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Une lettre bien mystérieuse et une énigme à résoudre

Le jeudi 7 janvier 2016, par Michel Guironnet

Dans cette rubrique, d’habitude, c’est le lecteur qui lance « une bouteille à la mer » pour ouvrir de nouvelles pistes de recherche.
Une fois n’est pas coutume, cette fois, c’est le « personnage mystère » de cet article qui a jeté, volontairement (?), une bouteille dans le Rhône.
J’ai besoin de votre aide pour le retrouver.

Dans le journal « L’Echo de Vienne » du dimanche 13 septembre 1896, cet article :

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Une bouteille au Rhône

Nouvelles Régionales :
M. Morel, mécanicien aux Roches-de-Condrieu, a trouvé flottant sur le Rhône, une bouteille contenant la lettre suivante :
« Lyon, le 23 août 1896.
« Je ne puis me résoudre à vivre avec Marie. Je préfère me donner la mort. Je laisse une affection sérieuse qui m’ennuie beaucoup, mais je meurs content. Le Rhône gardera mon cadavre. Adieu à tous. Gleize, méc. »
« Je laisse tout ce que je possède à Marie Gros ».
L’original de cette lettre a été déposée à la Mairie des Roches-de-Condrieu.

Voilà qui pose bien des questions !

  • Qui est ce « Gleize, méc(anicien ?) » qui se suicide parce qu’il ne peut « se résoudre à vivre avec Marie » ?
  • Cette Marie pour qui il a « une affection sérieuse » doit être Marie Gros à qui il laisse tout ce qu’il possède.
  • Pourquoi cette « affection » l’ennuie t-elle beaucoup au point de se « donner la mort » plutôt que d’y succomber ?
  • Marie est-elle mariée ? L’est-il aussi ? Un amour contrarié ?
  • En tous cas, il meurt « content » ; en paix avec sa conscience. Selon sa lettre d’adieu, Gleize a respecté « les conventions » !
Ce Morel « mécanicien » est peut-être Bernard Morel, désigné comme « voiturier sur le Rhône » Rien d’étonnant alors qu’il trouve cette bouteille.
Dans le recensement de 1896, « rue du Péage » aux Roches de Condrieu, sont notés Bernard Morel, 37 ans, « voiturier » marié à Claudine Flachet, 33 ans, « ménagère » et Marguerite leur fille de 2 ans. Marguerite Jamet, 59 ans, « épicière » vit avec eux. Elle est la « belle mère » de Bernard Morel.

Mais peut être est-ce plutôt Denis Victor Morel, 59 ans en 1896, époux de Marie Meunier. Ils se sont mariés aux Roches le 28 mai 1878. Dans le recensement de 1896, il habite « rue de l’église » et est « menuisier » mais lors des naissances de ses trois enfants, entre 1879 et 1885, il est dit « mécanicien »

Mais là n’est pas l’important car cette bouteille aurait pu être repêchée ailleurs et par quelqu’un d’autre.

A force de chercher un peu partout, j’ai une piste bien fragile :

Il y a bien à Lyon une famille Gleize... J’ai d’abord trouvé l’acte de décès du père, Pierre Augustin, « chauffeur-mécanicien » demeurant 90 rue Tête d’Or à Lyon ; décédé le 19 août 1893 à Lyon 6e. Il est né à Valréas (Vaucluse) le 8 septembre 1822 et est « époux de Jeanne-Marie-Aimée George ».

C’est son fils, Pierre Augustin lui aussi, qui déclare le décès : « monteur en bronze » il a 36 ans et habite à la même adresse que ses parents.
J’ai donc recherché son acte de naissance : il est né à Lyon le 20 février 1857, au 29 Cours Vitton. Son père est alors « entrepreneur de démolition ».

En marge de cet acte, il est indiqué son mariage le 8 octobre 1898 à Lyon avec « Marie Louise Nicole Nicollet ».
Je me suis dis : « dommage, ce ne peut être lui qui se jette au Rhône deux ans plus tôt ! » Il est supposé être mort... sauf s’il a été sauvé in extrémis ou qu’il a renoncé au dernier moment.

En consultant l’acte de mariage, j’ai eu une grosse surprise : Pierre Augustin Gleize (41 ans) est « mécanicien » demeurant 200, rue Garibaldi à Lyon (alors dans le 3e arrondissement). Sa mère, veuve, habite 14, rue Masséna… et la mariée, née à Lyon le 7 octobre 1853 (elle a eu 45 ans la veille), habite elle aussi au 200, rue Garibaldi ; et est « veuve de Martin Gros » mort le 16 mai 1896 à Lyon 3e, trois mois avant « la lettre mystérieuse » ! [1]

Marie Gros, veuve, vit donc avec Pierre Augustin Gleize avant de se marier.

Autre énorme surprise : en consultant l’acte de décès de Martin Gros ; « corroyeur » né à Lyon le 14 juillet 1852 et domicilié 182 rue Mazenod ; je retrouve Pierre Augustin Gleize ! C’est l’un des deux « déclarants » en mairie : il est « étalagiste » et habite 82 rue Masséna.

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Acte de décès de Martin Gros
« Gleize Pierre Augustin, étalagiste, rue Masséna 82, trente neuf ans »

Si je pouvais retrouver l’original de « la lettre mystérieuse » en mairie des Roches et comparer les signatures, cela confirmerait mon hypothèse... mais ne dirait rien de la « survie » de Pierre Augustin.

Marie Louise l’a-t-elle convaincu ou empêché, juste à temps, de ne pas se jeter dans le Rhône alors qu’il avait déjà lancé la bouteille ?

Qui pourrait m’aider à résoudre cet énigme ?

Merci à tous pour votre aide...


[1Le mariage de Martin Gros et de Marie Louise Nicollet est célébré le 12 février 1876 à Lyon 3e. Martin est « ouvrier corroyeur », et habite avec sa mère Henriette Louise Surgy, veuve, « blanchisseuse » au 33 rue Villeroy. Marie-Louise est « ouvrière chapelière » demeurant avec ses parents 175, rue Madame, 2e arrondissement. Lors de leur mariage, ils légitiment leur fille Claudine Françoise née à Lyon 5e le 25 février 1872.
Le père de Martin, Pierre « voiturier par terre », est mort à 45 ans le 26 novembre 1867 au 33 rue Villeroy. Il était né à La Guillotière (alors commune indépendante) le 3 juillet 1822. C’est son frère, Martin, 40 ans « imprimeur sur papiers peints » qui déclare son décès en mairie ; Il habite au 2, Grande rue de la Guillotière.

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28 Messages

  • Une lettre bien mystérieuse et une énigme à résoudre 8 janvier 2016 14:44, par brégéras andré

    bonjour .
    Avec mes meilleurs VŒUX pour vous , votre famille et puis tous les généalogistes....!

    Votre hypothèse qui consiste à dire :« il a jeté la bouteille et quelqu’un l’a sauvé » ! me parait assez sérieuse,les sentiments de Marie étant assez puissant (peut-être) pour comprendre son intention, le suivre et empêcher l’acte définitif ?
    Coordialement,ab.

    Répondre à ce message

    • Bonjour,
      Nous sommes juste à la limite de la période où les mariages sont portés en mention marginale
      Pourquoi ne pas envisager un mariage précédent avec une autre Marie, prénom courant ? (ces personnes ont la quarantaine...)

      Qui décèderait ensuite ce qui permettrait un autre mariage 2 ans plus tard ( il n’est pas noté veuf ??) ?

      De plus s’il n’est pas mort noyé, il est mort plus tard après son second mariage... recherchons donc son « véritable » acte de décès
      Cordialement

      Répondre à ce message

      • Une lettre bien mystérieuse et une énigme à résoudre 10 janvier 2016 05:59, par Michel Guironnet

        Bonjour,

        Un premier mariage d’un Pierre Augustin Gleize avec un autre Marie ? Bigre !
        Non, j’ai cherché, bien sûr, les mariages à ce nom ; rien sur Lyon...et en plus, rappelons le, je n’ai aucun prénom ni aucun indice sur son âge.

        Par contre, s’il n’est pas mort noyé ; il doit effectivement être mort maintenant...mais quand et où ?

        D’où cette demande d’entraide.

        Michel Guironnet

        Répondre à ce message

  • Pierre Augustin Gleize, de toute évidence, connaissait bien Martin Gros et donc très vraisemblablement son épouse Marie.

    Il n’y a rien de plus courant que de voir une femme s’éprendre du meilleur ami de son époux. Que Pierre Augustin se sente coupable d’entretenir cette relation aussi peu de temps après la mort de son ami est très compréhensible. Pour moi la coïncidence serait bien trop grosse, il s’agit bel et bien des mêmes personnes et la conclusion qui s’impose est que Pierre Augustin a changé d’avis, quelle qu’en soit la raison. L’histoire se termine bien puisqu’il épouse Marie 2 ans plus tard, ce qui a dû mettre définitivement fin à ses scrupules.

    Bravo pour votre recherche, vous m’avez convaincue.

    Répondre à ce message

  • Il y a tout de même une invraisemblance dans cette histoire.
    Une personne qui se suicide ne l’annoncera pas forcément, et si elle le fait, ce sera par une lettre bien en évidence à son domicile où quelque autre endroit où il est sûr qu’elle sera trouvé.
    En tout état de cause, un individu sain d’esprit n’irait pas annoncer son suicide d’une façon aussi aléatoire, d’autant plus que le corps, dans ces cas-la est retrouvé bien avant la bouteille qui devient alors inutile.
    Vous dîtes vous-même que la bouteille aurait pu être trouvée ailleurs et par quelqu’un d’autre. Elle aurait pu aussi n’être jamais trouvée, ou jetée lors d’un nettoyage. Elle aurait pu être cassée, ou coulée, ou enlisée, bref, il y a là beaucoup trop d’aléas…
    Cordialement
    Pierre

    Répondre à ce message

  • Bonjour et meilleurs voeux pour 2016, puisqu’il est encore temps....

    Bien des sentiments mêlés chez ce Mr Gleize, qui ajoutent au mystère....
    Sait-on de quoi est mort ce Mr Gros au juste, car 44 ans, c’est pas un âge pour mourir.... Et si on l’avait aidé à mourir ?
    Juste un peu ou en tout cas suffisamment. Et dans ce cas de qui serait-ce le fait ?

    • de sa femme ? Ainsi libérée des contraintes de son mariage pour être toute à son amant Gleize, lequel choqué quand elle le lui avoue envisage sérieusement de mettre fin à ses jours compte tenu de son amour pour elle, de son amitié pour son défunt mari, de son honneur et de ses principes moraux. Il renonce finalement à mettre fin à ses jours, par lâcheté et assume par la suite cette lâcheté en épousant Marie, à laquelle il ne pensait en premier lieu qu’à léguer son bien après son suicide.
    • de son « ami » Gleize ? Que sa femme lui a présenté et dont il a vite trouvé la présence insupportable. « Ami » qui l’a aidé à mourir en étant au plus près de lui à son décès et lors de la déclaration de ce décès. Sa veuve, choquée, a éconduit celui-ci en comprenant les choses, d’où la volonté de Gleize de se suicider par amour, ce qu’il ne fera pas finalement, assumant ainsi sa démarche criminelle et dans l’espoir de la reconquérir, ce que le temps permettra finalement.

    Sans-doute que cette volonté de Gleize se suicider, seulement deux mois après le décès de Mr Gros n’est-elle pas sans rapport avec la disparition de celui-ci d’autant qu’entre les deux, il n’y avait qu’une seule femme. L’amour de Gleize s’il était né qu’à partir de veuvage de celle-ci n’aurait pas pu entrainer une volonté de suicide en un temps si court, compte tenu du chagrin d’une veuve sincèrement éplorée. Or, il apparait que seulement deux mois après la mort de Mr Gros, Gleize envisage (ou dit envisager) de se suicider par amour pour sa veuve.
    Peut-être aussi que cette volonté de suicide affichée n’est-elle
    qu’un leurre..., pour laisser croire qu’il aurait disparu (et donc classer une enquête en cours) et qu’une fois le danger écarté, il est revenu vers sa belle. Il dit d’ailleurs qu’on ne retrouvera pas son corps dans le Rhône..., pour la bonne raison qu’il ne s’y trouve pas, bien-sûr ! Mais ce n’est pas l’hypothèse à privilégier, car il n’aurait pas dans ce cas déclaré vouloir lui laisser son bien en la compromettant ainsi, ni ne l’aurait épousée par la suite. A mon sens, il y a donc plus de sincérité que de machiavélisme dans sa lettre.
    Bon tout ça ne reste qu’hypothèses, mais à considérer quand même.
    Bonne continuation.

    Répondre à ce message

    • Une lettre bien mystérieuse et une énigme à résoudre 10 janvier 2016 05:47, par Michel Guironnet

      Bonjour,

      Votre long commentaire, fort bien rédigé, est très proche de ce que j’ai pensé à l’issue de cette recherche.

      A la différence que je ne crois pas avoir à faire ici à un cas criminel. Juste une belle histoire d’amour contrarié, « un drame cornélien » en quelque sorte.

      Mais ce genre « d’intime conviction » n’est jamais « prouvable » sauf à tomber sur une lettre d’aveu !

      Merci en tous cas.
      Michel Guironnet

      Répondre à ce message

  • Bonjour à tous.
    Hypothèse différente : Gleize n’est peut être pas le nom de famille, mais un village en bordure de Rhône qui ce trouve dans le même département à coté de Villefranche sur Saône, une cinquantaine de kilomètre en amont de Roches-de-Condrieu. Le message aurait pu été posté comme celui d’une carte postale en indiquant le lieu ou la personne se trouvait et aurait ensuite dérivé sur 50 Kilomètres ?
    Cela pourrait sembler cohérent ?
    Bien cordialement

    Répondre à ce message

    • Une lettre bien mystérieuse et une énigme à résoudre 10 janvier 2016 05:39, par Michel Guironnet

      Bonjour,

      Votre hypothèse ne tient pas si on lit bien l’article du journal de 1896 : il est question d’une personne qui veut se suicider (que ce soit vrai ou faux) et non d’un village.

      C’est un hasard d’homonymie que j’avais relevé. En faisant ma recherche sur les articles contenant Gleize dans la presse ancienne, j’avais très souvent des réponses m’emmenant, sans résultat, sur Gleizé !

      D’ailleurs, Gleizé est à plus de 70 kms des Roches et n’est pas au bord du Rhône.

      Cordialement.
      Michel Guironnet

      Répondre à ce message

  • Une lettre bien mystérieuse et une énigme à résoudre 9 janvier 2016 11:35, par martine hautot

    Bonjour,Michel
    Bonne année 2016, bonnes recherches et continuez de nous faire travailler la cervelle !
    Je penche personnellement pour le coup monté .Celui qui vient apporter la bouteille est un certain Morel, mécanicien. Or ,lors du mariage de Pierre Augustin,deux ans plus tard ,parmi les témoins on trouve un dénommé Morel Ferdinand ,ajusteur .Il est bien possible que ces deux Morel soient un seul et même personnage,un ami de Pierre-Augustin qui aurait inventé cette fable pour faire croire au suicide de Pierre-Augustin qui avait peut- être de bonnes raisons de faire croire à sa disparition
    Qu’en pensez-vous ?
    Bien cordialement,
    Martine

    Répondre à ce message

    • Une lettre bien mystérieuse et une énigme à résoudre 9 janvier 2016 21:54, par Anne des Déserts

      Tous mes voeux de joie et de santé pour 2016.

      Personnellement, je trouve cette histoire bien suspecte car enfin tout repose sur les déclarations de ce Morel.

      Il a fort bien pu inventer cette histoire.

      Est-ce une plaisanterie d’un goût douteux de la part de ce Morel qui en effet pourrait bien être l’auteur de la lettre ?

      Voulait-il forcer la main à son ami Gleize qui avait des scrupules à épouser cette Marie si peu de temps après la mort de son premier époux.

      Y a t’il réellement eu un double de cette lettre déposée en mairie ?

      Il aurait été intéressant de connaître la personnalité de ces 2 personnages.

      Je n’ai pas de conclusion mais je ne crois pas à la véracité de cette lettre.

      Cordialement.

      Anne

      Répondre à ce message

      • Une lettre bien mystérieuse et une énigme à résoudre 10 janvier 2016 05:22, par Michel Guironnet

        Bonjour,

        Merci pour votre message.
        Pas de preuve que le Morel qui a trouvé la lettre (si c’est vrai,mais je crois) connaisse Gleize mécanicien.
        Il aurait imaginé tout ça ? En quoi le texte inventé aurait « forcé la main » à son ami supposé ?
        N’oubliez pas que ce que j’explique n’est qu’une hypothèse bien fragile...N’allons pas trop vite et trop loin.
        Mais, c’est vrai, il y a beaucoup de coïncidence.

        Michel Guironnet

        Répondre à ce message

    • Une lettre bien mystérieuse et une énigme à résoudre 10 janvier 2016 05:33, par Michel Guironnet

      Bonjour,

      J’ai retrouvé Ferdinand Morel à cette adresse lyonnaise dans les recensements : pas en 1896 (l’année du « suicide » de Gleize) mais en 1901.
      Il est marié depuis le 28 avril 1875 avec Mathilde Dufour et natif, comme sa femme, de Lyon (tous les deux en 1850)

      Pas possible de l’assimiler au Morel des Roches.
      Quant à l’idée d’une invention pour faire croire à sa disparition, avouez que c’est très aléatoire.
      Voir mes autres réponses à des idées voisines de la votre.

      Il faut espérer avoir un jour la réponse. Par expérience, je sais que des recherches commencées il y a bien longtemps peuvent, de façon inopinée, se conclure grâce à une piste inexploitée.

      « Patience et longueur de temps font mieux que force ni que rage »

      Michel Guironnet

      Répondre à ce message

  • Une lettre bien mystérieuse et une énigme à résoudre 9 janvier 2016 14:19, par Angélique

    Peut-être un homme se croyant atteint d’une maladie incurable ?

    Répondre à ce message

  • Une lettre bien mystérieuse et une énigme à résoudre 9 janvier 2016 14:25, par dattas henri

    Bonjour,meilleurs voeux pour 2016,une chose m’intrigue,avez vous recherché chez les notaires l’acte de donation eventuel,
    cordialement

    Répondre à ce message

    • Une lettre bien mystérieuse et une énigme à résoudre 10 janvier 2016 05:04, par Michel Guironnet

      Bonjour,

      Autant chercher une aiguille dans une botte de foin !
      Surtout avec le nombre de notaires à Lyon à l’époque...si tant est qu’il soit lyonnais !
      Ce n’est même pas sûr qu’il ait fait « des papiers » trop désespéré pour garder le sens des réalités.

      Merci tout de même pour votre message.
      Michel Guironnet

      Répondre à ce message

  • Une lettre bien mystérieuse et une énigme à résoudre 9 janvier 2016 16:54, par isabelle gestin

    bonsoir, tout d’abord, permettez-moi de vous adresser, à tous, mes voeux de bonheur et de santé pour cette année bien entamée....et surtout, que de belles rencontres comme celle-ci nous permettent d’avancer dans notre façon personnelle de « chercher » !!
    Concernant cette lettre, je ne trouve pas votre piste si fragile que ça, bien au contraire : vous avez super bien travaillé !!!
    Il s’est à peine écoulé 1 mois avant que la bouteille soit repêchée : si ce Monsieur Gleize s’est réellement jeté à l’eau et y est resté, n’y aurait-il pas de trace dans l’écho de Vienne ? Les quotidiens conservent forcément des archives, non ? D’autre part, vous n’avez pas trouvé d’acte de décès de ce monsieur dans les TD ? Et dans les registres matricules postérieurs à 1896, rien qui laisserait supposer que ce monsieur n’a pas péri dans l’eau ? J’ai hâte de connaître la suite... mais vous aider ? Comment ? Je ne sais pas trop... je vous souhaite une belle fin de semaine et au plaisir de vous lire... Isabelle

    Répondre à ce message

    • Une lettre bien mystérieuse et une énigme à résoudre 10 janvier 2016 05:15, par Michel Guironnet

      Bonjour,

      J’ai d’abord cherché, bien sûr, s’il y avait une découverte de cadavre correspondant à cette période de l’année aux alentours des Roches...mais des corps retrouvés dans le Rhône, il y en a plein et vu la longueur du fleuve entre Lyon et les Roches !
      Après, j’ai cherché effectivement dans les registres de décès à Lyon et dans les « convois funéraires » (le corps retrouvé aurait pu être « rapatrié » et inhumé à Lyon)
      Chou blanc !

      La fiche matricule est une bonne piste. Celle de « mon » Pierre Augustin n’est pas en ligne car de la classe 1877 ;mais peut être qu’il y a un autre Gleize, bien mort noyé et que celui de l’article serait un homonyme marié avec une homonyme !
      Probabilité faible mais envisageable.

      Quant aux archives des journaux, par expérience, je sais qu’il ne faut trop y compter. Souvent, les journalistes ne vérifient pas leurs sources et enjolivent les faits.
      Reste à retrouver la lettre en mairie des Roches...s’ils me lisent et ont beaucoup de courage !

      Michel Guironnet

      Répondre à ce message

  • Une lettre bien mystérieuse et une énigme à résoudre 10 janvier 2016 08:30, par Delatorre

    Meilleurs voeux à tous !
    Il y a un Jean Pierre Gleize sur l’annuaire habitant à
    13170 Pennes Mirabeau.

    Répondre à ce message

  • Une lettre bien mystérieuse et une énigme à résoudre 10 janvier 2016 13:10, par martine hautot

    Bonjour, Michel

    En attendant de trouver de nouvelles pistes , j’ai eu la curiosité de regarder le premier mariage de la demoiselle Nicollet en 1876 à Lyon :elle est ouvrière chapelière et son père est libraire .Il y a sans doute quelques biens puisqu’un contrat de mariage est signé chez Maître Baud notaire à Lyon .Je n’ai pas recherché les enfants de cette première union qui pourraient être une pièce du puzzle .
    Pas de contrat pour le second mariage . Par contre il me semble comprendre que les Gleize et les Martin étaient en famille (cousins)
    Cordialement,
    Martine

    Répondre à ce message

  • Bonjour,

    Autre hypothèse.

    Pierre Augustin a bien écrit cette lettre. Mais si l’on introduisait une 2e Marie dans ce récit car la première Marie n’est pas identifiée.

    Cela pourrait donner :
    Je ne puis me résoudre à vivre avec Marie.
    Marie 1 qui est amoureuse de lui mais Pierre Augustin ne l’est pas. Peut-être est-ce sa promise ?
    Je préfère me donner la mort.
    Oh là là ! Tout de suite les grands mots car il est amoureux lui de Marie Gros qui elle ne l’est pas
    Je laisse une affection sérieuse qui m’ennuie beaucoup,
    Celle de Marie 1 voir plus haut.
    mais je meurs content.
    Il est dans une situation impossible et il veut en finir
    Le Rhône gardera mon cadavre. Adieu à tous.
    Gleize, méc. »

    Un peu grandiloquent !

    « Je laisse tout ce que je possède à Marie Gros ».
    Car c’est celle là que PA aime mais Marie Gros ne l’aime pas voir plus haut.

    Coup de blues, chantage au suicide ???

    Un éclairage de psy serait intéressant.

    L’original de cette lettre a été déposée à la Mairie des Roches-de-Condrieu.

    Il y a peut-être des archives dans cette mairie et des clubs de généalogie actifs dans la région.

    Anne

    Répondre à ce message

  • Une lettre bien mystérieuse et une énigme à résoudre 10 janvier 2016 13:19, par Kalainka

    Martin Gros et Marie Louise Nicollet ont une fille née le 25 février 1872.Lors de la naissance ils sont, pour l’époque, l’un et l’autre mineurs. Lors de la conception de Claudine, Marie Louise n’a pas encore 18 ans et Martin pas encore 19. On peut imaginer un amour d’enfance très fort, raison pour laquelle Marie, très attachée à Martin, refuse dans un premier temps toute liaison avec Pierre d’où la frustration de celui-ci.

    En 1896 Pierre Augustin et Marie Louise ne sont pas encore mariés, Pierre peut-il : « laissé tout ce que je possède à Marie Gros » alors qu’il a encore sa mère domiciliée 14 rue Masséna ?

    L’acte de décès est daté du 16 mai à 10 H 15 du matin alors que le décès a eu lieu à 10 H. La déclaration a été rapide...

    Répondre à ce message

  • Une lettre bien mystérieuse et une énigme à résoudre 10 janvier 2016 17:55, par Baignard Martine

    Bonsoir ,je viens juste de lire avec un grand interet votre énigme de la bouteille au Rhône.
    Je fais souvent des recherches sur les Archives de l’Ardèche ,il y a une rubrique « Enregistrement » c’est un enregistrement au décès.Je me dit que s’il est mort à cette date il doit y avoir des renseignements. Avez-vous l’acte de décès de Mr GLEIZE ? CELUI DE LA BOUTEILLE.
    Cordialement martine baignard

    Répondre à ce message

  • Une lettre bien mystérieuse et une énigme à résoudre 10 janvier 2016 18:17, par Kalainka

    Et si Pierre Augustin avait bien tenté de se suicider ?

    Sa lettre d’aveux écrite, il hésite.S’il la garde sur lui,au contacte de l’eau et après un long séjour elle va devenir illisible.Pierre a l’idée de la glisser dans une bouteille et, la bouteille dans une de ses poches, il prend le chemin du fleuve.

    Il entre dans l’eau, mais se noyer n’est pas facile.L’eau lui brûle les poumons,il se débat. Est-ce à ce moment ou plus tard que la bouteille est éjectée de sa poche et s’en va au fil de l’eau. Pierre regagne tant bien que mal la berge et rentre chez lui dépité.

    Trois semaines après la bouteille est repêchée. M. Morel porte-t-il la lettre au journal ou à la Mairie ? peu importe. Le Maire en prend connaissance, il est officier de police, il se doit d’éclaircir ce mystère : canular ou réalité ? Deux noms figurent sur le document : Marie Gros et Gleize, ainsi qu’une ville : Lyon.Une enquête est-elle menée ou le Maire laisse-t-il fuiter la nouvelle dans le journal pour que des langues se délient ? (existe-t-il d’autres articles dans les journaux lyonnais de cette époque ?)

    Marie prend connaissance de l’article. Elle demande des explications à Pierre Augustin. Elle est troublée, conquise peut-être.Un délai raisonnable doit s’écouler avant le mariage.

    Ils se marièrent le 08 octobre 1898. Ils vécurent heureux et...et la bouteille qu’est-t-elle devenue ?

    Répondre à ce message

  • Bonjour,

    En cherchant autre chose, je viens de dénicher dans « L’Echo de Lyon » du 28 juin 1892, cet article :
    "une fumisterie. — Des passants trouvaient, hier à la première heure, sur le pont St-Clair, une bouteille vide et... une botte dans laquelle se trouvait le billet suivant : « Je me suicide ce matin, je laisse ma botte qui sera reconnue à la Morgue par un de mes amis et qui servira à établir mon identité ; un adieu à ma femme et à mes enfants. signé : Louis DURAND »
    Cette fameuse botte a été vue la veille entre les mains de jeunes gens qui s’amusaient. Ils ont voulu faire une fumisterie qui n’a pas réussi"

    Et si c’était là la solution de notre énigme ?

    Cordialement.
    Michel Guironnet

    Répondre à ce message

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