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Accueil » Articles » Histoire locale » Orléans, Jeanne d’Arc et sa famille » Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée !

Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée !

La thèse de la survivance de la Pucelle d’Orléans


dimanche 20 mai 2007, par Jean-Pierre Bernard

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L’affirmation ci-dessus va en faire bondir quelques-uns ! D’autres, historiens « officiels » ou connaisseurs de tous acabits, vont crier au scandale. Et pourtant, nous ne nous référons tous qu’aux mêmes textes, aux mêmes témoignages. Alors... question d’interprétation ? Mais cela n’enlèverait rien à la légende de Jehanne, bien au contraire.

Nulle part dans les chroniques et autres textes, ni dans les comptes royaux, elle n’a été appelée « d’ARC ».
C’était le nom de ses parents adoptifs, et non le sien.

Partout, y compris dans l’acte qui lui confère ses armoiries, et dans ses procès, elle est dite : Jehanne la Pucelle, et elle a précisé elle-même qu’à Domrémy elle était « Jehannette », et rien d’autre.

Plus tard, elle reviendra à Orléans, ville qu’elle avait délivrée, bien après son soi-disant supplice à Rouen, sous le nom de Jehanne des Armoises.
Elle avait en effet épousé un chevalier Lorrain nommé Robert des Armoises, seigneur local, avec qui elle vécut ensuite jusqu’à sa mort, vers la quarantaine.

Ils n’eurent pas d’enfants. Jehanne était très probablement gynandroïde, forme rare d’hermaphrodisme qui se manifeste par une soudure des grandes lèvres, et ne pouvait donc pas ainsi être pénétrée sexuellement. De plus, elle n’avait pas de règles.

C’était une fille bâtarde de la reine de France, Isabeau de Bavière (épouse de Charles VI) et du duc Louis d’Orléans, frère du roi, et donc la tante du roi Anglais Henry VI, dont la mère était une fille de France, également fille d’Isabeau.

Elle était donc la demi-soeur de Charles VII et de ses frères et soeurs, en particulier, donc, de Catherine, épouse du roi d’Angleterre.

Elle était aussi la demi-soeur de Jehan d’Orléans, comte de Dunois (dit « le Bastard d’Orléans »), dont le père était aussi le duc Louis, et la mère une maîtresse de celui-ci, Mariette d’Enghien.

Elle était également la demi-soeur de Charles d’Orléans, grand seigneur et poète, fils aussi du duc Louis et de son épouse, Valentine Visconti, et fait prisonnier à la bataille d’Azincourt en 1415, et retenu durant 25 années en Angleterre

De sang royal, on ne pouvait donc pas la brûler. On fabriqua alors une « histoire officielle », et l’on brûla une autre prisonnière à sa place.

Le bourreau, Geoffroy Thérage, déclara que le bûcher était trop haut pour qu’il y monte afin de l’étrangler (comme c’était la coutume) et qu’elle était « embronchée », c’est-à-dire le visage recouvert d’une cagoule. Il ne fallait pas que l’on s’aperçoive que ce n’était pas Jehanne la Pucelle !

Alors son nom : « Jehanne d’Orléans », car fille de la famille d’Orléans.

Un document révélant tout cela, « Le Livre de Poitiers », fut découvert dans la Bibliothèque du Vatican, en 1935, par l’écrivain Edouard Schneider. Monseigneur Tisserand, administrateur de cette bibliothèque, le pria aussitôt de ne pas faire état publiquement de sa découverte, pour ne pas détruire la légende de celle qui était devenue « Sainte Jeanne d’Arc » !

D’ailleurs, elle ne fut condamnée qu’à la prison perpétuelle, et son emprisonnement, dans un château fort, se réduisit à cinq années.

Elle fut libérée au décès du duc de Bedford (septembre 1435), le Régent de France pour le roi Anglais, puis mariée (comme dit plus haut) par la duchesse de Luxembourg, aussi l’une de ses tantes, dans la chapelle de son château d’Arlon, au chevalier Robert des Armoises, neveu d’Alarde de Chambley, épouse de Robert de Baudricourt, capitaine de Vaucouleurs.

Ayant « repris l’armure », elle guerroya encore avec le maréchal Gilles de Rais, son ancien compagnon d’armes, jusqu’en 1439, fut blessée une troisième fois, et fut reçue cette année-là à Orléans, aux côtés du roi Charles VII, son frère. Les comptes de la ville d’Orléans gardent traces de son passage.

Plus tard, elle vécut avec son époux dans le château de Jaulny, près de Metz.
Elle mourut en 1449, et fut inhumée, près de Nancy, dans la chapelle de droite du choeur de l’église de Pulligny-sur-Madon (au sud de Toul), aux côtés de son mari.

Sur la pierre, ses armoiries et son nom : Jehanne, la Pucelle de France, épouse du chevalier Robert des Armoises.

Il y eut deux fausses « Pucelles » : Jehanne la Féronne et Jehanne de Sermaise (lieu-dit près de Saumur), mais elles ne se produisent qu’après le décès de Jehanne des Armoises.

Trois documents (au moins) sur ce sujet :

  • « Les missions secrètes de Jehanne la Pucelle », par M. Pierre de Sermoise, Paris, Robert Laffont, 1970 (descendant de la famille du chevalier Robert des Armoises, époux de Jehanne).
  • « Problème historique sur la Pucelle d’Orléans », par D. Polluche (Orléans - octobre 1749, de l’imprimerie de Couret de Villeneuve le jeune, imprimeur du Roy).

Espérons que ces coups de boutoir parviennent à ébranler les historiens conformistes, et qu’en particulier les manuels scolaires éjectent cette légende tenace.

Jehanne des Armoises n’était donc pas une déséquilibrée, ni une fantaisiste, mais bien la vraie, la seule, l’unique Pucelle de France, qui fit délivrer Orléans, entamant ainsi la reconquête de la France, et le départ définitif des Anglais, mettant un terme à la Guerre de Cent-Ans.

C’est elle qui donna aussi à ce pays la première ébauche d’un « sentiment national ».

La raison d’état qui obligea sans doute Charles VII à empêcher la révélation du secret de la naissance de la Pucelle n’existe plus aujourd’hui, et aucun motif valable ne semble pouvoir être opposé à la divulgation de ce document.

Pourquoi cela n’est-il pas encore fait ?

L’une des raisons, entre autres, c’est que cela procurerait une gêne à ceux qui se veulent les détenteurs de la révélation de notre Histoire.

Pourtant, ce ne serait nullement attentatoire à la légende de Jehanne, à son épopée, bien au contraire, et la vérité historique n’enlèverait rien à cette épopée, à sa personne, ni même non plus à sa sainteté.

De plus en plus de publications paraissent à ce sujet, et il est certain qu’un jour prochain la vérité sera faite.

Il serait temps !

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58 Messages

  • > Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 22 mai 2007 11:31, par Alexandre Dumont-Castells

    Bonjour Jean-Pierre,

    Je me suis délecté une nouvelle fois de vos 2 derniers articles. Surtout de celui-ci ! C’est étonnant et je ne doute pas de sa véracité si vos sources le confirment. Cela risque de bouleverser le champ historique actuel. Finalement, femme (certes « Chevalier ») des plus ordinaires, elle n’a quand même pas failli à la légende que l’on a forgé autour de ses exploits. Au sujet des sources, vous serez-t-il possible d’apporter des références autres que bibliographiques (tirées des archives etc.) surtout concernant ces hypothèses de filiation.

    Bravo et merci encore pour ces deux articles !

    Cordialement,

    Alexandre Dumont

    Répondre à ce message

  • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 8 juin 2008 03:26, par Éric Bouvéron

    En effet, elle n’a pas été brûlée.
    Et Jésus Christ n’a pas été crucifié, tous les musulmans le savent bien.
    La Vérité, c’est que Jeanne em*****e, pardon gêne les fanatiques du rationnel. La plus belle figure de notre histoire est aussi la plus gênante, pour toutes sortes de raisons. La pire étant sa foi.
    Bon courage.

    Répondre à ce message

    • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 10 juin 2008 09:21, par Jean-Pierre BERNARD

      Bonjour Eric.
      Je ne suis pas un « fanatique du rationnel », et c’est pour cela que Jehanne la Pucelle ne me gêne en rien ! Au contraire !
      Sa foi est en effet le trait de sa personnalité dont on parle le plus à travers les descriptions que ses contemporains ont fait d’elle. Quoi qu’il en soit, elle était tout de même quelqu’un d’exceptionnel, qu’elle ait été descendante royale ou non, qu’elle ait été brûlée ou non, et c’est cela qui m’importe. Assez peu de personnages de notre histoire n’ont paru aussi « propres » qu’elle ! Une « belle figure », comme vous le dites ! Merçi d’avoir lu cet article, et d’y avoir ajouté ce commentaire.
      Cordialement.
      Jean-Pierre BERNARD.

      Répondre à ce message

      • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 3 décembre 2008 16:34, par Sylvia ROSI

        Dans votre livre parlez vous de sa relation éventuelle avec la charbonnerie ?

        Répondre à ce message

        • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 3 décembre 2008 21:37, par Jean-Pierre BERNARD

          Bonsoir Sylvia.

          Bien lu votre message ! Merçi d’avoir lu cet article.
          Voulez-vous parler du « carbonarisme » ?
          Dans ce cas, je ne vois pas le rapport avec Jehanne, car ce mouvement, initié en Italie, arriva en France en 1809, et commença vraiment à s’y répandre en 1818.(en Jehanne est une héroïne du 15e siècle !). Mais cela resta, je pense, un mouvement marginal.
          Si ce n’est pas de cela dont vous parlez, voulez-vous alors nous expliquer et développer un peu plus votre propos.
          Cordialement.
          Jean-Pierre BERNARD.

          Répondre à ce message

          • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 4 décembre 2008 10:41, par ROSISYLVIA

            Non pas du tout ! il a existé un mouvement ’"confrérie des charbonniers" antérieur à celui des cabonari. François 1er se promenant dans la forêt demanda à être initié sur le champs. Elle était en liaison avec cette confrérie charbonnier du morvant qui englobait toute la noblesse rurale. Ces confréries urbaines ou forestières remontaient au Ve siècle de notre ère ou du moins avaient été réorganisée à cette époque. Ces charbonnier prenaient le nom de loups ou lupins et furent les plus puissants collaborateur occultes de Jeanne D’arc.

            Répondre à ce message

            • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 21 décembre 2008 10:48, par armoises

              Bonjour Rosisylvia,
              Votre communication sur la confrérie de Charbonniers m’interpelle, d’autant que ce mouvement couvrait le secteur de la Champagne aux Ardennes, donc celui qui nous concerne dans l’histoire de Jehanne. Elle vénérait st Thiebaut, patron de la charbonnerie, ainsi que st Nicolas !

              Pourriez vous me transmettre d’autres indications concernant l’appartenance à ce mouvement ?

              Voir en ligne : http://jeannedomremy.ifrance.com

              Répondre à ce message

              • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 21 décembre 2008 15:42, par ROSISYLVIA

                Je vous invite à consulter sur le lien ci-dessous.
                Il existe désormais 5 ventes crées désormais dont une dans le gard. Nous sommes donc à la recherche de tout ce qui peut nous servir pour trouver l’origine de nos rites.

                Rite forestier - Wikipédia 1 déc 2008 ... La résurgence des rites forestiers, Régis Blanchet, ... La Franc-Maçonnerie du Bois, Jacques Brengues, Editions du Prisme (1973). ...
                fr.wikipedia.org/wiki/Rite_forestier - 40k - En cache - Pages similaires

                Répondre à ce message

                • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 21 décembre 2008 20:51, par armoises

                  Quel lien établissez vous entre Jehanne et la Charbonnerie ? le secteur de Domremy regorge de lieux de culte celtes, mais qui sont malheureusement passés sous silence par l’histoire officielle !
                  On sait que Jeanne, pendant son épopée, fréquentait les édifices voués à st Thiebaut (theobald) ! ainsi qu’à St Nicolas ; Peut-on y retrouver une signification de son appartenance à une vente ?
                  Le bon St Nicolas, en lorraine et dans les pays nordiques, est traditionnellement accompagné d’un homme au visage noirci dont on ne connait guère l’origine ! serait-ce un charbonnier ?

                  Voir en ligne : les secrets de Jeanne d’Arc

                  Répondre à ce message

                  • Bonjour. J’appuie fortement la demande de Coyoteofmars, et vous demande de repondre aux arguments de Cynfawr plutot que de les contourner. N’est-il pas un peu facile d’ecrire un article rempli d’affirmations sensationnalistes (bien que peu originales), pour ensuite se retrancher derriere la libre interpretation de chacun ? N’etes-vous pas tombe dans les memes travers qui ont fait de la veritable Jeanne une envoyee de dieu, c’est a savoir ce besoin qu’ont certaines personnes de ne pas se satisfaire des tristes realites, et d’en chercher de plus merveilleuses ? La refutation d’un argument « officiel » implique-t-elle forcement la validation de son pendant « non-officiel » ?
                    Sans vouloir vexer personne, toute cette affaire de Jeanne des Armoises sent la « complotophilie » a plein nez. =)

                    Répondre à ce message

              • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 3 mars 2016 20:24, par Georges Slowik

                L’affiliation de Jeanne d’Arc avec la confrerie des Charbonniers peut etre lu dans le livre de Gracet d’Orcet Histoire de l’Europe Tome 1

                Répondre à ce message

    • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 21 septembre 2010 21:17, par Jean de Levat

      Quand on ramène la réalité historique, base des sciences sociales, à la foi du charbonier, on revient à l’ église de la (sainte)Inquisition où la terre était plate, et où l’on voulait brûler Galilée qui affirmait sa sphéricité.
      Mais croyance ne rime-t il pas avec ignorance ?
      Heureux les pauvres en esprit !B-)B-)

      Répondre à ce message

      • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 22 septembre 2010 13:23, par Jean-Pierre Bernard

        Monsieur de Levat.
        Si je suis pauvre d’esprit... alors je ne suis pas le seul, et je rejoins alors une énorme cohorte d’érudits de tous acabits (probablement plus érudits que moi, mais avec certitude plus que vous-même !) qui soutiennent des thèses qui ne sont plus contestées par beaucoup.
        Je pense à Polluche (dont vous ne contesterez pas les travaux, si toutefois vous connaissez), Mr. P. de Sermoises... et bien d’autres.
        Vous savez, vous me faites penser à cette « grande historienne », dont je ne citerai pas le nom pour ne pas attenter à sa mémoire, mais « spécialiste de Jehanne », à qui je posais un jour certaines questions, pour elle gênantes, et qui m’a répondu : « Monsieur, ce qu’il faut croire, c’est ce que j’écris ! » (cqfd)
        Alors, pensez ce que vous voudrez, mais n’empêchez pas ceux qui ne sont pas bornés de fouiller l’histoire, d’émettre des suppositions, souvent basées sur de fortes présomptions, et ainsi d’avancer.
        Je suis bien malheureux de votre réaction et vous plains un peu.
        Le « simple d’esprit » auteur de l’article.

        Répondre à ce message

        • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 6 octobre 2010 17:20, par Jean de Levat

          Nous avons correspondu par mail à ce sujet pour éclaircir le malentendu causé par une mauvaise lecture de mon commentaire.
          Je suis même devenu un ami de Marcel GAY depuis la parution de « L’Affaire Jeanne d’ Arc ».
          J’écris moi-même un ouvrage sur ce sujet ( après 7000 précédents)qui apporte encore des éléments complémentaires.
          Bien à vous

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          • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 14 décembre 2010 23:52, par Cynfawr

            La fable de Jeanne d’Arc princesse royale réapparue sous les traits de la "dame des Armoises" est réfutée depuis longtemps et définitivement. Je vous renvoie aux ouvrages de Régine Pernoud, Yann Grandeau, Philippe Contamine, Colette Beaune et bien d’autres. Les deux personnages auxquels vous faites allusion se sont contentés de reprendre les thèses de pseudo historiens à la David-Darnac ou Philippe de Sermoise, pour ne rien dire des délires sur le fameux "manuscrit de Poitiers" qui serait dissimulé dans on ne sait quelle armoire secrète du Vatican. Pour qui connaît un tant soit peu les problèmes des archives historiques, cela est tout simplement aberrant.
            Quant à la légende de la survivance, voici un témoin direct de l’exécution. Il s’agit de Jean Riquier, curé d’Hendicourt et prêtre de Rouen, qui était sur les lieux du supplice : « Et dum fuerit mortua, quia Anglici dubitabant ne diceretur quod evasisset, dixerunt tortori quod modicum retrocederet ignem, ut adstantes possent eam videre mortuam, ne diceretur quod evasisset. » (Et quand elle fut morte, comme les Anglais craignaient qu’on ne dise qu’elle s’était évadée, ils ordonnèrent au bourreau d’écarter un peu le feu pour que les assistants puissent la voir morte et qu’on ne pût dire qu’elle s’était évadée.)
            Autre témoignage, celui du "Journal d’un bourgeois de Paris" pour l’année 1431 : « Et là fut bientôt estainte (atteinte) et sa robe toute arse, et puis fut le feu tiré arière et fut vue de tout le peuple toute nue et tous les secrets qui pevent estre ou doyvent estre en femme, pour oster les doutes du peuple. Et quand ils orent assez et à leur gré veue toute morte liée à l’estache, le bourel remist le feu grant sur sa pouvre charogne qui tantost fut toute comburée, et os et char mis en cendre. »
            Et voici pour Claude des Armoises : En 1457, le roi René (d’Anjou)) accorda des lettres de rémission à une aventurière arrêtée à Saumur pour diverses escroqueries. Elle était à cette époque veuve de Robert des Armoises et remariée à Jean Douillet, obscur Angevin. Il est dit dans cette pièce : « qu’elle s’était fait longtemps appeler Jehanne la Pucelle en abusant ou en faisant abuser plusieurs personnes qui autrefois avaient vu la Pucelle qui fut à lever le siège d’Orléans contre les anciens ennemis du royaume" (Arch. nat., p. 1634, cote 10, fo 199).

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            • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 15 décembre 2010 14:24, par Jean-Pierre Bernard

              Bonjour,
              Pour vous répondre rapidement (bien que je n’en avais pas envie vraiment !) je vous dirais que l’historienne que vous citez (Dieu ait son âme !) et que j’ai rencontrée avec un ami, elle a répondu, alors qu’on la « poussait » un peu sur le sujet que « c’est ce qu’elle écrivait qu’il fallait croire ! »
              Belle réponse, n’est-ce pas ?
              Vous qui sans doute vous targuez de tout connaître sur le sujet, et pour vous montrer que vous n’êtes pas le seul à connaître le latin, je vous dirais « Qui rogat non errat », et que poser des questions, émettre des hypothèses, ce n’est pas une erreur, mais une manière saine de réfléchir et d’avancer.
              D’ailleurs les spécialistes, même soi-disant éminents, ne sont pas d’accord.
              Je ne connais pas ce « Philippe » de Sermoise. Ne serait-ce pas plutôt « Pierre » ?
              Je ne sais pas ce que contiennent les archives du Vatican, mais vous semblez, vous le savoir.Quelle chance !
              Vous n’êtes pas forcé, bien sûr, de partager mes opinions, qui ne sont que recherche du maximum de vérité possible. Vous n’y étiez pas, et moi non plus ! Mais il n’y a pas forcément que « la » vérité des gens « reconnus », alors il faut chercher, émettre des hypothèses, et ne pas rejeter en bloc les idées des autres. Tous est une question d’interprétation.
              Tout ce que l’on peut dire, quand même, c’est qu’il y a de fortes présomptions qui soutiennent cette thèse.
              Vous en pensez bien sûr ce que vous voulez.
              Merci de vous être un peu intéressé à mes « élucubrations ».
              Bonne journée.
              Cordialement.
              Jean-Pierre BERNARD.

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              • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 22 janvier 2012 20:02, par Coyoteofmars

                Bonjour. Je ne suis pas un érudit et encore moins un spécialiste de cette période, mais je viens de lire votre article et les commentaires qui en découlent. J’ai remarqué que Cynfawr vous a contredit avec des arguments précis (« Journal d’un bourgeois de Paris » pour l’année 1431, "lettres de rémission à une aventurière arrêtée à Saumur pour diverses escroqueries") et que vous avez répondu un peu à coté en invitant cette personne à penser ce qu’elle veut.
                Finalement, vous faites un peu ce que vous reprochez aux autres : ne pas argumenter pour défendre ses positions !
                Il serait peut être bon pour les néophytes comme moi que vous nous expliquiez en quoi les "preuves" que Cynfawr avance sont fausses...
                Cordialement.

                Répondre à ce message

    • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 15 décembre 2010 11:58, par Jean de LEVAT

      En effet si on a la FOI, on a forcement la VERITE, et l’on détient des [fond orange]VERITES de TOUT, ce qui permet d’envoyer au bûcher les « hérétiques », c’est à dire « ceux qui cherchent », et ce, sans le moindre remord.
      Mais la Pucelle ne fut-elle pas condamnée elle même comme « hérétique » par la Sainte Inquisition ?
      Josef RATZINGER, ne fut-il pas lui-même, pendant de longues années Préfet de la « Congrégation pour la Doctrine de la foi », avatar de la même « Sainte Inquisition ».
      Il n’y a que la FOI aveugle qui sauve (de QUOI ?)
      Baudelaire écrivait :" Mais que cherchent-ils au ciel, tous ces aveugles ?"

      Voir en ligne : La Pucelle ou la Revenante

      Répondre à ce message

    • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 20 avril 2011 10:36, par rachida23

      Cela vous gêne donc tant que Jésus-Christ ait été crucifié et que Jeanne d’Arc ait été brûlée ? (peut importe son nom d’ailleurs ! à l’époque on appelait les gens selon leur lieu d’origine, le respect du nom de famille importait peu !)
      il n’y a aucune référence à des archives dans cet article. Pourquoi la Jeanne dont parle cet article ne serait-elle pas une énième imposteur ?
      le livre trouvé en 1935 me fait bien rire ! date-t-il du XVe siècle ? par qui est-il écrit ? a-t-il connu de près cette histoire ? n’est-ce pas tout simplement un livre de légendes comme on aime en écrire à cette époque sans se soucier de la véracités des faits ? (comme l’aurait fait la légende dorée ?)
      je suis ouverte à toute réponse prouvée.

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      • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 21 avril 2011 02:10, par Jean-Pierre Bernard

        Bonjour Rachida,
        Alors..... riez bien !!
        Vous pouvez penser ce que vous voulez, et dire que les gens qui ont cherché et émis des thèses sérieuses sont des imbéciles !
        Vous pouvez croire ce que vous voulez, c’est votre droit.
        Mais on avance plus en cherchant et en émettant des hypothèses qu’en critiquant.
        Donnez-nous des arguments contraires, des hypothèses différentes... et nous les lirons.
        Cordialement.
        L’auteur de l’article sur ce site.

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        • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 21 avril 2011 13:55, par rachida23

          D’accord Monsieur, vous parlez bien d’hypothèses. Dans ce cas, tout est permis je vous l’accorde, mais « Jeanne d’Arc n’aurait pas été brûlée ! » aurait mieux convenu à votre article.
          Je sais qu’il reste des mystères à élucider, mais quand il ne s’agit que de théorie, il serait plus honnête vis-à-vis de l’histoire d’employer le conditionnel, car vous n’avez pas encore de preuves irréfutables.
          Mais je sais que les approches inédites et révolutionnaires sont plus « rentables » pour l’historien que les petits sujets sans controverses... :-)
          Cordialement

          Répondre à ce message

  • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 4 décembre 2008 09:56, par Patrick GEOFFROY

    Bonjour Jean-Pierre,

    Plus rien ne m’étonne dans notre bonne Histoire de France. Après avoir eu quelques révélations sentant le soufre sur l’affaire du Gévaudan en 1764, voici donc Jeanne la Pucelle qui n’a pas été brûlée et dont l’histoire semble être toute autre que ce que les bons livres d’écoles nous apprennent.

    Permettez-moi en qualité d’amateur d’énigmes historiques mais non historien d’être particulièrement attiré par votre version. L’histoire de notre pays est plein de détails dérangeants mais les écrits parlent, certains les traduisent d’une manière, à leur convenance. Je serais bien intéressé par cette affaire tout de même.

    Cordialement
    Patrick GEOFFROY

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  • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 28 décembre 2008 07:49, par tbsm_504

    Bonjour,

    selon Collette Beaune dans « jeanne d’Arc vérité et légende » elle fait aussi référence à une dame des Armoises qui s’appellerait CLAUDE des Armoises. Dans ce livre, page 163, elle dit que jeanne mouru sur le bûcher.

    Comment pouvez-vous être aussi catégorique sur ce point ?

    Thierry Fraigneux

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  • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 14 juillet 2009 17:38, par Hubert

    Bonjour Jean Pierre

    Je suis convaincu depuis plusieurs années de votre affirmation ci-dessus !

    Un document trouvé aux Archives Départementales du Loiret, mémoire de la Socièté Archéologique de l’Orléannais (t. XV, p. 495,
    à propos de la vente de la maison de La Pucelle, semble prouver qu’elle n’était pas morte avant février 1432 :

    « Le mardi XXVIIIe de février 1432 (calendrier Grégorien) Jehan Feu, huillier, et Philippe sa femme, à l’auctorité, etc.,demeurant à Orléans, en la paroisse de Saint-Maclo, confessent avoir pris à rente, ferme ou pencion, dujourduy jusques à la fin de cinquante-neuf ans, après ensuivans, des doyen et chapitre de l’église d’Orléans, en la présence de messire Jehan Ferron, chanoine d’icelle église, ung hostel qu’ils ont, assis en la rue des Petits-Soulliers d’Orléans et que TENOIT PARAVANT LA PUCELLE (1), DONT ESTOIT PLEIGE GUILLOT DE GUIENNE (2), qui audit bail a renoncié au prouffit desdits bailleurs ; - tenant d’une part à l’hostel dudit preneur et d’autre part aux hoirs feu Jehan de Bellevoie. Ceste prise faicte pour la somme de six escuz d’or fin dont les LXIIII font le marc, de rente, ferme ou pencion, chacun an, durant ledit temps, à paier desdits preneurs et de chacun d’eulx pour le tout ausdis bailleurs, à leur bourcier et procureur, ou au porteur, etc., franches et quictes, aux termes de Saint-Jehan-Baptiste et de Noël, à chacun terme la moitié, commençant le premier paiement à Noël prochain venant. Et seront tenus de soustenir et maintenir ledit hostel bien et suffisamment en bon estat. Et aussi seront tenus de paier de leur propre toutes tailles d’église, de ville, depuis, de pavé et autrement qui pourroient estre imposées sur la dicte maison ledit temps durant, et sans faire aucun rabai de la dicte rente, etc. Promectant paier, etc. Obligent, etc. »

    (1) Il est a remarquer que La Pucelle n’est dite ni feue ni défunte, le 28 février 1432, pourtant son bûché à lieu le 31 mai 1431 à Rouen.
    (2) Guillot de Guyenne, héraut Guyenne du siège était plége, c’est-à-dire caution de La Pucelle. Se porter caution pour une décédée me paraît impossible !

    Cordialement.

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  • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 1er novembre 2009 04:07, par DvD L

    Au collège on avait ri de moi lorsque j’avais raconté tout ça... Maintenant proche de la quarantaine, je suis content d’avoir trouvé votre post. J’en ai parlé il y a peu mais je ne savais pas comment prouver mes dires. Maintenant c’est fait. Merci

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  • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 11 décembre 2012 16:18, par catherine maresca

    on voudrait tant que ce soit vrai ! il y a quand même beaucoup de documents et de faits troublants qui tentent à prouver la véracité de cette affirmation ; le fait qu’ella été préparée,qu’on lui a appris à lire eet à écrire-il ne faut pas oublier que la langue parlée en Lorraine n’était pas la langue de la cour- enfin qu’elle a été traitée comme pion sur un échiquier politique,il fallait trouver un pretexte pour s’en débarrasser. C’est Yolande d’Aragon qui a réussi à la faire sortir des geoles dans lesquelles elle a été gardée au secret durant de longues années ; et pourquoi des écrits confirment saz présence des années après ?Une femme guerriere, il ne devait pas y en avoir tant que celà à l’époque
     !

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    • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 23 janvier 2013 09:59, par Cadiou

      Je vous invite à lire mon livre ; « Jeanne d’Arc, émissaire secrète de la Maison d’Anjou » (Les répercussions de l’"Affaire du Grand Schisme de l’Occident sur l’épopée johannique" aux éditions Opéra, Nantes, 2003 et très prochainement remanié, corrigé et augmenté aux éditions Edilivre.

      Pour faire simple, on ne peut appréhender le mystère de Jeanne sans étudier en profondeur « l’affaire du Grand Schisme d’Occident de 1378 » et notamment les relations de Jeanne avec la survivance de l’"Eglise d’Avignon" de BENOÏT XIII. Ses réseaux occultes constitués de célestins, franciscains, le « Prieuré de Sion » et la Maison d’Anjou.

      Bonne lecture .

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      • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 26 février 2013 11:52, par armoises

        Le livre de Martial Cadiou lève un coin du voile sur la genèse de l’affaire Jeanne d’Arc, cette mise en scène ourdie par quelques grands du royaume de France qui s’appuyaient sur les réseaux franciscains, les corporations de marchands, les charbonniers, et surtout les affidés de l’Eglise d’Avignon...
        D’autres renseignements sur le site des secrets de Jeanne...

        Voir en ligne : http://www.jeannedomremy.fr

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  • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 24 juillet 2013 19:20, par Brodt Rodolphe

    Bonjour. Deux questions :

    • une fille de France et le sachant épouserait-elle un Robert des Armoises,"chevalier un peu usé par une vie aventureuse, quinquagénaire veuf, fatigué et ruiné" ? A mon avis la demi-sœur d’un roi pouvait prétendre à beaucoup mieux qu’un vieux (pour l’époque) noble décavé...
    • sauf erreur Robert des Armoises ne fait pas partie des seigneurs comparsonniers de Pulligny. Pour quelles raisons Robert et Jeanne se seraient-ils fait inhumer dans l’église de ce village ? On les attendrait plutôt à Autrey non loin de Pulligny ?

    Merci pour vos réponses

    Rodolphe Brodt

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    • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 1er août 2013 00:17, par Jean-Pierre Bernard

      Bonsoir,
      Si elle était vraiment « une fille de France », ce qui est somme toute possible (nul de nos jours ne peut qu’échafauder des théories !), avec le recul que nous avons, je suis d’accord avec vous. Mais, à l’époque, cette qualité n’était peut-être connue que de la haute noblesse, et, officiellement, elle n’était que « Jehanne la Pucelle ».
      Peut-être avait-elle besoin de calme, et de reprendre une vie à la campagne, après ses péripéties. Peut-être aussi avait-elle tout de même quelque sentiment pour ce Robert. Et puis, cela lui permettait aussi de revenir dans le pays de son enfance, lasse probablement des guerres et des chevauchées.
      Peut-être aussi voulait-elle s’éloigner de la cour qui l’avait déçue et du roi qui l’avait désavouée et abandonnée.
      Il ne faut pas oublier aussi qu’une hypothèse ferait de Jehanne une gynandroïde... donc pas moyen d’avoir des enfants, et même pas moyen d’avoir un rapport sexuel. Cet homme convenait peut-être !

      Pour Pulligny, je n’en sais rien ! Il est vrai qu’il aurait été plus logique qu’on les ait inhumés à Autrey. Il est vrai qu’il y a tout de même un doute : la fameuse dalle de l’église de Pulligny (j’y suis allé !) ne révèle plus rien du tout. Elle a été grattée. C’est tout de même bizarre.
      Cordialement.
      Jean-Pierre BERNARD.

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    • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 5 novembre 2013 13:35, par armoises

      Bonjour,
      Le mariage avec Robert des Armoises avait le grand mérite de simplifier les choses ! Jeanne pouvait se retrouver à Jaulny ou à Metz, à proximité donc de Pont à Mousson où habitait sa fille, Yolande, née de ses amours avec René d’Anjou... Plus tard, Yolande épousera Ferri de vaudémont et habitera Sion (On retrouve là-bas un « Saut de la Pucelle »)... Dans ce secteur se trouve Pulligny... Et à proximité, le village de Richardménil abritait le « Château des Armoises »...

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  • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 28 décembre 2013 12:33, par Jehanne or not Jehanne

    Il me plait de m’imaginer que mon héroïne préférée ait survécu à la corruption de l’église et de l’Université de Paris. Malheureusement, si l’espoir fait vivre, le déni tue. Il est fort peu probable que Jehanne du Lys, Tarc, la Pucelle, de France ou d’Orléans et j’oublie probablement nombre de ses surnoms,ait pu réchapper au courroux des Anglais et des Luxembourgeois. J’aimerais pouvoir y croire, j’y ai cru d’ailleurs en lisant « Le Lys et les Ombres » de Bernard Simonay. Mais il s’agit là de fiction, les faits et témoignages historiques accusent le contraire et je ne me base pas sur un vulgaire Wikipédia. Je vous suggère la lecture de œuvre Hortense Dufour, ses arguments sont pertinents et appuyés. Jehanne n’a jamais été la demi-sœur du dauphin. En effet, les prétendus géniteurs véritables de la Pucelle ne coïncident nullement dans leur dates d’existence avec la naissance de notre héroïne. Cette hypothèse concernant le secret entre elle et le Roy ne tient donc pas. Quant à ce Robert des Armoises, il a bien été le mari de Jeanne, mais en aucun cas de la Jeanne dont nous parlons, et visiblement, lui même était convaincu du contraire. Cette usurpatrice n’en est d’ailleurs qu’une parmi tant d’autres. Son seul atout a été une grossière ressemblance physique. Au passage, quand Charles VII a demandé à cette réincarnation le secret, elle s’est rétractée.
    Il est toutefois vrai que je ne suis pas historien, et que, n’ayant ni voyagé dans le temps jusqu’en mai 1431, ni n’étant omniscient, je veux bien accorder à cette supposition le bénéfice du doute quoique peu de crédit.

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  • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 6 février 2014 17:37, par Gwladys

    Bonjour,

    Suite aux TPE que je réalise en ce moment, j’étudie Jeanne d’Arc depuis maintenant 6 mois. En effet, il y a eu beaucoup d’hypothèses concernant la Pucelle d’Orléans, et beaucoup racontant qu’elle ne fut pas morte brûlée vive. Il y a également eu l’histoire de Jeanne des Sermaises, ou encore le fait que Jehanne soit un homme, on ne peut donc pas tout croire. Bien que ce soit un sujet intéréssant, dont je me servirais pour mon passage à l’oral :)

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  • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 4 juillet 2015 17:47, par briand

    je pense que jehanne a été formée depuis son enfance car comment une paysanne aurait-elle pu mener des hommes au combat si elle n’avait pas été formée.

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    • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 4 août 2015 12:28, par armoises

      Il est bien évident que Jeanne a reçu une instruction militaire poussée, en plus d’une formation générale de haut niveau... La fable qui voudrait qu’elle ait appris l’équitation en menant les chevaux de son père à l’abreuvoir ne tient pas ! Il n’y a aucune commune mesure entre un paisible percheron de labour, et un cheval de bataille, véritable char d’assaut, qui rappelons-le ne se guidait pas aux rênes, les deux mains du cavalier étant occupées au combat, mais uniquement aux éperons !

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  • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 12 août 2015 16:55, par secret françoise

    je suis allée visiter le chateau de jaulny il y a quelques années,le guide etait à cette epoque tres docummenté sur la vie de jeanne
    Il nous a montré les deux portraits:celui de Jeanne et celui de son mari sur la cheminée de la salle à manger
    je suis allée à Pulligny et j’ai vu dans l’église du village l’endroit ou elle repose

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    • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 22 février 2016 14:21, par Florent Planchon

      Bonjour,

      Descendant de Jacquemin d’Arc, le fils aîné de Jacques d’Arc par les familles de Brixey, puis Melcion pour peu que les documents collationnés par Léon-Paul Piel soient exacts (voir son ouvrage : http://gallica.bnf.fr/ark :/12148/bpt6k55587756), je serai intéressé pour en savoir plus sur les relations de La pucelle avec sa famille qu’elle soit la vraie ou adoptive ? Peut-être serais-ce là aussi un moyen d’y voir plus clair.

      On a finalement l’impression dans cette histoire que depuis le départ au XVe siècle jusqu’à aujourd’hui, des mains occultes n’ont eu de cesse que de brouiller les pistes.
      Si Jeanne des Armoises n’a rien à voir avec Jeanne la Pucelle, pourquoi s’acharne t-on depuis 6 siècles à détruire pour l’un et l’autre personnage tout une série de documents et de lieux ?

      • Les minutes du procès de 1429 ont été emportées par Pierre Cauchon et apparemment réécrites.
      • L’Église de Domremy a été complétement inversée et dénaturée. On se demande même dans quelle mesure la maison natale de Jeanne est authentique ?
      • L’Église de Pulligny où se trouvait les restes de Jeanne des Armoises a été saccagée. Pourquoi ? Si il n’y avait rien à cacher, il eut mieux fallu ne rien faire, on était plus à une fausse Jeanne près dans cette histoire. C’est là l’aveu de la part de ceux qui ont agit qu’il fallait cacher quelque chose aux yeux de tous.

      Tout ça pour ne citer que les falsifications les plus grossières. Sur un certain fond de vérité qui reste à déterminer clairement et je remercie l’auteur pour ses hypothèses largement étayées sur le site passionnant http://www.jeannedomremy.fr, on s’emploie donc clairement depuis 600 ans à grossir le trait et à fabriquer une légende.

      Sur ce site, on a un assez bon résumé des choses :

      « Nous avons en fait quatre thèses en présence qui nourrissent toute la problématique historique, à savoir :

      • La première : Jeanne est née à Domremy vers 1412 de Jacques d’Arc et d’Isabelle Romée et elle a été brûlée à Rouen en 1431.

      C’est la version classique, tenue pour certaine tant par l’Église que par l’enseignement laïque. Cette version a fait l’objet de plusieurs milliers de livres et est enseignée aux enfants dans les écoles ; nous ne développerons pas en conséquence cette version connue de tous.

      • La deuxième : Jeanne est née à Domremy de Jacques d’Arc et d’Isabelle Romée, mais elle a été sauvée du bûcher et est devenue la Dame des Armoises, décédée de mort naturelle.

      C’est ce qui a été soutenu au 19e siècle par les auteurs suivants : Ernest Lesigne – Gaston Save – Francis André – Grillot de Givry. Cette thèse est abandonnée par les auteurs modernes.

      • La troisième : Jeanne est une princesse royale élevée par une famille d’adoption à Domremy et brûlée vive à Rouen en 1431.

      Les auteurs de cette thèse sont Pierre Caze – Jean Jacoby – M. et L. Forlière – Edouard Schneider - Jean Bosler – etc…

      • La quatrième : Jeanne est une princesse royale qui a échappé au bûcher et survécu sous le nom de Dame des Armoises.

      Parmi les auteurs qui soutiennent cette thèse on peut citer : Jean Grimod – Jean de SAINT JEAN – André GUERIN – Gérard PESME – Maurice DAVID-DARNAC – Pierre de SERMOISE – Etienne WEILL-RAYNAL – Robert AMBELAIN – Michel LAMY – Manuel GOMEZ – SENZIG et GAY – André CHERPILLOD – etc… »

      Pour les tenants de la dernière thèse, Jeanne n’a même jamais mis les pieds à Domrémy.

      Serait-il possible d’y voir plus clair ? La famille d’Arc a clairement eu des rapports avec Jeanne la Pucelle aussi bien qu’avec Jeanne des Armoises, autrement dit avant et après 1431 selon divers sources d’époque.

      Car on pourrait faire une cinquième hypothèse à ce moment là :

      • La cinquième : Jeanne est une princesse royale élevée par une famille d’adoption à Domremy qui a échappé au bûcher et survécu sous le nom de Dame des Armoises.

      Merci.

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      • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 8 juin 2016 19:09, par Fabrice Ozanne

        Bonjour Monsieur,
        Un livre qui pourrait vous intéresser dans vos recherches :
        « Les mensonges les plus incroyables de l’Histoire », de Luc Mary et Philippe Valode.
        Passionné par l’histoire de Jeanne d’Arc, je cherche toujours, moi-même, à en savoir plus. Il y a au moins, une chose dont je suis convaincu, c’est que Jeanne des Armoises n’a jamais été Jeanne d’Arc. Si elle a réussi à tromper sa propre famille, à cause de sa ressemblance, son imposture a été démasquée par le roi Charles VII, puisque cette dame des Armoises a été incapable de lui répéter ce que Jeanne lui avait dit en 1429.
        Après, notre petite Jeanne était-elle la fille de Jacques d’Arc, ou une princesse de sang royal ? J’aimerais bien-sûr en savoir plus à cet égard, mais quoi qu’il en soit, cela n’enlève rien à ce qu’elle a fait, ni à sa sainteté. Rappelons à cet égard, que le roi Salomon était un fils illégitime, et pourtant le Bon Dieu l’a utilisé pour servir Sa gloire.
        Bien à vous, et au plaisir de converser avec vous si vous le désirez,
        Fabrice Ozanne

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  • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 28 février 2016 23:34, par Morgane

    Bonsoir,

    Allez à Donremy et demandez aux habitants si Jeanne d’Arc à été brûlée, ils vous rigoleront au nez.
    Car moi même ai fais le test et c’est vraiment effrayant....on nous a menti sur toute la ligne.

    Pour ne pas changer l’histoire de cette dame tant connue par son histoire et morte sur le buché, ils préfèrent nous cacher la vérité.

    J’ai prouvée à un professeur d’histoire que Jeanne d’Arc n’avait pas été brûlée, et après tant d’explications, de recherches et de preuves ( livres, articles....)il m’a avoué être étonné mais ne pouvait en aucun cas changer son cours et changer les choses. Mais après ce jour je sais que son cours ne serait plus le même.

    Heureusement que l’on ne sait pas tout car on serai vraiment déçu ou étonnes.

    Merci.

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  • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 28 mars 2016 12:09, par de Vignier

    Je m’en doutais car j’avais entendu des choses à ce sujet.
    Évidemment, cela cause une énorme surprise et en vous lisant, ce caractère guerrier de Jehanne correspond aussi à ce qu’elle
    ressentait avec Dieu.
    Je ne comprends pas pourquoi on ne rétablit pas la vérité.....
    Peur de choquer les Français avec une légende trop bien ancrée ?

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  • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 8 juin 2016 18:49, par Fabrice Ozanne

    Jeanne des Armoises n’a jamais été Jeanne d’Arc. Elle lui ressemblait beaucoup, mais son imposture a été démasquée par le roi Charles VII. Voir à ce sujet, « les mensonges les plus incroyables de l’Histoire » de Luc Mary et Philippe Valode.

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  • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 10 juillet 2016 20:35, par DAVID

    Bien sûr, Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée et le secret qu’elle aurait révélé à Charles VII : était qu’il était bien
    le fils de Charles 6, et qu’elle était sa demie soeur, d’un
    amant que leur Mère commune : Isabeau de Bavière aurait eu d’un
    de ses nombreux amants.

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    • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 23 juillet 2016 11:20, par Igor Strichnine

      La résolution du mystère entourant l’épopée de Jeanne est inséparable de celui qui entoure l’affaire de Rennes-le-Château ! Et ceci est indéniable .

      D’abord on ne peut rien comprendre de l’épopée johannique si on méconnait l’affaire du Grand Schisme d’Occident avec cette querelle sulfureuse de papes. Le seul pape légitime est et reste Benoît XIII, pape aragonais comme Yolande d’Anjou, "deus ex machina" de l’odyssée johannique.
      Né en 1328 à Illueca en Aragon, il fut de 1393 à 1394, le légat de Clément VII à Paris. Il connaissait donc fort bien la politique française et ses clans. Mort en 1423 ou 1424, âgé de près de cent ans. Pape d’Avignon du 28/09/1394 à septembre 1424.

      1328 est un millésime remarquable : il signe l’apparition de la dynastie des Valois, le basculement de la capitale secrète de la France, Rennes-le-Château, dans le versant ténébreux, et la naissance du premier titulaire de l’« Église d’Avignon » ou « Sainte-Église », Benoît XIII !

      Benoît XIII était cardinal de Santa-Maria in Cosmedin.
      Sa famille avait pris des armes parlantes : un croissant de lune dans son blason. D’ailleurs, la célèbre prophétie des papes attribuée à st Malachie, publiée à Venise (un des sièges de la « contre-initiation » jusqu’en 1896), due au bénédictin Arnold de Wion en 1595 lui attribuait la devise : « Luna Cosmedina » annonciatrice de schisme au sein de l’Église ! Arnold de Wion ne considère nullement Benoît X III comme un antipape. Pas plus que Félix V alias Amédée V III ! (cf : Jacques Halbronn « papes & prophéties » Éd. Axiome, 2005)

      Dans l’Annuerio Pontificio, Benoît XIII figure au nombre des antipapes, mot inventé par l’Église romaine pour noter d’infamie les papes qu’elle juge irrégulièrement élus.
      La stigmatisation des papes clémentins et bénédictins fut initiée au XVI e siècle, quand Jules de Médicis, abbé de St-Victor, élu au conclave de 1523, reprit le nom précédemment porté par Robert de Genève, Clément VII. En 1724, Pietro Orsini, accepta sous la pression de sa curie de se faire appeler Benoît XIII, alors qu’il avait d’abord choisi de se faire appeler Benoît XIV.
      Le concile de Constance n’avait aucun droit de déposer Benoît XIII. Le fait même de déposer le pape revenait à admettre qu’avant sa « déposition » il était le vrai pape. Donc, s’il était le vrai pape, le concile ne pouvait pas le déposer, d’autant que ce concile regroupait des cardinaux « douteux » nommés par des « papes douteux » exceptés Benoit XIII, seul incontestable cardinal nommé par Grégoire XI avant le schisme de 1378.

      Ainsi, selon l’ouvrage remarquable de Gérard Touzeau « Benoit XIII, le trésor du catalan » p. 336 : « L’illégitimité des papes avignonnais du Grand Schisme n’a, en effet, jamais été proclamée, ni par le concile de Constance, ni par Martin V, ni par aucun de ses successeurs romains. Et pour cause : cette illégitimité était indémontrable. Il y avait même d’excellentes raisons de croire en la légitimité de Clément VII et de Benoit XIII, dans l’obédience desquels – faut-il le rappeler ? – moururent tous les cardinaux ayant participé à la double élection de 1378. Les successeurs immédiats de Martin V se sont donc bien gardés d’ordonner une enquête rigoureuse, qui aurait risqué d’aboutir à la conclusion que la lignée apostolique était rompue et que le dernier vicaire du Christ avait disparu dans les gorges du Viaur. »

      Sa légitimité, le pape Benoit XIII l’expose de manière magistrale et irréfutable, dans le plus profond respect du Droit canon devant l’empereur Sigismond :
      « Je suis le vrai pape. Et en l’état actuel des choses, ce n’est pas moi qui entretiens le schisme, mais l’assemblée de Constance, puisque mes deux rivaux ont cédé les droits qu’ils prétendaient avoir au pontificat et que je demeure le seul pape ; dès lors, tant que je n’aurai pas abdiqué, une nouvelle élection n’aura pour effet que de faire renaître le schisme. En outre vous dites que je suis un pape douteux et que mon prédécesseur Clément VII, son rival Urbain et tous mes anciens adversaires – Boniface, Innocent, Grégoire, Alexandre et Jean – étaient également des papes douteux. Par conséquent, si je vous suis, il n’est pas un cardinal nommé par l’un de ces huit papes (moi compris) qui ne soit lui-même douteux. Comment, dans ces conditions pourra t’on procéder à l’élection d’un pape incontestable, qui puisse être reconnu par la chrétienté entière ? Cependant, avant d’être un « pape douteux », comme vous dites, j’étais moi-même un cardinal incontestable, ce dont tous mes adversaires conviennent, puisque j’avais été promu avant le schisme par le pape Grégoire XI de sainte mémoire.
      Aucun autre cardinal vivant ne peut revendiquer cette légitimité. Si je consens à abdiquer et à reprendre le rang de cardinal, c’est donc à moi seul que reviendra le droit d’élire le prochain pape. Avant un jour, si vous le voulez, je procèderai à cette élection. Et je vous promets de ne pas m’élire moi-même. »

      Jeanne a soutenu les prérogatives de l’"Église d’Avignon" et du pape Benoît XIII, notamment lorsque l’évêque Cauchon lui brandit notamment la lettre du Comte d’Armagnac relative à l’allégeance des papes (séance cinquième - 1er mars)

      Si est confiée à l’Église de Rome la marge étroite, sacrificielle, l’Église d’Avignon figurera quant à elle l’Église apocalyptique, eschatologique de la Fin des Temps.
      Plus prosaïquement, et pour répondre à des préoccupations plus temporelles, ce schisme ouvert, nous le disions plus haut, l’année de la naissance mythique de Christian Rosenkreutz, en 1378, n’en eut pas moins des conséquences déplorables pour l’unité de la chrétienté latine. (Curieusement, les pays qui prirent parti contre les « Benoît » furent ceux où se développa en un terrible choc en retour de la Providence… le protestantisme).

      Dans la thèse "hétérodoxe" on fait de Louis d’Orléans le père biologique de Jeanne. Ce qui est certain c’est qu’il fut son père spirituel !
      Frère cadet du roi de France, Charles VI le Fol, il fut aussi, ceci est moins connu, le premier titulaire de la « royauté cachée » et membre de la « Sainte-Église ».(cf : Jean Robin « le Royaume du Graal » p. 520- 521 Ed.G.Trédaniel)

      Pour Françoise Autrand « Charles VI » p. 344 Éd. Fayard :
      « … Louis d’Orléans qui reste dans la ligne des Marmousets et poursuit ses intérêts italiens n’adhère pas à la politique d’unité de l’Église – pas plusd’ailleurs qu’au programme de paix anglaise et encore moins au projet de croisade. Seul, il soutint la cause avignonnaise. On le raconta après l’ambassade de 1395, car Benoît XIII, appliquant le principe légendaire “diviser pour régner” voulut parler à chaque prince séparément, et le bruit courut alors d’une entente secrète conclue entre la pape et le jeune prince, confirmée, pour l’opinion, par le fait que Louis s’était confessé au pape et avait reçu la communion de sa main. »

      Le « roi caché » recevant du pape de l’Église d’Avignon, le seul et authentique pape, la communion. Voilà qui avait le don d’exaspérer l’Église romaine !

      De tout cela, on comprend mieux que jamais l’Église de Rome n’éclaircira les tenants et les aboutissants de l’épopée johannique. Ce n’est donc pas pour rien que le cardinal Tisserant interdira à Edouard Schneider de faire état du fameux "Livre de Poitiers". Au sujet du cardinal Tisserant, il est bon de savoir que le cardinal Tisserant profita d’ amitiés encombrantes et peu indiquées pour un statut d’ecclésiastique. Son intimité avec la franc-maçonnerie du Grand Orient de France (athée et républicaine), les services secrets français et américains (réseau « Gladio » , Fondations Carnégie et Rockfeller), les politiques (De Gaulle, Adenauer, Guy Mollet), les artisans de l’Europe, etc, nous laisse augurer que la version officielle de l’histoire de Jeanne propagée par Tisserant et consorts ressortit à des intérêts qui ne sont en aucune manière ceux de la vérité historique. Dépositaire de très nombreux secrets touchant de près l’Église, il ne fut qu’un propagandiste de la légende de Jeanne-bergère à la solde de noirs desseins de la « contre-initiation » !

      Examinons l’objet du délit dont Tisserant s’est rendu coupable.

      Le cardinal lorrain Eugène Tisserant (1884-1972) est soupçonné par les historiens de l’obédience « hétérodoxe » d’avoir dissimulé le fameux « Livre de Poitiers ». Ouvrage relatant les interrogatoires menés sur la Pucelle en mars-avril 1429 à Poitiers. Curieusement, ce Livre est disparu. Si ce Livre est disparu, c’est qu’il recelait probablement des révélations gênantes sur les origines et sur la filiation de Jeanne qui contrarient la version « officielle ».

      Nous connaissons l’existence d’un tel document par les déclarations d’Edouard Schneider, suite à ses découvertes dans les archives de la Bibliothèque vaticane dans les années 1934 ou 1935. Découvertes relatées dans le livre de Robert Ambelain Drames & secrets d ’État p 327- 331 Éd.R.Laffont.

      Il est probable qu’Edouard Schneider a mis la main sur le rapport des deux moines franciscains envoyés à Domremy par le roi Charles VII pour vérifier les assertions de Jeanne.

      Édouard Schneider, conscient de la portée détonante de sa découverte en reproduira une copie manuscrite. Copie qu’il plaça avec d’autres documents dans une de ses quatre valises de retour de Rome à Paris chez l’une de ses amis fidèles, la marquise de Felici, logeant au palais Zanardelli. Mais, trop bavard sur le caractère explosif de sa découverte, certaines intelligences suspectes (il ne peut s’agir que de services secrets proche du Vatican) lui dérobèrent la valise contenant la précieuse documentation.

      Dès le début, Tisserant manifestera de l’intérêt pour le « grenouillage ». Sa proximité auprès d’acteurs majeurs de l’espionnage et autres services secrets tout au long de sa carrière ecclésiastique ne cesse de surprendre de la part d’un homme d’Église. Nous aurions aimé l’envisager dans un rôle plus spirituel, plus contemplatif et désintéressé des enjeux temporels du monde. Malheureusement, cela ne fut pas le cas.

      Avant la Première Guerre mondiale, voilà notre prélat lorrain nommé scriptor (écrivain, scribe) à la Bibliothèque vaticane avec la charge de cataloguer les manuscrits. Là, il rencontrera Mgr Achille Ratti qui deviendra par la suite Pie XI. De par ses fonctions, ce ne seront que pérégrinations érudites : Londres, Paris, Milan, Égypte, Mésopotamie, Palestine.

      Farouchement anti-germaniste, il incorporera le Renseignement auprès du général Edouard Dupont, patron du 2 ème Bureau qui l’enverra en Palestine où nous le retrouverons auprès de l’espion britannique Lawrence d’Arabie, en 1917, qu’il assistera avec son régiment de spahis, lors de la prise de Gaza.

      Au sortir de la Grande guerre, il retrouvera son poste de bibliothécaire et deviendra archevêque de Milan. Grâce à l’élection de son ami Achille Ratti au poste de pape, Pie XI, Tisserant obtiendra carte blanche pour gérer la Bibliothèque vaticane comme il l’entend. Pour cela, il sollicitera en 1927 la Fondation Carnégie (faux-nez de l’espionnage américain et de l’establishment mondialiste) ainsi qu’il rendra visite aux universités prestigieuses de Yale, Harvard, Columbia et la Fondation Rockfeller.

      Surnommé « Tisserant, l’Américain » par Pie XI, celui-ci sera nommé propréfet de la Vaticane en 1930.Il s’opposera avec force aux compromissions de l’Église avec Vichy.
      En 1939, il rencontrera le colonel Henry Navarre, par l’intermédiaire du général Parisot, lorrain comme lui, attaché militaire à Rome des services secrets français et apportera son soutien aux réseaux catholiques qui protégeaient les juifs et jouera un rôle non négligeable comme diplomate officieux de la curie romaine pendant la seconde guerre mondiale grâce à sa proximité avec le représentant du général De Gaulle, diplomate en Suisse, Pierre de Leusse.

      Antinazi notoire, il entretiendra des relations avec Roger Wybot, directeur de la Surveillance du territoire (DST) de 1944 à 1959 et Jacques de Pressac, un agent du contre-espionnage français.

      Anticommuniste, il entrera en contact avec des membres de l’Église argentine pour permettre l’exfiltration de collaborationnistes français et belges proches de Charles L’Escat et Pierre Daye.

      En 1957, il sera nommé gardien des archives secrètes du Vatican et préfet de la Bibliothèque vaticane. De par sa position, il ne pouvait qu’être particulièrement bien informé sur le fond de l’énigme de Jeanne et la plupart des secrets de l’Église.

      Il dirigera la Congrégation pour les Églises orientales jusqu’en 1959 coopérant avec le Russicum, l’Institut pontifical oriental, établi au Vatican et dirigé par le jésuite Michel d’Herbigny, membre de la « Sainte-Eglise » ou « Église d’Avignon » aux côtés du cardinal Alfred Baudrillart.

      Dans sa jeunesse, il fut le secrétaire du cardinal Mgr Merry Del Val, secrétaire du Saint-Office. Nous subodorons que le cardinal Merry Del Val fut associé au cardinal Tisserant dans l’ »Opération Bergère ».

      Merry Del Val fut une figure de proue de la fameuse et mystérieuse « Sapinière » qui eut un rôle détestable au début du XX ème siècle. (cf : Émile Poulat Intégrisme & catholicisme intégral Éd. Castermann, 1969)

      Tisserant jouera un rôle important dans la réconciliation entre Paris et Bonn après la seconde guerre mondiale. En 1945, en relation avec le colonel Passy, chef des services gaullistes, il cachera dans le monastère de Santa Maria Laach en Allemagne, Konrad Adenauer, futur chancelier d’Allemagne de l’Ouest. Il sera dans le rapprochement des services secrets du Vatican avec ceux de l’OTAN pour la mise en place de réseaux secrets, dits « stay behind », aptes à s’opposer à une invasion imaginaire de l’Armée Rouge.

      En 1949, il ajoutera un titre à son palmarès : il deviendra grand maître de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem fondé à l’origine par Godefroy de Bouillon, père putatif du Prieuré de Sion !

      A la fin des années 1950, il supervisera les pourparlers de l’Église avec la franc-maçonnerie au sujet de l’école libre. Il interviendra auprès de Guy Mollet, alors président de la SFIO (8) et membre du Grand Orient de France. Proche des milieux européistes, pro-américains, on le verra s’intéresser à l’unité européenne. Pour cela, il fréquentera des personnalités du « Pool Charbon-Acier » ainsi que du Conseil de l’Europe.

      En 1958, Tisserant se réjouira de l’élection du pape moderniste Jean XXIII, initiateur du Concile de Vatican II.

      Favorable à la « détente » avec l’Est, il rencontrera à Metz le métropolite de Léningrad et Novgorod, Nicodème, chef des relations extérieures du Patriarcat de l’Église de l’URSS, agent du KGB.

      Le 23 juin 1962, le cardinal Tisserant sera reçu à l’Académie Fran­çaise, alors même que s’ouvrira à Rome le concile Vatican II, dont l’esprit moderniste n’aurait pu qu’écarter des débats un cardinal aussi « vieille France ».
      Un an plus tard, Jean XXIII meurt et Tisserant supervise, avec les cardinaux Gonçalves Cere je ira et Alfredo Otta­viani, l’élection du pape pro-américain, Paul VI. Ce sera la chute finale : Paul VI fixe l’âge de la « retraite » des cardinaux à soixante-quinze ans. Le 27 mars 1971, Tisserant se retirera donc dans une petite maison de la Congrégation pour les Églises orientales à Albano-Laziale (Rome), où il s’éteindra le 21 février 1972.

      Très vite, les offi­ciers du « pro secrétaire » apposeront des scellés sur la maison, mais ils auront été pris de cours : grâce à son secrétaire Mgr Georges Roche, directeur de l’Opus Caenaculi, Tisse­rant avait soigneusement caché, en France, le double de ses notes, jamais retrouvées depuis - soixante-quatre ans au service de six papes ...

      Nul doute qu’elles ne sont perdues pour tout le monde !

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  • Jehanne la Pucelle a bien été brûlée ! 26 juillet 2016 18:46, par MAGNIER

    J’invite ceux qui s’intéressent à Jeanne d’Arc à relire toutes les nombreuses sources historiques et authentiques, facilement disponibles sur le net, et de se faire leur propre idée de ce que fut Jeanne d’Arc. Cela évitera de gober tout cru et sans contrôle toutes ces fumisteries basées sur des ragots que colportent de livre en livre des « historiens » à la petite semaine depuis un certain sous-préfet Caze au XIXe siècle ! Vraiment consternant !

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    • Jehanne la Pucelle a bien été brûlée ! 30 juillet 2016 22:04, par Igor Strychnine

      Monsieur Magnier

      Comme beaucoup de personnes bien-pensantes et mal-informées, vous semblez bien peu renseigné sur les tenants et aboutissants de l « Opération Bergère ». Votre cri de rage « conformiste » nous indique que nous sommes sur la bonne voie. Il vous faudra tout de même lire une toute autre littérature que celle fournit par Régine Pernoud & consorts. D’abord essayez André Cherpillod, Jean Bancal,et surtout le livre de Martial Cadiou : "Jeanne d’Arc, émissaire secrète de la Maison d’Anjou (les répercussions de l’"Affaire du Grand Schisme d’Occident sur la conduite de l’épopée johannique" Ed.Opéra & Edilivre. Cela devrait vous remettre à l’endroit.Ce même personnage a commis un autre ouvrage qui « dézingue » la fameuse et fumeuse « méthode historique » : « Le viol de Clio ou la subversion de l’histoire par l’historiographie moderne » Ed.Edilivre. Ce livre assez difficile, traite d’épistémologie et de la méthodologie de l’historiographie moderne. Vous verrez comment l’auteur fait un sort à la prétention des pseudo-historiens conformistes de nous servir la vérité historique.

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    • Jehanne la Pucelle a bien été brûlée ! 4 août 2016 09:34, par Armoises

      Pour vous faire une idée sur l’interprétation des « nombreuses sources historiques et authentiques » par les « vrais historiens », lisez donc l’article de notre ami André Cherpillod sur le site des « Secrets de Jeanne »...
      http://jeannedomremy.fr/S_Questions/bourdes.htm
      L’auteur y traite de façon humoristique les bourdes de nos bons spécialistes de Jeanne la Pucelle !

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  • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 13 novembre 2016 21:28, par A.lain YVON

    Si l’Eglise n’avait pas peur de la vérit, elle ouvrirait les portes de la bibliothéque vaticane pour qu’on puisse tablir les faits en toute objectivité. Mais, comme souvent, elle tait la vérité, de peur que la légende de Jeanne d’Arc ne s’effondre et qu’on reconnaisse que Dieu n’a rien à faire dans cette Histoire.

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  • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 25 janvier 2017 10:37, par Igor Strychnine

    Jeanne & l’Église d’Avignon

    Rappelons que l’étude du « Grand Schisme d’Occident » est capitale pour comprendre les enjeux de l’odyssée johannique.
    Malheureusement, 99 % des historiens qui font profession du cas johannique, même ceux de l’obédience « hétérodoxe », n’en disent mots ou minimise son impact. Au contraire, tous les ressorts de l’épopée johannique trouvent leur explication dans cette querelle papale.

    La faiblesse de l’argumentaire des historiens rameutés sur le cas de Jeanne provient donc de leur manque de vision synthétique de la réalité politique et spirituelle de l’époque, ainsi que de ses enjeux.

    Jeanne, comme Louis d’Orléans et l’Aragonaise Yolande d’Anjou, deus ex machina de l’épopée johannique, a soutenu les prérogatives de l’Église d’Avignon, indirectement il est vrai, et non celle de Rome. Notamment, lorsqu’elle fut questionnée sur les Papes par Cauchon lors de son procès :
    Jeudi 1er mars, cinquième séance.

    Jeanne interrogé par Cauchon, lui répondit :

    « De ce que je saurai qui touche le procès, je dirai la vérité, et vous en dirai tout autant que l’en dirais devant le Pape de Rome. »

    Cauchon saisit alors l’occasion de la prendre en défaut :

    « Lequel croyez-vous être le vrai pape. »

    Réponse faussement interrogative de Jeanne :

    « Y-en a-t’-il deux ? »

    Cauchon reprit la balle :

    « N’avez-vous pas eu des lettres du comte d’Armagnac pour savoir auquel des trois souverains il devait obéir ? »

    Et Cauchon exhiba deux lettres, une du comte d’Armagnac, l’interrogeant sur la légitimité des papes, et vers lequel devait aller sa soumission. Et
    Jeanne, de lui répondre :

    Jhésus-Maria.
    « Comte d’Armagnac, mon très cher et bon ami
    […] ; mais quand vous saurez que je serai à Paris,
    envoyez un messager devers moi et je vous ferai
    savoir en vérité celui auquel vous devez croire
    et ce que j’en aurai su par le conseil de mon droit et
    souverain Seigneur, le Roi de tout le monde, et ce que vous en aurez à faire, à tout mon pouvoir. »

    L’Église d’Avignon était symbolisée par l’Aragonais Benoît XIII et ses successeurs, dit le Pape de la Mer. L’Église de Rome, elle, était symbolisée par Martin V.
    Les Anglais, les Bourguignons, les Dominicains soutenaient le Pape de Rome, les Armagnacs, une partie des Franciscains, les Clarisses, le Pape d’Avignon.

    Si tous les pays de la chrétienté latine s’étaient finalement rangés derrière Martin V, il ne faut pas oublier que ce ne fut qu’après moult péripéties et autres intrigues, car le Vrai pape restait Benoît XIII et ses successeurs. Le pouvoir temporel l’avait emporté sur la puissance spirituelle.

    Dans une perspective organiciste traditionnelle, le pouvoir spirituel est supérieur en droit au pouvoir temporel et à aucun moment le guerrier ou le roi, représentant la fonction temporelle, n’a prééminence sur le prêtre ou le sage, le chef spirituel. Il suffit pour s’en convaincre de relire l’ouvrage du Maître René Guénon sur les terrains d’attribution de la puissance spirituelle et politique ou temporel, Autorité spirituel et pouvoir temporel Éd.Véga.

    Malgré les prétentions et revendications légitimes et réitérées de Benoît XIII, l’Église de Rome trahira le Droit Canon en affirmant le conciliarisme (suprématie des conciles sur le pape) pour servir les intérêts de Martin V et ses successeurs (1).

    Le concile de Constance (1414-1418) réunit à l’initiative des Dominicains, n’avait aucun droit de déposer Benoît XIII. Le fait même de déposer le pape revenait à admettre qu’avant sa « déposition » il était le vrai pape. Donc, s’il était le vrai pape, le concile ne pouvait pas le déposer, d’autant que ce concile regroupait des cardinaux « douteux »(2) nommés par des « papes douteux » exceptés Benoit XIII, seul incontestable cardinal nommé par Grégoire XI avant le schisme de 1378.

    Voici comment le Benoît XIII (représentant du magistère spirituel) exposait au représentant temporel majeur de l’époque, l’empereur Sigismond, son argumentation :
    « Je suis le vrai pape. Et en l’état actuel des choses, ce n’est pas moi qui entretiens le schisme, mais l’assemblée de Constance, puisque mes deux rivaux ont cédé les droits qu’ils prétendaient avoir au pontificat et que je demeure le seul pape ; dès lors, tant que je n’aurai pas abdiqué, une nouvelle élection n’aura pour effet que de faire renaître le schisme. En outre vous dites que je suis un pape douteux et que mon prédécesseur Clément VII, son rival Urbain et tous mes anciens adversaires – Boniface, Innocent, Grégoire, Alexandre et Jean – étaient également des papes douteux. Par conséquent, si je vous suis, il n’est pas un cardinal nommé par l’un de ces huit papes (moi compris) qui ne soit lui-même douteux. Comment, dans ces conditions pourra t’on procéder à l’élection d’un pape incontestable, qui puisse être reconnu par la chrétienté entière ? Cependant, avant d’être un « pape douteux », comme vous dites, j’étais moi-même un cardinal incontestable, ce dont tous mes adversaires conviennent, puisque j’avais été promu avant le schisme par le pape Grégoire XI de sainte mémoire. Aucun autre cardinal vivant ne peut revendiquer cette légitimité. Si je consens à abdiquer et à reprendre le rang de cardinal, c’est donc à moi seul que reviendra le droit d’élire le prochain pape. Avant un jour, si vous le voulez, je procèderai à cette élection. Et je vous promets de ne pas m’élire moi-même. »

    Ainsi, selon Gérard Touzeau, Benoît XIII, le trésor du pape catalan p. 336 : « L’illégitimité des papes avignonnais du Grand Schisme n’a, en effet, jamais été proclamée, ni par le concile de Constance, ni par Martin V, ni par aucun de ses successeurs romains. Et pour cause : cette illégitimité était indémontrable. Il y avait même d’excellentes raisons de croire en la légitimité de Clément VII et de Benoit XIII, dans l’obédience desquels – faut-il le rappeler ? – moururent tous les cardinaux ayant participé à la double élection de 1378. Les successeurs immédiats de Martin V se sont donc bien gardés d’ordonner une enquête rigoureuse, qui aurait risqué d’aboutir à la conclusion que la lignée apostolique était rompue et que le dernier vicaire du Christ avait disparu dans les gorges du Viaur. »

    Nous savons par une correspondance entretenue avec l’auteur de ces lignes que la réception de son livre fit l’objet d’une campagne de malaise et de silence troublant de la part de l’Église et même de l’Université. Comme si, celle-ci répugnait à se prononcer sur cette querelle intestine et lourde de conséquences. Il en va de la succession apostolique et de la légitimité actuelle de la papauté depuis les « Benoît ». Curieusement, tous les pays qui se prononcèrent originellement contre Benoît XIII furent touchés, en un terrible choc en retour de la Providence, par le … protestantisme (3) !

    L’Église, dans sa grande duplicité, se servira du pouvoir temporel de l’empereur Sigismond pour asseoir sa domination et contester la légitimité de Benoît XIII. Ainsi, dans l’ Annuerio Pontificio, Benoît XIII figure au nombre des antipapes, mot inventé par l’Église romaine pour noter d’infamie les papes qu’elle juge irrégulièrement élus. Pour tenter d’occulter leurs existences, des papes de Rome s’attribueront frauduleusement les patronymes bénédictins. C’est pour cette raison que l’on aura un Benoît XVI en la personne du cardinal Ratzinger (2005-2013) (4) !

    L’Église de Rome pourchassera même les successeurs de Benoît XIII dans le Centre de la France et les livrera à la justice royale. L’on verra même des partisans des « Benoît » moururent assassinés. Tels, Jean Langlade alias Benoît XVI, roué en place publique à Millau au printemps 1499 ; Mathieu Lamotte, étranglé au lacet dans sa prison de Sainte-Victoire, à Lyon, en 1688.

    Dans son roman El Papa del Mar , publié en 1925 (et traduit en français l’année suivante), le romancier espagnol Vicente Blasco Ibañez aurait été, le premier auteur à parler d’une « église secrète dissimulée au sein de l’Église universelle ». Mais on le soupçonne de s’être inspiré des écrits de Noël Valois, ou de son plagiaire espagnol Sebastián Puig y Puig...
     
    Hormis ce roman, la question a été évoquée pour la première fois dans un article du chanoine Avril, intitulé «  Tu es Petrus » et publié en janvier 1950 dans la revue L’Église catholique libérale.
    Le chanoine Georges Avril (alias Georges de Cursac) était le frère de l’un des fondateurs de la plus ancienne émission du programme télévisé, « Le Jour du Seigneur ».

    Dans son article, le chanoine Avril donne un résumé du Grand Schisme jusqu’à l’élection de Benoît XIV par Jean Carrier. Puis, sautant sans transition du XVe au XXe s., il affirme que « la lignée authentique de Benoît XIII persiste jusqu’à nos jours » et que la curie avignonnaise, principalement constituée de « Religieux appartenant à des Ordres contemplatifs » (5), délivre un mandat aux pontifes romains (6). Il ne cite pas ses sources et n’apporte aucune preuve…

    Mais, dans un autre article, resté inédit, il évoque sa rencontre avec le cardinal Baudrillart, en novembre 1939. Il venait de s’inscrire à l’Institut Catholique de Paris, dont le cardinal était le recteur. C’est lors de cette rencontre que le cardinal lui aurait confié que la succession légitime d’Avignon avait perduré jusqu’à notre époque. Le chanoine Avril affirme avoir revu plusieurs fois le cardinal Baudrillart jusqu’à l’été 1940. Il situe leur dernière rencontre quelques jours après que les appartements du cardinal aient été fouillés par les Allemands.
    À quelque temps de là, le chanoine fit la connaissance d’un certain Raymond Piney, qui lui confia que l’Église secrète comptait parmi ses membres, outre le cardinal Baudrillart, deux professeurs d’université et un archevêque de l’Église de France, ainsi que le Père d’Herbigny (évoqué dans notre article sur Tisserant) et le président portugais Antonio Salazar. Le Père Avril affirme que Raymond Piney aurait communiqué son article au pape avignonnais d’alors, qui l’aurait jugé « bien, mais tout à fait inopportun » !
     
    Les écrits du Père Avril ont ensuite été repris et développés par Pierre Geyraud (alias Raoul Guyader) dans L’Occultisme à Paris et par Jean Robin, Le royaume du Graal. Ils ont également inspiré les romanciers Paul Arnold( Une larme pour tous ) et Renaud Marhic ( Schisme’n’blues ).

    Le livre de Jean Raspail, L’Anneau du Pêcheur Éd.Albin Michel, 1995 traite, sur un mode romanesque des avanies et autres reniements que subiront les successeurs de Benoît XIII.
    Mr Raspail aurait-il bénéficier d’informations confidentielles pour rédiger un tel ouvrage où il est dit que la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, longtemps dirigée par le cardinal Ratzinger (1981-2005), s’intéressa beaucoup à cette Église parallèle, au point que son service de Renseignement (l’un des meilleurs du monde) pista et surveilla attentivement les membres de cette Église ?
    Mais ce qui manque de surprendre, c’est que l’Église romaine considère la filiation apostolique de cette Église comme régulière, mais n’entend pas reconnaître officiellement les droits et prérogatives de cette Église spoliée ! Du moins pour le moment.

    En conclusion, on peut dire que l’Église de Rome a peur de cette Église éclipsée et occultée, mais cette spoliation des intérêts de l’Église d’Avignon n’était-elle pas prophétisée par le Christ lui-même : « Avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. » (Matthieu 26 :34)
    La premièr reniement interviendra avec le schisme de 1054, le second avec le « Grand Schisme d’Occident » de 1378 et enfin le dernier avec le concile de Vatican II.

    Depuis tout n’est que ruines !

    (1) Benoît XIII est l’auteur de deux traités Tractatus de concilio generali et le De Novo subscismate dans lesquels il détruit l’argumentaire des conciliaristes de Pise et démontre avec force la supériorité du pape sur le concile. En Droit canon, seul le pape est habilité à réunir l’Église Universelle en concile. Or le concile de Pise, convoqué ni par Grégoire XI ni par Benoît XIII, était clairement illégitime et donc sa déposition nulle et non avenue !

    (2) Il y aurait beaucoup à dire sur la légitimité de la succession apostolique romaine !

    (3) (cf : Jean Raspail,  L’anneau du Pêcheur, p.59 Éd.R.Laffont)

    (4) Son abdication est le reflet symbolique de celle du pape Célestin V, fondateur des Célestins, survenue en 1313 soit mille ans avant celle de Benoît XVI.

    (5) Il s’agit du clergé régulier. Le clergé séculier est beaucoup trop perverti par ses mondanités et le « politiquement correct ».

    (6) La question qui mérite d’être posée : ce mandat a t’il été révoqué ?

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  • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 23 mars 2017 20:27, par aul GOULART

    En 1965 , Gérard PESME est venu à LILLE présenter son livre qu’il m’a dédicacé . Est-ce qu’il est possible de l’ecommamnder dans une librairie ? Quel éditeur le publie encore ?

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  • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 14 mai 2017 19:10, par DOYEN

    http://gw.geneanet.org/gonemichet_w?lang=fr&pz=christian&nz=doyen&ocz=0&em=R&ep=jeanne&en=d+arc&m=NG&n=&t=N&select=2&et=M&image=on
    Parenté (12 500 168 liens de parenté)
    Henry V de La Croix de Frôlois Le grand Chyren DOYEN est un descendant à la 19e génération d’une cousine au 5e degré de Jeanne d’ARC.

    En effet,
    Théobaldo de VISCONTI (1 lien de parenté) Voir
    est en même temps
    un ancêtre à la 5e génération de Jeanne d’ARC
    un ancêtre à la 24e génération de Henry V de La Croix de Frôlois Le grand Chyren DOYEN
    Henry V de La Croix de Frôlois Le grand Chyren DOYEN est aussi un descendant à la 19e génération d’une cousine au 5e degré de l’époux de Jeanne d’ARC.

    En effet,
    Théobaldo de VISCONTI (1 lien de parenté) Voir
    est en même temps
    un ancêtre à la 5e génération de l’époux de Jeanne d’ARC
    un ancêtre à la 24e génération de Henry V de La Croix de Frôlois Le grand Chyren DOYEN
    Henry V de La Croix de Frôlois Le grand Chyren DOYEN est aussi un descendant à la 20e génération d’un cousin au 5e degré de Jeanne d’ARC.

    En effet,
    Jean III ou Humbert d’ARC-SUR-TILLE (2 liens de parenté) Voir
    est en même temps
    un ancêtre à la 5e génération de Jeanne d’ARC
    un ancêtre à la 25e génération de Henry V de La Croix de Frôlois Le grand Chyren DOYEN
    Henry V de La Croix de Frôlois Le grand Chyren DOYEN est aussi un descendant à la 16e génération d’une cousine au 7e degré de l’époux de Jeanne d’ARC.

    En effet,
    Guy de DAMPIERRE (1 lien de parenté) Voir
    est en même temps
    un ancêtre à la 7e génération de l’époux de Jeanne d’ARC
    un ancêtre à la 23e génération de Henry V de La Croix de Frôlois Le grand Chyren DOYEN

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  • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 24 décembre 2017 15:55, par Igor Strychnine

    Béroalde de Verville
    &
    la légende de la naissance princière de la Pucelle d’Orléans

    Après avoir évoqué la figure interlope du cardinal Tisserant dans la mise en place de « l’Opération Bergère », notre exploration du mystère de la figure princière de Jeanne nous mènera au disciple de François Rabelais, Béroalde de Verville.

    Il nous apparaît aujourd’hui hautement probable que le véritable visage de Jeanne ait été connu de certains cercles érudits plutôt fermés se transmettant l’information au travers d’allégories alchimiques et symboliques. Précautions prises pour déjouer la censure sourcilleuse de l’Église et du pouvoir royal.

    Issu d’un milieu calviniste, l’alchimiste François Béroalde de Verville (1559-1629), pseudonyme de François Vatable Brouard, chanoine de Saint-Gratien de Tours, publia en 1599, La Pucelle d’Orléans : sous le sujet de cette magnanime pucelle est représentée une fille vaillante, chaste, sçavante et belle, Paris, M. Guillemot.

    Le livre de Béroalde de Verville, sous un dehors romanesque, constitue, en réalité, un discours chiffré en profondeur où l’auteur laisse transparaître comme il est d’usage dans les romans à clefs, quelques vérités inavouées sur la naissance de Jeanne.

    De Verville se voulait le disciple de François Rabelais. Et, nous verrons en quoi cette affiliation est lourde de mystères et d’ésotérisme !

    Pierre Caze (1767-1849), fils d’un riche marchand de vin de la région bordelaise, premier sous-préfet de Bergerac, et qui fut le premier en date des orléanistes et donc des « batardisants », précise que Béroalde de Verville « avait pris, comme personne ne l’ignore, Rabelais (1) comme modèle. » Il est le premier à suggérer l’hypothèse que Jeanne d’Arc n’était autre que la fille d’Isabeau de Bavière et du frère du roi, Louis d’Orléans.

    Pierre Caze écrivit : « Béroalde de Verville se plut à revêtir la vérité de formes fantastiques, et composa sur la Pucelle d’Orléans un roman peu estimé, qui cependant a le mérite de renfermer des choses que l’on n’a pas assez comprises. Il prête à son héroïne la naissance la plus romanesque. Ce n’est que le hasard des événements qu’il invente qui la place quelque temps à la campagne. Elle a reçu le jour dans une île du golphe Persique, d’un gentilhomme français nommé Borondor, et de la reine de cette île, que l’auteur appelle la Reine des Nymphes. » (I, p.266)

    « Elle deliberoit partir dans les sept jours ; le roy lui demanda pourquoi elle prenoit ce terme de sept plutôt qu’un autre. Sire, repondit la Pucelle, ce n’est point sans mistere que je me suis arrestée à ce nombre : vous estes le septiesme Charles, cest an est le septieme de votre regne, mon age se compte par sept & j’espère dans sept mois avoir fait une si grande preuve de ma vertu que devant qu’il soit sept ans ces pays seront changez en mieux » (Béroalde de Verville - p.40 v°).

    Quant à Caze, il n’était pas contrairement aux calomnies rapportées par Régine Pernoud & Cie, un modeste sous-préfet sans envergure (2), qui pour tromper son ennui à la préfecture de Bergerac, en aurait été réduit à composer sa fable, mais un maçon affilié de la loge des « Neuf Sœurs ».

    Ce nom fait référence aux Muses, filles de Mnémosyme ou la Mémoire car cette loge se vouait aux arts, sciences et philosophie. Elle fut incontestablement l’un des pivots et l’un des piliers de la participation prépondérante des francs-maçons dans la Révolution française. On y retrouvait presque tous les fers de lance de la Révolution. C’est dans cette loge que la Déclaration de droits de l’homme et du citoyen sera pensée et rédigée. Créée initialement par l’astronome Jérôme Lalande, elle devint, à partir de 1781, le centre des idées « insurrectionnelles » sous la direction d’un de ses premiers vénérables, le comte de Milly.
    Selon Pierre Chevalier, Histoire de la Franc-Maçonnerie Tome 1 p. 279 : « C’est de la collaboration du fermier général Helvétius et de l’astronome Lalande qu’est née la Loge des « Neuf Sœurs. »

    Le Temple des « Neuf Sœurs » se trouvait au siège du Grand Orient de France.
    Au début, les fondateurs n’étaient pas plus de dix, parmi lesquels des prêtres, l’Abbé Cordier de St-Firmin, et l’Abbé Robin. Ainsi, au tableau de 1777, on ne comptait pas moins de 60 membres. Celui de 1778 montait à plus de 150 dont 13 ecclésiastiques.

    Les « Neuf Sœurs » furent un peu, l’héritière de la Société des Arts que le Comte de Clermont avait abritée dans son hôtel du Petit-Luxembourg. Cette Loge joua un rôle non négligeable dans l’Indépendance américaine, ainsi Benjamin Franklin, Lafayette et Paul Jones s’y retrouvèrent.

    On lui doit la création des deux musées et du Lycée de Paris.

    Son activité maçonnique perdura jusqu’en 1792 pour reprendre l’année 1808.

    Parmi ses plus illustres membres, citons :

    l’Abbé Cordier de St-Firmin (homme de Lettres)
    Sylvain Bailly (mathématicien, astronome)
    Nicolas de Bonneville (journaliste, imprimeur)
    Jacques Brissot (chef de file des Girondins)
    Bricaire de la Dixmerie (satiriste)
    George Cabanis (médecin-physiocrate)
    Cadet de Vaux (fondateur du Journal de Paris)
    Abbé Cerutti
    Nicolas Chamfort (écrivain-journaliste)
    Condorcet (célèbre Encyclopédiste)
    le Chevalier de St-George (musicien-compositeur)
    Pierre Caze (sous-préfet de Bergerac)
    Antoine Court de Gébelin (écrivain physiocrate)
    d’Alembert (Encyclopédiste)
    Daleyrac (musicien)
    Danton (révolutionnaire)
    Jean Nicolas Demeunier (homme politique, essayiste)
    Camille Desmoulins (homme politique)
    Elie de Beaumont (avocat)
    Antoine Laurent de Jussieu (botaniste)
    Camille Desmoulins (révolutionnaire)
    D’Espremenil (magistrat-pamphlétaire)
    Dupaty (magistrat, avocat)
    Pascal de Paoli (amiral corse, héros de l’indépendance corse)
    l’Abbé Claude Fauchet (révolutionnaire)
    Fontanes (écrivain)
    Benjamin Franklin (héros de l’indépendance américaine)
    Garat (avocat, journaliste, homme politique)
    Germain Garnier (économiste, homme politique)
    Greuze (peintre, dessinateur)
    Henri Grégoire (célèbre abbé)
    Grouvelle (journaliste-homme de lettres)
    Guillotin (docteur-inventeur de la guillotine)
    Guinguenné (poète)
    Guinement de Kerallio (militaire)
    Anne Catherine de Ligniville Helvétius (salonnière)
    Jean-Antoine Houdon (sculpteur)
    Kosciussko Tadeusz (participant à la Révolution américaine, frankiste)
    John Paul Jones (marin, héros de l’indépendance américaine)
    Bernard de Lacépède (naturaliste)
    Jérôme de Lalande, (astronome)
    Lafayette (révolutionnaire français engagé dans l’indépendance américaine)
    Marquis de La Salle (général, dramaturge)
    Lay (chanteur)
    Lemierre (écrivain)
    Marmontel (Encyclopédiste)
    Le Marquis de Sade (écrivain-libertin)
    Masson de Mesley (magistrat)
    Mirabeau (révolutionnaire)
    Montgolfier frères (industriels-inventeurs)
    Monnet (peintre du roi)
    Moreau (déssinateur-graveur)
    Mounier (avocat, homme politique)
    Neufchateau (agronome, homme politique)
    Pajou (sculpteur)
    Parny (poète)
    Claude Pastoret (avocat-homme de Lettres)
    Niccolo Piccinni (musicien)
    Rabaut de St-Etienne (homme politique protestant)
    Rangeard (homme d’Église et de Lettres)
    Robespierre (révolutionnaire)
    l’Abbé Robin
    Gilbert Romme (homme politique)
    Roze (musicien)
    Romain de Sèze (magistrat, homme politique)
    Sieyès (homme politique)
    Thy de Milly (vénérable)
    Louis d’Ussieux (fondateur du Journal de Paris)
    Valeyre de Barette
    Vernet (peintre)
    Voltaire (admis en 1779 avec comme parrain le chanoine Cordier de Saint-Firmin.)

    Pour J.M.Roberts, La mythologie des sociétés secrètes p.160 Éd.Payot : « Certains membres de cette loge appartenait en même temps au Club des Trente. »

    On le voit, Pierre Caze côtoyait l’élite intellectuelle et artistique de son époque et donc pouvait être remarquablement bien renseigné sur les coulisses de l’Histoire.

    Dans son œuvre de fiction, Verville nous transmet trois informations.

    1 – L’une concerne l’année de naissance de la Pucelle : « mon âge se compte par sept ». Ce qui place la naissance de Jeanne en 1408, ou à la fin de 1407.
    André Cherpillod, La fabrication du mythe Tome 1 p. 147 Éd. Hors Commerce nous explique que ce « multiple de sept » est une réminiscence du « ter septem » que mentionne l’inquisiteur Jean Bréhal (3) au procès d’annulation, en précisant qu’il s’agit bien de « XXI anni » (21 ans) (Duparc, II, p.410)

    2 – la seconde information concerne l’identité des parents de la Pucelle. Béroalde nous la présente comme « la fille du chevalier Borondor et de la reine des Nymphes ». Images renvoyant à Louis d’Orléans et à la reine Isabeau de Bavière, réputée pour sa nymphomanie.

    3 – Il reste à décrypter la naissance « dans une île du golfe Persique ». L’attention se porte sur Bahrein, nom signifiant « les deux mères ». C’est une allusion cryptée, dans le style rabelaisien, aux « deux mères », Isabelle Romée et de Bavière, la mère adoptive et biologique.

    Béroalde est aussi l’auteur d’une version du Songe de Poliphile, rédigé à Venise en 1465, par Francesco Colonna, dédié au Comte Henri de Lenoncourt (4) et c’est un « Comte de Lénoncourt » qui aurait, sous le pseudonyme Lobineau et Schidlof, écrits les fameuses généalogies mérovingiennes faites pour attester d’une survivance possible d’un roi perdu, issu d’une lignée mérovingienne.

    Une généalogie mérovingienne souterraine, interdite et clandestine, apocalyptique, dédoublerait ainsi les généalogies historiquement avouables, visibles, de la monarchie française conventionnelle, post-mérovingienne, par une « autre histoire » abyssale, intérieure, nocturne, mais en droit de prétendre à une « légitimité autre ».
    Dans cette perspective, les monarchies post-mérovingiennes peuvent être considérées d’usurpation et de parjure – comme la filiation papale avec l’épisode du Grand Schisme d’Occident -, fondées en haute trahison et criminelles.

    Le Songe de Poliphile était la bible de la société secrète « la Société Angélique » à laquelle appartenait Rabelais. Cette société entretenait des liens étroits avec le courant rosicrucien. Certains prétendent même qu’elle aurait pu être « le cercle extérieur » du très controversé Prieuré de Sion ?

    Béroalde avoue donc ici avoir été principalement attiré par les discours cachés, notamment quand ils prennent la forme dans le Poliphile des compositions hiéroglyphiques présentées dans certaines illustrations.

    Dans le domaine littéraire, on reconnaît généralement en François Rabelais un lecteur attentif du Songe de Poliphile, dont certains passages de Gargantua ou du Quart-Livre notamment s’inspirent assez directement.

    L’influence souterraine du livre ne se dément pas jusqu’à nos jours, et les écrits de La Fontaine, de Charles Nodier, de Gérard de Nerval, puis de Georges Pérec en trahiront parfois la présence. Le psychologue Carl Gustav Jung était également un grand amateur du Songe de Poliphile, dans lequel il voyait, comme, du reste, dans les ouvrages alchimiques, une illustration des archétypes de sa théorie de la psyché humaine.

    Pour l’alchimiste Fulcanelli, le Songe de Poliphile est une œuvre hermétique qui contient les connaissances utiles à l’accomplissement du Grand Œuvre alchimique (cf. Les Demeures philosophales, livre 2.)

    Au travers d’ œuvres cryptées, illisibles pour les non-initiés, Béroalde de Verville nous a laissé quelques jalons pour appréhender la face cachée de la Pucelle. Le recours à des figures allégoriques et symboliques montre l’existence tout au long de l’histoire d’un « flot souterrain » ou des cénacles occultes préservent et protègent des vérités qu’il n’est pas bon de mettre entre toutes les oreilles !
    De Béroalde de Verville en passant par Rabelais jusqu’à Caze, le lecteur entrevoit que cette vérité d’une Jeanne princesse chemina clandestinement, hors de portée des puissants et du vulgaire.

    (1) François Rabelais est natif de Chinon. Né à la Devinière, à Chinon (lieu templier de première importance).
    Tout jeune, il est placé au Couvent des Cordeliers (des Franciscains) du Puits St-Martin à Fontenay-le-Comte où il y demeura quinze ans.
    Prêtre en 1511, en relation épistolaire avec Guillaume Budé, le jeune cordelier fut admis par l’évêque Geoffroy d’Estissac, de tendance gallicane, dans l’abbaye bénédictine de Maillerais.
    La fréquentation de d’Estissac qui deviendra cardinal lui ouvra-t-il selon certains, les portes des milieux intellectuels très fermés du château d’Ermenaud ou du Prieuré de Ligugé (?).
    « C’est à l’abbaye bénédictine de Maillerais qu’il serait devenu docteur en médecine, science qu’il pratiqua et enseigna à l’Université de Montpellier en 1530 où il aurait pu rencontré Nostradamus. »
    (cf : Paul Naudon, La tradition & la connaissance primordiale dans la spiritualité de l’Occident p. 254 Éd. Dervy-Livres)
    À Bordeaux, il fit la connaissance de Briand Vallée du Doubet, disciple de Pythagore, à Agen de Scalinger, imprimeur adepte de la Réforme.
    Outre qu’il appartint à la société l’A.G.L.A., il fut aussi selon Paul Naudon p. 151 - en rapport avec la Communauté des Mages constituée par Cornélius Agrippa. D’ailleurs, Rabelais fait référence à Agrippa de Her-Trippa dans son Tiers-Livre. Grand voyageur, nul doute qu’ils se rencontrèrent. Jacques Boulenger émet l’hypothèse qu’ils se rencontrèrent à Grenoble en 1535.
    « Ce Rose-Croix (selon Bédarride et Ubaldo Triaca) aurait aussi appartenu à la confrérie maçonnique des Gaults - certains ayant affirmé qu’il en avait été même le chapelain, ce qui est vraisemblable, d’autres, Grand Maître (Joséphin Péladan). » (cf : Paul Naudon- opus cité- p.141)
    Il aurait séjourné à Rennes-les-Bains. Son Livre V décrit exactement un certain lieu éclairé à l’heure actuelle par une lampe éternelle.
    On peut se rendre compte de la parenté doctrinale du Songe de Poliphile, bible de la Société Angélique à laquelle il appartenait et le V ème livre avec la description du Temple souterrain de Bacbuc et le Temple de Vénus dans le Songe.
    Au sujet de son œuvre littéraire et cryptée, écoutons ce que dit J.H.Probst-Biraben dans Rabelais & les secrets de Pantagruel Éd.des Cahiers Astrologiques, Nice, 1949 - sur ses arrières pensées ésotériques :
    « Il est fort possible que Rabelais, grand amateur de rébus et jeux de mots, indiquait à des lecteurs particuliers, membres de Fraternités fermées dont il faisait partie, des points de repère et des clés utiles à leurs travaux occultes, des numérations d’ouvrages auxquels il les renvoyait et dont les titres étaient dissimulés parmi les lettres de certains mots, de certains membres de phrases. »

    D’après Guillaume Colletet, Rabelais était assidu chez le duc de Guise, famille elle-même en étroits rapports avec les Hospitaliers de St-Jean de Jérusalem, lui-même Grand Prieur du Temple.
    Rabelais passa les deux dernières années de sa vie dans l’ancienne paroisse St-Paul où il serait décédé, rue des Jardins, le 9/04/1553. Il est à penser qu’il demeurait alors dans une maison appartenant à l’Abbaye de Saint-Maur, soit aux Du Bellay.
    Cette résidence dans la paroisse St-Paul est à souligner, celle-ci est proche du premier établissement des Templiers à Paris et où les maçons étaient particulièrement installés. Depuis 1348, ils avaient, à proximité, le siège de leur communauté, rue de la Mortellerie, dans la paroisse St-Jean-en-Grève.
    Toutes ces indications, puisées dans l’œuvre comme dans la vie de Rabelais, nous paraissent établir sa qualité de « maçon accepté », peut-être même de Chapelain.
    D’ailleurs, il était l’ami de Philibert Delorme, Maître des « Maçons » du royaume et architecte du Cardinal Du Bellay. » (cf : Ibid p. 148-149)

    (2) Les historiens « orthodoxes » ont pour crédo de recourir à tous les artifices les plus répugnants et catagogiques de la rhétorique : attaques ad hominem, mensonges factuels, procès d’intention, incitation à la haine, inversion accusatoire, métaphores renvoyant au domaine de la croyance, de la prolifération et de la maladie, refus d’entrer dans le détail des objections, accusation de « révisionnisme » et de « négationnisme » La fonction des dispositifs anti-complotistes, comme les cordons sanitaires, est de tenir éloignée que possible des discours des sceptiques, la majorité encore confiante, en brossant de ceux-ci à longueur d’articles et de livres des portraits propres à inspirer la répulsion, en misant sur les intelligences anesthésiées du troupeau qui obéit sur le mode du réflexe pavlovien.

    (3) Jean Bréhal fut la plus haute autorité théologique de son époque, et le grand inquisiteur lors du procès d’annulation (ou de réhabilitation) de 1452- 1456. Celui-ci ne crut jamais que Jeanne ait obéi à des voix célestes, puisqu’il parle des visions que « Jeanne prétendit avoir eues, prétendit se habuisse » (Duparc, II, p.407).
    C’est à dire « des visions et des apparitions dont Jeanne s’est donnée comme favorisée » (Ayroles, I, p.453).
    Le second chapitre de cette Recollectio commence par « quod multas revelationes & consolationes a spiritibus sibi apparentibus Johanna se habuisse assuerit « (Duparc, II, p.424), c’est à dire « des nombreuses révélations et consolations que Jeanne disait avoir reçues des esprits qui lui apparaissaient » (Ayroles, I, p.467) . Si Bréhal avait cru aux voix, il aurait du écrire « Johanna habuit ».
    Bréhal tout au long de cette Recollectio nous laisse entendre lui aussi qu’il fut averti de nombreux mystères entourant Jeanne qu’il ne peut révéler ouvertement.
    Quel message le grand inquisiteur voulait-il transmettre avec ses allusions complexes à des personnages légendaires (Merlin, Bède, Engelide) qui apparemment n’ont pas le moindre rapport avec la politique française du XVe siècle ?

    (4) Selon Pierre Girard-Augry, Les hauts Grades chevaleresques de la Stricte Observance Templière du XVIIIe siècle p. 304 Éd. Dervy-Livres, un Lenoncourt, Robert, archevêque de Reims, fils de Jacquette Jeanne de Baudricourt (1432-1495), fille de Robert de Baudricourt, capitaine de Vaucouleurs et Aldéarde de Chamblay, fut élevé à la maîtrise du Temple en 1478 à la suite des comtes d’Armagnac.

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  • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 5 janvier 2018 22:02, par karine

    Bonjour, je viens de terminer le livre « Le lys et les ombres » de Bernard Simonay, qui raconte en partie l’histoire de Jeanne d’Arc non brûlée et qui finira pas s’appeler Jeanne Des Armoises, avec une partie romancée et « inventée », mais avec beaucoup de faits réels, notamment tous les personnages, les batailles, etc. C’est un roman de plus de 600 pages avec des références et qui se base sur une étude approfondie de Jeanne d’Arc et de l’histoire. Il est vraiment très intéressant. J’avais jamais entendu cette possibilité de la non-mort de Jeanne d’Arc mais après avoir lu ce livre, cette version se tient et est tout à fait probable. Notamment, comment une usurpatrice aurait-elle pu, elle aussi, apprendre à se battre, à chevaucher, etc ?... c’était exceptionnellement rare pour une femme à l’époque. De plus, de nombreuses personnes l’ont reconnue, y compris sa famille. A mon avis, il est difficile d’adopter cette version tant celle d’une vierge commanditée par Dieu lui-même (ce qui est controversé dans le livre dont je parle, où l’auteur dit que les voix n’existaient pas mais ont été inventées pour légitimer sa parole et pour cacher l’identité de la véritable personne (Yolande d’Aragon) qui est à l’origine de la mise en place d’une possible prophétie) qui accomplit des miracles est difficile à remettre à un niveau plus humain, je pense qu’il y a un genre de fantasme dans les esprits par rapport à J. D’Arc, qui est difficilement inébranlable....

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  • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 17 janvier 2018 08:20, par ozanne peintre et poète

    bonjour,
    Pour Yann Grandeau historien qui travaillait chez Hachette
    qui présida une exposition de peintures a la Halle au sel de Clères deux ans avant en mai 1968, des peintures furent brûlées à l’université de Mont-Saint-Aignan(cf "la Rue"lire l’art."537 ans après J.d’Arc : un autodafé à Rouen"(N°8, juin 1968 et art. de Annie Guilbert « Quand j’entends parler de culture » Paris-Normandie et « Un fait divers pas si divers » Du peintre et critique Tony Fritz-Vilars de la revue « Tout-Rouen »...Jeanne ne serait pas de la famille d’Isabeau de Bavière. Qu’en pensez-vous ?
    Relisez « J.insultée » (Ed. Buchet Castel 1965-66) Paris préfacé par une de ses amies universitaires J. Bourrin"

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  • Jehanne d’Arc n’a pas été brûlée ! 27 avril 12:50, par Marcel OURY

    Bonjour, je m’intéresse depuis plusieurs années à jehanne la Pucelle. Vous pourriez aussi consulter le livre de Jean Bancal : Jeanne d’Arc princesse royale. l’auteur ne croit pas en sa réapparition comme Dame de Armoises, mais son argumentation pour une filiation royale est impeccable.

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