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Jojo et autres branches mortes de mon arbre

« Oh Barbara, quelle connerie la guerre ! » Jacques Prévert

Le jeudi 23 mars 2017, par Michel Baumgarth

Pour beaucoup d’entre nous l’entrée en généalogie est devenue un acte irréversible dont il nous faut reconnaître que nous ne sortons pas indemnes : avant, notre moi intime se nourrissait pour l’essentiel des apports du premier cercle de notre famille proche et de nos amis, et à un moindre degré de ceux du second cercle de nos voisins, collègues et connaissances ; après nous nous imbibons progressivement de l’évidence que nous ne sommes pas seulement une individualité forgée ex nihilo par les alea de notre vécu personnel, mais que nous appartenons de facto à une lignée qui explique aussi notre personnalité.

Des traces indélébiles…

Les liens que nous avons tissés avec nos ancêtres et nos collatéraux au cours de nos recherches nous ont laissé des traces que nous ne pourrons plus effacer : si de certains nous n’avons retrouvé que trop peu de choses pour qu’ils nous aient marqués, pour la grande majorité nous connaissons suffisamment les grandes lignes du canevas de leur vie (naissance, profession, mariage, enfants, deuils familiaux, décès…) pour penser qu’elle fut banale et routinière.

Pour quelques uns, les vicissitudes de leur existence tranchent singulièrement avec cette monotonie et nous interpellent : Ainsi Jean Baumgarth (vers 1700-1764 Friesenheim 67, mon aïeul et plus ancien porteur du patronyme) a eu six enfants dont seul l’aîné a dépassé l’âge de 7 ans ; mon arbre a des relents de syndrome du survivant… relativisation de l’existence…

Ainsi la petite Caroline Baumgarth (8 ans - sœur de mon arrière-grand-père) que j’ai retrouvée, isolée, sans ses frères et sœur, à l’orphelinat de Strasbourg dans le recensement de 1861, un an après le décès de sa mère qui était veuve … tristesse et compassion…

Ainsi mon arrière-grand-mère Marie Muller, devenue veuve Baumgarth en 1893 à l’âge de 41 ans … Seule, à Paris, comment est-elle parvenue à assumer ses huit enfants qui s’échelonnaient de 14 à moins de deux ans ? … compassion et admiration…

D’autres ont été malmenés voire broyés par la vie et, en conséquence, ils nous sont encore plus proches… Ainsi les enfants d’Estelle Marie Baumgarth, sœur aînée de mon grand-père, dont je ne connaissais que l’aînée Carmen Marie ; une alerte Généanet me fit connaître l’existence d’un frère (Léon) dont la petite fille m’apprit que son livret de famille mentionnait, à son mariage, qu’il était pupille de l’Assistance publique de la Seine et que les noms de ses parents ne figuraient même pas sur le document… Je parvins à dénicher le répertoire d’admission à l’A.P : en 1912, j’y retrouvais les deux gamins âgés de 11 et 5 ans, mais aussi un troisième petit Lagoutte (Louis, âgé de 3 ans) entré, avec eux, le même jour… Leur mère n’est pourtant décédée que 33 ans plus tard … Quel drame a justifié ce placement hors de la famille ?... Les trois enfants ont été séparés dans trois fermes de trois villages différents dans la Somme où ils ont fait leur vie… La petite fille de Léon Lagoutte a interrogé sa famille : Carmen Marie et Louis étaient totalement inconnus de tous ; Le grand-père Léon n’en avait jamais parlé : était-ce une occultation volontaire de sa part pour exorciser son passé trop lourd ou la perte de tout souvenir de sa sœur et de son frère ? … incompréhension douloureuse…

L’abominable boucherie de la « grande » guerre…

Elle a fortement contribué à élaguer des rameaux de nos arbres jusqu’à faire de certains des branches mortes. Les plus proches nous étaient connus par la mémoire familiale et inconsciemment nous en ressentions l’absence bien présente.

Mais nos recherches généalogiques ont exhumé d’autres cousins ignorés victimes de cette abomination et depuis, d’eux aussi, nous portons de facto le deuil :

François-Xavier BAUMGARTH, décédé au combat à 30 ans à Fricourt ( Aisne ), le 30/9/1914, sans enfant… branche morte de mon arbre…

Henri Charles CROLES, fils unique d’Eugénie BAUMGARTH, est « tombé au champ d’honneur - mort pour la France », selon la terminologie officielle, le 25 septembre 1915 à Perthes-les-Hurlus ; il avait vingt ans… [1]. Ce résumé laconique cache une réalité bien glauque [2] : aucune croix de la nécropole de la Crouée à Souain-Perthes-les-Hurlus ( Marne ) ne porte le nom d’Henri Charles : 30934 militaires français tués à Perthes-les-Hurlus et communes voisines y sont inhumés, mais seuls 9050 d’entre eux (moins de 3 sur 10 !) ont été identifiés … Huit ossuaires réunissent les pièces du puzzle des autres… Henri Charles … branche morte de mon arbre…

Les deux frères Gaston Albert et Lucien Alexandre FERRENBACHER, les deux seuls enfants de Madeleine ROHMER, petite fille de Marie-Elisabeth BAUMGARTH… Gaston, 28 ans, décédé au combat en juin 1918 et Lucien, 30 ans, décédé à l’hôpital militaire trois mois après l’armistice… tous deux sans enfants … branches mortes de mon arbre…

Jean-François PAGANO, frère aîné de mon grand-père maternel, 22 ans, brancardier fauché par la mitraille… sans postérité… branche morte de mon arbre…

Et combien d’autres ? …

Les statistiques des pertes françaises de la guerre 14-18 oublient superbement les alsaciens-lorrains ; c’est logique puisqu’ils étaient citoyens allemands parce que, se refusant à l’exil, leurs parents ou grands-parents n’avaient pas opté pour la France en 1870 … En 4 ans 380.000 hommes furent engagés pour l’essentiel sur le front allemand oriental ( pour éviter les désertions …). Là aussi les pertes furent effroyables… C’est pourquoi les monuments commémoratifs d’Alsace-Lorraine portent seulement la mention « à nos morts » …

Je ne connais que 5 Baumgarth ayant opté pour la France dont mon arrière grand-père et ses deux sœurs ; le reste de ma parentèle alsacienne est restée accrochée à sa terre.

Eugène BAUMGARTH, né à Friesenheim en 1893 est décédé au combat à Armentières (Nord) sous l’uniforme allemand le 24 avril 1918 à 24 ans ; avec lui, extinction de notre patronyme dans cette branche … branche morte de mon arbre…

Combien d’autres de mes collatéraux sont-ils « morts pour l’Allemagne » ? Je l’ignore ; existe-t-il un fichier équivalent à celui de « mémoire des hommes » dans lequel les généalogistes de souches alsacienne et lorraine pourraient y rechercher les branches mortes de leur arbre ?

Quand tout fut terminé une bonne partie des participants rescapés de celle folie collective se sont réfugiés dans l’occultation totale et le mutisme ; ce fut le cas de mes deux grands-pères ; les autres ont tenté de conjurer l’avenir en répétant haut et ferme que cela avait été la der des der ; que plus jamais ça…

Il aura suffit de vingt ans pour les contredire …

Bis repetita en Alsace-Moselle…

1939 - Il y eu d’abord la drôle de guerre avec l’illusion de la ligne Maginot, puis la débâcle de 40 et l’armistice… L’Alsace et la Moselle furent illégalement annexées de fait par les nazis et la germanisation y fut conduite à marche forcée. Dès 1942 la conscription obligatoire est décrétée, touchant 21 classes pour les alsaciens et 12 pour les mosellans. Les hommes des classes 1908 à 1920 qui avaient déjà été mobilisées dans l’armée française redevinrent donc soldats, mais soldats …allemands (la nationalité allemande leur étant imposée le jour de leur incorporation).

134 000 hommes furent ainsi enrôlés de force (la peine de mort pour les réfractaires et déserteurs, associée à la déportation des familles en camp de travail, était grandement dissuasive …), puis expédiés sur le front russe (80%) ou ceux des balkans (près de 20%) (évidemment saupoudrés dans les effectifs allemands - quota 5% ) - Une minorité fut versée d’autorité dans les Waffen-SS… [3]

40 000 « Malgré-nous » ne sont pas rentrés : 24 000 sont morts sur les différents fronts et 16.000 dans les camps soviétiques et yougoslaves.

Les nazis pratiquèrent aussi l’incorporation forcée des jeunes femmes ( les « Malgré-elles ») : pour l’Alsace leur nombre est estimé à 3000 dont 1000 ne sont pas rentrées.

Bien que mes recherches soient très embryonnaires, je sais déjà que ma parentèle alsacienne paya un lourd tribu en « Malgré-nous » ; certains ne revinrent pas :

  • Lucien BAUMGARTH né en 1908 … non rentré …
  • Paul-Xavier BAUMGARTH tué à 21 ans à Katovitzé ( Urss)
  • Ernest BAUMGARTH, son frère aîné, tué à 25 ans à Karaganda (Kazakstan)
    Lucien, Paul-Xavier, Ernest… branches mortes de mon arbre … consternation et compassion devant ces vies brisées…

Et puis … et puis surtout, il y a Jojo …

Quand Jojo m’était inconnu :

La généalogie descendante devient difficile lorsqu’on aborde le vingtième siècle du fait de la conjonction de deux obstacles majeurs : d’une part l’inaccessibilité des archives (les 75 ans et le retard de mise en ligne) et d’autre part la dispersion géographique des familles consécutive à la révolution industrielle et facilitée par l’essor du train et de l’automobile.

Parvenu au niveau des descendances des 5 frères et 2 sœurs de mon grand-père Adrien Baumgarth, l’affaire me devint compliquée : tardivement entré en généalogie, je ne disposais plus des témoignages directs de la première génération totalement disparue et mes liens avec leurs descendants étaient quasi inexistants.

Je me souvins d’avoir connu Georgette : c’était il y a 54 ans !... A 19 ans, issu de 4 générations de citadins strasbourgeois, puis parisiens et enfin banlieusards, j’avais appris avec stupéfaction que mon père avait une cousine germaine cultivatrice dans l’Oise. Mes parents nous y emmenèrent et nouèrent avec sa famille une relation très proche qui dura jusqu’à leurs décès. Moi, pris par mes études menées en parallèle avec mon travail –alimentaire- de surveillant d’externat, je ne les avais rencontrés qu’une seule fois.

A l’évidence, Georgette et son mari Adolphe étaient décédés comme l’étaient mes parents, je me mis donc à la recherche de leurs enfants. Je reçu un accueil chaleureux d’Eliane, leur fille aînée : elle fut ravie de recevoir l’arbre que j’avais constitué et elle me fournit beaucoup de données. Nous échangeâmes aussi de très vieilles photos de famille.

Étonnamment, l’histoire semble parfois bégayer : j’appris que, 20 ans après les petits Lagoutte, leurs cousins germains, Georgette et le plus jeune de ses trois frères connurent à leur tour la sollicitude de l’Assistance Publique : Marcel fut expédié dans le Jura et sa sœur dans une ferme de l’Oise où la patronne avait la gifle facile et le mari la tendresse agressive… Mais pour eux, point de mystère : leur mère Eugénie Baumgarth (sœur d’Estelle Marie et de mon grand-père), veuve, venait de mourir.

A l’exception de ce funeste événement, les données, presque complètes, sur la famille de Georgette me comblèrent et, quasi euphorique, je passais à celles de Pierre (dit Grand Pierre), son frère aîné.

Et soudain Jojo, apparut ex abruto et douloureusement dans ma vie pour disparaître aussitôt

Eliane avait écrit « Pierre … deux enfants : une petite fille morte jeune ( je ne sais pas le prénom ) et Georges, né vers 1927, enlevé par les allemands en 1944 ».

Bouleversé, j’ai demandé des précisions à ma cousine : « Ce que m’a dit ma mère : Pierre était prisonnier en Allemagne et Jojo restait chez sa mère Louisette. Elle travaillait (matelassière) et un soir en rentrant, Jojo n’était pas là. Après des recherches avec son entourage, ils ont trouvé des petits mots sur la voie ferrée, mais rien de Jojo. Pendant ce temps, Louisette correspondait avec mon oncle Pierre, mais n’a jamais eu la force de lui dire. Quand il est rentré du stalag, il a cherché son fils. Il est allé au café en bas de chez lui, et le patron lui a dit la vérité. Effondré, il voulait repartir en Allemagne. Et avant de partir à la guerre, ils avaient déjà perdu leur petite fille de la rougeole. C’est tout ce que ma mère savait. Je n’ai pas souvenir d’avoir entendu parler de cette histoire pendant ma jeunesse. On ne m’a jamais précisé des dates. Maman disait de temps en temps : Jojo n’est peut-être pas mort. »

Jojo, 17 ans … enlevé par les allemands…disparu sans laisser de traces… ses parents effondrés dans une incertitude sans fin…

Jojo, branche morte de mon arbre … Consternation, incrédulité et extrême compassion…

Eliane m’avait joint trois photos :

JPEG - 75.7 ko
Jojo

Sonné par cette révélation, je me devais d’enquêter. Ma première initiative fut de rechercher l’acte de naissance de jojo ; mais où ? L’hypothèse la plus probable était le lieu du mariage de ses parents. Je fis une demande à l’état-civil de Bagnolet en expliquant le but de ma démarche et m’excusant de l’absence de précision. L’archiviste eut la gentillesse de faire les recherches et de m’adresser le document :

Je n’y trouvais pas LA mention additionnelle en marge que j’espérais, mais DEUX, parfaitement contradictoires et incompatibles : Jojo est mort deux fois !!! ; d’abord à Fresnes le 27 août 1944, puis à Buchenwald à une date non mentionnée.

Buchenwald… déportation… j’ai cherché sur Internet et j’ai déniché sur MemorialGenWeb que Jojo est cité dans le livre mémorial des déportés de France de la FMD (tome 3 page 140 : convoi du 15/8/1944 au départ de la gare de Pantin- destination Buchenwald - décédé à Dora), puis j’ai trouvé un arrêté du 16 janvier 2008 portant apposition de la mention « mort en déportation » sur les actes et jugements déclaratif de décès : « DELAUNAY Georges décédé à Buchenwald –Dora sans autres renseignements et non le 27 août 1944 à Fresnes ».

Le site de la Fondation pour la mémoire de la déportation - commission Dora Ellrich m’apporta des précisions : le 15 août 1944 le dernier convoi de la déportation est parti de la gare de Pantin ( quai aux bestiaux !!!) vers les camps de concentration de Ravensbruck et Dora [4] ; 2200 déportés dont 546 femmes et 1654 hommes. Officiellement 963 sont déclarés décédés en déportation – 143 disparus en déportation – le sort de 302 n’est pas connu (pourquoi ?) - donc 792 survivants attestés à la libération du camp le 11 avril 1945, c’est à dire moins de 6 mois après leur arrivée. Cinquante (soit 2,2 %) étaient nés entre 1926 et 1929 ; le plus jeune était âgé de 16 ans et 3 semaines ; Jojo, inscrit sous son deuxième prénom Marcel, avait 17 ans et une semaine au départ du convoi et il était le 13e plus jeune…

Oh Jojo, quelle connerie la guerre !

Ma compassion horrifiée pour Jojo se double de celle que j’éprouve pour Grand-Pierre : il aura suffit de quelques minutes pour balayer son euphorie du retour tant espéré, pour qu’il se trouve plongé dans l’horreur absolue, pour lui faire réaliser qu’il y a eu un drame majeur que Louisette ne pouvait même pas formuler et pour accoucher le patron du bistro de l’indicible vérité qui n’était qu’incertitudes.

Et puis, comme il n’avait pas été là pour les protéger, il eut l’absurde et inévitable sentiment de culpabilité majorant le fossé entre celui d’impuissance totale et le besoin viscéral d’action : « il voulait repartir en Allemagne…a écrit Eliane ».

Et puis la gêne et la peur des autres devant sa douleur…

Et puis la vaine recherche auprès des possibles témoins qui avaient déjà tourné la page et les épuisantes démarches auprès des « autorités » débordées et ignorantes…

Et le supplice de trainer son désespoir délétère dans un monde qui n’aspirait plus qu’à oublier ces années terribles et qu’à vivre enfin … Alors il s’est tu pour ne pas trop s’isoler des autres : les grandes douleurs sont muettes…

Il aura fallu plus de 5 ans pour que tombe la version officielle du décès sous la forme de l’inscription de la mention additionnelle sur l’acte de naissance. Grand-Pierre a-t-il eu des explications, des précisions sur ce qui s’était passé ?

J’en doute fort, car d’une part Georgette a exprimé les doutes persistants de son frère (« Maman disait de temps en temps que Jojo n’était peut-être pas mort… ») et d’autre part l’administration a officialisé une autre version cinquante sept ans plus tard, en 2008 ; Grand-Pierre était décédé depuis 29 ans et Louisette depuis 49…

De la réalisation de mon arbre, je ne sors pas indemne…

Ma parentèle française décimée pendant la boucherie de 14-18 … De très probables pertes similaires, en face, dans ma familles alsacienne restée au pays … Le martyre de mes Malgré-nous… et mon Jojo… la boite de Pandore que j’ai ouverte n’est plus refermable ; il m’est donc viscéralement impossible d’oublier et je n’ai pas d’autre opportunité que de continuer mes recherches.

Pour Jojo, je me dois de prendre la relève de Grand-Pierre dans sa quête inachevée de ce qui est arrivé à son gamin. La disparition de Jojo est très loin d’être élucidée et de nombreuses questions demeurent sans réponse :

1- Pourquoi Jojo s’est-il trouvé au mauvais moment au mauvais endroit ? L’origine des déportés n’est pas claire : certains textes les désignent comme les résistants emprisonnés à Fresnes et Romainville, un autre signale qu’ils résultent de représailles sans préciser l’événement causal… A noter que le convoi comprenait deux autres jeunes déportés qui étaient nés à Bagnolet (Marcel Dubois né le 15/12/1919 N° 77623) et à Pantin (Albert Rougeron né le 23/2/1918 N°77915) ; ont-ils été raflés en même temps que Jojo ?

2- Sur la base de quels documents Jojo a-t-il été déclaré mort à Fresnes douze jours après le départ du convoi et 2 jours après la libération de la prison ?

3- Sur la base de quels documents le tribunal administratif de la Seine a-t-il décidé en 2008 la rectification du décès ?

Quant aux petits Lagoutte, le mystère de leur placement à l’Assistance publique de la Seine me taraude ; seul l’accès aux dossiers d’admission (1912 N° 195871, 72 et 73) apporterait l’explication ; mais je désespère d’y parvenir seul.

Votre aide via la Gazette me serait précieuse…

Addendum : quelques réflexions personnelles sur la guerre 14-18

1- Il n’est pas de tradition de commémorer les faits dont on n’a aucune raison d’être fier et a fortiori ceux que l’on exècre… Paradoxalement le devoir de mémoire impose que 14-18 échappe à la règle. Mais fallait-il pour autant commencer les commémorations de cette foutue guerre dès 2014 ? N’aurait-il pas été moins indécent d’attendre le 11 novembre 2018 pour en commémorer la fin plutôt que le début ?

2- Malgré l’abomination de ses 18,6 millions de morts, je me dois de faire remarquer que cette saloperie de guerre a très probablement sauvé, depuis cent ans, plus de vies qu’elle n’en a tué : le nombre pléthorique, la diversité, la complexité et la gravité des blessures a constitué de facto un fabuleux laboratoire expérimental qui a fait faire un bond gigantesque aux disciplines médicales et chirurgicales ; nous sommes donc des millions à devoir la vie aux connaissances acquises par les médecins ( la plupart temporairement militaires… ) en observant les blessés et tentant des solutions quasi désespérées : nous sommes de facto des rescapés de 14-18. l’Académie de médecine s’honorerait en rendant un hommage appuyé à ces millions de cobayes involontaires.

3- Les patronymes rares sont menacés d’extinction (voir l’article « La dernière des Vaouilmeplait »).
Le bilan de 14-18 est éloquent : un million et demi de soldats français tués ; un demi million de blessés décédés dans les années qui suivent l’armistice – 22 % des soldats morts avaient entre 20 et 27 ans…
A l’évidence l’hécatombe humaine s’est doublée de celle des noms de famille peu fréquents. Pour l’ensemble de la France et pour la période 1916-1990 le site Géopatronyme ne signale qu’une seule naissance FERRENBACHER (que ma recherche a révélé être une fille …) et aucune naissance CROLES… La disparition de mes trois cousins eut donc pour conséquence l’extinction de deux patronymes !


[124 % (vingt quatre pour cent !!! , presque un sur quatre !!!) des hommes de la classe 1894 sont morts aux combats ou suite de leurs blessures.

[2Déjà bien illustrée par l’épisode des fusillés pour l’exemple de mars 1915 à Souain : les soldats refusant de sortir des tranchées pour un énième assaut suicidaire, le général Réveilhac ordonna à l’artillerie française de les bombarder pour les obliger à quitter les tranchées. Comme le colonel d’artillerie refusa d’obéir sans un ordre écrit, notre brave général fit sortir des rangs un caporal et quatre hommes par section et les expédia couper les barbelés en plein jour sous la mitraille ; les survivants passèrent la journée terrés dans des trous de bombe et rentrèrent dans la nuit. Le fou furieux mortifère les expédia en conseil de guerre, lequel refusa d’entendre les témoins et condamna à mort 4 caporaux … Le recours en grâce commuant la peine de mort en prison à vie arriva deux heures trop tard : pour éviter qu’une réponse favorable ne risque de le priver de sa petite cérémonie le général Réveilhac avait fait avancer l’exécution … 3 veuves et 4 orphelins condamnés à la honte et au rejet…
La demande de révision du procès fut refusée en 1922 et 1926... La réhabilitation (et un franc symbolique aux veuves !!!) ne fut accordée qu’en 1934 après 19 ans de lutte acharnée de Blanche Maupas, l’une des veuves soutenue par la ligue des droits de l’homme … Le brave général s’éteignit dans son lit en 1935, sans doute après avoir fièrement présidé chaque année pendant 16 ans les cérémonies du 11 novembre dans son village, en mémoire des morts pour la France dont il avait largement contribué à augmenter le nombre… Jean Amila en a fait le thème d’un livre « le boucher des Hurlus » – Folio N° 190. Le village de Perthes-les-Hurlus a été rayé de la carte et a été déclaré « mort pour la France » ; son nom ne subsiste que parce qu’il a été accolé à celui du village voisin de Souain.

[3Treize Malgré-nous connurent l’horreur d’être à Oradour-sur-Glane, non responsables personnellement, mais condamnés par le tribunal français au nom de la responsabilité collective ( loi créée ex nihilo pour la circonstance ) et tardivement amnistiés devant l’indignation de l’ensemble de la société alsacienne. Le tribunal ne jugea que 7 allemands de rang subalterne…

[4Le site fait le récit du déroulement du convoi.

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21 Messages

  • Jojo et autres branches mortes de mon arbre 23 mars 2017 11:35, par martine Hautot

    Bonjour,Michel

    Votre histoire est très émouvante et on aimerait pouvoir vous aider. Sur le site du mémorial de la déportation on retrouve bien trace de votre Jojo inscrit sous le prénom de Marcel,mais pas plus d’explications . Les mentions contradictoires sur l’acte de naissance s’expliquent sans doute par la confusion de l’époque ,la prison étant libérée des allemands le 24 Août après d’ âpres combats.Il me semble bien que le convoi était un convoi de résistants , les allemands se sentant perdus vu la situation générale,par représailles, ont vidé les prisons de tous les résistants présents ,quelle que soit l’importance des faits qui leur étaient reprochés, ce qui rend les deux explications que vous avez trouvées également justes .

    http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/convoi44/derniers-convois.htm#Pantin

    J’ai lu dans les archives du Journal France -Presse qu’il y avait parmi les déportés de jeunes apprentis cheminots,c’est peut-être une voie à explorer : Jojo était bien jeune mais pouvait déjà travailler ,d’autant que le père était prisonnier en Allemagne.

    http://archive.francesoir.fr/actualite/societe/deportation-dernier-convoi-parti-region-parisienne-142572.html

    Bon courage à vous ,
    Martine

    Répondre à ce message

  • Jojo et autres branches mortes de mon arbre 23 mars 2017 17:15, par Corinne Decabane

    Bonjour,

    Votre récit est effectivement très poignant.
    J’ai quelques remarques et questions à vous formuler.

    Concernant l’établissement des 2 mentions marginales de décès, avez-vous pris connaissance de la page de ce site :
    http://mort-en-deportation.blogspot.fr/search?updated-min=2009-01-01T00:00:00-08:00&updated-max=2010-01-01T00:00:00-08:00&max-results=8
    Il explique le « cafouillage » des services de l’état-civil.

    Le convoi étant parti le 15/08/1944, Georges Marcel ne peut pas être décédé à Fresnes. Depuis la loi du 15/05/1985, il est précisé que lorsque le décès a lieu 5 jours après le départ du convoi, alors la mention doit porter comme lieu de décès la destination finale du convoi. Je suppose que c’est pour respecter ce texte, que l’arrêté de janvier 2008 a été pris.
    C’est tout de même surprenant car avec la 1re mention Georges est « Mort pour la France » et avec la 2e mention, il est « Mort en déportation ».
    Avez-vous obtenu une copie du jugement du Tribunal Civil de la Seine du 11 mars 1949 qui doit normalement justifier la mention ?
    Quant à la mention « Mort en déportation », cela signifie que le décès est connu et donc que l’acte de décès a bien été transcrit. L’avez-vous ? A t-il été enregistré à Bagnolet ou bien à Fresnes ?

    Pour en savoir plus concernant son décès, vous pouvez peut-être chercher à consulter une éventuelle fiche nominative de prisonnier à Fresnes aux AD du Val de Marne :
    http://archives.valdemarne.fr/archives-en-ligne/ead.html?id=FRAD094_000051
    ou bien aux Archives Nationales :
    http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/chan/chan/series/pdf/618MI.pdf

    Enfin, étant donné que son décès n’a été connu et mentionné qu’à partir de 1949, soit environ 2 ans après ses 20 ans, je me demande ce que les autorité militaires ont bien pu renseigner sur sa fiche matricule militaire ?

    Voici quelques liens sur ce dernier convoi :
    http://dora-ellrich.fr/15-aout-1944/
    http://archives.seine-et-marne.fr/1944-nanteuil-saacy-le-dernier-convoi

    J’espère avoir pu vous apporter quelques pistes complémentaires...
    Bonne continuation dans vos recherches,

    Corinne

    Répondre à ce message

  • Jojo et autres branches mortes de mon arbre 24 mars 2017 09:12, par Agnès HECTOR

    Bonjour Michel,
    Merci d’avoir partagé avec nous vos recherches et réflexions, qui nous touchent tous.
    Concernant l’assistance publique, je trouve ceci :
    http://www.aupresdenosracines.com/2012/10/comment-retrouver-un-enfant-assiste-de-la-seine.html
    https://francearchives.fr/file/bc9e3a45b891895e1479f917375b84de258aa5de/static_3835.pdf
    Je pense donc que les dossiers se trouvent aux archives de Paris :
    Naissance jusqu’en 1921 inclus : aux Archives de Paris

    18 bld Sérurier
    75019 Paris
    Tél : 01 53 72 41 23
    Cordialement,

    Répondre à ce message

  • Jojo et autres branches mortes de mon arbre 24 mars 2017 09:12, par martine hautot

    bonjour, Michel
    Grâce aux informations données par Corinne complétées par celles de ce site du CNDP,

    http://www.cndp.fr/crdp-reims/memoire/enseigner/memoire_deportation/oublies_de_la_deportation.htm

    Je crois avoir compris à quoi correspondent les deux mentions marginales sur l’acte de décès de Jean :

    après -guerre à la demande des familles des déportés disparus un certificat de décès était établi par l’administration pour faciliter les démarches : il avait été choisi d’indiquer comme lieu de décès le dernier lieu d’internement en France ,soit Fresnes pour Jean et comme date 5 jours après le départ du convoi ,ce qui nous donne le 20 Août 1944 pour Jean . Mais ceci ne correspondait en rien à la réalité .Ceux qui étaient morts en déportation à l’étranger paraissaient morts en France. Il y a donc eu des interventions d’associations de déportés et en 1985,le 15 Mai ,une loi a été promulguée pour indiquer sur l’acte de décès la mention « mort en déportation » Ceci peut être fait à la demande des familles ou d’office par le ministre des anciens combattants ,mais vu le nombre des dossiers ,c’est très long,d’où la deuxième mention marginale de Jean en 2008.
    Pour la mention « mort pour la France » elle est indépendante de cette procédure :demande de la famille ,des autorités ou autre personne physique ou morale concernée .
    Il vous reste à découvrir les raisons de son arrestation.Tous mes vœux vous accompagnent .
    Martine

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    • ange.fr 24 mars 2017 12:20, par Martinet Jean-Claude

      Bravo cher Michel Baumgarth !
      Votre article mérite 19/20.
      Tout est sublime, hélas dans la douleur.
      J’ai découvert avec mes ancêtres, d’abord que mon père n’est pas mon père génétique, que deux ancêtres maternels ont été emprisonnés cinq ans à Clairvaux pour vol de sacs de pommes de terre, des femmes mortes suite à leur enfantement, et autres choses qui n’enchantent guère.
      C’est l’histoire de nos familles qu’on ne peut pas changer.
      Jean-Claude

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  • Jojo et autres branches mortes de mon arbre 24 mars 2017 10:51, par ALBERT René

    Avez vous besoin d’une aide sur LE PERREUX SUR MARNE sur l’ascendance de Pierre DELAUNAY ? Si oui n’hésitez pas à me contacter étant sur place

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    • Jojo et autres branches mortes de mon arbre 25 mars 2017 22:33, par baumgarth Michel

      Merci beaucoup de votre proposition qu’il ne me sera pas utile d’accepter car mon séjour annuel en métropole comprend rituellement un passage obligé aux archives départementales à Créteil
      Cordialement.
      Michel BAUMGARTH

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  • Jojo et autres branches mortes de mon arbre 24 mars 2017 11:03, par weiss

    Bonjour Michel,
    Triste et poignante histoire de votre famille !!! avec un réel talent de narrateur... que j’ai lue d’une seule traite ...
    Hélas, je ne peux pas vous aider... mais j’espère que vous trouverez enfin les réponses à toutes vos questions.
    Bon courage.
    Jacqueline

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  • Jojo et autres branches mortes de mon arbre 24 mars 2017 12:39, par Franck Juin

    Bonjour,

    Pour la consultation des dossiers de placement à l’A.P., il vaut mieux en effet consulter ceux de tous les enfants : dans ma famille j’ai trouvé le motif de placement dans l’un des cinq dossiers (= cinq enfants). Si je m’en étais tenu qu’à mon ancêtre directe je n’aurais jamais su le fin mot de l’histoire qui, à mes yeux, fut très instructif et apportait certaines clefs de l’histoire familiale.

    Dans mon département (en Nouvelle-Aquitaine), les dossiers de l’A.P. sont déposés aux A.D. En fonction du contenu de ces dossiers, il est possible que leur consultation soit réalisée sous certaines conditions (contenu sensible, même cent ans après). Il m’a fallu demander leur consultation aux A.D. et attendre ensuite leur réponse, etc.

    Votre article est très émouvant, et transcrit très bien comment la généalogie peut, parfois, nous affecter par la découverte de toutes ces histoires...

    Cordialement,

    Franck

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  • Jojo et autres branches mortes de mon arbre 24 mars 2017 13:04, par Alain

    Bonjour,
    J’ai moi-même la mère de ma grand-mère, d’après mon père et ma tante, aurait été enlevée par les allemands durant la guerre de 1914-1918. Cependant, en recherchant, nous nous sommes aperçus que ma grand-mère avait un frère né en 1900 du prénom de René, dont j’ai quelques photos de lui étant jeune, retrouvé dans un album photo lors du décès de ma tante en 2002.
    Comment chercher alors ces personnes enlever par les allemands, mon frère aîné qui a mis l’arbre en ligne, nous n’avons jamais retrouvé cette ou ces personnes, car apparement, ni mon père,ni ma tante ne connaissait ce René, qui fut pourtant leur oncle ? Sa mère avait 60ans, lors de l’enlèvement, c’était considéré comme une vieillard à l’époque, que pouvait faire les allemands d’une personne âgée ? Ma grand-mère paternelle était née du côté de St Quentin (02) dans l’Aisne.

    J’espère que vous retrouverez ce dont vous êtes astreint, comme tout généalogiste en herbe. Il est plus facile de remonter dans le temps avec des personnes ayant fait l’Histoire que ceux qui étaient paysans, c’est justement là le fruit d’un travail archarné à vouloir retrouver ceux qui oeuvraient dans l’ombre des écrits.

    Merci de ce récit

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  • Jojo et autres branches mortes de mon arbre 24 mars 2017 16:31, par Vandamme

    Une recherche bien douloureuse mais peu a peu vous êtes arrivé a faire sortir l’histoire et la vérité, çà n’est plus de la présomption, c’est du concret et souvent plus terrible que ce qu’on peut penser, pauvres gens qui eurent bien du courage et recherches qui laissent bien des douleurs a l’âme, mais au moins vous les faites revivre. Tout n’est pas toujours rose dans la généalogie hélas.

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  • Jojo et autres branches mortes de mon arbre 25 mars 2017 23:37, par baumgarth Michel

    Mes motivations pour écrire cet article étaient multiples : d’abord assumer mon devoir de mémoire envers « mes » branches mortes.
    Mais aussi une demande d’entraide à propos des recherches dans les archives de l’Assistance Publique. Agnès Victor et Franck Juin m’ont livré des bases sérieuses que je vais exploitées lors de mon prochain séjour parisien.
    ( Suggestion aux auteurs de guides généalogiques : pourquoi pas un guide des recherches dans les archives de l’A.P ? )
    Martine Hautot ( qui m’étonne toujours par la rapidité et la pertinence de ses interventions ) et Corinne Decabanne m’ont apporté des éclaircissements fort bienvenus sur mon dossier Jojo. Je vais les digérer pour poursuivre mes recherches.
    Je suis donc très satisfait des commentaires et suggestions qui m’ont été apportées.

    Toutefois je reste sur ma faim sur un point : dans mon article, j’ai essayé de souligner les difficultés de la recherche généalogique en Alsace Lorraine pour la période 1871-1945 du fait de l’alternance de nationalité entre les guerres et du statut militaire des hommes ; J’espérais trouver réponses à deux questions : où trouver les renseignements sur les alsaciens-lorrains incorporés dans l’armée allemande en 1914-1918 puis en 1940-1945 ? Où trouver les renseignements sur ceux ( et celles ) d’entre eux qui y sont décédés ? ( documents français ou allemands ).

    Accessoirement, j’aurais aimé avoir des commentaires sur deux points secondaires que j’ai soulevés : d’abord l’incongruité de la commémoration de la guerre de 14-18 dès 2014 et d’autre part l’extinction des patronymes due à cette guerre.
    Merci. Cordialement

    Michel BAUMGARTH

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    • Jojo et autres branches mortes de mon arbre 26 mars 2017 10:17, par martine hautot

      Bonjour ,Michel

      Heureuse d’avoir pu vous aider ,touchée par l’histoire de ce malheureux Jojo.Voici quelques pistes pour répondre à vos dernières questions :
      si vous venez à Paris ,voici les cotes aux archives nationales pour retrouver les Alsaciens incorporés de force dans l’armée allemande pendant la seconde guerre mondiale

      http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/chan/chan/series/pdf/624rep-num.pdf

      Pour ceux qui sont décédés sous cet uniforme ,voici un lien intéressant :
      https://www.volksbund.de/fr/presse/volksbund.html

      Par contre , pour 14/18 ,je n’ai rien trouvé de précis .
      Je vous souhaite un bon dimanche et la réussite dans vos recherches .
      Bien cordialement,
      Martine

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      • Jojo et autres branches mortes de mon arbre 26 mars 2017 16:58, par Catherine Studer

        bonjour,

        Je suis aussi particulièrement sensibilisée à la recherche des soldats alsaciens morts pendant la guerre de 1914-1918.
        Vous pouvez avoir accès par Ancestry (en étant abonné je suppose) à la liste suivante :
        Germany, World War I Casualty Lists, 1914-1919
        Ce sont des listes allemandes, toutes origines de soldat confondues, classées par date de décès ou de blessure et indexé par le nom de famille. Les noms étant inscrits en gothique, cela peut-être cependant parfois mal transcrit et difficile à lire.
        J’y ai pour ma part retrouvé Aloys Arnitz, « branche morte »(? 32ans, probablement célibataire, mais il est vrai que je n’ai pas vérifié) de ma famille, un des premiers soldats alsaciens morts au front- du côté allemand- en août 1914.
        Sa sépulture est par ailleurs répertoriée dans le site MemorialGenWeb, d’après effectivement une source du Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge citée plus haut. (J’en ai profité pour compléter la fiche.) Il est mentionné que la « mention mort pour la France » n’est pas applicable...
        Son nom figure sur le monument aux morts de sa commune de naissance « Honneur à nos morts ».

        J’ai d’autre part un cousin plus proche de mon père, disparu sur le front russe . Où ? « oh tu sais ma fille, le front russe... » Oui je sais, très peu en sont revenus et c’était la panique totale. Il mériterait que je fasse pour lui des recherches plus poussées. Peut-être est-il possible de trouver des indices.

        Bonnes recherches à tous.
        Catherine

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    • Jojo et autres branches mortes de mon arbre 31 mars 2017 16:30, par dyke

      Bonjour,

      Pour les intéressés, guerre 39-45
      Lien donné par les archives du Bas-Rhin dans leur lettre mensuelle
      Très intéressant,le+ 1 fichier des morts et disparus en Russie...

      http://memoires.region-alsace.eu/frontoffice/accueil.aspx

      Cordialement
      Ndyke

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