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Blasons, Cocardes, Aigles et Fleurs de lys

(Ou la Liberté surveillée)

Le samedi 1er février 2003, par Michel Guironnet

Le Comité de surveillance révolutionnaire d’Auberives [1] tient sa séance le dimanche 20 octobre 1793 : un membre expose que la loi dit que « ceux qui ont conservé jusqu’à ce jour des marques distinctives de noblesse à leur bâtiment, lesdits bâtiments ou immeubles seront déclarés comme appartenir à la Nation ».

« Effectivement, jeudy dernier, dix sept de ce mois, la citoyenne SAMBEIN de Saint Prim fit enlever par un maçon des Roches un blason d’armes au dessus de la fontaine du château, qui a été remplacé par une maçonnerie (et) finalement (aussi) un autre blason au dessus de la porte d’entrée... »

A quelques kilomètres de là, de l’autre côté du Rhône, le Comité de surveillance révolutionnaire de Condrieu [2]) invite, le 4 frimaire An II (24 novembre 1793) « les Condriotes à se parer des couleurs nationales... Il est essentiel que les bonnes citoyennes se reconnaissent à des emblèmes de notre Liberté. La Loi l’a voulu, en conséquence le Comité enjoint aux femmes de porter la cocarde nationalle qu’elles placeront par leurs couettes du côté gauche ou sur leur chapeau sous peine d’être considérées comme fanatiques & royalistes & traitées comme telles... »

Quelques mois plus tard, Claude CADIER et Louis GROJEAN, membres du Comité de surveillance révolutionnaire d’Auberives, disent que « le cinq de ce mois » de prairial l’An II (24 mai 1794), « ils furent à Vaugris chez la veuve de Michel GILIBERT pour y enlever des aigles qui étaient à sa garde robe, dont un double sur le milieu et un simple de chaque côté ».

« Les aigles annoncent des marques de l’Empire » expliquent ils. Prémonition alors que Bonaparte n’est encore que Général après son succès à Toulon ? Hasard tout simplement !

La veuve GILIBERT « dit qu’elle ne les connaissait point, parce que si elle les avait connus elle aurait fait comme elle fit des fleurs de lys qu’elle arracha, sitôt qu’elle apprit qu’elles étaient défendues. » Elle leur dit aussi avoir « pour voisin un membre du comité qui ne lui avait rien dit ».

Claude CADIER et Louis GROJEAN lui rétorquent que " le vingt neuf floréal dernier (18 mai) ils s’aperçurent de ces marques distinctives avec Pierre BROSSE et Pierre GERBERT qui se rendirent chez elle. Elle s’exécute alors de bonne grâce.

Sur la création de cette cocarde tricolore on peut consulter le site :
www.1789-1815.com/mystere_cocarde.htm


[1L 1481 Délibérations du comité de surveillance révolutionnaire d’Auberives. (archives de l’Isère)

[232 L 23 Registres du Comité de surveillance révolutionnaire de Condrieu (archives du Rhône

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