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Bleu Blanc Rouge et Croix Blanche

ou l’internement de l’Armée de l’Est en Suisse durant le conflit franco-prussien (1870-1871)

Le jeudi 12 mars 2009, par Willy Meier

Introduction

Cet article apport met en relief des évènements communs à nos Histoires nationales, française et suisse. Il amène une autre vision d’une guerre malheureusement trop peu connue, esquivée ou tout simplement tombée dans l’oubli. Souvent les historiens expliquent les situations stratégiques et tactiques, puis certains s’attardent sur le déroulement des combats. Il est fait cas maintenant plus de la partie humanitaire que conflictuelle [1]. Les circonstances ont été reconstituées surtout par l’apport de documents suisses [2]. Ainsi le lecteur peut se former une opinion sur l’accueil que cette petite Nation a réservé aux soldats de l’Armée de l’Est.

Les conjonctures du drame et son dénouement peuvent être expliqués selon ce plan chronologique :

  • Survol de la situation générale dans le secteur frontière franco-suisse au mois de janvier 1871.
  • L’exode en terre helvétique.
  • L’organisation de l’internement puis celle du rapatriement.
  • L’après guerre.
  • Conclusions.

Ne sont pas abordés les aspects stratégiques et opératifs du conflit. Ni ceux de la mobilisation et de la montée en puissance de l’Armée suisse. Egalement l’évaluation des commandants et leur comportement sur le théâtre des opérations ne font l’objet d’aucune analyse. Ces sujets pourraient être abordés ultérieurement.

Survol de la situation générale dans le secteur frontière, fin janvier 1871

L’Armée de l’Est, placée sous les ordres du général Bourbaki, reçoit la mission de pousser offensivement en direction de Belfort afin de desserrer l’étau de l’adversaire et libérer la cité assiégée. Cette ville, terrain clé pour le contrôle de l’axe entre Vosges et Jura, représente une base de départ pour entamer la seconde phase qui va consister à couper les lignes de ravitaillement allemandes. Après de durs combats, les Prussiens ne cèdent pas. Malgré des actes de bravoure, l’attaque échoue. L’insuccès se transforme en une retraite cruelle au son du canon. L’Armée doit se replier rapidement pour tenter de rallier Lyon.

Les généraux allemands Von Manteuffel et Von Werder conduisent une opération en tenaille. Leur intention est d’interdire les communications en direction de Besançon et de la place de Lyon commandée par le général Ochsenbein [3]. Leur manœuvre, habile et impitoyable, réussit. Ils forcent la marche, coupent le repli et chassent durement l’Armée Bourbaki vers la frontière suisse. « Ce n’est plus une armée, c’est une cohue (…) exténuée par un ou deux jours de jeûne » [4] et des nuits passées à la belle étoile, dans la neige et le froid qui se regroupe dans le secteur de Pontarlier.

L’Armée suisse remplit les missions générales inscrites dans la Constitution fédérale et précisées par l’autorité : faire respecter la Neutralité et défendre le territoire dès la frontière. Les évènements, instables, mouvants et la retraite précipitée de l’Armée de l’Est imposent une modification urgente du dispositif. Il est renforcé dans les cantons de Vaud et Neuchâtel. La « Neue Zürcher Zeitung » [5] dans son édition du 20 janvier 1871, commente ainsi la décision des autorités fédérales « (…) il faut nous attendre à devoir interner des centaines de milliers de Français et à nous opposer avec fermeté et par avance à toute tentative de retraite vers Lyon à travers le sud-ouest du territoire suisse ».

Non seulement les conditions météorologiques frappent durement la troupe qui se bat depuis six mois. La population française souffre aussi des rigueurs de l’hiver et de la disette. Un témoin déclare : « (…) un superbe gendarme en faction près de la gare (de Pontarlier) apercevant les joues dorée d’une miche rebondie, oublie sa consigne, en courant à nous : Messieurs, s’il vous plait, un morceau de pain pour mes enfants ; voila deux jours qu’ils n’en ont pas mangé ! » [6].

Les routes sont encombrées de neige et la température demeure glaciale. Les morts sont délaissés, les militaires blessés ou épuisés abandonnés. Sans vouloir juger l’attitude apparemment néfaste de trop d’officiers, les observateurs ressentent leur égoïsme et le mépris de la troupe. Au feu, ils sont certainement brillants mais incapables de soulager les souffrances de leurs subordonnés. Car c’est de cela qu’il s’agit : Beaucoup d’officiers s’occupent avant tout de leur confort personnel.

Un notable pontissalien révèle que des aide-de-camps d’un général viennent visiter sa demeure pour s’assurer que « la maison offre toutes les garanties nécessaires au service d’un officier supérieur(…) une salle à manger convenable, une cuisine vaste et belle(…) » [7]. Cette attitude est condamnée par Léon Gambetta, Ministre de l’intérieur. Le 25 janvier, il adresse une circulaire à ses généraux : « l’officier doit être l’ami et le tuteur de ses soldats(…) pour les aider à supporter les privations, il doit les supporter lui-même et leur donner l’exemple(…) » [8]. Ce délaissement est incompréhensible pour l’homme du rang car lui et les animaux se trouvent dans le dénuement et l’inconfort.

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Le général Herzog

Un parlementaire de l’Etat-major du général Herzog [9], le lieutenant-colonel Sieber, en mission à Pontarlier, fait part d’une constations : « L’Armée parait être dans une désorganisation incroyable (…) toute subordination (…) avait disparu, le maintien de la discipline était impossible » puis d’affirmer qu’à la moindre apparition des troupes allemandes que « tous les corps français(…) passeraient avec armes et bagages sur le territoire suisse » [10].

L’exode en terre helvétique

En présence du désarroi qui s’amplifie, la Suisse prend l’initiative de soulager les souffrances des hommes et des chevaux. Elle veut aussi leur éviter une reddition déshonorante suivie d’une captivité humiliante.

Plusieurs actes précèdent déjà la décision officielle d’interner les troupes placées sous l’autorité du Général Clinchant [11].

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Le général Clinchant

Relevons notamment :

  • La demande de protection formulée le 3 janvier 1871 par 14 officiers et 174 soldats du corps des « Vengeurs de la mort » (francs-tireurs, unité irrégulière).
  • L’envoi d’ambulances militaires [12] dans le fuseau de retraite. Abandonnés, les souffrants reçoivent les premiers soins avant l’évacuation sanitaire au delà de la frontière.
  • Le transit de trains entre Pontarlier et Genève. Convoi parfois à risques en raison de la présence de militaires atteints de maladies contagieuses.
  • Et pour la population pontissalienne, les autorités fédérales offrent spontanément, par l’entremise des comités de secours, mille cinq cent quintaux de farine et du riz.

Des deux côtés de la frontière, on se rend à l’évidence, L’Armée de l’Est est à bout de souffle. Ses soldats ont l’impression d’être abandonnés à leur triste sort. Le délabrement est affligeant.

Il y a cependant des exceptions ; un certain nombre de corps de troupe acceptent les ordres de leurs officiers demeurés proches d’eux. La discipline règne.

Mais la cause est désespérée face à l’adversaire qui manœuvre sans répit. Les Prussiens coupent l’axe de repli. Le 2e Régiment de Dragons et le 2e Régiment de Chasseurs d’Afrique réussissent à passer entre les mailles du filet. Pour les autres troupes, il devient impossible de s’échapper de la nasse pour rejoindre Lyon en franchissant le col de la Faucille Ils refluent donc vers la Suisse et se massent à sa frontière dans le secteur de la Vallée de Joux.

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Secteur de la vallée de Joux - Vallorbe

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Secteur de la vallée de Joux, direction SW

Conscient que l’affaire est perdue, le Général Clinchant adresse une proclamation à son armée le 31 janvier 1871 ; il affirme sa volonté de ne pas capituler et de demander l’aide de la Confédération [13].

Dès lors, il est nécessaire d’agir vite pour éviter les contraintes prussiennes et abréger les souffrances des troupes. Le 1er février 1871, à quatre heures, on entend battre « la générale » dans les cantonnements de l’Armée suisse. Le dispositif d’engagement se trouve immédiatement occupé par ses formations.

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Poste frontière des Verrières
Désarmement des troupes (panorama des Bourbakis de Lucerne).

Une heure plus tard, à cinq heures, dans une modeste demeure du village des Verrières (commune du canton de Neuchâtel), la convention d’internement [14] est signée par les généraux Herzog, Commandant en chef de l’Armée suisse, muni des pleins pouvoirs, et le général Clinchant.

La retraite s’achève et se transforme en exode à la hauteur du drapeau à croix blanche sur fond rouge.

Après une première estimation, l’Etat-major de l’Armée française annonce le passage de 42’000 hommes appartenant aux 15éme, 18e 20e et 24e Corps d’armée ainsi que ceux du corps de réserve, des troupes d’artillerie et du génie et finalement de la Gendarmerie.

Sans attente, dans l’obscurité et un froid toujours glacial, défilent, en tête, les voitures des postes et du trésor avec une fortune de 1 682 584, 66 francs. Puis les calèches des généraux. Ensuite une grande quantité de pièces d’artillerie, des chariots du parc et en queue de colonne, les véhicules de réquisition. Après c’est au tour des troupes à pied et des chevaux de progresser en direction de Colombier (canton de Neuchâtel) et d’Yverdon-les-Bains (canton de Vaud).

Mais le premier acte consiste à déposer l’armement, le matériel et les munitions. Cette formalité est accomplie avec patience et sans signe de velléité ou d’animosité.

Puis une longue colonne se forme et marche péniblement en direction des deux cités. En réalité, 33 500 hommes passent la borne frontière des Verrières et on en dénombre 54 000 à Ste-Croix [15].

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Les Verrières

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Sainte-Croix

La progression marquée par la confusion et des manquements à la discipline dure tout le jour. Les troupes fuient le danger, les soldats se pressent les uns sur les autres pour échapper au péril, les témoins assistent à une mêlée générale, chacun suit son inspiration, son chemin ou son escorte. La débandade s’achève dans le courant de la journée du 2 février.

Si en général, la discipline est déplorable, il faut relever des exceptions. Quelques compagnies et corps de troupe sont conduits fermement et présentent un aspect militaire. Parmi eux, relevons deux régiments, les 29e et 52e ainsi que le valeureux 92e de ligne qui a couvert la retraite.

Une interminable ligne noire serpente à travers le Jura et la campagne. La population s’apitoie sur le sort des troupes. Des malheureux marchent les pieds nus ou enveloppés de chiffons. Les uniformes sont en lambeaux. On entend de nombreuses quintes de toux. L’état des chevaux attire également la pitié : mal harnachés, affamés, recouverts de plaies purulentes, brutalisés par les conducteurs d’artillerie et du train. Parfois un soldat suisse écourte les souffrances d’un animal par un coup de feu. Cependant 10’680 bêtes atteignent les deux localités. Parmi elles, les montures des cavaliers et des troupes d’Afrique qui ont été traitées avec beaucoup de sollicitude.

Les premiers secours s’organisent. Les troupes suisses dressent des bivouacs et allument des feux. Les plus démunis reçoivent de la subsistance. Les villageois mettent en place des « ravitaillements volants ». Les autorités et les habitants distribuent soupe, pain, vin, cigares, couvertures et médicaments. On héberge les hommes épuisés. Le témoignage d’égard d’Oscar Huguenin [16] à un « moblot » nous donne un exemple parmi de nombreux autres dont celui de la tante Julie « (…) la vieille femme fit un soubresaut…sur un petit banc (…) un soldat français, dormant d’un sommeil de plomb (…) Et la bonne vieille poussa amicalement le soldat dans sa cuisine. Si vous étiez entré une heure plus tard…le soldat déjà transformé, les mains et le visage débarbouillé, et le regard brillant de reconnaissance » [17].

L’organisation de l’internement puis celle du rapatriement

Dans les cités et les bourgs, l’accueil s’organise. Le 31 janvier le préfet écrit au syndic (maire) d’Yverdon-les-Bains afin de réquisitionner les boulangeries de la région et d’aménager des écuries de campagne.

Femme et jeunes-filles tricotent des vêtements On prévoit des occupations : conférences, leçons de français de géographie et d’histoire. Des soldats exercent leur profession chez l’habitant de la région.

Des lazarets sont improvisés dans des églises et lieux publics. Les quêteurs recueillent des dons. Les comités de secours redoublent d’ardeur pour offrir confort et soins.

La population française n’est pas oubliée. Entre le 4 et 23 mars, neuf wagons complets roulent en direction de la France. Ils transportent des céréales, de la farine ainsi que des pommes de terre.

Cette sollicitude ne faiblit pas pendant les deux mois que dure l’internement.

Le 1er février, le Chef du Département militaire fédéral communique, par télégramme, la répartition des militaires. L’attribution est effectuée proportionnellement à la population et aux ressources des « Etats Confédérés ».

L’évacuation est conduite par l’Etat-major du général et les cantons. Cent quatre-vingt six communes sont choisies. Les troupes proches d’un stationnement s’y rendent à pied. Les autres utilisent quarante-quatre convois ferroviaires entre le 3 et le 9 février.

Dès l’arrivée dans les camps, on procède au recensement des internés et rassemble les éléments les concernant [18].

Au tour des 10 778 chevaux d’évacuer les lieux de transit. Ils sont pris en charge par onze cantons où la disette du fourrage se fait le moins sentir. Des recherches sont effectuées pour retrouver les bêtes errantes.

Toujours le 1er février, le Conseiller fédéral Welti émet les « Instruction sur le logement, l’entretien, la solde et l’administration des militaires français internés » [19].

Elles précisent, notamment, que les internés sont placés sous la juridiction du code pénal militaire fédéral. A ce propos, il faut relever que 153 hommes, dont trois officiers, subissent une peine d’arrêts purgée dans la fortification de St-Luzisteig (canton des Grisons).

Vient ensuite la charge de dresser l’inventaire du matériel de guerre déposé lors de l’entrée en Suisse. Il est établi avec une grande précision. L’arsenal de Morges [20], le château de Grandson (canton de Vaud) et les installations militaires de Thoune (canton de Berne) mettent en stock l’armement, les munitions et l’équipement Les pièces d’artillerie ainsi que les voitures de guerre sont parquées à Colombier et à Yverdon-les-Bains. Les ambulances et leur matériel partent en France en transitant par Genève en application des conventions négociées et signées dans cette ville. Le matériel égaré ou abandonné est recherché. Les autorités militaires vaudoises « invitent les personnes qui détiennent sans titre valable des armes, des munitions et autres objets appartenant à l’armée française, à les déposer… » [21].

Le service de santé prend en charge de nombreux hommes blessés mais surtout malades. Beaucoup souffrent de maladies contagieuses. On en dénombre 17 987, soignés dans les hôpitaux et établissements aménagés pour la circonstance. La mort emporte 1 701 patients [22]. Un certain nombre de corps sont transférés en France à la demande des familles. Pour ceux qui reposent en terre helvétique, des monuments aux Morts, stèles ou mausolées ont été érigés en leur mémoire (on en compte une centaine aujourd’hui. leur entretien est placé sous la responsabilité du « Souvenir Français » en collaboration avec les autorités locales). Fait émouvant : dans le cimetière de la ville d’Aarau (canton d’Argovie), le monument du général Herzog se trouve à proximité de la stèle des soldats français.

Le 26 février, la paix est signée à Versailles et le 10 mai, le traité de Francfort l’entérine. La guerre est terminée.

Les autorités fédérales ont déjà donné leurs instructions pour restituer le matériel et organiser le rapatriement. Une planification minutieuse et considérable. Les trains viennent de toute la Suisse pour sortir aux Verrières et à Genève. Des bateaux de plaisance traversent le lac Léman. Les rapatriés débarquent en Haute-Savoie. Les mouvements se déroulent selon la programmation. On déplore cependant le décès de 24 militaires lors d’un accident de chemin de fer à Colombier. Les causes ne ressortent pas clairement des enquêtes menées par la justice : rupture d’attelage ? Défectuosité des freins ? Surpoids ? Erreur d’aiguillage ? Vengeance conjugale avec acte de sabotage ?

Dans le bonheur du retour, une ombre : l’amertume et la nostalgie des Alsaciens et des Lorrains qui rentrent en pays conquis.

L’après guerre

Le départ des internés est marqué par de nombreuses manifestations officielles et au sein des familles. La République française et l’Assemblée nationale réitèrent leurs remerciements.

Un abondant courrier est échangé entre les familles d’accueil et les anciens internés. La tante Julie [23] reçoit des nouvelles du soldat Pujol. Elles proviennent de Florac, département de la Lozère.
Au fil des ans, des réunions s’organisent dans les deux pays. On banquette. Les restaurateurs ne manquent pas de fantaisie pour composer le menu : « Soupe à la bataille (…) Rosboeuf à la Bourbaki (…) Jambon de garde, gelée de 71 » sans oublier un « Demi fuste par troupier » [24].

La ville de Mâcon remercie aussi chaleureusement les Suisses. Elle organise quatre journées de festivité qui débutent le 5 août 1872. Un concours de tir est inscrit au programme de la « Fête patriotique de la reconnaissance à la République helvétique » [25].

La paroisse de l’Auberson [26] reçoit un autel venue de France ; geste de reconnaissance de soldats hébergés dans le temple le 1er février.

Les peintures et dessins des artistes Bachelin, Castres et Huguenin immortalisent les évènements. L’exemple du panorama de Lucerne (toile circulaire de 112 x 10 mètres) constitue un important témoignage d’époque sur l’histoire de l’Europe.

Reste à régler le coût de l’internement. La somme due par la France s’élève en francs à 12 154 396,90. La France accepte les comptes. Aucune réclamation n’est formulée par son gouvernement. Une partie est amortie par le contenu des caisses du trésor, la vente des chevaux et la liquidation d’objets. La France verse le solde par acomptes du 15 juillet au 12 août 1872.

Conclusions

La Suisse est le proche témoin de la première guerre moderne sur le continent européen. Moderne car cet affrontement est caractérisé par l’utilisation des grands espaces et l’engagement d’importants effectifs (1 550 000 combattants), l’utilisation des voies ferrées, du télégraphe sans omettre l’évolution de l’armement.

Mais elle est aussi l’observatrice d’un drame humain. Les évènements l’amènent à jouer un rôle actif dès le commencement des hostilités. Elle respecte ses engagement et se souvient d’une fraternité ancestrale.

La Suisse, adolescente, et sa jeune armée répond favorablement à l’appel du Général Clinchant : « nous irons demander à la neutralité suisse l’abri de son pavillon ».

Concrètement, interner une armée du jour au lendemain et lui offrir des conditions d’existence convenables n’est pas une tâche aisée. Cas résolu par la disponibilité sans restriction de son armée et un élan de générosité sans précédent de son peuple. Il serait ingrat de ne pas mettre en évidence les efforts du CICR qui devient, avec l’expérience, de plus en plus opérationnel. (Accueil, acheminement de la poste, recensement, soins).

Le conflit franco prussien représente une révolution dans le domaine du droit de gens et des victimes de la guerre. Les Conventions de Genève sont reconnues et appliquées (parfois de façon lacunaire) traçant la voie à une humanisation des conflits.

L’hommage final vient de France et rendu récemment. Celui du Général d’Armée (CR) Pierre de Percin, ancien Président du Souvenir Français. Il s’exprime ainsi : « A l’heure de la défaite, n’oublions pas, non plus, l’extraordinaire élan de générosité et de solidarité de nos voisins de la confédération helvétique accueillant, en 3 jours, les 85 000 hommes exténués, grelottant de froid et dans un état de misère indescriptible de la malheureuse armée de Bourbaki » [27].

Table des illustrations



Les illustrations sont publiées avec l’autorisation :

  • Du Chef de l’armée ainsi que du Commandement des Forces aériennes pour les photographies prises au-dessus du sol.
  • La direction du Panorama Bourbaki de Lucerne pour les illustrations de
    l’ambulance et de l’internement aux Verrières.
  • L’Association suisse des sous-officiers de Reconvilier pour le portrait du Général Herzog, Commandant en chef de l’Armée suisse lors du conflit.
  • Le site internet « collections JD www.military-photos.com » propriétaire de Monsieur Jérome Discours pour la photographie du Général Clinchant, Commandant de l’Armée de l’Est.

[1Kaub Marceau, Curiosité de l’Histoire de France en Suisse, revue du Souvenir Français, No 466, mars 2007.

[2Documents consultés.

Institutions :

  • Archives fédérales suisses
  • Fondation pour le patrimoine historique des CFF (Chemins de Fer Fédéraux)
  • Archives de la ville d’Yverdon-les-Bains
  • Archives de la commune de Ste-Croix
  • Archives du CICR (Comité international de la Croix-Rouge)
  • Bibliothèque militaire fédérale
  • Bibliothèque du Musée militaire de Colombier
  • Bibliothèque du Musée militaire vaudois
  • Bibliothèque de la Ville d’Yverdon-les-Bains
  • Bibliothèque de l’Institut d’Histoire de l’Université de Nauchâtel.

[3Maradan Evelyne, Les Suisses à la Légion Etrangère de 1831 à 1861, mémoire de licence, 1987, pages 205 à 208. Ochsenbein Ulrich (1811-1890), originaire de Nidau, canton de Berne, nommé général de brigade de l’Armée française, chargé d’organiser et commander la seconde Légion Etrangère (Décret signé par Napoléon III le 17 janvier 1855).

[4Monnier Marc, La Revue des Deux Mondes, 1er mai 1871.

[5Quotidien du canton de Zürich fondé au XVIIIe siècle, tendance radicale-démocratique.

[6Jacky lieutenant-colonel, L’occupation des frontières suisses en 1870-1871, page 289.

[7Jacky lieutenant-colonel, op.cit page 289.

[8Gaudet-Blavignac Richard, Le Brécaillon, bulletin de l’Association du Musée Militaire Genevois, parution décembre 2006, page 82.

[9Senn Hans, Dictionnaire Historique de la Suisse, Herzog Hans (1819-1894), originaire d’Aarau, canton d’Argovie, officier d’artillerie, commandant de l’Armée suisse du 19 juillet 1870 au 15 juillet 1871.

[10Dawall E. major (commandant) à l’Etat-major général, Les troupes françaises internées en Suisse, rapport rédigé par ordre du Département militaire fédéral, page 36.

[11Military-photos.com, Les officiers, Clinchant Justin (1820-1881), général de division, reprend le commandement de l’Armée de l’Est avant son internement. Retourne en France en mars 1871.

[12Gaudet-Blavignac Richard, op.cit. page 80. L’ambulance peut être comparée actuellement à un hôpital de campagne (poste de secours) comprenant médecins, personnel infirmier, matériel sanitaire et un véhicule de transport des blessés.

[13Dawall E. major à l’Etat-major général, op.cit., page 40 « (…) mais je ne veux livrer à la Prusse, ni un homme, ni un canon. Nous irons demander à la neutralité suisse l’abri de son pavillon (…) nous avons tous fait notre devoir jusqu’au bout et que nous déposons les armes que devant la fatalité(…) ».

[14Dawall E. major à l’Etat-major général, cp.cit. pages 38 et 39 : La convention signée entre les généraux Clinchant et Herzog « Entre Monsieur le Général Herzog, général en chef de l’armée de la Confédération suisse et Monsieur le Général de division Clinchant, général en chef de la 1re armée française, il a été fait les conventions suivantes :
1. L’armée française demandant à passer sur le territoire suisse, déposera en y pénétrant, ses armes, équipements et munitions.
2. Ces armes, équipements et munitions seront restitués à la France après la
paix et après le règlement définitif des dépenses occasionnées à la Suisse par
le séjour des troupes françaises.
3. Il en sera de même pour le matériel d’artillerie et ses munitions.
4. Les chevaux, armes et effets des officiers seront laissés à leur disposition.
5. Des dispositions ultérieures seront prises à l’égard des chevaux de troupe.
6. Les voitures de vivres et de bagages, après avoir déposé leur contenu,
retourneront immédiatement en France avec leurs conducteurs et leurs
chevaux.
7. Les voitures du trésor et des postes seront remises avec tout leur contenu à
la Confédération helvétique, qui en tiendra compte lors du règlement des
dépenses.
8. L’exécution de ces dispositions aura lieu en présence d’officiers français et
suisses désignés à cet effet.
9. La Confédération se réserve la désignation des lieux d’internement pour les
officiers et pour la troupe.
10. Il appartient au Conseil fédéral d’indiquer les prescriptions de détail
destinées à compléter la présente convention.
Fait en triple expédition aux Verrières, le 1er février 1871.
(signé) CLINCHANT, Général (signé) Hans HERZOG, Général ».

[15La troupe emprunte les axes :

  • Les Rousses – Vallée de Joux – Orbe Yverdon-les-Bains : 50km
  • Pontarlier – Les Faourgs – Ste-Croix – Yverdon-les-Bains : 40km
  • Pontarlier - Les Verrières - Fleurier - Colombier : 40 km.

[16Huguenin Oscar (1843-1903), né à la Sagne, canton de Neuchâtel, écrivain et poète. Il a écrit un poème Soldat suisse et mobile français. (Collection privée). Extrait : « (…) ma mère te lavera tes pieds endoloris ; on chauffera pour toi le meilleur de nos lits (…).

[17Huguenin Oscar, Derniers récits, pages 99 et 100.

[18Mériaux Marie, archiviste, Comité International de la Croix-Rouge, Internés en Suisse, (avec l’emplacement des camps, l’identité du militaire, l’incorporation).

[19Dawall E. major à l’Etat-major général, op.cit. pages 53 à 60.

[20Une puissante explosion se produisit le 2 mars 1871 à l’arsenal situé à proximité du château. La cause est due à une imprudence lors de la mise en stock des munitions (39 wagons de cartouches, d’obus d’artillerie et de poudre). Il s’ensuivit un gigantesque incendie, Pertes humaines : 22 morts dont cinq suisses.

[21Le journal d’Yverdon, mars 1871.

[22Dawall E. major à l’Etat-major général, op.cit. Tableau statistique des maladies (causes de décès).

[23Huguenin Oscar, op.cit. page 108.

[24Bibliothèque municipale de la Ville d’Yverdon-les-Bains, Banquet du 10 février 1901, hôtel du Paon, Yverdon.

[25Petit Jean, Face à la Prusse, ouvrage réalisé, grâce au concours de la Municipalité de Mâcon et du siège national du Souvenir Français. Page 51 à 54.

[26Localité du Jura vaudois située entre Pontarlier et Ste-Croix.

[27Petit Jean, op.cit, préface.

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34 Messages

  • Bleu Blanc Rouge et Croix Blanche 14 mars 2009 09:12, par blanchard christophe

    bonjour ; bravo pour votre article,moi meme ayant étudier la retraite de l’armée de l’est il y a quelques années,mais du coter francais ;avec des amis nous avons relever et photographier tous les lieux de décès (cimetieres) et monuments avec en plus les actes de décès des soldats francais.nous avons couvert depuis les environs de morteau jusqu’a gex, via salins,champagnole,, saint-laurent,morez et bien sur les rousses-bois d’amont.mon arriere-arrière grandpère a été des leurs,il était soldat aux 55e régiment de mobile du jura,il a participer a la retraite de l’armée de l’est de villersexel jusqu’a besancon. le régiment avait recu l’ordre de rester a besancon avec une autre unité. les autres montèrent sur pontarlier,vers leurs destins...

    Répondre à ce message

  • Bleu Blanc Rouge et Croix Blanche 14 mars 2009 10:47, par Jean-Georges Gies

    Existe-t-il une liste nominative des militaires français ayant trouvé assistance en Suisse ?

    Répondre à ce message

    • Bleu Blanc Rouge et Croix Blanche 26 mars 2009 08:59, par Willy Meier

      Oui. Suis en possession d’une liste des militaires décédés sur le territoire suisse. Cependant, le Comité international de la Croix-Rouge détient des documents intéressants. Y figurent l’identité,le grade, l’incorporation, le lieu d’internement ainsi que le domicile en France. Il n’est pas difficile de retrouver les traces d’un soldat. Dites le moi. Genève est à une heure de mon domicile.
      Cordialement.

      Répondre à ce message

      • Bleu Blanc Rouge et Croix Blanche 23 avril 2009 11:31, par elyane lataoui

        pourriez vous me dire si dans cette liste figure un simon chastre natif du departement de la correze qui est un de mes ancetres. j etais tres etonnee qu il decede en suisse et je crois que votre article peut apporter cette reponse merci elyane_lataoui chez yahoo.fr

        Répondre à ce message

      • Bleu Blanc Rouge et Croix Blanche 17 mai 2010 22:34, par GAZAGNE

        Bonjours,
        durant le conflit 1870 /1871,mon arrière arrière grand père GAZAGNE Baptiste est décédés du typhus à thun (Suisse) le 17/02/1871,pourriez-vous dire quelles démarche je dois entreprendre pour retrouver les documents attestant de ce fait.
        Par avance je vous remercie et vous souhaite une bonne journée.
        Cordialement.
        Mr GAZAGNE Patrick

        Répondre à ce message

  • Bleu Blanc Rouge et Croix Blanche 14 mars 2009 14:02, par Micjhel PARISET

    Il s’agit là d’un article remarquable consacré à un évènement trop peu connu de l’histoire de nos deux nations.

    On ignore cependant qu’en 1940, à l’occasion de la déroute de nos armées, de nombreux soldats Français ont également été internés en Suisse pour échapper à l’invasion allemande.J’aimerais savoir si une étude identique a été consacrée à ces faits , notamment pour mettre en valeur la qualité de l’accueil de la population Suisse.Par ailleurs, je n’ai pas connaissance de manifestations qui auraient été organisées en France, par la suite, pour remercier nos voisins Helvètes.

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    • Bleu Blanc Rouge et Croix Blanche 26 mars 2009 09:37, par Willy Meier

      Vous avez raison. Je déplore cette dépression historique (aussi chez nous Helvètes).
      La Suisse, pour répondre à la première partie de votre question, a accueilli des militaires français durant la Grande guerre. Surtout ceux victimes des gaz.(Des corps sont enterrés dans la cimetière de Leysin)Puis en 1940, la 45e Armée du Général Daille a été internée en Suisse.Le commandant en chef de l’armée, le Général Henri Guisan à délégué le colonel de Tscharner (ancien de la Légion Etrangère)qui connaissait très bien ces troupes qui, pour la plupart, venaient d’Afrique du Nord. Le 7e Régiment de Spahis fut interné dans le Nord Vaudois (Yvonand, Rovray, Donneloye, Chavanne-le-Chêne). A noter que d’autres soldats reçurent l’hospitalité (Des Polonais, des pilotes de diverses nationalités).
      Enfin, en bibliothèque, divers ouvrages traitent la question de façon générale.
      Le « Souvenir Français » m’a confié la tâche d’aborder ces deux sujets.
      Bien à vous.

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  • Bleu Blanc Rouge et Croix Blanche 14 mars 2009 15:00, par RAFFIER Monique

    Bravo et merci. Comme l’intérêt pour la généalogie nous fait bien voyager dans l’espace et le temps tout en nous enrichissant !
    Episode inconnu de notre histoire, je pourrai maintenant le raconter à mes petits-enfants pour mieux leur expliquer l’annexion de l’Alsace et Lorraine.
    Encore merci pour ce lien avec les suisses qui ont su héberger il y a plus de 130 ans autre chose que des banquiers...Monique de Bordeaux

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    • Bleu Blanc Rouge et Croix Blanche 14 mars 2009 16:34, par j cottin

      Merci pour ce livre mais n’oublions pas que pendant la 2e Guerre Mondiale les Suisses n’ont pas toujours été aussi « clean » que leurs rues car ils ont« refoulé » de nombreux juifs qui avaient tout perdu ....et qui avaient réussi, grace aux passeurs qui risquaient leur vie , à arriver de l’autre coté de la frontière.
      Il faut se garder d’enjoliver l’Histoire ..
      Jacqueline de Paris

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      • Bleu Blanc Rouge et Croix Blanche 14 mars 2009 17:48, par Jean Pythoud, Herisau, Suisse

        À Madame Jaqueline de Paris,

        J’ai bien lu votre réponse à l’article « Bleu Blanc Rouge et Croix Blanche ». À mon avis il ne faut pas mélanger les événements historiques. Nous sommes en fin du XIXè S., la situation économique générale était, de loin, moins brillante que celle du XXIè S. Si nous considérons l’aide que, non seulement la Suisse, mais les populations environnantes ont fourni dans ce cas de figure, nous en avons des leçons à tirer.

        Maintenant, à propos de votre réaction concernant le refoulement aux frontières suisses lors de la Deuxième Guerre mondiale, je vous trouve très simplice, car la situation ne permettait pas grand chose et n’était pas aussi simple que beaucoup veulent bien laisser croire. Une courte lecture approfondie sur les événements, les lieux, les conditions et les faits, vous démontrera que toute réaction populiste n’y a pas sa place. Les passeurs furent très nombreux et, aujourd’hui encore, demeurent inconnus. En Suisse, nous n’avons pas la recherche de la médaille dans le sang, alors...

        Je vous souhaite une bonne étude et, qui sait, au plaisir de vous relire. Jean Pythoud, Herisau

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      • Bleu Blanc Rouge et Croix Blanche 26 mars 2009 10:53, par Willy Meier

        Bonjour Jacqueline,
        Merci de m’avoir lu.
        Premièrement.Sans vouloir polémiser, votre observation au sujet de nos rues fait partie des archétypes populaires et « novices » (selon Corneille, « Le Menteur »).
        Dans des situations très difficiles où la nation doit survivre, le gouvernement doit faire des choix. Douloureux parfois.Injustes souvent. Désignez-moi, je vous prie,une nation ressortie vierge comme Fatima d’une confrontation armée.
        Secondement. Mon père, montant la garde à la fontière franco-suisse en 1943 a laissé passer des maquisards en fuite.
        Troisième lieu. Un historien doit dire ou écrire la vérité. Sans juger.Il n’« enjolive » pas mais recherche les documents et témoignages de l’époque concernée.Son mot d’ordre : la rigueur. Les questions sans réponse, obscures sont frappées d’un point d’interrogation.Pardonnez ma franchise. Sincères salutations.

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    • Bleu Blanc Rouge et Croix Blanche 26 mars 2009 09:48, par Willy Meier

      Mes remerciements, chère Madame, pour vos compliments. Vous avez raison, nos descendants doivent connaitre notre Histoire. C’est notre Devoir.N’hésitez pas à prendre contact avec moi si vous souhaitez recevoir d’autres informations.
      Sincèrement.

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  • Bleu Blanc Rouge et Croix Blanche 14 mars 2009 17:25, par Yves François

    Bravo à cet article richement documenté,

    j’ai découvert ce fait d’histoire non enseigné en France à l’occasion de mon passage aux Verrières pendant la traversée du Jura à ski de fond. Natif de Brazey-en-plaine (Côte d’Or) où l’expression populaire « une vraie armée de Bourbaki » désigne une équipe de miséreux en déroute, j’ai pu enfin faire le lien après avoir visionné les belles reproductions Internet du panorama de Lucerne. En effet, l’armée de l’Est est passée par mon pays natal sur sa route vers l’internement en Suisse.
    A signaler un autre fait d’histoire franco-Suisse sur fond de retraite là aussi : ce sont des pontonniers Suisses qui ont largement contribué à la « réussite » de la retraite de Russie à la bataille de la Bérézina. Il existe une chanson à la gloire de ces hauts faits (BerezinaLied)
    Yves François

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  • Bleu Blanc Rouge et Croix Blanche 14 mars 2009 17:42, par Yves François

    Bravo à cet article richement documenté,

    j’ai découvert ce fait d’histoire non enseigné en France à l’occasion de mon passage aux Verrières pendant la traversée du Jura à ski de fond. Natif de Brazey-en-plaine (Côte d’Or) où l’expression populaire « une vraie armée de Bourbaki » désigne une équipe de miséreux en déroute, j’ai pu enfin faire le lien après avoir visionné les belles reproductions Internet du panorama de Lucerne. En effet, l’armée de l’Est est passée par mon pays natal sur sa route vers l’internement en Suisse.
    A signaler un autre fait d’histoire franco-Suisse sur fond de retraite là aussi : ce sont des pontonniers Suisses qui ont largement contribué à la « réussite » de la retraite de Russie à la bataille de la Bérézina. Il existe une chanson à la gloire de ces hauts faits (BerezinaLied)
    Il est peut-être bon de rappeler que le général Bourbaki, après avoir pris la décision de l’internement de son armée en Suisse, s’est tiré une balle dans la tête et ... il en a réchappé.

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  • Bleu Blanc Rouge et Croix Blanche 14 mars 2009 19:08, par Mme Renée CHEVALIER 270 avenue BERTHELOT lyon 69008

    un ancêtre de la famille de mon mari, MR.CRAUSAZ consul de Suisse,(né dans le canton de Vaux) aurait participé aux passages des troupes en Suisse.Avez-vous connaissance de ce fait ?

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    • Bleu Blanc Rouge et Croix Blanche 26 mars 2009 11:07, par Willy Meier

      Non Madame. Bon renseignement. Ce que je puis vous révéler est un évènement survenu à la Vallée de Joux.Un membre du gouvernement vaudois a accueilli les internés. Bien commandés, ceux-ci ont été rassemblés puis ont défilé devant le magistrat.
      Auriez-vous l’amabilité de me communiquer d’autres informations dans la mesure du possible.

      Très bonne salutations.

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  • Bleu Blanc Rouge et Croix Blanche 14 mars 2009 21:32, par Joëlle SCHMITT

    Bonsoir,

    Merci pour cet article très bien documenté et qui me donne des informations supplémentaires qui me permettent de comprendre ce qu’a vécu mon arrière grand-père qui était de la classe 70. Il a été incorporé le 11 octobre 1870 au 12 ème régiment d’artillerie comme 2e canonnier conducteur. j’ai la chance de posséder son livret militaire et sa fiche signalétique de service datée du 13 octobre 1871.

    Je viens de reprendre les 7 lettres que je possède qui couvrent la période du 19 novembre 1870 au 5 octobre 1871 ainsi que la carte de correspondance qu’il envoie de Suisse.

    Je vous cite cette carte datée du 13 février 1871 fautes comprises

    « Mes chers parents, je vous écrits ses deux mots pour vous donner de mes nouvelles, je vous dirais que je me porte bien et je souhaite que la presente vous trouve de même. Je vous dirais que je suis prisonnier en suisse depuis le 1er février et je suis dans se moment ici à Berne et nous ne sommes pas malheureux je vous dirais que je suis avec Menier et Dufour. Je voudrais bien savoir de vos nouvelles mais je ne peux pas vous donner mon adresse je ne sais pas si nous resterons à Bern. Je vous embrasse de tous mon coeur. signé Descombes »

    La lettre suivante est datée de Toulouse le 4 mars 1871 et en voici quelques extraits qui viennent complèter l’article :

    « Je vous dirait que je suit rentrée en Franse depuit le vint cinques février et j’ai rester un jour a Lyon, et de Lyon l’on m’a envoyer a Marseille et j’ai rester deux jours, et a Marseille j’ai demandé a rentrer a mon dépôt et je suit maintenant et je suit aux subsistans. chers parents je vous dirait que nous avont fait une triste campagnes nous n’avont pas u de chanse tout le temps nous avonts été dan la neige jusqu’aux genoux ainsi quant nous somme entré en suisse il y an a des qu’ils ont laisser leur pièces aux germains , mais nous nous avont encor rentrer les notres et ce n’estait pas trop tôt, les prussiens étiont deriere nous, nous avonts entrée à deux heures après midie le premier fevrier et les prussiens sont arriver a quatre sur les frontiere ainsie comme vous voyer nous avions pas de temps a perdre. chers parents je vous dirait que jaie laisser Meunier et Dufour à Berne en suisse et moi l’on m’a envoyer en Franse parce que le froid m’a fait enfler un peu les jambes mais sa se n’est rien. »

    Mon arrière grand père n’est donc resté que 25 jours en Suisse comme prisonnier. Il confirme la neige et la désorganisation de l’armée. Malheureusement il ne donne pas de précisions sur sa situation en Suisse durant cette période.

    Merci encore de cet article, car il n’y a pas beaucoup d’informations sur cette période et il m’a permis de situer chronologiquement son parcours.

    Je n’ai pas encore scannées et transcrit toutes les lettres, peut-être que cela pourrait faire l’objet d’un article ?

    cordialement

    Joëlle SCHMITT

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  • Bleu Blanc Rouge et Croix Blanche 15 mars 2009 00:04, par Michel Masson, Yverdon CH

    A Monsieur Blanchard Christophe,

    Il va sans dire qur cette tranche d’histoire peu glorieuse de la France est très poignante par les drames humains qu’elle a créé. J’espère que vous n’avez pas manqué la superbe expo à Pontarlier il y a exactement un an et qui portait le titre Bleu Blanc Rouge et Croix Blanche.

    J’ai un AR grand père qui a été tué à la bataille de Villersexel en janvier 1871. Il faisait parti des l’armée que Bourbaki commandait pour essayé de débloquer la place forte de Belfort.
    Aussi votre commentaire à retenu toute mon attention car vous avez fait un travail remarquable concernant l’histoire de cette déroute et des relevés des morts dans la région du Doubs.
    Auriez vous une liste des soldats tombés lors de la bataille de Villersexel et environs.
    Je cherche en vain la trace de mon ancêtre et ne sachant où il est né ni ne connaissant ses parents, je n’ai pas eu d’aide du service des archives militaires.
    Peut-être ai-je une chance de votre côté ou quelques conseils à suivre.

    Dans l’attente de vous lire, Bien cordialement

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    • Bleu Blanc Rouge et Croix Blanche 23 mars 2009 16:09, par BLANCHARD CHRISTOPHE

      REPONSE POUR MONSIEUR MICHEL MASSON . AVEZ VOUS FAIT UNE RECHERCHE A LA MAIRIE DE VILLERSEXELLE ? CAR IL SE PEUT QUE VOTRE ANCETRE SOIT MENTIONNER DANS LES ACTES DE DECES. CE N’EST PAS PARCE QUE VILLERSEXELLE FUT LE THEATRE D’UN CHAMPS DE BATAILLE,QUE RIEN NE FUT DECLARE A L’ETAT CIVIL EXEMPLE : SALINS LES BAINS OU IL Y A UNE GRANDE QUANTITE DE SOLDATS TUES OU DECEDES DANS CETTE VILLE. JE DEMANDERAI A MES AMIS DU DOUBS, S’ILS NE DISPOSENT DE QUELQUES RENSEIGNEMENTS.SI JE PUIS VOUS ETRE UTILE,N’HESITEZ-PAS. CORDIALEMENT. BLANCHARD CHRISTOPHE (MOREZ-JURA).

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      • Bleu Blanc Rouge et Croix Blanche 23 mars 2009 21:21, par Michel

        À M. Blanchard Christophe
        Merci pour votre réponse à ma demande d’aide. Pour être un peu plus précis peut être sur les circonstances du décès de mon ancêtre à la Bataille de Villersexel en janvier 1871, j’ai déjà fait une demande à la mairie concernée et sans aucune trace en définitive.
        Je me suis aussi informé un peu plus profondément sur cette guerre et la bataille de Villersexel. En définitive on dit la bataille de Villersexel car ce fut la seule remportée par Bourbaki, mais elle s’est déroulée sur des dizaine de communes environnentes. Alors mes recherches s’avèrent plus que difficiles. Je n’ai pas encore pu savoir à ce jour comment les victime étaient recensées et enregistrées dans les mairies (du lieu de décès ou de naissance ?)
        Il n’y a pratiquement aucune information historique officielle qui existe sur cette guerre (défaite programmée devrait-on dire)
        A part de temps en temps des récits d’érudits qui émmergent comme celui-ci et font avancer l’histoire. Même à l’école, à l’époque ou l’on nous enseignait encore l’histoire, ce chapitre avait été occulté alors que j’habitait la ville qui était aux premières loges, Belfort ! On nous avait même pas appris comment le territoire de Belfort était né suite à ce conflit...
        Encore merci de votre aide et si vous avez un réseau d’amis qui s’y intéressent aussi, toute information sera la bien venue de leurs parts.
        Très cordialement.

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  • Bleu Blanc Rouge et Croix Blanche 15 mars 2009 00:47, par Yves

    Bonjour à tous

    Excellent article qui permettra à ceux qui feront l’effort de le lire de découvrir une des nombreuses facettes ignorées de l’histoire de l’Europe et des différents conflits qui l’ont secouée. « On n’est pas dans l’armée à BOURBAKI ! ». Quel jeune conscrit français n’a pas entendu pendant son service militaire cette invective lancée par un supérieur ?

    La plupart des militaires qui emploient cette expression en ignore totalement la signification et pensent qu’elle vient de la guerre d’Algérie, que BOURBAKI était un chef Arabe, sans trop pouvoir même lui donner une nationalité précise, à tel point que j’ai même entendu un jour « l’armée à BOURKIBA ». Dans l’esprit de son auteur le nom de ce général français était presque devenu celui de l’ancien président tunisien.

    Il est donc indispensable de publier d’autres articles de ce genre afin de rafraîchir certaines mémoires et d’éclairer certains esprits, encore faut-il faire l’effort de les lire comme je l’ai écrit au début de mon propos. Yves.

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  • Bleu Blanc Rouge et Croix Blanche 15 mars 2009 13:26, par Philippe BERNARD de RAYMOND, Aix-en Provence.

    Deux fois reconnaissant à la Suisse

    Merci à l’auteur de l’article pour son travail si précis sur l’entrée et le séjour en Suisse de l’Armée de l’Est en 1871. Mon grand-père, le Sous-Lieutenant Hector BERNARD, de Marseille, appartenait au 82e régiment de marche, 2e bataillon des Mobiles de Vaucluse ; après l’échec de BOURBAKI devant Belfort, mon grand-père connaît les dures conditions de la retraite et entre en Suisse avec son unité le 2 février 1871, par Sainte-Croix.Il est interné pendant six semaines à Zurich, logé chez l’habitant, Nierderdorfstrasse. J’ai la chance de posséder l’ensemble des lettres adressées à sa mère et à ses sœurs à Marseille : il y est fréquemment question de la qualité de l’accueil reçu des Suisses, et aussi des concerts publics de Zürich, seule distraction qu’il s’autorise. Hector BERNARD se fait photographier, avec d’autres officiers français internés, Chez J. GANZ, 40 Bahnhofstrasse ; j’ai conservé ces deux photos ; il retourne en France par Genève, le 14 mars 1871.
    Je signale la récente publication de l’ouvrage d’Henri ORTHOLAN, L’Armée de l’Est,1870-1871, qui offre des vues nouvelles sur cette campagne.

    Mon père, le Capitaine Philippe BERNARD de RAYMOND, était mobilisé en 1939 dans le 52e GRDI (Groupe de Reconnaissance de Division d’Infanterie), et commandait un escadron à cheval. Son unité se trouvant tournée par la 29e Division d’Infanterie Motorisée allemande va réussir à passer en Suisse avec d’autre unités françaises, le 24 juin 1940, échappant ainsi à la captivité en Allemagne. Il restera interné en Suisse pendant six mois, d’abord à Neuenkirch (Canton de Lucerne), puis à Weisslingen (Canton de Zürich).

    Une double dette familiale donc pour le bon accueil réservé par les Suisses à ces soldats à soixante-dix ans d’intervalle.

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    • Bleu Blanc Rouge et Croix Blanche 27 mai 2009 20:28, par L de Vregille

      à Besançon, le 27 05 09
      .Merci à nos amis suisses d’avoir accueilli la valeureuse ARMEE BOURBAKI,
      elle n’avait pas démérité, comme l’a montré l’expo de Pontarlier
      et quelques 70 ans plus tard, des unités de l’armée de 40, qui ,elle aussi , s’est glorieusement battue, malré l’issue défavorable de la campagne de 1940 !
      (l’un de mes oncles a été tué bien loin d’ici, à Haut le Wastia lors de la bataille de la Meuse)

      Pour ce qui est de l’Armée de l’Est, je conseille à tous d’aller voir le PANORAMA BOURBAKI à LUCERNE, magnifique, saisissant de réalité !

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  • Bleu Blanc Rouge et Croix Blanche 20 mars 2009 14:36, par Jean Pythoud

    J’ai lu avec grand intérêt cet article. Permettez-moi d’y ajouter un complément historique local qui, peut-être, donnera réponse à une ou à des questions de recherche de personnes.

    À Herisau, chef-lieu du Canton d’Appenzell Rhodes extérieures (non loin de St. Gall) se trouve une stèle à la mémoire de soldats français appartenant à l’Armée Bourbaki, internés du 11 février au 18 avril 1871. 21 noms sont gravés, ce sont :

    Jean Laville - Claude Chicot - Alexandre Prim - Prosper Rivière - Baptiste Derbez - Jean Gaudillière - Etienne Bourdier - Mathurin L’hotelier - Jean Marie Soubie - Jean Marie Bondaud - Eugène Champeunier - Louis Savin - Jules Hélène - Ervin Morin - Jean Berger - Léon Darblet - Pierre Clément - Joseph Houalert - Félix Cornevin - Jean Villeneuve - Pierre Pelletier.

    Dans un texte sur la Commune de Herisau (Geschichte der Gemeinde Herisau) en page 182, on peut lire « Dans des cas particuliers, les étrangers peuvent contribuer au comblement des fossés sociaux, comme jusqu’au 17 mars 1871. Les internés français de l’armée de Bourbaki logés dans la caserne de Herisau. L’arrivée de 1584 soldats totalement épuisés les 7 et 15 février 1871 a déclenché une telle vague de solidarité à Herisau que la quasi totalité des internés catholiques ont été autorisés à célébrer leur culte dans l’église réformée et aussi à pouvoir enterrer leurs morts dans le cimetière de Ebnet, à Herisau. »

    Appenzell s’est scindé en deux demi-cantons (séparation territoriale) en 1597, sur la base de la confession des citoyens. En ce temps-là, l’oecuménisme n’était pas encore dans les moeurs.

    Jean Pythoud

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  • Bleu Blanc Rouge et Croix Blanche 10 août 2010 20:12, par Jean-François MASSICOT

    Bonjour,

    je découvre votre article en cherchant des informations sur mon arrière-grand-père , Amédée NICOLAS , né en 1848 en Charente. On sait dans la famille qu’il était dans l’armée de Bourbaki et a été interné dans le canton de Glaris. Il est revenu de Suisse à la fois très impressionné par les Alpes et très reconnaissant de l’accueil qu’on lui avait fait.

    auriez-vous une liste des internés de Glaris ? ou un lieu où je pourrais trouver trace de mon ancêtre.

    merci.

    Jean-François.

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  • Bleu Blanc Rouge et Croix Blanche 5 août 2011 14:48, par André Vessot

    Merci pour cet excellent article qui évoque de façon très documentée une page méconnue de nos histoires nationales françaises et suisses.

    Mes recherches généalogiques en Suisse pour retrouver mon ascendance helvétique ont été l’occasion de riches contacts. Notamment un de mes contacts généalogiques m’a donné l’information suivante. Dans le cimetière d’Echallens, dans le canton de Vaud au nord de Lausanne, il y a un monument où sont inscrits les noms des soldats français de l’armée de l’Est décédés dans cette commune. Il s’agit de Henri Roux originaire de St Nizier (Loire), François Laporte originaire des Pyrénées Atlantiques, Baile Jean-Claude originaire du canton de Montbrison dans la Loire et Femel Jean-Claude originaire de Lyon.

    Si des lecteurs de cet article sont intéressés j’ai même les actes de décès de ces personnes sur Echallens.

    Bien cordialement.

    André VESSOT

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  • Il a fallu que je participe à une commémoration des passeurs du Risoux à l’Abbaye en Suisse près du lac , pour rencontrer des jurassiens français intarissables sur la déroute en plein hiver de l’Armée Bourbaki…Un jurassien devait nous faire faire le tour des cimetières où reposent les pauvres soldats de cette déroute effroyable qui fut le rappel de ce qui est arrivé en 1940….Hélas, la personne en question fort intéressante a omis de me relancer…dommage .

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  • Bleu Blanc Rouge et Croix Blanche 3 février 2018 08:16, par camlong

    bonjour Monsieur
    je recherche depuis des années le frère de mon ancêtre, Bravi, alphonse MERCIER, qui a servi en 1870-1871 dans l’armée de la Loire etl’armée de l’est.
    nous n’avons plus trace de lui après son incorporation.
    j’ai reconstitué son parcours et les endroits où il est passé grace au récit du capitaine Bielawski dans son ouvrage « histoire du bataillon de Riom »
    bien des années après votre exellent récit que j’ai trouvé seulement aujourd’hui et qui se recoupe en tout point avec celui que j’ai écrit
    vous dites avoir une liste des internés décédés en suisse
    pourriez vous prendre contact avec moi, cela me permettrai de copléter ma recherche
    merci
    roseline camlong

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  • Bleu Blanc Rouge et Croix Blanche 18 novembre 2020 23:03, par Jean-Philippe GANASCIA

    Bonjour , je suis à la recherche pour des études d’une société d’histoire militauire française, à l’occasion du 150e anniversaire du conflit franco-allemand et de l’accueil des internés de l’Armée de l’Est en Suisse, d’un inventaire, s’il en a été dressé un, de tous les matériels stockés par la Suisse pendant cet internement, avec mes relerciemnts par avance et avec mes plus cordiaux messages. JPh Ganascia

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  • Soldat de l’armée Bourbaki 30 décembre 2020 11:36, par Guy MOREAU

    Bonjour,

    Mon Arrières Grand-Père maternel ainsi que deux de ces cousins, on fait parti de cette armée.
    Mon AR-GP a écrit une quinzaine de lettres à son beau-frère, de 12/1869 à 03/1871. Les dernières de Neuchâtel.
    Si je Connais le passage de mon AR-GP en suisse, je ne sais rien de ces deux cousins.

    C’est une parti de l’histoire de cette guerre, qui m’était totalement inconnue.
    A lire Les diverses intervention dans ce blog, il y aurai la possibilité de trouvé qqch. à Genève dans les archives de la Croix Rouge.

    Grand merci pour cette article.

    G. Moreau

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  • Bleu Blanc Rouge et Croix Blanche 1er février 18:26, par Lucien Millard

    Bonjour Monsieur Meier, félicitations pour votre travail. Il y a exactement 150 ans, mon Arrière Grand Père, Henri Emile MILLARD né à Saint Aubin Chateauneuf(Yonne) le 2 février 1846, soldat au 14e Régiment de la Garde Nationale Mobile de l’Yonne, 3e bataillon franchissait la frontière suisse. Il a été interné à Solothurn. Une sorte de laisser passer lui a été délivré par le Cdt de la Place nommé K. Jecker le 22 février 1871. Par la suite, il a pu retrouver sa chère Bourgogne où il s’est marié en juillet. Un grand merci à la Suisse et à ses Habitants pour l’humanité dont ils ont fait preuve. Très cordialement,
    Lucien MILLARD

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