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Firmin, Arsène, Euphrasie…et les autres : les Gagne 2/2

2e épisode : les rejetons font souche en Ondaine


vendredi 26 juin 2020, par Michel Guironnet, Thierry Sabot

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Dans ce 2e épisode sont évoqués les 7 mariages des filles Gagne entre 1905 et 1913... avec, au passage, des enfants « illégitimes » devenus « légitimes » le jour des noces. La plupart des photos de Thierry serviront d’illustrations.
Les noms des conjoints permettront certainement à des « cousins » de se manifester : Béal, Grehlinger, Dupré, Rebaud, Fauriat, Vialla... et Sabot !

Eugénie se marie (1905)

Le 16 septembre 1905, à la mairie du Chambon Feugerolles, Claude Béal, 24 ans, « métallurgiste demeurant avec ses père et mère » né au Chambon Feugerolles le 12 juillet 1881, fils de Jacques Béal, « lamineur » et de Marie Augustine Courbon « demeurant ensemble en cette ville rue Bouzerand », se marie avec « Mlle Gagne Marie-Eugénie », 22 ans, « sans profession particulière, demeurant avec ses père et mère » née à St Germain Laprade le 2 décembre 1882, fille d’Antoine Gagne, « métallurgiste » et de Rosalie Jouffre, « ménagère » demeurant Grande Rue.

Comme ce fut le cas en 1894 pour le mariage de sa sœur Alphonsine, il faut un jugement en date du 25 février 1904 du tribunal civil du Puy « qui dit que l’épouse est née vers le deux décembre mil huit cent quatre-vingt-deux à Saint Germain Laprade (Haute-Loire) » Bizarrement, les naissances de ces deux filles Gagne ne sont pas enregistrées à l’époque de leur naissance.

Claude Béal et Marie-Eugénie Gagne sont unis par le mariage… « et à l’instant les époux nous ont déclaré qu’ils veulent légitimer leur enfant : Gagne Isidore-Etienne »

Les jeunes époux légitiment « Isidore Etienne Gagne » né au Chambon-Feugerolles le 15 avril 1901, déclaré le jour même, en fin d’après-midi, par « Macardier Eugénie, femme de Jalade Ferdinand », 46 ans, « sage-femme à La Cotille ». Eugénie, 18 ans, « célibataire, ouvrière sur fer », a accouché « à six heures du matin, dans le domicile de ses parents sis Grande rue ». Elle le reconnaît pour son enfant le 30 octobre 1901.

Sont témoins du mariage : Joannès Béal, 27 ans, métallurgiste, frère de l’époux et trois « non parents des époux », tous du Chambon-Feugerolles.

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Signature de l’acte de mariage Béal Gagne
Les présents signent l’acte mais « …non les père et mère de l’épouse qui ont déclaré ne savoir signer »

En 1906 les Béal sont recensés « rue de la Gare » au Chambon Feugerolles : Claude Béal est « métallurgiste » chez « Louison » ; en fait c’est l’usine « Chanteur Louison »

Pauline se marie (1907)

Marie Pauline Gagne, 21 ans, née le 21 novembre 1885, « tailleuse de limes » habite avec ses parents au 101 Grande Rue au Chambon-Feugerolles. Elle se marie le 22 mars 1907 au Chambon avec Jean-Claude Grehlingère, 30 ans, né au Chambon le 13 septembre 1876. « Tailleur de limes », il habite place Claudinon Giraudet au Chambon-Feugerolles. Ses parents, François Antoine « limeur » et Benoîte Chauvin, habitent « Grande Rue ».

Les témoins de la mariée sont ses deux frères :

  • Arsène, 33 ans, « métallurgiste » et Firmin, 34 ans, « mineur ».

Ceux du marié sont ses deux frères :

  • Jean-Marie, 28 ans, et André, 23 ans [1], tous deux « tailleur de limes ».

Tous les quatre habitent au Chambon Feugerolles.

Le 5 octobre 1907, « à trois heures du soir » ; Jean Claude Grehlingère, 31 ans, « tailleur de limes, avenue de la Gare » vient en mairie du Chambon déclarer que sa femme Marie Pauline Gagne, 21 ans, « ménagère au même lieu » a donné naissance « à huit heures du matin » à leur fils François. Jean Marie et André, ses deux frères, l’accompagnent. Ils sont « tous deux tailleurs de limes et demeurant aux quartiers des Molières »

Le 2 mars 1909, Jean Claude « Grehlinger » (ainsi orthographié) et son frère Jean Marie ; tous deux domiciliés « avenue de la gare », déclarent en mairie que « Grehlinger François-Antoine, âgé de soixante-un ans, trempeur (de limes), rue des Fossés, né à Saint Jean des Choux (Bas-Rhin), époux de Chavin Benoîte, ménagère au même lieu, fils des défunts François et de Weiss Catherine, est décédé le présent jour à neuf heures du matin dans son domicile sis au Chambon rue des Fossés. »

Arsène se marie (1907)

« Mathieu Arsène » Gagne, 33 ans, « métallurgiste demeurant avec ses pères et mère, rue des Fossés au Chambon Feugerolles » se marie le 11 mai 1907, au Chambon avec Marie Dupré, domiciliée Grande Rue.
Elle est née le 3 juillet 1874, fille de défunt Charles Dupré ; « manœuvre » décédé à 47 ans à l’hôpital de Saint Etienne le 4 novembre 1898 ; et de Marie Françoise Béal, « ménagère » à Firminy.
Marie Dupré a 32 ans. Elle est veuve de Jean Baptiste Moulin qu’elle a épousé au Chambon-Feugerolles le 6 février 1892.
Né à Firminy le 16 juin 1866, demeurant 103, Grande Rue au Chambon-Feugerolles, Jean Baptiste, le 1er époux de Marie Dupré, « ferblantier », meurt le 8 décembre 1903 à Saint Just Malmont (Haute Loire) âgé de 37 ans.
C’est Joseph Blanc, mineur âgé de 28 ans, « beau-frère du défunt, demeurant au Chambon-Feugerolles » qui déclare son décès.

Témoins au mariage d’Arsène Gagne et de Marie Dupré :

  • Joseph Boulon, 38 ans, "métallurgiste au Chambon" , beau-frère de l’époux. C’est l’époux d’Alphonsine Gagne. Il a rejoint toute la famille sur les rives de l’Ondaine !
En 1904, Joseph Antoine Gagne [2] nait le 16 mai à Marnhac, hameau de St Germain Laprade. Joseph Boulon, son oncle, « cultivateur à Servissac », est témoin en mairie. Le couple Boulon Gagne n’est pas recensé au Chambon en 1906...et le recensement de St Germain Laprade n’existe pas pour cette année là. Sur sa fiche matricule est signalé son changement d’adresse : "Chambon Feugerolles, au Cinq Chemins, chez Chautard" daté du 8 février 1907... Difficile d’avoir une date plus précise !
  • Joseph Blanc, 33 ans, mineur à Firminy, lui aussi indiqué « beau-frère de l’époux ». C’est en fait celui de l’épouse.
  • Marius Dupré, 24 ans, métallurgiste à Firminy, frère de l’épouse.
  • Firmin Gagne, 35 ans, mineur au Chambon, frère de l’époux ; le mari de Marie Marcon.

Léontine se marie (1909)

Le 6 mars 1909, au Chambon, Léontine Gagne, « ménagère », née le 3 octobre 1884 à St Germain Laprade, se marie avec Antoine Fauriat, « tailleur de limes », né au Chambon-Feugerolles le 4 février 1883, fils de Barthélémy Fauriat, « ouvrier sur fer », (né en 1856 à St Just Malmont) et de Marie Chatelard (née en 1866 au Chambon).

A 20 ans, Antoine Fauriat, de la classe 1903, matricule 1548 du recrutement militaire, est déjà « tailleur de limes ». Il habite avec ses parents 8, Grande Rue au Chambon [3].

Sont témoins au mariage :

  • Jean Claude Grelhinger, 32 ans, « tailleur de limes » au Chambon, « beau-frère de l’épouse » (c’est le mari de Pauline) ;
  • Arsène Gagne, 35 ans, « métallurgiste », frère de Léontine ;
  • Louis Bourgin, 43 ans, « forgeur », oncle de l’époux [4] ;
  • Barthélémy Chatelard, « boulonnier », également oncle de l’époux (c’est le frère de Marie Chatelard, mère du marié) ;

Le 6 décembre 1909, Marie Chatelard, la mère d’Antoine Fauriat, décède à 46 ans. Le 3 février 1910 naissance de Rosa au domicile de ses parents, 8, avenue de la Gare [5]. Elle meurt à un an et demi le 1er août 1911 (à noter qu’Antoine est dit « trempeur de limes »)

Le 19 septembre 1912, naissance d’Antoinette ; au 8 rue de la Gare. Elle meurt à 2 mois le 10 décembre 1912. C’est Antoinette Gerphanion, « femme Fauriat Barthélémy », 41 ans, « tailleuse de limes, demeurant Grande rue 45, tante de la décédée » qui déclare le décès de la petite Antoinette « dans le domicile de ses père et mère sis rue Traversière, 8 »

Le 26 août 1914, Antoine meurt à 31 ans, au 8 avenue de la Gare au Chambon, à 9 heures du matin. Son père, 59 ans, « aiguiseur » domicilié au 45 Grande Rue, accompagné de Jean Claude Grehlinger, 37 ans, « tailleur de limes » domicilié 11 avenue de la gare, son beau-frère, vient déclarer son décès en mairie l’après-midi même.

Marie Léontine, « boulonneuse », est veuve à 30 ans ! Que va-t’elle devenir ? Nous le verrons dans un prochain épisode...

Rosalie se marie (1911)

En 1906 la famille Rebaud (7 enfants : 4 filles, 3 garçons) est recensée au numéro 18 de la Grand Rue. Jacques est « tailleur de limes » chez « Paulet Peyron »

Le 23 octobre 1911, au Chambon-Feugerolles, Marie Rosalie, « sans profession particulière », se marie. Née le 28 septembre 1889 à Saint Germain Laprade, elle vient d’avoir 22 ans. Son père est « métallurgiste » et sa mère « ménagère ». Elle demeure avec eux au 19 rue de la République.

Elle épouse Jacques Rebaud. Né le 27 septembre 1887 au Chambon, il a 24 ans. « Ouvrier en limes », il habite 72 Grande Rue. Son père, Jean Rebaud, est mort à 48 ans le 23 avril 1909 ; sa mère, Benoîte Canel, vit « à la Cotille », un quartier du Chambon.

Sont témoins au mariage de Rosalie et Jacques :

  • Jean Claude Grelhinger, 35 ans, « tailleur de limes », avenue de la Gare, « maison Masson » le beau-frère de Rosalie, marié en 1907 avec sa sœur Pauline ;
  • Jacques Rebaud, 26 ans, lui aussi « tailleur de limes », domicilié au Chambon « à la Vernicherie, cousin germain à l’époux » ;
  • Laurent Chapelon, 35 ans, « frappeur », habitant 25 rue Edouard Michot au Chambon ;
  • Marius Peuvel, 26 ans, « tailleur de limes », habitant lui aussi « à la Vernicherie »

Les jeunes époux légitiment un garçon « né d’eux » en 1907, Marcel Gagne, déclaré deux jours plus tard par Eugénie Maccardier, femme de Ferdinand Jalade, 52 ans, « sage-femme » à La Cotille [6].
Marie Rosalie, alors tout juste 18 ans, « ouvrière sur fer, célibataire », a accouché le 4 octobre « à dix heures du matin » chez ses parents. Elle le reconnaît pour son enfant le 12 octobre.

En 1907, Jacques Rebaud, devenu père de Marcel, vient d’avoir 20 ans. « Magasinier » il habite alors 8 rue Surieux avec ses parents et doit partir faire son service militaire. Incorporé au 139e régiment d’infanterie d’Aurillac à compter du 6 octobre 1908, il est « Caporal clairon » le 1er octobre 1909. Il est libéré de ses obligations militaires le 25 septembre 1910, avec « certificat de bonne conduite »

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Jacques Rebaud au 139e Régiment d’Infanterie

Augustine se marie (1912)

Le 4 février 1882, Louis Vialla et Marie Outin se marient à Firminy. En 1886 nait Célestine, Mathieu en 1888, et Catherine en 1900.
En 1906, la famille Vialla habite « Maison Masson » au Calvaire à Firminy. Elle déménage cette année-là puisque Louis Vialla, le père, meurt le 8 septembre à 51 ans, au 22 rue des Cordes.

Lorsqu’il est recensé en 1908, Mathieu Vialla est déjà « mineur » et réside à Firminy, 22 rue des Cordes, avec sa mère veuve. Il est noté sur sa fiche matricule avoir le « permis pour motocyclette » !
Il est « incorporé au 79e Régiment d’Infanterie à Nancy à compter du 6 octobre 1909 » comme soldat de 2e classe. Il est «  envoyé dans la disponibilité le 24 septembre 1911 » avec son « certificat de bonne conduite ».
Le 30 mai 1912, il signale son changement d’adresse : « Le Chambon, aux 5 chemins, maison Tamet »

Le 11 octobre 1912, en mairie du Chambon Feugerolles, est présent « Mr Vialla Mathieu », âgé de 24 ans, profession de mineur, « demeurant au Chambon Feugerolles, rue de la République, 19, né en la commune d’Unieux (Loire) » le 6 février 1888, « fils de défunt Vialla Louis » et de « vivante Outin Marie, ménagère, demeurant à Firminy, place Lachaux », futur époux.
Sa future épouse est « Mlle Gagne Marie Augustine », âgée de 18 ans, « sans profession, demeurant avec ses père et mère, née en la commune de Saint Germain Laprade (Haute Loire) » le 5 février 1894, « fille de Gagne Antoine, manœuvre, et de Jouffre Rosalie, ménagère, demeurant ensemble au Chambon, rue de la République, 19 »

A noter que les futurs mariés sont domiciliés à la même adresse. Sont-ils (déjà) plus que voisins ?

Leurs témoins sont :

  • Jean Claude Grelhingère, 36 ans, « tailleur de limes » domicilié 11 avenue de la Gare
  • Antoine Fauriat, 29 ans, « tailleur de limes », 8 avenue de la Gare
    « Tous deux beaux-frères à l’épouse » Le premier est l’époux de Pauline, le deuxième celui de Léontine.
  • Jean Baptiste Massardier, 28 ans, « mineur, demeurant route de Gaffard, maison Bernard, au Chambon »
  • « et Sabot Charles, âgé de vingt-trois ans, typographe, demeurant à Firminy, place du Champ de Mars, 21 »
    « Ces deux derniers non parents des époux. »

Charles Sabot fréquente il déjà Mélina, la sœur d’Augustine ? Ou bien fait-il, ce jour-là, la connaissance de sa future épouse ? En tous cas, il est choisi comme témoin par Mathieu Vialla. Nous le retrouverons bientôt.

Son autre témoin est certainement un ami, mineur comme lui.
Le 30 septembre 1911, à la mairie du Chambon, Pierre Auguste Massardier, 71 ans, « passementier à Bergagnon », vient déclarer le décès de son fils Jean François, célibataire de 21 ans, « polisseur à Bergagnon », né au Chambon en 1890 de son mariage avec Marie Magnolon. Il est accompagné de « Massardier Jean Baptiste Louis » , 26 ans, « mineur (domicilié) route de Gaffard, maison Bernard , frère du décédé. » Sa signature est identique à celle du témoin de 1912 !

Mélina se marie (1913)

Le 12 mars 1913, le « Mémorial de la Loire et de la Haute Loire » publie les promesses de mariage enregistrées au Chambon-Feugerolles :

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Promesses de mariage

Le 22 mars, « à cinq heures du soir », le mariage est célébré au Chambon-Feugerolles :
« sont comparus publiquement, en la maison commune, pour contracter mariage Mr Sabot Joseph Charles, âgé de vingt-trois ans, profession de typographe, demeurant avec ses père et mère, né en la commune de Firminy » le 4 août 1889, « fils de Sabot Jean Hippolyte, métallurgiste, et de Massardier Julie, ménagère, demeurant ensemble à Firminy, Place du Champ de Mars, 21, futur époux d’une part ;
Et MlleGagne Mélina Victoria, âgée de vingt ans, profession de tailleuse de limes, demeurant avec ses père et mère, née en la commune de Saint Germain Laprade (Haute Loire) »
le 25 mai 1892, « fille de Gagne Antoine, métallurgiste, et de Jouffre Rosalie, ménagère, demeurant ensemble au Chambon-Feugerolles, rue de la République, 19, future épouse d’autre part. »

Sont témoins :

  • Cyprien Sabot, 27 ans, « métallurgiste », frère de l’époux, 21, Place du Champ de Mars à Firminy,
  • Jean Claude Grehlinger, 36 ans, « tailleur de limes », 11 avenue de la Gare,
  • Mathieu Vialla, 25 ans, « mineur », rue Thomas,
    Tous deux beaux-frères à l’épouse ;
  • Henri Largeron, 24 ans, « mineur au Chambon-Feugerolles, rue Thomas, et non parent des époux. »
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Signature de l’acte de mariage Sabot Gagne
Les époux, le père de l’époux et les témoins signent l’acte, « non la mère de l’époux, les père et mère de l’épouse qui ont déclaré ne savoir signer »
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Mélina Victoria Gagne, épouse Sabot

La famille s’agrandit : la nouvelle génération des Gagne à la veille de la Grande Guerre.

Chez Alphonsine et Joseph Boulon, mariés en 1894 : naissance à St Germain Laprade de Pierre le 11 octobre 1895 et le 15 septembre 1899, au Puy en Velay, de Marie Rose.
Chez Firmin et Emilie Marcon, mariés en 1897 : après Marie Lucie, née le 28 janvier 1900 à Saint Pierre Eynac (Haute Loire), naissent au Chambon : Antoine Firmin le 16 avril 1907 ; Rosa Marie le 19 juin 1909 ; Auguste le 17 octobre 1911. Dans quelques années, la fille aînée prendra son envol.
Chez Euphrasie et Claudius Beaumon, mariés en 1900, toujours pas de postérité après 14 ans de mariage.
Chez Pierre et Marie Séraphie Chapuis, mariés en 1902, les seuls Gagne restés au pays : déjà parents de Pierre, né Chapuis le 14 mai 1901 et légitimé par leur mariage, naissent à Saint Germain Laprade : Marie le 1er janvier 1903, morte à 18 mois le 3 juin 1904 ; Joseph Antoine le 16 mai 1904 ; Marie Euphrasie le 25 mars 1907.
Chez Eugénie et Claude Béal, mariés en 1905 : après Isidore né Gagne le 15 avril 1901 et légitimé, Albert nait le 22 août 1912.
Chez Pauline et Jean Claude Grehlinger, mariés en mars 1907 : au Chambon, après François né le 5 octobre 1907, une petite Bénédicte nait le 8 juin 1911.
Chez Arsène et Marie Dupré, mariés en mai 1907, Arsène nait au Chambon le 18 mars 1908.
Chez Léontine et Antoine Fauriat, mariés en 1909, deux petites filles naissent et meurent en bas âge : Rosa née le 3 février 1910, morte le 1er août 1911 et Antoinette, née le 19 septembre et morte le 10 décembre en 1912.
Chez Rosalie et Jacques Rebaud, mariés en 1911, Marcel né le 4 octobre 1907 et légitimé restera fils unique durant toute la Grande Guerre. En 1921, naitra Renée.
Chez Augustine et Mathieu Vialla, mariés en 1912 : leurs trois enfants naissent après la guerre : Rosa en 1917, Philippe en 1921 et Odette en 1929.
Chez Mélina Victoria et Charles Sabot, mariés en 1913 : deux enfants nés après guerre ; Cyprien en 1918 et Georges en 1927.

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« Mémorial de la Loire et de la Haute-Loire »
du 18 novembre 1913
Cette "Gagne Marie Euphrasie, femme Beaumon", mailleuse de 35 ans, est très certainement la fille de Joseph Gagne et Rosalie Jouffre, née le 4 octobre 1879 à St Germain Laprade. Elle a épousé Claudius Benoît Beaumon le 22 décembre 1900 au Chambon-Feugerolles.

Août 1914 : la guerre est déclarée. Parmi les soldats des familles alliées aux Gagne : des blessés, un prisonnier, des morts au combat ou de maladie...De quoi écrire un 3e épisode...un jour prochain !

Notes

[1Marié avec Marguerite Philomène Louison.

[2Fils de Pierre Gagne et Séraphie Chapuis

[3Ils sont recensés à cette adresse en 1906 : le père est « ajusteur » la mère et le fils sont « tailleur de limes »

[4Marié le 16 décembre 1888 au Chambon avec Marie Fauriat, la tante d’Antoine, ils habitent rue Penel.

[5Son acte de naissance est « reconstitué » suite à l’incendie de la mairie en avril 1910.

[6En avril 1901, elle a accouché Eugénie, la soeur de Rosalie, et déclaré l’enfant en mairie.

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2 Messages

  • Firmin, Arsène, Euphrasie…et les autres : les Gagne 2/2 27 juin 14:14, par catherine marquet

    Bonjour,

    Eh ! oui,des reconnaissances par le mariage de l’enfant né quelques années plus tôt, j’en ai pléthore dans ma branche ( surtout) paternelle.
    Espérons que les enfants aient bien été traités par le beau-père !!

    Répondre à ce message

  • Bonjour,

    Beaucoup de familles nombreuses (à plus de 10 enfants) dans la France rurale du XIXe siècle et la famille Gagne en est un exemple parmi d’autres.... Etait-ce le signe d’une relative prospérité de l’époque par rapport à celle qui valait un siècle auparavant (fratries moins nombreuses, parce que parents moins prolifiques et mortalité infantile importante dans un contexte de mauvaises récoltes et de refroidissement du climat, tout ce qui a aidé à la Révolution Française) ? Je suis prêt à le croire.

    J’ai constaté que ces familles nombreuses ont fait bien moins d’enfants à la génération suivante qui s’ouvre sur le XXe siècle. La « Grande Guerre » est un élément d’explication, mais le tendance était déjà prise avant....

    En effet, dans ces nombreuses fratries, tous les enfants qui restaient à la ferme ne se mariaient pas. Quelquefois, un seul fils seulement, les autres non, s’ils restaient à la ferme, c’était pour travailler ensemble et ne pas diviser le capital ou l’outil de travail. Et pour les filles, c’était un peu pareil, puisque si elles se mariaient (et leur main était à demander à leur père qui pouvait parfaitement les refuser), il fallait les doter.

    La fratrie Gagne a largement opté pour un autre destin : en se faisant ouvriers (une perspective possible pas si loin de chez eux), ses membres ont choisi la voie du progrès, de la prospérité et de l’émancipation. Ainsi, chacun a pu envisager un destin personnel et créer une famille, voire (preuve suprême) avoir à 20 ans une autorisation de conduire une motocyclette (et potentiellement de l’acquérir) alors qu’à la ferme, il n’aurait pas eu les moyens de s’acheter un cheval lui-même et pour son usage unique.

    Dans cette aisance (très relative selon nos critères un siècle plus tard, mais bien comprise de leur point de vue), ils se sont comportés comme tous les gens émancipés et épanouis : vivre sa vie, ici et maintenant, plutôt qu’à défaut, celle à venir de leurs enfants (et donc avoir moins d’enfants, 4 maximum, mais le plus souvent 2, pour se le permettre, une gageure au temps où la contraception n’existait pas) et, d’autre part, compter sur son « réseau », amical, professionnel et surtout familial, comme la fratrie Gagne et ses « alliés » en ont fait la démonstration sans faille et en toutes circonstances.

    Bravo pour ce travail fouillé de recherche et de compilation qui contribue à nous éclairer sur une époque, un terroir et une sociologie.

    Répondre à ce message

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