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Cadeaux et dépenses pour Jehanne la Pucelle

Une approche de Jehanne au travers de dons et de cadeaux qu’elle reçut


vendredi 18 mai 2007, par Jean-Pierre Bernard

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On a écrit tant de choses sur cette jeune fille ! Au travers de quelques documents, nous allons l’approcher de plus près, pour la connaître un peu mieux, en particulier par les divers dons et cadeaux qu’on lui fit.

Tout le monde a entendu parler de « Jeanne d’Arc », dite Jehanne la Pucelle, dite la Pucelle d’Orléans ou encore la Pucelle de France, que l’on nommait simplement « Jehannette » à Domrémy selon ses propres dires.
Ella a pu être aussi dite « la Dame des Armoises » qui, pour beaucoup d’historiens « officiels », était une usurpatrice.

Des centaines de livres et publications ont paru à son sujet, avec toujours la même histoire : « une jeune fille, pauvre bergère de Domrémy, en Lorraine, qui entend des voix célestes, prend la route vers le roi de France, délivre Orléans, fait sacrer le roi à Reims, et enfin, prise par les Anglais, est jugée, condamnée à être brûlée vive sur la place du Vieux Marché à Rouen, fin mai 1431. »
Dans cette phrase, on pourrait soulever de nombreuses polémiques sur : « pauvre », « bergère », « Lorraine », « voix célestes », « les Anglais », « brûlée vive »... mais tel n’est pas ici le sujet, que nous avons déployé ailleurs.

Nous allons seulement essayer d’en savoir un peu plus sur Jehanne, à travers des dépenses qui la concernent et de quelques dons et cadeaux qu’elle reçut.

Tout d’abord, quel aspect avait-elle ?
Un portrait d’elle aurait été réalisé durant sa vie par un peintre Ecossais, mais il ne semble pas être passé à la postérité.
Jehanne était très probablement gynandroïde, mais n’en avait pas moins un aspect de femme. Monsieur Lebrun des Charmettes, membre de l’Ecole des Chartes, l’a ainsi dépeinte :

« Le front moyen, les yeux fendus en amande, de couleur entre le vert et le brun, des sourcils finement dessinés, un nez droit, une bouche petite, un creux au menton, le teint blanc et les cheveux châtains. »

Peut-être... pourquoi pas ! Mais nous laissons à M. Lebrun des Charmettes la responsabilité de cette description.

La seule représentation encore réelle que nous possédons d’elle, est un dessin naïf, dessiné en marge d’une page de son Procès de Condamnation, par un clerc ou un scribe, en 1431.
Elle y porte les cheveux longs. Il est bien possible que Jehanne, cheveux coupés « à la soldade » durant les campagnes militaires, pour porter plus facilement le casque, les ait laissé pousser pendant le temps de sa captivité.

On sait en revanche ce qu’elle portait « à la ville ».
Quand elle n’était pas en opérations, Jehanne adoptait le costume de ville des chevaliers :

« ... et quand elle estoit désarmée, si avoit estat et habits de chevalier : des lacets noués, en dehors du pieds, un pourpoint et des chausses ajustées, un petit chapeau de feutre sur la tête et des habits de drap d’or et de soie, bien fourrée, et de diverses couleurs. »
(chronique anonyme)

Elle portait des chapeaux ou chaperons ornés d’une longue bande de tissus déchiqueté. Elle fit cadeau de l’un de ses fameux chapeaux à la petite Charlotte (9 ans en 1429), fille de Jacques Boucher, trésorier du duc d’Orléans, avec qui elle dormit durant son séjour à Orléans, à la fin du siège, lorsque la cité fut délivrée.
Ce chapeau fut conservé par la famille, puis par les Pères de l’Oratoire d’Orléans, où il fut brûlé par les Révolutionnaires.
On le décrit ainsi :

"En feutre gris, à grands rebords, retroussé par devant et le bord attaché par une fleur de lys en cuivre doré, fort allongée ; au sommet : une fleur de lys en cuivre doré, de laquelle descendaient des spirales, en cuivre doré, assez nombreuses, et terminées par des fleurs de lys pendant sur les bords du chapeau. La coiffe est en « toille » bleue."
Cette jeune fille « belle et bien faite » portait surtout des habits d’homme. Si on se la représente comme ci-dessus, elle pouvait ressembler à un jeune page, ambiguïté qui, peut-être, déclenchera chez Gilles de Rais cette vénération pour elle !

Néanmoins, elle affectionnait aussi beaucoup les beaux habits de femme. Elle a dû en porter à Orléans, à Chinon, à Sully... : étoffes chatoyantes, velours de soie, robes d’homme bordées des fourrures les plus rares.
Un tissu fourni par Jehan Lhuillier (beau-frère de Jacques Boucher) atteindra le prix fabuleux de 170 francs-or le mètre !
D’après le métrage du tissu, on a pu calculer qu’elle mesurait environ 1m60.

En 1429, à Orléans, on paye à Jehan Lhuillier : «  8 écus d’or pour deux aunes de fine Bruxelles vermeille, pour une robe, et 2 écus d’or pour une aune de vert perdu (étoffe) destinés à la huque . »

Jehan Bourgeois reçoit 1 écu d’or pour les doublures et la façon.

Le « vert perdu » était une étoffe en drap vert de deux nuances, qu’on utilisa pour tailler des feuilles d’ortie pour orner les vêtements. La feuille d’ortie avait été choisie par le duc d’Orléans comme emblème familial, en signe de deuil, pour marquer la prise du duc Charles par les Anglais (il restera 25 ans prisonnier en Angleterre !).

Dans les mêmes comptes : « A Jacquet Compaing, pour demy aulne de vers (étoffe), achestés pour faire les orties (ornements ou broderies représentant donc des orties, emblème de la famille d’Orléans), des robes de la Pucelle, le jour du lièvement du siège d’Orliens - 6 sous parisis. » (dimanche 8 mai 1429).

Et aussi : « pour don à elle faict de 13 couronnes d’or au drapier et au tailleur, pour la confection d’une robe vert perdu agrémentée de feuilles d’ortie. »
Des fleurs de lys sur ses chapeaux, un emblème personnel de la famille d’Orléans sur ses vêtements... Jehanne ne ferait-elle pas partie de la famille ?!
Autre polémique que nous n’oborderons pas ici.

En fait, comme il est dit dans la lettre de Bougainvilliers : « Cette jeune fille était d’une élégance parfaite ! »

Jehanne reçoit aussi d’autres cadeaux : (mai 1429)

  • « A Massot Bariant, pour avoir tiré à clert un tonneau de vin prins (pris) chez Jehan Morchoasme pour donner à Jehanne le jour du lièvement du siège d’Orliens - 6 sous parisis. »
  • «  A Jehan Lebrun, sellier, pour l’achat d’un bast à bahu (selle arrondie sur le dessus) et pour ung bahu (coffre dont le couvercle est arrondi et couvert de clous de cuivre), serrures, courroys, sangles et pour touailles (toiles, tissus) pour le guernir (garnir) par dedans avec couverture, pour donner à Jehanne la Pucelle - pour le tout 76 sous parisis. »

Le 19 janvier 1430, Jehanne, au repos forcé à Sully-sur-Loire, vient à Orléans, invitée à un banquet :

  • « A Jehan Morchoasme, pour argent baillé pour l’achat de 6 chapons, 9 perdrix, 12 congnins (lapins) et ung fésan présentés à Jehanne la Pucelle - 6 livres 12 sols 3 deniers. » On peut conjecturer que, ce jour-là, Jehanne ne s’est pas contentée d’un peu de pain trempé dans du vin, comme il est dit qu’elle faisait à Orléans au moment de la fin du siège.

Puis : « et à Jacquet Leprestre, pour 3 pintes de vin présentés aux dessus-dits à deux repas, ledit jour - 3 sous parisis. »

Dans les comptes de Hémon Raguier, trésorier de Charles VII, par lettres-patentes du 22 septembre 1429, au château de Gien où se trouvait le roi, après le sacre de Reims :

  • « A Jehanne la Pucelle, 249 livres tournois forte monnoye et 30 ducats d’or... au faict de la despense ordonnée par elle faire au voïage faict par le dit Seigneur (le roi) à Rheims, pour le faict de son sacre et couronnement. »
  • « A Jehanne la Pucelle, 236 livres forte monnoye... c’est scavoir pour ung cheval que ledit Seigneur lui fist bailler et délivrer à Soissons audit moys d’aoust - 38 livres 10 sols tournois. »
  • « Pour ung aultre cheval que semblablement ledit Seigneur luy fist bailler et délivrer à Senlis au dit moys de septembre - six vingt dix sept livres 10 sols tournois. »
  • « Et à Rheims, que icelui Seigneur luy fist bailler et délivrer pour bailler à son père - 60 livres tournois. »
  • «  A Jehanne la Pucelle, pour despence - 40 écus . »
  • « A Jehan de Mes (Metz), pour la despence de la Pucelle : 200 livres tournois. »
  • « Au maistre armeurier pour un harnois complet pour ladicte Pucelle - 100 livres tournois. »
  • « Audit Jehan de Mes et son compaignon, pour luy aidier à avoir des harnois, pour eulx armer et habiller, pour estre en compaignie de ladicte Pucelle - six-vingt cinq (125) livres tournois. »
  • « A Hauves Poulvoir (Hamish Power, écossais), paintre, demourant à Tours, pour avoir paint et baillé étoffes pour un grant estendart et un petit pour la Pucelle - 25 livres tournois. »

Le duc d’Alençon, gendre de Charles VII, voulut aussi concourir à l’armement de Jehanne en lui faisant présent d’un cheval : « ...in quo loco dominus dux Alenconii dedit eidem Jehannae unum equum. » (et dans cet endroit - à Tours - le duc d’Alençon donna à Jehanne un cheval).

Jehanne, qui reçut du roi d’autres dons en argent, était donc assez bien nantie.
Au Procès de Condamnation, elle déclarera posséder près de 12.000 écus, somme considérable, précisant que ce sont ses frères (Pierre et Jehan) qui gèrent cet argent.
Une partie de cette somme a dû servir à payer les hommes de troupe que Jehanne avait engagé elle-même alors que, chef de bande, elle était désavouée par le roi, et continuait la lutte seule.
Sans doute aussi une autre partie servira à payer la rançon de son frère Pierre, fait prisonnier en même temps qu’elle à Compiègne.

L’épée de Jehanne.

Jean Chartier, dans Journal du siège et Chronique de la Pucelle, mentionne l’épée et les circonstances de son acquisition par Jehanne : le roi voulut lui donner une épée, elle demanda celle de Sainte Catherine de Fierbois, « on lui demanda si elle l’avoit oncques veue, et elle dit que non »... Un forgeron fut envoyé depuis Tours et découvrit l’épée parmi plusieurs ex-voto déposés là, apparemment dans un coffre derrière l’autel. (A partir de 1415 et de la bataille d’Azincourt, des hommes d’armes vinrent déposer tout ou partie de leur armement en remerciement de la protection de Sainte Catherine).
C’est parmi ces armes que fut prise l’épée demandée par Jehanne.

Jehanne brisa cette épée sur le dos d’une prostituée, à Saint-Denis, selon le duc d’Alençon, vraisemblablement après la tentative manquée contre Paris. Il semble qu’elle ait pris l’habitude de frapper avec cette épée sur le dos des filles de joie qu’elle rencontrait, de tels incidents étant précédemment mentionnés à Auxerre par le chroniqueur Jean Chartier et par son page Louis de Coutes pour l’étape Château-Thierry.
Charles VII se montra très mécontent du bris de l’épée. Celle-ci avait en effet pris des allures d’arme magique parmi les compagnons de Jehanne, et sa destruction passa pour un mauvais présage. On n’a aucun indice sur ce que sont devenus les morceaux.
(Olivier Bouzy, « Jeanne d’Arc, Mythes et Réalités », Atelier de l’Archer, pages 73 et 74)

Il ne faut pas confondre l’épée réelle et l’épée « virtuelle » qui se trouve décrite dans les armoiries de Jehanne. Dans le blason de Jehanne, l’épée est représentée avec cinq fleurs de lys alors que les textes concernant l’épée de Fierbois ne mentionnent que cinq croix.

L’armure de Jehanne.

Charles VII paya à Jehanne une armure coûtant 100 écus, soit 2.500 sols ou 125 livres tournois. Cette somme n’est pas extraordinaire, il suffit de la rapprocher de l’inventaire établi par Jeanne lors de son procès :

« Elle dit ensuite que ses frères ont ses biens, chevaux, épées, à ce qu’elle croit, et autres qui valent plus de 12.000 écus. Elle répondit qu’elle avait dix ou douze mille (écus) qu’elle a vaillant ... »

Le comte de Laval par témoignage nous apprend qu’il s’agissait d’un « harnois blanc », c’est-à-dire de pièces d’armures d’un seul tenant, et non d’une brigandine.
Par comparaison cette armure valait deux fois le prix de l’équipement le moins coûteux et huit fois moins que le plus cher.

Cette armure fut offerte à Saint-Denis en ex-voto après l’échec de l’assaut sur Paris. A partir de ce moment elle porta une armure prise sur un Bourguignon, sans qu’on connaisse la valeur de ce nouvel équipement.
L’armure de Saint-Denis ne fut certainement pas détruite mais a peut-être subi le sort de l’épée qui fut déposée à Sainte-Catherine de Fierbois par un soldat et empruntée par Jeanne d’Arc.
(Olivier Bouzy, « Jeanne d’Arc, Mythes et Réalités », Atelier de l’Archer)

La « dame des Armoises » passe à Orléans.

En 1436, coup de théâtre : réapparition de Jehanne, sous le nom de Jehanne des Armoises. Jehan d’Arc, dit alors du Lys, son frère, passe à Orléans pour le faire savoir, en retour de chez le roi. De plus, le héraut de la ville avait amené aux Procureurs une lettre d’elle. On trouve dans les comptes de la ville :

  • 9/8/1436 : « A Fleur de Liz, hérault de ladicte ville, le jeudy de Sainct-Lorens, pour don à luy faict pour ce qu’il avoit apporté lectres à la ville de par Jehanne la Pucelle - 2 réaux, à 24 sous parisis, soit 48 sous parisis. »
  • 21/8/1436 : « Pour don à luy faict (Jehan du Lys) la somme de 12 livres tournois pourceque ledit frère de la Pucelle vint en la Chambre de ladicte ville, requérir aux procureurs de la ville qu’ilz luy voulissent aidier d’aulcun poy (d’un peu) d’argent pour s’en retourner par devers sadicte soeur, disant qu’il venoit de devers le Roy luy annoncer que sa soeur Jehanne existoit, et que le Roy luy avoit ordonné (promis) 30 francs et commandé que on les bailla, ce dont on ne fist rien, et ne luy en fust baillé que 20 dont il avoit despensé les 12, et ne luy en restoit plus que 8 francs, qui estoit poy de choses pour s’en retourner à Metz devers sa soeur Jehanne, veu (vu) qu’il estoit cinquiesme à cheval (accompagné de 4 personnes). On luy donna 12 francs, valent 9 livres 12 sols parisis. »

En juillet 1439, Jehanne des Armoises rend visite aux Orléanais dont elle avait délivré la ville dix ans plus tôt. Les comptes de la ville gardent trace de ce passage. On paye, par l’intermédiaire de Jacquet Leprestre :

  • Le 28 juillet : « 14 solz parisis, pour vin présenté à Jehanne des Armoises. »
  • Le 29 juillet : idem.
  • Le 30 juillet : 60 sols parisis « pour viande présentée à madicte Jehanne, et 21 sols parisis pour 21 pintes de vin à disner et soupper. »
  • Le 31 juillet : 28 sols parisis « pour vin présenté à elle à disner et au soupper. »
  • Le 1er août : 210 livres parisis (belle somme !) « pour don à elle faict le premier jour d’aoust par délibéracion faicte avec le Conseil de la ville et pour le bien qu’elle a faict à ladiste ville durant le siège, donné à elle le mesme jour que elle se party, pour ce IIc et X l. » (210 livres parisis).
  • Le 1er août : « A luy (Jacquet ) 10 sous et 8 deniers parisis pour huit pintes de vin despensées à ung soupper ou estoit Jh. (Jehan) Lhuillier (c’est le tailleur de Jehanne !) et Thévenot de Bourges pour ce qu’on le cuidoit (le devait) présenter à ladicte Jehanne, laquelle se party plutôt que ledit vin ne fust venu. »

Cette dernière remarque a fait couler beaucoup d’encre, car on a dit que Jehanne, étant une usurpatrice, a voulu s’enfuir très vite...!
Elle était à Orléans depuis plusieurs jours, reconnue par les gens qui l’avaient cotoyée en 1429, et même son tailleur. Qui pouvait la connaître mieux que lui ?

Mais ce qu’on oublie toujours de citer, c’est la rubrique suivante, dans les comptes de la ville :

  • « A Jehan Pichon, le quatriesme jour de septembre, pour six pintes et choppine présentés à la Dame Jehanne des Armoises. »

La « Dame des Armoises » n’avait donc pas disparu !

Voilà donc, succinctement, quelques uns des dons, cadeaux et largesses dont a bénéficié Jehanne la Pucelle, alias « la Pucelle d’Orléans », alias « la Dame des Armoises », dite « Jeanne d’Arc », et simplement dénommée « Jehannette » par son entourage de Domrémy.

Sources :

  • Médiathèque Orléans - Bull. SAHO.
  • « Scènes de la vie de Jeanne d’Arc », Jean Jacoby, Mercure de France, 1941.
  • « Lettre de Bougainvilliers - Jeanne d’Arc et ses Lys », E. Schneider, Grasset, 1952.
  • Comptes de Hémon Raguier, trésorier des guerres de Charles VII.
  • Comptes de ville d’Orléans.
  • « Jeanne d’Arc, Mythes et Réalités », Olivier Bouzy, Atelier de l’Archer, Orléans.
  • « Journal du siège et chronique de la Pucelle », Jean Chartier, chroniqueur du temps.
  • « Les missions secrètes de Jehanne la Pucelle », Pierre de Sermoise, R. Laffont, Les Ombres de l’Histoire, 1970.

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