février 1856, à six heures du soir, le maire, en possession de l’acte de naissance rectifié, unit Leonard Cointe et Jeanne Jouot. Au préalable, ce même jour, les futurs époux ont pris le temps de signer, chez maître Davous, celui-là même qui a assisté Leonard dans sa requête, leur contrat de mariage. Tout est bien qui finit bien !

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Archives départementales de la Nièvre
5MI15 676 Asnan (1822-1870) page 690/1078

L’an mil huit cent cinquante six, le trois février à six heures du soir par devant nous Jean Ranvier, maire et officier de l’état-civil de la commune D’Asnan, canton de Brinon, département de la Nièvre, sont comparus dans la maison commune, Leonard Cointe, né à Asnan le dix sept octobre mil huit cent vingt, ainsi qu’il est constaté par son acte de naissance rectifié par jugement du tribunal civil de Clamecy du trente et un Janvier dernier, laboureur demeurant à Asnan, fils majeur de Gabriel Cointe, âgé de soixante-un ans, propriétaire demeurant à Asnan, ici présent et consentant, et de feue Marie-Anne Tissier, décédée à Asnan le cinq mai mil huit cent cinquante quatre et demoiselle Jeanne (Jouot)…

Un an plus tard Leonard se rend de nouveau à la mairie pour déclarer un premier fils prénommé Gabriel Leonard : gageons qu’il a fait attention à sa déclaration !
Vous croyez peut-être qu’un tel cas est exceptionnel, mais ce n’est pas si rare [2] :

On trouve ainsi quelques mois plus tard, le 19 Décembre 1856, un deuxième jugement de rectification d’état-civil dans les registres d’Asnan établi pour les mêmes raisons : permettre le mariage de François Chaloin déclaré à sa naissance Françoise Chaloin, une simple étourderie ? Celui-ci était né en 1825 et l’officier d’état-civil n’était pas le même que pour Léonard. Dans ce second cas, la rectification de l’acte est également suivie rapidement d’un mariage. On peut s’interroger longtemps sur les causes de ces erreurs, vous en conviendrez, bien embarrassantes

Note : Si les erreurs de sexe sont effectivement fréquentes dans les actes de naissance, elles sont en revanche très rarement imputables à un sexe irrégulier mais plutôt à une fausse déclaration du père ou à une simple négligence rédactionnelle de l’officier d’état civil. Ainsi à Châteauroux, le tribunal civil procède à dix-huit rectifications d’erreurs de sexe dans des actes de naissance entre 1810 et 1859, onze entre 1860 et 1865, vingt-et-une entre 1866 et 1873 et quinze entre 1877 et 1885, sans que rien dans les jugements émis permette d’affirmer que certains cas concernaient des hermaphrodites (Tribunal civil de Châteauroux, arch. dép. Indre, 3u1/419 à 422).

Notes

[1Avis du conseil d’Etat du 13 nivôse an X (3 Janvier 1802)

[2Voir sur ce sujet l’article de Gabrielle Houbre maître de conférences à l’Université de Paris Diderot, intitulé l’identité civile des hermaphrodites entre droit et médecine au XIX siècle et en particulier la note 3 : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01214896/document

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56 Messages

  • L’étrange acte de naissance de Leonard Cointe 1er août 16:58, par Balthazar

    Il aurait également été intéressant de retrouver l’acte de baptême de Léonard dans les registres de catholicité.

    Répondre à ce message

  • L’étrange acte de naissance de Leonard Cointe 2 août 08:31, par Michel Vanwelkenhuyzen

    J’ai trouvé le même cas, il y a quelques jours, dans un acte de baptême, cette fois, dans le village de Saintes en Belgique : Germain COUPEZ a été baptisé sous les prénoms de Jeanne Germaine en 1774 ! Le document n’a pas été rectifié, peut-être parce qu’il ne s’est pas marié... au moins, pas à ma connaissance.

    Répondre à ce message

    • L’étrange acte de naissance de Leonard Cointe 2 août 09:21, par martine hautot

      Bonjour , à une époque où on ne se promenait pas avec des papiers d’ identité ,les erreurs pouvaient subsister longtemps,même l’acte de décés était le plus souvent déclaratif .
      Merci de votre commentaire qui montre que le cas n était pas si rare !
      Martine

      Répondre à ce message

  • L’étrange acte de naissance de Leonard Cointe 2 août 09:26, par HUMBERT Christian

    Publication des bans le 27 janvier 1756, jugement de rectification le 31 janvier, marriage finalement célébré le 3 février.
    Je ne sais pas si la justice actuelle mettrait autant de célérité.
    Merci pour cette narration.
    Christian Humbert

    Répondre à ce message

  • L’étrange acte de naissance de Leonard Cointe 2 août 11:21, par Franck Boulinguez

    Bonjour Martine,

    Je suis tombé récemment en marge d’autres recherches sur le mariage de Louise Elisabeth TELLIER, menuisier (!) avec Stéphanie BODELOT, blanchisseuse. Mariage célébré le 15 octobre 1856 à Abbeville(80).

    Louise a été déclarée le 3 septembre 1829 née de sexe féminin.
    Ce n’est qu’un jugement du Tribunal d’Abbeville du 29 avril 1856 qui rétablira son véritable sexe afin qu’il puisse, tout comme Léonard, convoler en justes noces.

    Il est curieux de constater que, celui que l’on trouve sous le nom de Louis TELLIER dans les recensements, n’a pas changé officiellement de prénoms puisqu’il se marie sous ceux de Louise Elisabeth...

    Un cas de plus à ajouter à la longue liste des erreurs d’état-civil de l’époque...

    Amicalement
    Franck

    Répondre à ce message

    • L’étrange acte de naissance de Leonard Cointe 2 août 11:32, par martine hautot

      Bonjour Franck,
      Sans doute avait-il demandé à ce que le sexe soit rectifié mais sans demander un changement de prénom ! d’où l’acte de mariage pour le moins étonnant ! Et ce qui est amusant c’est que ces deux histoires ,l’une dans la Somme ,l’autre dans la Nièvre se déroulent la même année !
      Cordialement,
      Martine

      Répondre à ce message

  • L’étrange acte de naissance de Leonard Cointe 2 août 11:58, par Michel Guironnet

    Bonjour Martine,

    Bravo pour votre article bien documenté !
    Vous m’avez, en quelque sorte, "grillé la politesse" puisque je rédige actuellement un texte intitulé "Quand François devient Fanny"...c’est le cas inverse : François accouchera même de deux enfants !

    Cordialement.
    Michel

    Un peu de législation :
    « L’enfant doit toujours être présenté à l’officier de l’état civil ; cette présentation fait partie intégrante de l’acte, elle est indispensable pour prévenir des abus ; par exemple, celui d’inscrire comme né récemment un enfant né depuis un an ou deux ; comme - étant de tel sexe un enfant d’un autre sexe ; cependant si l’enfant est dans un état de maladie tel qu’il ne puisse être transporté à la mairie sans courir danger de la vie, l’officier de l’état civil se rendra près de lui et indiquera alors, dans l’acte de naissance, le lieu où il a été dressé.

    Du principe qu’on doit constater tout ce qui est prescrit par la loi, il suit que c’est à tort qu’on se dispense communément de mentionner la présentation de l’enfant ; la disposition de l’art. 55 est si formelle à cet égard, que l’officier de l’état civil doit se rendre dans la maison où la mère est accouchée, si l’état de l’enfant ne permettait pas de le transporter à la mairie.

    Toutefois, quelques municipalités de grandes villes ayant reconnu qu’en exigeant (conformément aux dispositions de l’art. 55) le transport des nouveau-nés à la mairie, il arrivait fréquemment que leur santé était gravement compromise par l’intempérie des saisons et qu’il s’ensuivait souvent des résultats funestes, des mesures ont été adoptées par elles, à l’effet de dispenser de la présentation des enfants, soit en attachant au bureau de l’état civil des médecins spécialement chargés de se transporter à domicile, soit en se servant des commissaires de police agissant chacun dans l’étendue de leurs arrondissements respectifs, qui, sur la déclaration à eux faite par la famille, se rendent immédiatement à domicile pour constater la naissance et le sexe des enfants ; ensuite de cette visite, un certificat est laissé à la famille pour être représenté au bureau de l’état civil au moment où la déclaration de la naissance de l’enfant est faite par les parties intéressées.
    Cette sage mesure, actuellement en vigueur à Lyon, n’a qu’un seul but, celui de dispenser de présenter les enfants nouveau-nés ; mais toutes les autres obligations relativement à la déclaration de naissance sont rigoureusement exigées. »

    « Traité complet des actes de l’état civil et des questions d’état qui s’y rattachent selon la législation actuelle... » par A. Sauvan (4e édition) Vve Mougin-Rusand (Lyon) 1859
    Identifiant Gallica : ark :/12148/bpt6k6471786b

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    • L’étrange acte de naissance de Leonard Cointe 2 août 12:38, par martine hautot

      Bonjour, Michel

      Le cas que vous signalez (fille déclarée garçon) me semble beaucoup plus rare .
      Quant à l’application de la loi ,dans les petits villages ,elle devait être très souple. Comme tout le monde se connaissait et se surveillait ,on pouvait faire confiance !
      Quitte à corriger longtemps plus tard ...
      Cordialement,
      Martine

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  • L’étrange acte de naissance de Leonard Cointe 2 août 12:06, par Pierrick Chuto

    Bonjour Martine

    Chez nous bretons , l’erreur était assez fréquente.
    Parfois, pour fêter la naissance, le père a fait plusieurs débits de boisson avant de se rendre à la mairie.
    En plus, au bout du 10e enfant, il ne sait plus trop si sa femme vient d’accoucher d’un garçon ou d’une fille..
    Il arrive aussi que le maire ne soit pas à la mairie, mais dans un champ à travailler.
    Le secrétaire de mairie, aussi instituteur, est dans sa classe. L’heureux papa va donc retrouver le maire dans sa ferme et lui annonce la nouvelle ce que certains ont appelé « acte au bout du champ ». Le soir, le maire se trompe en copiant l’acte...
    et voila !
    Dans les belles erreurs, je parle dans mon livre Le maître de Guengat d’un aïeul déclaré mort le 31 décembre, puis de nouveau, le 1er janvier.

    Bel été aux fidèles de « La gazette »
    Pierrick
    http://www.chuto.fr/

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    • L’étrange acte de naissance de Leonard Cointe 2 août 12:45, par martine hautot

      Merci ,Pierrick ,je n’avais pas osé cette explication !
      Bel été à vous.
      Martine

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    • L’étrange acte de naissance de Leonard Cointe 2 août 14:02, par Franck Boulinguez

      Je pense que Pierrick tient une explication sérieuse ;-)

      Dans les petits villages, non seulement le père d’un nouveau-né mais aussi, son « voisin » cultivateur ou artisan et Maire du village et son autre « voisin », instituteur des ainés de la famille et Secrétaire de mairie, devaient fêter l’heureux événement autour d’une pinte (ou deux)...
      Les idées « troublées » par cette petite célébration arrosée, chacun procédait ensuite à sa part de l’acte officiel de naissance : déclaration, rédaction, signature...

      Cordialement
      Franck

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      • L’étrange acte de naissance de Leonard Cointe 2 août 19:06, par Pierrick Chuto

        Franck, tu oublies le bedeau, le cantonnier, le menuisier, le tailleur, le tisserand.
        J’allais oublier le mendiant qui erre près du cabaret, dans l’attente d’un heureux événement.
        A ta santé B-)
        mais avec modération, évidemment...
        Pierrick
        http://www.chuto.fr/

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        • L’étrange acte de naissance de Leonard Cointe 2 août 21:53, par Franck Boulinguez

          Pierrick,

          Asnan compte 617 âmes en octobre 1820 et il est sûr que bon nombre des chefs de famille et notables sont à la fête...

          A commencer par le notaire : Maître VOILLAUD qui n’est autre que le Maire du village, Etienne RENAULT, le maréchal-ferrant, Jean PAGE, l’instituteur qui a certainement rédigé l’acte de naissance de « Marie » en tant que secrétaire de mairie, Léonard MAUTIER, le garde-champêtre, Louis GAUTHERAU, l’officier de santé ou André BOUTILLIER, le médecin que l’on aurait mieux fait d’appeler pour justifier du sexe de l’enfant, Louis CHARPENTIER, le barbier ou encore Gabriel CHEREAU, le tailleur et Louis BARRILOT, le boulanger...

          Sans compter sur la présence du Père GASTé, prêtre desservant, qui ne refuse que rarement de partager le fruit du travail des vignerons du village avec ses ouailles...

          Sont également présent dans le cabaret de Didier DUSSERRE quelques autres vignerons et huiliers du pays...

          La fête se terminera dans le deuxième « troquet » du village : chez Antoine ROY qui voit arriver dans son établissement Gabriel COINTE et toute sa belle équipe rejointe pour l’occasion par les laboureurs rentrés des champs...

          Nul doute que Modération n’était pas invité ;-)

          Amicalement
          Franck

          Source :
          Archives Départementales de la Nièvre : Recensement de population de 1820 à Asnan : 6 M 015 (http://archives.cg58.fr/ark :/60877/a011322656516J1vmr5/1/1)

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    • je porte le même prénom que mon père. Une première explication, « noble », veut que mon père, reprenant les armes en 1942, n’était pas sûr de revenir des combats et voulait qu’un R.M. reste dans la famille.
      La seconde, moins glorieuse mais plus « humaine », veut qu’étant très heureux d’avoir enfin un garçon, il ait fêté ça avec ses camarades sur le chemin de la mairie, et qu’y étant arrivé, il ne se rappelait plus le prénom choisi par lui-même et sa femme, et qu’en désespoir de cause, il a donné le sien au préposé !

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      • L’étrange acte de naissance de Leonard Cointe 3 août 08:58, par martine hautot

        et parfois papa et maman n’étaient pas d’accord sur le prénom .J’ai connu ainsi une personne connue de tous sous le prénom Eugénie et déclarée à l’état civil Elizabeth ! Elle était née dans les années 20.
        Bonne journée
        Martine

        Répondre à ce message

  • Dire que ça fait 30 ans que je recherche sans succès dans toute la France et la Navarre les traces de la naissance de mon arrière-grand-mère Anne Félicie RICHARD, née vers 1865. Je n’ai plus qu’à tout recommencer en cherchant maintenant un Anne Félicien RICHARD ou autre...

    Répondre à ce message

    • L’étrange acte de naissance de Leonard Cointe 2 août 18:40, par martine hautot

      il y en a bien une née à Morbier le 20 Octobre 1862 ,mais je suppose que ce n’est pas la vôtre !

      Répondre à ce message

      • Je vous remercie pour votre réponse. Je me suis effectivement penché sur cette naissance de Morbier, mais mon arr-gd-mère a 37 ans en 1902 à Palaiseau Essonne ( naissance de mon gd père et de son jumeau) ; et ça ferait une erreur de 2 ou 3 ans... Aucune autre information : recensement, autres naissances, mariage, décès : Tout est inconnu. Je n’ai cependant pas refermé cette piste de Morbier, je dois suivre son frère ( est-il allé en région parisienne comme elle ?), l’assistance publique ( où elle a déposé les 2 jumeaux ) , les décès qui ne sont pas en ligne après 1902 ( Où ? Quand ?) …
        C’est un cas assez difficile...

        Répondre à ce message

  • Il y a une trentaine d’années lorsqu’à l’époque on faisait ses recherches sur les registres aux AD, j’étais tombée sur un acte dans le nord dont je ne me souviens plus de quelle commune, dont il y avait eu aussi méprise et qui était ensuite annoté d’un jugement rétablissant le sexe de l’enfant qui si mes souvenirs sont bons avaient la vingtaine d’années.
    Je m’étais aussi interrogée sur ce fait, tout en pensant que c’était dû a quelques libations du déclarant ou alors vraiment une malformation de l’enfant a l’époque. Lorsque des sages femmes étaient présentes a la naissance, je pense que cela était plus rare.

    Répondre à ce message

  • L’étrange acte de naissance de Leonard Cointe 2 août 19:11, par CHANTAL DAVID

    Bonsoir Martine,
    Je viens de repenser que j’avais vu ce cas dans ma famille et là c’est une fille qui a été déclarée garçon.
    Le 21/03/1830 à PRESSAC (86) Louis GRIMAUD (sosa 100) déclare un garçon François. En marge de l’acte de naissance figure une annotation relative à l’erreur de prénom et de sexe (jugement du 13/05/1851). Cette pauvre Françoise voulait absolument se marier avec son amoureux mais comment faire quand on est déclaré « garçon » ? Enfin tout est bien qui finit bien : le même jour que le jugement du tribunal, le 13/05/1851, Françoise épouse Jacques GALLOIS à MAUPREVOIR (86).
    Je trouve bizarre que la date du jugement soit la même que celle du mariage ??? Mais le principal c’est qu’ils se soient mariés pour le meilleur.
    Cordialement.
    Chantal

    Répondre à ce message

  • Attention dans la traduction de son acte de naissance il est écrit 1720 au lieu de 1820.

    Répondre à ce message

  • À ma naissance, j’ai été déclarée par erreur par le préposé à l’état civil comme étant du sexe masculin.
    Mon père s’en est rendu compte à la signature et a refusé de signer tant que le préposé ne rectifiait pas l’acte.
    Le préposé renâclait parlant de jugement du tribunal etc.
    Mon père n’a pas bougé du bureau tant que l’acte n’a pas été corrigé et il a tenu bon… Ouf pas de service militaire pour moi… Par contre n’ayant jamais épousé l’homme de ma vie, cette erreur n’aurait pas gêné un éventuel mariage… ;-)

    Répondre à ce message

  • L’étrange acte de naissance de Leonard Cointe 3 août 08:16, par CHANTAL DAVID

    Bonjour Martine et merci pour votre aide. Effectivement je n’avais pas bien vu ((Mars - Mai). ceci explique cela. pouvez-vous me dire où l’on peut trouver le jugement du tribunal ?
    Bonne journée
    Chantal

    Répondre à ce message

  • Bonjour,
    Effectivement, quand on travaille sur l’état civil les erreurs ne sont pas exceptionnelles.
    J’ai pour ma part, dans le cadre de mes propres recherches retrouvé un jugement rendu dans la Meuse et qui a permis le mariage de l’un de mes ancêtres dont l’acte de naissance avait été entaché d’une erreur due, cette fois au déclarant. C’est une grand mère de l’enfant qui avait été déclaré comme sa mère.
    C’est aussi le charme des recherches généalogiques qui permettent de découvrir ce genre de pépites. Le manque de professionnalisme n’est donc pas l’apanage de notre époque.
    Cordialement.
    Anne-Marie

    Répondre à ce message

  • Bonjour ! J’ai un cas similaire dans ma famille, avec la particularité que l’"erreur" de déclaration à la naissance était due à un cas d’hermaphrodisme vrai ou de pseudo-hermaphrodisme, l’histoire ne le dit pas. Mon grand-oncle Julien est né en 1881 en Aveyron, déclaré de sexe féminin, comme Julie Catherine. On le retrouve au Conseil de Révision : « Dangles, prénoms : Julie Catherine, surnom : Julien, François » en 1904, exempté pour cause d’hypospadias. En 1905, son acte de naissance est rectifié : « Par jugement en date du 09 août 1905, le tribunal [de Rodez] a déclaré que le sexe de l’enfant ci-contre est masculin et nom féminin et les prénoms sont Julien François au lieu de Julie Catherine. » Julien s’est marié en 1909 et n’a pas eu d’enfants. Je ne sais pas s’il a vécu « fille » un certain temps, et si oui, combien de temps, entre sa naissance et le Conseil de Révision...

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    • Dans la même veine (si j’ose dire), il y a eu la championne olympique de ski (autrichienne) qui avait battu Marielle Goitchell pour la médaille d’or aux Jeux Olympiques. Elle avait été déclarée fille et élevée et habillée comme telle en dépit de son gabarit et de ses épaules larges. 20 ou 25 ans plus tard, elle se fera reconnaître garçon (après quelques cures d’hormones mâles, notamment pour avoir une barbe),le fera savoir en rendant sa médaille et se mariera avec une femme.
      Le cas se pose aussi actuellement pour une coureuse sud-africaine, qui en dépit de son sexe (vérifié et/ou déclaré) a l’aspect physique d’un homme et les taux de testostérone qui vont avec, dans les analyses auxquelles elle doit se soumettre pour vérification. Dans son cas, être une femme (et concourir face aux autres femmes) est essentiel pour sa carrière sportive qui, sinon, serait ruinée. D’où des procès qu’elle a intentés pour le faire valoir. Procès successifs dont les conclusions se contredisent et qui se brouillent. La justice est bien embêtée....
      Enfin 3e cas, celui d’un tennisman américain du nom de Richards dans les années 80, lequel, en dépit de son sexe et de son état-civil, se sentait « femme » au fond de lui-même, ce qu’il est devenu par opération chirurgicale, l’a fait valoir à l’état-civil américain en choisissant le prénom de Renée et a exigé de concourir dans les compétitions féminines, ce qui lui a été accordé. Avec sa grande carcasse et sa force physique, ses résultats ont été bien meilleurs.
      La nature a bien des ressources et nous joue des tours, tandis que l’état-civil peine à s’adapter aux cas particuliers.

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  • L’étrange acte de naissance de Leonard Cointe 3 août 14:32, par Georges Guichard

    Bonjour,
    Je suis né le 25 mai 1954, lorsque mon père est allé déclaré ma naissance sous Georges, Michel, Emile, mais le secrétaire de mairie monsieur Vanel,lui préfère pour le prénom usuel Michel et le note.
    Mon père le voyant lui en fait le reproche, du coup, Georges mon prénom usuel est marqué à l’encre rouge.-
    A mes 16 ans toutes les administrations ne me connaissaient pas en tant que Georges.
    La commune de Villedieu a fait changé mon acte de naissance à ses frais.-
    Je vous enverrais bien une copie de mon acte de naissance, mais je ne vois pas comment faire.-
    Si cela vous intéresse :
    guichard.georges@yahoo.fr
    Cordialement
    Georges

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    • L’étrange acte de naissance de Leonard Cointe 3 août 15:37, par Franck Boulinguez

      Bonjour Georges Michel,

      Vous pouvez m’envoyer cet acte à l’adresse suivante.
      franck[AT]boulinguez.net

      Je le rajouterai à votre message après avoir masqué les informations personnelles.

      Cordialement
      Franck Boulinguez

      EDIT MODERATEUR : image ajoutée le 03/08/2019 dans le message ci-dessus

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      • Bonjour à tous,
        Ces nombreux témoignages, tous passionnants, témoignent des erreurs, légion qui entachent les actes d’état civil.
        La date de naissance de mon fils, en 1982 portée sur le livret de famille était fausse. Le fonctionnaire de l’état civil s’en est aperçu et l’a rectifiée fort maladroitement en grattant le document pour y apposer la date exacte. 1982 quand même !
        Surtout ces témoignages témoignent de la belle communauté des généalogistes. Bravo et bel été à tous.
        Anne-Marie

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        • Ne pas oublier également que certains enfants mâles ont été baptisés avec des prénoms féminins tel que :
          "Anne-Alexandre-Marie-Sulpice-Joseph de Montmorency, est un militaire français né à Paris le 22 janvier 1747 et mort à Paris, le 30 mars 1817. Il est marquis puis 2 e duc de Laval et pair de France, lieutenant-général des armées du roi, et « cordon rouge » (Ordre de Saint-Louis)."

          De même, mon père, né en 1901, fut baptisé Mélanie, Jules Joseph, Mélanie étant le prénom de sa tante et marraine.
          Lors de mon mariage, cela à posé problème à la secrétaire de mairie à qui j’ai expliqué que le prénom usuel était le dernier soit : Joseph, habitude semblant courante au XIX° siècle (1901 n’est pas loin). Il n’y avait pas d’erreur sur le sexe de l’enfant (ma mère s’en est félicitée semble-t-il).

          Y a-t-il donc des erreurs ou des usages qui ne sont plus actuels.

          Gérard

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          • Je connais une monsieur, officiellement né fille en 1947, sous le prénom de Gilles. L’école républicaine, pas encore mixte, mais déjà obligatoire, a débusqué l’anomalie à son entrée au cours préparatoire. Si bien qu’il a pu s’engager dans la marine à ses 17 ans et se marier peu après.
            Mes enfants ne portent pas le même nom dans le livret de famille (l’ainé à mon nom et de cadet les deux noms des mêmes parents)alors que la loi est pourtant claire à ce sujet : le nom de l’ainé détermine celui de la fratrie (même père, mère mère). Jusqu’ici pas de problème (passeports, comptes bancaires, titres de transports, licences sportives, etc...)et ce n’est d’ailleurs pas très rassurant...!
            Enfin, une dernière anecdote, mon père, né le 9 avril avec sa soeur jumelle, sera pour toujours né le 13 ! Il faut dire que c’était le 9 avril 1918, que ce jour là, le mari (mon grand-père)était sur le front et sa jeune épouse, seule dans la maison, que la naissance de deux enfants jumeaux l’avaient fatiguée et qu’il y avait énormément de neige. Alors, elle est allée déclarer les naissances quand elle a pu, soit 4 jours plus tard à la mairie qui se trouvait à 50M seulement. Pas d’autre incidence pour ce secret de famille qui est en réalité connu de tous...!

            A Martine Houtot : bravo pour cette brillante enquête, rondement menée et brillamment rapportée, comme toujours.
            Asnan était une commune importante à l’époque, plus de 600 habitants, ce qu’elle n’est plus aujourd’hui.
            Dans la liste des maires (Wikipédia), on trouve plusieurs « Cointe », dont Robert, le fils et même un Jouot qui est forcément de parenté avec l’épousée, mais il y a forcément une erreur (sur Wikipédia) puisqu’à la date où se pose le problème, le maire n’est pas celui signataire de l’acte.
            Une erreur que je n’ai pas été en mesure de rectifier.

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  • L’étrange acte de naissance de Leonard Cointe 5 août 16:54, par Evelyne BESLON

    Bonjour,
    Les erreurs ou oublis dans l’état civil du 19° étaient en effet loin d’être rares. Ma trisaïeule, Mathurine GUILLEMIN née le 23/04/1834 à Caro (56) avait été également déclarée de sexe masculin avec comme prénom Mathurin. C’est lorsqu’elle a souhaité se marier en 1865 à Caro qu’il y a eu un jugement de rectification. A noter qu’elle était déjà mère puisque son fils était né en 1858 de père inconnu. Et, c’est lors de son mariage vraisemblablement qu’il a été constaté que le décès de sa mère survenu en 1838 n’avait pas été enregistré ! d’où un second jugement du tribunal de PLOERMEL pour faire ajouter ce décès dont la date semblait avoir été retenue par les proches. Voilà qui faisait beaucoup dans la même famille ! Je me souviens d’ailleurs avoir remarqué d’autres oublis identiques dans les registres de cette région du Morbihan. Cordialement

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  • L’étrange acte de naissance de Leonard Cointe 6 août 09:11, par Denis Serve

    Bonjour,
    On trouve effectivement durant tout le XIXe siècle beaucoup d’actes de naissance ayant une erreur sur le sexe déclaré et en conséquence un (ou des) prénom(s) différent du prénom réel de l’enfant.La majorité des mentions marginales des actes corrigés signalent le jugement d’un tribunal civil prononcé une vingtaine d’années plus tard lorsque la victime de l’erreur a voulu se marier.
    J’ai relevé plus de 20 actes contenant ce genre d’erreur , une partie d’entre eux ont alimenté une rubrique réguliére de 2012 à 2015 dans la revue Collines du Cercle généalogique de Romans sur Isère (26).Il en ressort que l’on trouve une majorité d’actes où l’enfant est déclaré du sexe masculin alors qu’il s’agit d’une fille.
    Ces erreurs peuvent résulter d’un manque d’attention du rédacteur de l’acte, il peut avoir de la difficulté à comprendre le père de l’enfant s’exprimant en patois ou ayant trop arrosé la naissance au cabaret local avant d’entrer à la mairie.
    Les prénoms erronés énoncés dans ces actes se répartissent en trois groupes :

    • confusion entre deux graphies ne différent que par le ’’e’’ final : Louis/Louise ; Augustin/Augustine, etc
    • prénom du père alloué par manque d’attention à l’enfant, ce cas assez fréquent pour des filles contribue au fait déjà souligné d’un excès d’actes corrigés concernant des filles ;
    • prénom énoncé par le pére totalement incompris par le rédacteur (lequel ne commet pas l’erreur de copier le prénom du père ou de la mére).
      Je tiens à signaler un exemple où le tribunal de Valence ne rectifie que partiellement l’acte de naissance erroné du 19 avril 1889 à Le Grand Serre (26) d’un enfant dit du sexe masculin Camille Auguste Rousset , fils de Louis Auguste.
      Cet enfant est en réalité une fille Camille Augusta qui va avoir 2 enfants naturels nés à Romans en 1909 et 1913. En 1917 , à nouveau enceinte de 6 mois elle souhaite épouser le père de cet enfant mais elle doit auparavant se faire déclarer du sexe féminin par un jugement du tribunal auquel elle demande aussi de substituer son prénom usuel Augusta à Auguste figurant sur son acte de naissance.
      La mention marginale de cet acte rapporte le jugement du 24/09/1917 déclarant que « l’enfant est du sexe féminin et qu’il conserve les memes prénoms de Camille Auguste » . Le mariage de Camille Auguste est célébré le 30/01/1918 à Bourg de Péage mais on peut imaginer la déception de la mariée de ne pas avoir obtenu la reconnaissance de son prénom usuel Augusta. Ce prénom est présent en 1931 dans l’acte de mariage de son fils Gaston Rousset, il figure sur le tombeau familial à Le Grand Serre où elle repose et elle a eu deux nièces prénomées Augusta dont elle était probablement la marraine.

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  • L’étrange acte de naissance de Leonard Cointe 6 août 18:24, par Marie-Christine SANDOU

    Bonjour, comme promis j’ai vérifié l’acte de baptême de Léonard Cointe aux A.D.
    Il a bien été baptisé Léonard, fils de Gabriel Cointe et de Marie Tissier le 18 octobre. J’ai une photo de l’acte mais ne sais comment la joindre. Cordialement

    JPEG - 159 ko

    Cliquer pour voir l’image en grand...
    Image ajoutée suite à l’envoi par mail de Marie-Christine du 15/08 à 21h29

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  • Et il n’y a pas que les erreurs, il y a la volonté de la personne de faire disparaître un prénom qu’elle juge disgracieux…
    Ainsi ma grand-mère a biffé son prénom sur tous ses documents officiels… Elle a fini par obtenir un passeport au prénom qu’elle s’était choisi… Agent administratif complaisant ?!
    Je l’ai toujours connue sous le prénom de Charlotte, en fait c’était Jeanne… Pareil pour sa soeur qui se faisait appeler Alice et qui est née Claudia !!!
    Pas simple !!! LoL

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  • L’étrange acte de naissance de Leonard Cointe 9 août 09:32, par Bernard SAINT-REQUIER

    Bonjour,
    J’ai trouvé très intéressant cet article sur cet enfant mâle, prénommé MARIE, et que l’acte de naissance disait de sexe féminin.
    J’ai étudié le même cas de figure pour un ami, dont un ascendant, prénommé MARIE, a été déclaré « de sexe féminin » le 15 juin 1822, à Saint-Pierre-la-Vieille (Calvados). Mais pour son mariage, il n’y a eu aucune difficulté, pas de recours en justice, rien. Tout s’est passé sans encombres.
    Dans TOUS les actes d’État Civil le concernant (naissance, mariage, décès, naissance de ses enfants), il est TOUJOURS prénommé MARIE (un seul prénom). Il signe M. jusqu’à la date du 25 janvier 1871, où, pour la naissance de son 4e enfant, il signe J. J. Et, en consultant les relevés de recensement, au long de a vie, on peut constater que, dès l’âge de 14 ans (pas de relevé antérieur), il y est appelé « Jean-Jacques » [Saint-Vigor-des-Mézerets, 1836] !
    Conclusion : il a dû, sans doute mécontent de son prénom féminin, se faire appeler « Jean-Jacques » très tôt, tout en continuant à assumer « Marie » pour les actes d’État Civil (là, c’est plus sérieux), mais pas pour les recensements (c’est apparemment moins grave), avant de « devenir » tout le temps « Jean-Jacques » vers la cinquantaine.
    N. B. J’ignore s’il a été baptisé, et, dans l’affirmative, s’il aurait alors reçu le prénom de « Jean-Jacques » ...

    Un parcours original, non ?

    Cordialement,

    B. Saint-Requier

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    • L’étrange acte de naissance de Leonard Cointe 9 août 10:22, par martine hautot

      Sans doute que le maire était moins sourcilleux et au recensement c’est du déclaratif ,d’où bon nombre de changement ou de choix entre les différents prénoms donnés à la naissance.
      C’est maintenant que ce genre de changements peut poser problème notamment quand on passe des examens, mais autrefois on n’avait guère l’occasion de décliner son identité !
      Cordialement,
      Martine

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  • L’étrange acte de naissance de Leonard Cointe 25 août 18:07, par enaux alain

    Bonjour
    Je viens de trouver le mariage de 2 ancêtres le 9/2/1802
    La future Clavel Marie, née le 27 avril 1782 à Beauregard (puy de dôme, maintenant Beauregard-l-évéque)
    J’ai cherché l’acte de baptême, c’est Clavel Gilbert, mèmes parents, né ce jour-là (pas de Marie Clavel de ces parents entre 1778 et 1789, il y a plusieurs autres Marie Clavel cousines probablement dans la commune)
    Vu qu’il y a qu’une naissance qui correspond, je pense qu’il y a eu une erreur
    Je n’ai pas cherché s’il y a une décision de justice (comment fait-on ?)

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