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Actes de la seconde séance des Estats généraux de France, tenus à Blois, le mardy XVIII jour du mois d’Octobre 1588

Le dimanche 3 décembre 2006, par Gérard Mauvillain

Gallica et les « bibliothèques virtuelles humanistes » du CESR poursuivent leur immense travail de numérisation. Parmi plusieurs centaines d’ouvrages qui viennent d’être mis en ligne on trouvera les Actes de la seconde seance des Estats generaux de France, tenus à Blois, le mardy XVIII jour du mois d’Octobre 1588.

Pour les historiens, pour lesquels il n’est pas toujours facile d’avoir accès aux documents originaux dispersés en divers lieux de conservation, c’est une avancée que de pouvoir disposer de ces archives anciennes sur Internet.

Nous reviendrons régulièrement tenter de dresser un catalogue des œuvres nouvellement numérisées afin de vous fournir quelques liens intéressants.

Le contexte historique : L’ouverture solennelle des seconds états généraux a eu lieu le 16 octobre 1588, à Blois où Henri III était arrivé le 1er septembre. C’est le roi qui a voulu ces états, à la fois pour obtenir des subsides, la situation des finances royales étant proprement catastrophiques, et pour redorer quelque peu son blason de monarque déchu. Mais les électeurs ont envoyé à Blois une assemblée massivement ligueuse, guère favorable à une monarchie autoritaire, surtout dans le clergé et le tiers, cependant que la noblesse, plus partagée, entend par-dessus tout sauvegarder ses privilèges. La Chapelle-Marteau, prévôt des marchands de Paris préside le tiers ; Les cardinaux de Guise et de Bourbon assurent la fonction pour le clergé et Cossé-Brissac, « maréchal de la Ligue », en fait de même pour la noblesse.

Le bilan des Etats généraux : Le roi Henri III, malgré ses réticences, jure à nouveau l’édit d’Union du 15 juillet 1588, élevé au rang de loi fondamentale du royaume. Cet édit est un nouveau texte de capitulation aux exigences de la Ligue car il proclame l’union du souverain avec la Ligue, promet sans délai de combattre et de chasser l’hérésie, de ne jamais reconnaître comme souverain un prince hérétique et accorde l’amnistie aux émeutiers de la journée des Barricades. De plus, le roi s’engage à faire publier le concile de Trente.
La lecture des actes de 1588 nous montre que « les députés de Blois venus aux états avec enthousiasme, agitant le grand rêve de la « réformation du royaume », se retrouvent discutant sou à sou face à un roi qui ne pense qu’à l’argent ». Pour leur part, les députés du tiers souhaitent que les impôts soient ramenés au niveau de ceux prélevés en 1576. Ils demandent également la poursuite de la guerre contre les protestants.

Les élections aux Etats généraux



Le roi demande la convocation des Etats généraux par lettres royales qui sont adressées aux gouverneurs, aux baillis et aux sénéchaux. Ceux-ci les transmettent aux corps de villes (conseils, jurats, capitouls ou échevins selon les régions) et aux juridictions inférieures (châtellenie). Les lettres royales sont « lues à son de trompette sur les places et aux carrefours, placardées sur les principaux édifices, annoncées enfin par les curés du haut de leur chaire » (L. Bely).

Les membres des deux premiers ordres procèdent directement à la rédaction de leur cahier de doléances et à l’élection de leurs représentants au chef-lieu du bailliage ou de la sénéchaussée.

Pour le Tiers Etat, au niveau des villages et des bourgs, la rédaction des doléances et la désignation des représentants se déroulent généralement sur la place de chaque village... après la messe et sous le contrôle d’un juge royal ou seigneurial. Tous les hommes de plus de vingt-cinq ans qui paient l’impôt peuvent y participer. Dans les villes, les corporations et les quartiers désignent des délégués qui élisent eux-mêmes leurs représentants. Tous les représentants nommés, en ville ou à la campagne, se retrouvent ensuite à l’assemblée électorale du Tiers, au chef-lieu du bailliage, pour y fondre les cahiers de doléances du Tiers en un seul cahier et pour y élire deux députés du Tiers pour l’ensemble du bailliage. Les représentants des trois ordres constituent l’assemblée électorale principale. (séries B et D des AD, parfois série AA des AC et séries BA et BIII des AN).

Extrait de Contexte , fiche 1585-1589.

Références :

  • Le livre est consultable et téléchargeable sur le site des Bibliothèques virtuelles humanistes (Bibliothèque Municipale de Blois)
  • Janine Garrisson, Guerre civile et compromis, 1559-1598, Paris, Editions du Seuil, 1991.

Voir en ligne : {Actes de la seconde seance des Estats generaux de France, tenus à Blois, le mardy xviiij. Du mois d’Octobre, 1588}

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