J’ai trouvé sur Gallica, rubrique « presse », un article du journal L’Écho d’Alger que j’ai pu recouper avec la mémoire familiale...
Il s’agit de mes arrières-arrières-arrières grands-parents Françoise KAUFFMANN épouse Victor D’AUTREMANT (la même branche que l’on retrouve en Dordogne (Sarlat) et en Corrèze (à Brignac la plaine).
Ils se sont mariés à Alger en 1842 puis ils se sont installés en 1843 à Médéa (80 kms au Sud-Ouest d’Alger) en tant que débitant de liqueurs.
La mémoire familiale disait que le Duc d’Aumale avait été le parrain de la première fille D’autremant née en Algérie sous prétexte que mon arrière-arrière-arrière grand-père était noble selon les uns ou pour le remercier de services rendus pendant la conquête de l’Algérie en 1830 selon les autres membres de la famille. En fait en recoupant les dates et les événements et le contexte de l’époque, je n’étais pas convaincu par ces arguments.
Et par chance, en allant sur Gallica je suis tombé par hasard sur les archives de ce grand quotidien « l’Écho d’Alger » et j’ai interrogé le nom DAUTREMANT. Bien m’en pris car j’ai découvert un article qui relate cet événement avec le duc D’Aumale. En fait mon arrière-arrière-arrière grand-mère a été la première femme française a accouché d’un enfant à Médéa. Le Duc d’Aumale étant présent à cette époque à Médéa (1843) a effectivement voulu être le parrain de cet enfant uniquement pour cette raison (ce n’était pas une fille mais un garçon prénommé Guillaume). Malheureusement cet enfant est mort avant que le baptême n’ait pu avoir lieu.

Il y avait donc bien une petite part de vérité mais je suis content d’avoir pu démêler le vrai du faux.
Messages
1. Comment Gallica tord le cou à une rumeur ancrée dans la mémoire familiale, 4 mars 2016, 09:37, par albertine mas
Bravo pour l’enquête, voici donc une mystérieuse information élucidée, comme quoi, la transmission orale a toujours une part d’embellissement qu’il faut toujours aller vérifier. ;-) Lorsqu il y a un événement un peu particulier les journaux de l époque effectivement apportent très souvent une réponse complémentaire, comme vous l’avez découvert, parfois aussi il faut aller jeter un coup d’oeil dans les bulletins paroissiaux anciens que l’on retrouve dans divers lieux de classement : Archives départementales dans les séries appropriées =archives communales ou paroissiales, voir aussi les archives diocésaines. Bonne continuation pour de belles recherches à partager.Albertine
2. Comment Gallica tord le cou à une rumeur ancrée dans la mémoire familiale, 4 mars 2016, 11:58, par Anne Marie Guillot
En effet, il ne faut pas négliger les légendes familiales. Elles s’appuient presque toujours sur des éléments véridiques qu’il faut vérifier comme vous l’avez fait.
Premiere chose à faire quand on commence une généalogie : interroger les anciens (grands parents, oncles, tantes.....), cela fait notre bonheur et le leur !
3. Comment Gallica tord le cou à une rumeur ancrée dans la mémoire familiale, 4 mars 2016, 15:24, par Bourdain
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Le 16 mai 1843, Aumale, à la tête d’une troupe de Spahis Algériens, prend la Smala de l’Émir Abd-el-Kader, établie dans le Moyen Atlas au sud de Tiaret......il est presque certain que la base arrière des opérations militaires était Médéa....
4. Comment Gallica tord le cou à une rumeur ancrée dans la mémoire familiale, 4 mars 2016, 19:06, par guy
Spahis Algériens, prend la Smala de l’Émir Abd-el-Kader... <=== voir aussi : Lamoricière de St Philbert de Gd Lieu.44.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Christophe_Louis_L%C3%A9on_Juchault_de_Lamorici%C3%A8re
5. Comment Gallica tord le cou à une rumeur ancrée dans la mémoire familiale, 5 mars 2016, 09:16, par elisabeth Boileau
C’est bien d’aller vérifier ds la presse !
A propos de la Smalah d’Abd El Kader : elle fut prise à Taguine gros douar des Hauts Plateaux, terres d’alfa et de moutons.Les Spahis étaient stationnés à Boghar, 110km ; Tiaret 105km, Djelfa 91km
6. Comment Gallica tord le cou à une rumeur ancrée dans la mémoire familiale, 5 mars 2016, 14:09
Félicitations, mais il faut se garder de créer une autre rumeur !!!
"en allant sur Gallica je suis tombé par hasard sur les archives de ce grand quotidien « l’Écho d’Alger »"
Le "par hasard" est de trop !!
Gallica est une mine pour qui sait chercher, comme tout il faut un apprentissage. Même moi je n’ai pas su marcher du premier coup !
Encore bravo
Amicalement
1. Comment Gallica tord le cou à une rumeur ancrée dans la mémoire familiale, 5 mars 2016, 18:38, par Bernard Vialettes
Bonjour,
Merci pour vos encouragements.
Je sais que GALLICA est un trésor que je pratique depuis 2 ans. J’ai pu récupéré sur l’Echo d’Alger plusieurs autres articles très intéressants concernant ma famille. En fait, j’ai employé ce terme "par hasard" parce que je ne cherchais pas spécialement cette information lorsque je suis tombé par bonheur dessus.
Amicalement.
Bernard.
7. Comment Gallica tord le cou à une rumeur ancrée dans la mémoire familiale, 5 mars 2016, 16:03, par JOUFFROY
Bonjour M. Vialettes. Comme j’ai des ancêtres qui ont vécu en Algérie (au moins 2 mariages à Mustapha) entre 1850 et 1900, après avoir lu votre texte, j’ai jeté un oeil sur Gallica. Mais les archives de "L’Écho d’Alger" ne commencent qu’en 1912... Pourriez-vous m’indiquer comment vous avez procéder pour aboutir à ces archives bien antérieures ?
En vous remerciant,
G. J.
1. Comment Gallica tord le cou à une rumeur ancrée dans la mémoire familiale, 5 mars 2016, 18:31, par Bernard Vialettes
Bonjour,
En fait l’article mentionnant l’avis de décès date du 29 AOUT 1912 (date du décès de Françoise KAUFFMANN). J’avais aussi par ailleurs récupéré l’acte de mariage en Algérie et l’acte de naissance et de décès de cet enfant en 1843 à MEDEA. J’ai consulté également le parcours du duc d’Aumale pour vérifier sa présence à MEDEA en 1843. Entre la mémoire familiale et mes découvertes, j’ai pu tout recouper.
Cordialement.
Bernard.
8. Comment Gallica tord le cou à une rumeur ancrée dans la mémoire familiale, 8 mars 2016, 19:01, par GABRIELLE
Bonjour,
En lisant les archives de la « Vigie de Dieppe » (76)
Dimanche 5 Mars 1843
Nouvelles d’Afrique
page ¾, haut à gauche
Une correspondance d’Alger, du 20 Février précédent, confirme la présence du Prince d’Aumale à Médeah
http://tools.yoolib.com/Viewer_v2/index.php?page=1&user=bmdieppe&filemedia_id=4902&background=ffffff&pdf_type=external&url_css=&menu_left_visible=&menu_left_type=&search=&lang=&url_return=http%3A%2F%2Fmy.yoolib.com%2Fbmdieppe%2Fcollection%2F4626-la-vigie-de-dieppe%2F%3Fn%3D1&sid=ujkvp7aukkojngtbaletah89u6&fullscreen=1
Bonne lecture
9. gallica tord le cou a une rumeur ancree dans la memoire familiale, 7 avril 2018, 12:21, par dautremant jean marie
je possede un document qui fait mention du mariage de nos ancêtres en 1839 a alger .mon arriere grand pere a bien vecu a Laghouat il a demande en 1888 des terres de colonisation refusees apres un avis defavorable d un general . je suis en possesion de ces correspondances . mon pere est aussi natif de Laghouat . je peux faire parvenir ces documents si vous etes interesse . telephone 0494319656
10. Comment Gallica tord le cou à une rumeur ancrée dans la mémoire familiale, 12 avril 2018, 11:05, par VIALETTES Bernard
Bonjour,
Tout d’abord de m’avoir informé par mail du dernier message du 7 Avril 2018 concernant un article de Mars 2016. Cela m’a permis de retrouver un cousin pas si éloigné que ça.
Nous avons pris contact et allons échanger des informations et des documents.
Cela s’appelle le miracle généalogique.
Bien cordialement.
Bernard.
1. Comment Gallica tord le cou à une rumeur ancrée dans la mémoire familiale, 13 avril 2018, 00:09, par VIALETTES BERNARD
Vous aurez bien compris que j’ai voulu écrire "Tout d’abord MERCI" dans mon précédent message.
11. Comment Gallica tord le cou à une rumeur ancrée dans la mémoire familiale, 5 avril 2019, 15:26, par totorbel
Bonjour cher cousin,
Je suis Christophe Bellina, fils de Liliane Bellina-Dautremant. Je connaissais cette histoire mais pas cette fin tragique. Au moins il n’y aura pas de guerre de succession entre nous 🙄
Par contre je suis sur cette autre Histoire familiale :
Condamné à mort puis gracié
DAUTREMANT (Jean-Victor-Gaston), voies de fait militaires, tribunal spécial, 10/01/1884. BB/24/2056 dossier : 2378 S84.
Il est de notre famille mais impossible de savoir ce qu’il a fait...
Si vous avez des infos
Un beau Week End