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Comptine pour l’enfant sage (22e épisode)

Le dimanche 1er février 2004, par Josiane Laurençon-Kuprys

En souvenir, d’une jolie petite fille au visage épanoui, entouré de boucles blondes indisciplinées et dont le rire, grave de petites fossettes, dans ses joues roses et rondes...

Avant que tu ne perdes la beauté et la candeur de ton enfance,
as-tu pris soin d’écouter le réveil de la journée qui commence ?
Tu es là, tu dors encore dans ton joli petit lit blanc,
à l’abri de ta chambre couleur lavande,
et un de ces petits matins de fin de printemps se faufile par la fenêtre entrouverte.
Tu te réveilles doucement et les odeurs de sureau et de seringa viennent flatter tes narines.
Reste encore immobile, sois attentive, ...tout est calme, serein.
Il n’y a pas un souffle de brise.
Rien ne vient troubler l’instant, et dans ce calme tout relatif ton oreille perçoit mille choses.
Ecoute...
Ecoute, le roucoucou doux et mélancolique de la grise tourterelle,
le rire crécelle d’une pie, le tia-tia de la corneille
et toute la multitude de chants d’oiseau qui font écran à l’appel du paon, de la fée des eaux.
Sur la terrasse, les poules caquettent doucement,
grattant et regrattant, graviers et feuilles sèches, pour trouver quelques vermisseaux.
Au loin, l’heure sonne au clocher du village.
Le bruit d’une voiture passant sur la route arrête la rêverie un court instant, et tout retombe dans le calme.
C’est comme si le sablier du temps retenait ses grains de sable pour faire plaisir à l’enfant.

Nous sommes de pauvres adultes privés de l’innocence d’une enfance, que nous tentons désespérément, de retenir, à travers notre progéniture ou celle des autres.

Et c’est, parce que nous ne voulons pas qu’ils meurent, que nous chérissons tellement tous nos candides secrets d’enfant. D’ailleurs, ils restent souvent éternels, dans le cœur de chacun de nous, car il suffit de laisser gambader nos pensées, pour que doucement nos souvenirs s’extirpent de la chaleur du nid de notre enfance, dans une langueur de demi-sommeil.

Combien de temps laissons-nous à nos petits, pour profiter de ces joies simples, et pour écouter encore, du fond de leurs rêves, les milliers de petits bruits, qui rendent la vie si jolie ?

Combien de temps encore, leur laissons-nous, pour vivre à leur rythme et à la cadence de leur cœur ?

Et si elle s’arrêtait de grandir l’enfance, pour stopper le temps, dans un éclat de rire ?

Si elle faisait un pied-de-nez à tout ce qui est grand ?

Alors on s’amuserait tous à :

Jacques-a-dit : On dirait que tu serais heureux et moi je t’inviterais dans ma vie... d’accord ?

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