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Du pain sur la planche (Epilogue)

De la der des ders à l’entre-deux-guerres

Le jeudi 18 juin 2015, par Martine Hautot
  • Pour lire les précédents épisodes
    La mobilisation générale est décrétée le 2 Août 1914. Georges Quilan qui travaille dans la boulangerie d’Offranville avec sa mère, en raison de ses problèmes de santé le rendant inapte au maniement des armes, n’est pas sur le front, il fait campagne durant toute la guerre « à l’intérieur », c’est-à-dire hors de la zone des armées dans une section COA (Commis et Ouvriers d’administration).

En 1916 il a un fils Jean. Pendant ce temps, son frère Raoul, boulanger à Tourville-sur-Arques est dans une unité combattante - 4 ans, 3 mois, 8 jours - et sert dans l’artillerie. Chez les cousins originaires de Dieppe, seul Gaston marié et installé charcutier à Cailly, ne part pas, car sa réforme est confirmée à chaque contrôle en 1914 comme en 1917. Au milieu de la guerre, en 1916, après 10 ans de mariage, il a également un fils, prénommé Bernard. Une petite Rachel suivra, après la victoire, en 1919.

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Première charcuterie Quilan à Cailly

Raymond, devenu vicaire à Bonsecours, un lieu de pèlerinage près de Rouen, sert dans la zone des armées comme infirmier, les ecclésiastiques étant habituellement versés dans les services de santé. Les trois autres frères sont dans des unités combattantes. Maurice, revenu une nouvelle fois d’Angleterre pour servir son pays est cité à l’ordre de son régiment : « soldat d’un courage extrême et d’un dévouement absolu. Les 9,10 et 11 Juin 1918 a lutté avec vaillance, encourageant ses camarades par son exemple ». Il est décoré de la croix de guerre avec étoile de bronze.

Il y avait alors trois étoiles possibles : étoile de bronze pour une citation à l’ordre du régiment ou de la brigade, étoile d’argent pour une citation à l’ordre de la division, étoile de vermeil pour une citation à l’ordre du corps d’armée. Au-delà venait l’attribution de palmes de bronze ou d’argent.

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Démobilisé le 14 Mars 1919, il peut rentrer en Angleterre. Cependant il a laissé sur le champ de bataille une grande partie de sa santé et il souffre de bronchite chronique et d’emphysème. Marie Dancel peut cependant se réjouir qu’aucun de ses fils n’ait disparu dans cette grande tuerie. Quant à Adeline, elle est décédée en 1917 sans connaître l’issue du combat. Sa sœur Marie lui survivra jusqu’en 1948 où elle meurt à Cailly chez sa fille. Elle aura connu trois guerres : 70, 14/18 et 39/45.

Pendant quatre ans à Offranville, comme dans tous les villages de France on a tremblé pour les siens. Soixante- neuf noms seront inscrits sur le monument aux morts. Les premières années de guerre ont été particulièrement douloureuses : dès le premier mois de guerre on déplore des tués comme ce garçon épicier Marcel Boulet disparu à 24 ans, le 22 Août 1914. Bien d’autres suivirent. C’est dans cette situation que le peintre Jacques Émile blanche qui loue à Offranville le manoir du Tôt depuis plus de dix ans pour y passer la belle saison et y recevoir ses amis lettrés : les Gide, les Mauriac et d’autres encore tel Jean Cocteau, propose, en 1916, à la municipalité, en accord avec l’abbé Genty, curé de la paroisse, de peindre un tableau en l’honneur des morts pour la France de la commune. Le maire Adrien de Casablanca et son conseil municipal acceptent avec reconnaissance la proposition du peintre.

Voici comment Jacques Emile blanche imagine le tableau évoquant le retour au pays de la dépouille d’un soldat tué au combat : : « Mais le voilà tout fait le tableau du Mémorial...! : une foule en vêtements de deuil, la voilà la belle tache noire autour d’un cercueil à demi-couvert d’un drapeau tricolore... Quels contrastes de couleurs sur le mur et quels sujets à peindre : des prêtres en surplis, des enfants de chœur en calottes rouges et capelines de grande cérémonie et le bedeau en grand uniforme et bicorne en bataille ... magnifique ! Tout y est et en arrière-plan, le portail de l’église sur un fond de ciel de Normandie et même ce ciel, on pourrait l’entrouvrir par une lumière fulgurante d’où sortirait une (sic) archange portant la palme du martyr... Je vois le tableau comme s’il était fait... Je vais demander à mon cher rapin de prendre toutes les mesures d’architecture pour établir la maquette et commander la toile... Dès demain, je vais entreprendre les portraits des principaux assistants : le doyen, le maire, le bedeau, le garde champêtre et puis... enfin tout Offranville. »

Et voici le tableau achevé que l’on peut contempler dans l’église d’Offranville.

Ce mémorial, sera inauguré solennellement, au milieu d’une grande assistance venue de tout le canton, en Août 1919 ce qui n’empêchera pas Offranville d’avoir un monument plus classique, érigé à la limite du champ de foire.

Sur l’inscription qui accompagne le tableau : il est précisé que tous les personnages qui figurent sur le tableau sont des habitants d’Offranville. Je ne saurais vous dire si on y trouve des Quilan. Mais sans doute Georges Quilan s’est-il associé, le 12 Novembre 1918, aux félicitations que le conseil municipal adresse à Clémenceau, Ministre de la guerre et président du conseil et au Maréchal Foch ainsi qu’aux « remerciements aux armées et à tous ceux qui ont contribué au triomphe final du droit sur la force brutale. »

Mais les affaires sont les affaires… Après le décès de sa mère Georges a repris à son nom la boulangerie familiale et sans aucun doute il fait partie de ces boulangers qui ont sollicité de la municipalité l’augmentation du prix du pain en 1919. Demande refusée : aucune circonstance exceptionnelle ne justifie une augmentation des tarifs. Le prix reste fixé à son taux de 1917. Tant pis, il continue au moins à vendre, avec son concurrent, au bureau de bienfaisance, de gré à gré, avec une remise de cinq centimes par six kilos, du pain pour les « nécessiteux ». La fin de la guerre n’a pas signifié pour tous la fin de la misère.

Georges est toujours boulanger à Offranville lors du recensement de 1926 mais dix ans plus tard le voici sans profession. Son fils Jean n’ayant pas repris le métier, ainsi s’arrête l’histoire des Quilan, boulangers à Offranville. En même temps, c’est la fin des familles nombreuses, Raoul et Georges ont chacun un fils, leurs cousins de Dieppe n’ont parfois pas d’enfant, ou 1 ou deux, rarement trois. De nouveaux métiers sont aussi apparus, un bon nombre d’enseignantes, un percepteur, un armateur…

Mon père, Bernard, le fils de Gaston, né pendant la guerre de 14 aurait bien pu reprendre la tradition. Car il a appris le métier de boulanger. C’était au milieu des années trente. Mais une autre guerre l’a conduit en captivité en Allemagne et à son retour, plus question de boulangerie, il a repris le fonds de son père passé au commerce des grains - charbons et pommes (on est en Normandie !). Le métier de boulanger délaissé ne lui a sans doute pas manqué car je crois bien qu’il ne nous a jamais fait la moindre brioche. Pourtant je l’entends encore nous dire : « Je ne traîne pas, j’ai du pain sur la planche. »

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17 Messages

  • Du pain sur la planche (Epilogue) 18 juin 2015 06:36, par André Vessot

    Bravo Martine pour ce dernier épisode de votre chronique, toujours aussi bien écrit, je l’ai encore lu avec beaucoup d’intérêt. J’ai bien aimé aussi l’évocation du tableau peint par Jacques Emile Blanche.

    Cordialement.

    André Vessot

    Répondre à ce message

    • Du pain sur la planche (Epilogue) 18 juin 2015 12:44

      Merci ,André.Oui,ce tableau de Jacques Emile Blanche ,c’est quelque chose d’assez étonnant .Je me dis qu’un jour peut-être je pourrai écrire un article spécialement consacré à Jacques Emile Blanche et à ses liens avec la Normandie
      Voici une idée que vous m’avez donnée et je vous en remercie .
      Bien cordialement ,
      Martine Hautot

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  • Du pain sur la planche (Epilogue) 19 juin 2015 11:13, par jeanpaul simon

    jolie saga familiale ,le temps est assasin et emporte avec lui les souvenirs d’antan
    ce n’est pas de moi mais cela resume bien la vie qui passe.
    bravo pour ce travail
    jp simon

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    • Du pain sur la planche (Epilogue) 19 juin 2015 14:42

      Bonjour à tous,

      OUI , le temps est assassin et si les souvenirs d’antan s’en vont, il est urgent de les « écrire » en laissant ces souvenirs pour mémoire à la famille (ou dans la gazette !)
      Cordialement,ab.

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      • Du pain sur la planche (Epilogue) 20 juin 2015 11:31

        Bonjour,
        Oui conserver le souvenir et le transmettre ,c’est important .Hier je participais à la distribution des prix pour un concours littéraire dans le cadre du centenaire de la guerre 14 dans un petit village de Normandie :les enfants d’une classe de l’école CE1/CE2 avaient avec l’aide de leur jeune institutrice participé ,en écrivant une lettre à un jeune soldat parti à la guerre .Ils n’étaient pas peu fiers de la lire en public ! Voilà qui est encourageant .
        Bien cordialement ,
        Martine Hautot

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    • Du pain sur la planche (Epilogue) 20 juin 2015 11:22

      Merci de vos encouragements.Le temps passe Mais la vie continue et d’autres souvenirs se fabriquent .Bien cordialement
      Martine Hautot

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  • Du pain sur la planche (Epilogue) 19 juin 2015 12:04, par Louis Baudeloche

    Mon père, né en 1903, CEP en poche à 11 ans,devient apprenti boulanger à Angers (49), il obtiendra 3 CAP, dont Boulanger, boulanger viennois, le 3e m’est inconnu. Il aurait souhaité être mécanicien auto, mais l’apprenti boulanger était loge, nourri, blanchi, tandis qu’un apprenti mécano, non seulement n’avait pas de salaire, mais les parents devaient rémunérer le patron !
    Il suit ses parents en Loire-Inférieure (44) et en 1926 connaît celle qui deviendra son épouse en 1927 (elle avait 21 ans et 6 jours, son père trouvait le mien trop bagareur !)
    Jusqu’en 1934, où il deviant patron, il navigue de Boulanger en épicier itinerant pour le Caïffa (cette marque de café a disparu mais elle appartient au groupe du café Grand-mère)Avec 4 enfants il n’est pas mobilisable mais depuis le village du Breuil, commune de La Marne (44), il traverse la forêt de Machecoul dans ses tournées et ravitaille ainsi le Maquis de Machecoul. En 1945 (hors ma naissance) il déménage sa boulangerie dans le bourg de La Marne (44). Avec un équipement « moderne ». Alors que la chauffe était encore au bois, mais les « gueullards » à mazout étaient livrés, des clients sont venus se plaindre que le pain avait gout de mazout !
    Jusqu’en 1950 la boulangerie pratiquait l’échange avec les agriculteurs, je te donne 1 quintal de blé, combine me donnes-tu de lilos de pain ? Pain livré avec la pesée pour faire le kilo, dans les fermes c’était du pain de 4 ou 6 livres, mais la pesée pour les premiers clients écoulait le reste de la veille. Les comptes étaient mensuels, chacun avait sa « coche », bout de bois où chaque kilo de pain était coché, on avait inventé la mémoire non effaçable ! Quand un fermier mariait un enfant il amenait au Boulanger tous les ingredients du gateau, le mitron se rémunérait sur les surplus de cette livraison. La vente était plus par échange de biens que par échange de monnaie.
    Puis l’évolution de la boulangerie est passé à la vitesse supérieure que l’on connaît aujourd’hui, mon père n’y a pas résisté, il a vendu sa bonne boulangerie pour errer en Loire-Atlantique de fournil en fournil ne restant que 2 ou 3 ans dans chaque boutique.
    Acun enfant n’a pris le metier, dommage !

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    • Du pain sur la planche (Epilogue) 20 juin 2015 11:17

      Merci pour vore témoignage .Je me souviens aussi des pains de quatre livres que le boulanger qui faisait sa tournée livrait dans la ferme de mes grands parents . Depuis les années 50/60 beaucoup des commerces ruraux ont disparu,quand bien même la population a augmenté avec les lotissements par exemple dans mon village natal ,un boulanger au lieu de 2 ,un boucher au lieu de deux ,disparues la mercerie et la quincaillerie ,le marchand de chaussures et même les bistrots !
      bien cordialement ,
      Martine Hautot

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      • Du pain sur la planche (Epilogue) 20 juin 2015 13:42, par Louis Baudeloche

        Quand mon père a quitté la boulangerie de La Marne (44) étant propriétaire des murs et du commerce, il a d’abord pris un gérant qui ensuite est devenu propriétaire du seul pas-de-porte. L’âge venant, la retraite très faible, l’immeuble a été mis en viager.
        Menacée de fermeture, la boulangerie a été achetée par la commune il y a 3 ou 4 ans et a été déplacée l’année dernière, avec son gérant, dans une nouvelle (petite) zone commerciale.
        C’est le lot des petites communes rurales, le ou les commerces encore ouverts sont municipaux.
        Nous avons à côté de Chinon (37, sous-préfecture de 9000 habitants)où j’habite, un village de 1300 âmes où depuis plus de 10 ans il n’y a aucun commerce, même pas de bistro ! La boîte à lettres principale n’est même pas une boîte jaune normalisée, mais une boîte domestique. Ce bourg de Rivière est en cul-de-sac en bordure de Vienne, dans des temps anciens un bac permettait aux vélos, piétons, et hommes à cheval de traverser la Vienne. Sur la route principale (à presque 2 km du bourg) il y a un bistro et un garage artisanal, ce sont les seuls artisans/commerçants ayant pignon sur rue. La principale activité est la vigne, en AOC Chinon.

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  • Du pain sur la planche (Epilogue) 6 juillet 2015 17:04, par Jean Pierre BROCHARD

    Bonjour Martine
    Vous avez très bien retracé l’histoire de votre famille en y joignant le contexte social et historique.
    Bravo pour ces excellents et passionnants articles, très bien écrits, qui m’ont permis de découvrir des métiers d’autrefois et des détails historiques intéressants.
    Jean Pierre.

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  • Du pain sur la planche (Epilogue) 26 août 2015 17:20, par Michel Guironnet

    Bonjour,

    Plein de renseignements à glaner sur l’Abbé Raymon Quilan dans le « Bulletin religieux de l’Archidiocèse de Rouen » disponible sur Gallica.

    Notamment ce passage dans le numéro du 15 juin 1918 :
    « M. Quilan, vicaire à Bonsecours, est à l’ambulance 1/155 avec M. Foliot, curé d’Avesnes-enVal, M. Auzou, curé de Notre-Dame-d’Aliermont, et M. Magloire, curé de Foucart ; « nous ne recevons ici que les grands blessés ; beaucoup sont sauvés grâce à l’opération immédiate. Nous avons la consolation d’assurer à tous sans exception les secours religieux »

    Cordialement.
    Michel Guironnet

    Répondre à ce message

    • Du pain sur la planche (Epilogue) 26 août 2015 19:56, par hautot

      Bonjour et merci de votre commentaire :effectivement on peut trouver beaucoup de renseignements sur l’Abbé quilan grâce à Gallica :je suis actuellement en train d’écrire à partir des souvenirs familiaux et des ressources en ligne (etat-civil ,recensement ,gallica ...) une petite vie de l’abbé Quilan , un curé de paroisse ouvrière entre 1920 et 1945 et curé bâtisseur,une personnalité originale .Pour le moment, je destine ce texte à la famille .Je ne sais pas si cela peut rentrer dans le cadre d’histoire généalogie.com
      Bien cordialement,
      Martine Hautot

      Répondre à ce message

      • Du pain sur la planche (Epilogue) 30 août 2020 07:20, par mortaud

        Impossible de quitter le site sans vous féliciter
        J’observe la ferveur que vos textes ont suscité
        Je pense que vos lecteurs comme moi vibrent à l’idée que nous avons connu un monde qui ressemblait à « l’ancien temps » et que nos petits enfants seront contraints de l’imaginer car tout a changé et continue de changer très vite depuis 1950

        Question : COVID 19 aidant (!!!!!) vont-ils se jeter sur les terroirs familiaux pour en sauver ce qui reste de leur Histoire ???????
        Bravo ! d’un vendéen .... chouan, royaliste, catho etc comme ses ancêtres laboureurs et meuniers au pays dès La Rochejacquelein !!!!

        Répondre à ce message

  • Du pain sur la planche (Epilogue) 30 août 2020 12:19, par Bancelin

    Vraiment toutes mes félicitations pour cette rechercher passionnante sur vos ancêtres qui m’a d’autant plus intéressée que ma fille habite près de Dieppe. Merci

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  • Du pain sur la planche (Epilogue) 11 juillet 11:01, par FREDERIC PHILIPPART

    Bonjour,
    par ce message, je voulais vous signaler que mon arrière arrière grand-père VARIN François (1864-1946) boulanger de métier (issu d’une famille de meunier de St Mards), ayant eu une boulangerie dans les années 1900 à Bacqueviille en caux s’était ensuite installé à Offranville. J’ai retrouvé trace de son travail chez les QUILAN en tant que garcon boulanger. Il est récompsé le 2 / 11 /1923 d’un 2e prix par la chambre syndicale de la boulangerie présidé par Raoul QUILAN.
    peut-êttre avez-vous d’autres informations sur le travail de mon ancêtre au sein de cette boulangerie ?
    Il décède à Offranville en 1946 et y est inhumé
    bien cordialament

    Répondre à ce message

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