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Un acte assez rare : un père célibataire !

Le jeudi 5 février 2015, par Christine Marliet

Tous les généalogistes ont maintes fois lu des actes de baptêmes d’enfants nés de père connu ou non. La société d’alors jetait l’opprobre sur ces enfants et leur mère.

Parfois le curé oubliait de mentionner le prénom de l’enfant :

« Le dix huit juillet mil sept cent soixante cinq a été baptisé un enfant de Marie Belon femme de Claude Chateau lequel enfant elle dit être des œuvres de Jean Charmillon suivant la déclaration qu’elle a faite à Bourbon (Bourbon-Lancy) lequel enfant a eu pour parrain Pierre Roux qui s’est soussigné avec moy et pour maraine Catherine Marion qui ne signe enquise. Gautard curé de Chalmoux ». (Archives Départementales de la Saône-et-Loire, Chalmoux, 1750-1769, E dépôt 81, vue 120/173).

Les fautifs pouvaient être chassés de leur paroisse :

« Le dix huit février 1694 est né une fille à Orbagnoux d’une fille nommé Loüise Sirode qui se dit estre du Plot parroisse de Groisey en Savoie, qu’elle a eut du fait d’un nommé Jean François Grandchamp dit Branleguais homme marié sa femme vivante dusti Plot meme parroisse qui ont demeuré tous deux en cette parroisse pendant environ trois ans sans estre connus comme concubinaires adultères iusqu’a maintenant qu’ils en ont esté chassés. Ladite fille a esté baptisé le dix huit fevrier et a esté nommé Clauda, parrain Claude Vrieux et marraine honneste veufve Loüise Goux dudit Orbagnioux illettrés enquis. Récamier curé. » (Archives Départementales de l’Ain, Corbonod, 1692-1697, vues 27 et 28/76).

Nous rencontrons aussi les actes d’enfants donnés par leur mère à un homme qui a le courage de les reconnaître, tel Geoffray Deschaux qui le 25 novembre 1632 à Billieu dans l’Isère reconnaît sa fille Michelle née de sa chambrière Françoise Cattin :

« L’an mil six cent trente deux et le vingt cinquième novembre a esté baptisé une fille à honnête Geoffrey Deschaux a luy donné par Françoise Cattin sa chambrière ainsy que me rapporte Mondaz Bonier mère sage. Son nom est Michelle. Le parrain Dominique ?????????? » (Archives départementales de l’Isère, Bilieu, 1618-1677, vue 32/174).
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Qui pourra lire le nom du parrain dans cet acte ?

Ces enfants adultérins ou naturels étaient-ils bien traités ? La petite Françoise Combet est morte accidentellement à 2 ans et demi :

« Françoise Combet fille donnée à jean fils de fut Pierre Combet laboureur de St Sulpice le Vieux hameau d’Hostiaz par Claudine Combet du meme lieu veuve de Joseph Ballet come il en conste par une lettre que m’at écrit monsieur Billion notaire d’Hauteville chatelain des terres de St Sulpice en datte du huit decembre presente année ensuite de sa declaration juridique est née avant hyer et à été baptisée aujour dhui vingt quatre decembre mil sept cent quarante quatre dans l’église de longecombe par moi soussigné qui en suis curé. Le parrein a été Gabriel Combet et la marraine Françoise Combet tous deux du susdit Saint Sulpice le Vieux et illiterés de ce enquis. Démoz curé. » (Archives Départementales de l’Ain, Hostiaz, 1741-1749, vue 25/52).
« Françoise Combet fille illégitime et donnée à Jean Combet laboureur de St Sulpice le Vieux hameau d’Hostiaz par Claudine Combet veuve de fut Joseph Ballet aussi laboureur du susdit St Sulpice le vieux est morte d’hyer accidentellement dans le feu étant agée d’environ deux ans et demi et à été inhumée aujourd’hui quatorze avril mil sept cent quarante sept dans le cimetière de cette paroisse par moi soussigné qui en suis curé en presence de François ballet et de Benoist Combet tous deux du susdit Saint Sulpice le Vieux et illiterés de ce enquis. Démoz curé. » (Archives Départementales de l’Ain, Hostiaz, 1746-1750, vue 8/34).

Mais, à Saint-Didier-au-Mont-d’Or j’ai trouvé l’acte de baptême d’une enfant déclarée par son père qui ignore qui est la mère :

« Ce 26 novembre 1695 j’ai baptisé Claudine Giroud fille naturele de Baltazard Giroud marechal de St Cyre en Mondor lequel ma certifié par billet que ladite fille luy appartient il nay peu scavoir quelle est la mère a este parrain Jacque Guayet et maraine Claudine Massu en presence de Claude Guayet et de Anthoine Guayet. Viemoys prêtre. ». (Archives départementales du Rhône, Saint-Didier-au-Mont-d’Or, 1695, vue 6/7).

Cet homme mérite notre considération pour avoir, à cette époque, eu le courage de reconnaître un enfant illégitime et, à plus forte raison, une fille qui ne pourra jamais l’aider dans son art de maréchal-ferrant. Comment a-t-il reçu cette enfant ? Était-ce un cadeau déposé devant sa porte ? Peut-être connaissait-il la mère et, lié à elle par un fort sentiment, ne voulait-il refuser l’enfant ? Cette petite fille était-elle un enfant adultérin ?

Jamais nous ne répondrons à ces questions mais nous pouvons échafauder des scenarii.

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25 Messages

  • Merci de nous avoir fait partager cette découverte faite aux AD du Rhône. Ces faits divers de l’état-civil mettent un peu de piment dans nos généalogies.
    Bonne soirée.

    André VESSOT

    Répondre à ce message

  • Un acte assez rare : un père célibataire ! 6 février 2015 12:58, par Wohlhüter

    Toujours intéressant d’avoir des cas particuliers. Parfois on a la réponse dans les actes suivants ou aussi dans les actes notariés, ainsi que ceux du père ou de la mère. N’oublions pas que la pruderie est récente et date du 19e siècle.
    Fin 19e, j’ai aussi dans ma famille le cas d’une fille née dans la maison de son père qui la déclare de mère inconnue !! Les petits-enfants sont toujours en vie.
    Cordialement
    Theodor
    Petit ps : les mots latins au pluriel prennent un s ajouté au mot singulier - c’est officiel depuis au moins 20 ans ! Soit un scénario et des scénarios comme un maximum des maximums.

    Répondre à ce message

    • Orthographe de scénarios au pluriel 9 février 2015 18:30, par DESCHAMPS

      Bonjour,

      Je crois que les deux orthographes peuvent être tolérées.
      Certains diront que « scénario » est un mot francisé puisqu’il prend un accent, on ajoute donc un « s » au pluriel. Il n’est donc ni latin ni italien.
      D’autres diront que « scénarii » est présent dans certains dictionnaires (je ne cite pas de nom).
      Personnellement j’accepte les deux.

      Cordialement

      Répondre à ce message

      • Orthographe de scénarios au pluriel 10 février 2015 06:05, par Wohlhüter

        Malheureusement non - il n’y a plus de tolérance c’est la règle en français. C’est la méconnaissance des règles en français qui fait écrire scénarii - et en plus avec un é !!!
        Etant éditeur de publications scientifiques, ce point du latin est en première ligne dans les manuscrits et sans appel ! Mais cela ne se pose plus dans le domaine des sciences.
        Accepter c’est continuer à oublier nos règles.
        Voir « Plur. des scénarios » dans la référence scientifique
        http://atilf.atilf.fr/
        voir aussi le Robert ou encore le Littré
        http://dictionnaire.reverso.net/francais-definition/scénario

        Les autres dictionnaires ne font pas la « loi » - ce sont des ouvrages commerciaux et ne constituent pas une référence, notamment le Larousse.
        a+
        Theodor

        Répondre à ce message

        • Orthographe de scénarios au pluriel 10 février 2015 17:21, par DESCHAMPS

          Bonjour,

          Merci de votre réponse.
          Sans toutefois m’éloigner du sujet d’origine « un père célibataire », j’ai pardonnez moi du mal à être aussi stricte que vous.

          Extrait JO du 6/12/1990 Les rectifications de l’orthographe.
          Primo :
          Il a été entendu que les propositions des experts
          devraient être à la fois fermes et souples : fermes, afin
          que les rectifications constituent une nouvelle norme et
          que les enseignants puissent être informés précisément de
          ce qu’ils auront à enseigner aux nouvelles générations
          d’élèves ; souples, car il ne peut être évidemment
          demandé aux générations antérieures de désapprendre ce
          qu’elles ont appris, et donc l’orthographe actuelle doit
          rester admise.
          La situation est en fait la même qu’en 1835, quand la
          graphie oi fut remplacée par la graphie ai conforme à la
          prononciation d’usage dans les mots j’avais, j’aimais,
          français. Chateaubriand approuva cet ajustement, tout en
          continuant d’écrire comme il en avait l’habitude.

          Je me placerais du côté de la sagesse,je préfère dans le cas présent me référer au terme « recommandation » qu’au terme « règle ».

          Bien à vous

          Pierre Deschamps
          Ancien Expert en Normalisation UTE, CENELEC et CEI.

          Répondre à ce message

  • Un acte assez rare : un père célibataire ! 6 février 2015 13:39, par Roland Carrier

    Les cas récents viennent de l’interdiction d’établir une filiation adultérine. Si la mère est mariée avec un autre homme que le père il a deux solutions :
    la mère reconnaît l’enfant le père est son mari le vrai père ne peut pas reconnaître l’enfant
    le père reconnaît l’enfant la mère ne peut pas le reconnaître
    De nos jours les filiations adultérines sont possibles.
    Je lis toujours avec grand plaisir la Gazette du Vendredi
    Bonne lecture
    Roland Carrier

    Répondre à ce message

  • Un acte assez rare : un père célibataire ! 6 février 2015 13:55, par Eve39

    Pour donner des exemples de naissances illégitimes sur Flavigny-sur Ozerain ( Côte-d’or)La première remarque est que les naissances illégitimes sont très rares : 11 en tout sur la période 1689/1789 parmi lesquelles :

    -en 1689, Claude Berouin né « des œuvres de Claude Chouard, soldat dans la compagnie du Sr Boussa du régiment de Picardie en garnison à Besançon ».

    -en 1692, « Jean Bourgouin fils d’Edmée Reine Bourgouin, femme de Léonard Sordoillet dragon dans le régiment du chevalier de Grandmont ». L’époux est aux armées, le père de l’enfant est inconnu et il n’y a pas eu de suite à l’affaire dans le registre.

    En 1697, on trouve une histoire familiale assez particulière :

    Le 8 janvier 1697, Jean Moyse épouse Marie Masson. Le lendemain des noces, Marie accouche d’un garçon qu’on prénomme Genest puisque son parrain est Genest Moyse :

    « Genest fils illégitime d’un père inconnu et de Marie Masson, mariée le huitième de ce mois à Jean Moyse, laboureur, né le jour d’hier a esté baptisé le dixième de janvier 1697. Son parrain Genest Moyse vigneron sa maraine Marguerite Regnardet d’Arbois femme de George Lambelin vigneron lesquels avec la sage femme ont déclaré que led. Jean Moyse absent époux de la mère de l’enfant avait affirmé qu’il n’en était point le père dont nous leur avons donné acte, lesquels ne signent de ce enquis. ».

    Le curé note dans l’acte de naissance que l’époux est absent au moment de l’accouchement. Mais surtout il indique, et cette remarque nous permet de bien comprendre quel est le rôle « légal » d’une sage-femme, que celui-ci aurait réfuté sa paternité, « selon les dires de la sage-femme », dont les propos ne sont à aucun moment mis en doute, puisqu’elle est assermentée.

    Le 8 janvier 1698, soit un an, jour pour jour, après le mariage, celui-ci est annulé et l’acte transcrit dans le registre de Flavigny.

    On peut lire :
    « Ce jourd’huy huitième janvier 1698 Marie Masson mariée le 8 janvier 1697 à Jean Moyse, laboureur, d’après avoir pris le serment d’elle, a déclaré que l’enfant qu’elle avait mis au monde le neuvième dudi mois de janvier venait d’une copule illicite qu’elle avait eu avec Jean Perdu laboureur à Espermailles cousin germain dudi Jean Moyse comme elle l’avait déjà déclaré à la sage femme et à tous les assistants dans les douleurs de l’enfantement et comme il resulte de lad. Copule illicite un empeschement dirimant à leur mariage elle consent qu’il soit cassé et par Monseigneur l’official d’Autun et déclaré nul et que les parties soient mises en liberté de convoler en d’autres noces. Fait à Flavigny en présence dud. Jean Moyse de Jean Moyse père d’iceluy, de François Masson père de lad. Marie Masson de maitre Philibert Brenot conseiller du Roy assesseur en la mairie de Flavigny, de Marc Landrot marchand aud. Flavigny témoins soussignés lesd. Masson père et fille ny lesd. Moyse père et fils ne signent enquis.

    Un empêchement dirimant est un empêchement absolu qui fait obstacle à un mariage ou l’annule de plein droit, qu’il soit contracté de bonne ou de mauvaise foi. Ce mariage a donc bien été annulé de plein droit.

    Le petit Genest est décédé peu après sa naissance.

    Mais le mari trompé s’est remis assez vite de sa mésaventure, semble-t-il, car, après avoir épousé Marguerite Maillot, le 8 avril 1698 (soit trois mois après l’annulation de son premier mariage), il devient père le 26 décembre de la même année et le parrain de cet enfant est à nouveau le laboureur Genest Moyse.

    Répondre à ce message

  • Un acte assez rare : un père célibataire ! 6 février 2015 15:07, par Nicole Blachon

    Pour l’acte de Bilieu le patronyme du parrain pourrait être « MICHET fils de feu MICHET Mathieu ».

    A vérifier si ce patronyme existe à Bilieu à cette époque.

    Question : pourquoi « fut » dans l’expression « veuve de fut.. » J’ai souvent lu « feu » en parlant d’un décédé.
    Est-ce que les deux mots sont synonymes ?

    Répondre à ce message

  • Bonjour, la mère pouvait être mariée à un autre homme et la naissance gardée secrète ,ou être d’une condition qui ne permettait pas le mariage avec un maréchal-ferrant .Ce qui m’étonne c’est que la parrain et les témoins semblent être de la même famille,guayet.Savez-vous ce qu’est devenu cette enfant ?
    Cordialement,
    Martine Hautot

    Répondre à ce message

  • Un acte assez rare : un père célibataire ! 6 février 2015 22:11, par Alain

    Bonjour,

    Non,un édit d’Henry II de 1556, confirmé par Louis XIV en 1708, sur le sujet des femmes enceintes, célibataires, ou veuves. Un enfant hors mariage est généralement non désiré.
    La déclaration de grossesse, concerne spécialement l’infanticide. Car l’opprobre qu’attise la méchanceté sur soi, et sur la famille, parfois. D’une bouche à nourrir et des conséquences que cela résulte, pour une fille mère, c’est de trouver un mari.
    Les juges sont démunis de tout infanticide, lorsque la jeune fille se présente devant eux. Elle prétend que son enfant est mort-né. Même soumise à la question. Et est très souvent relaxé, et libre de recommencer. C’est pourquoi l’édit de février 1556 faits référence, qu’une grossesse doit être déclaré, sous peine de mort.
    Cet édit est de protégé les mères contre les pères profiteurs, afin que la mère puisse par ce biais, avoir une rémunération ; de protéger l’enfant et la mère. Qu’elle dise, qui en est le père. Et ainsi, que les enfants puissent être baptiser et être enterrés en terre chrétienne. C’est un vide juridique qu’a comblé le roi Henry II, qui eut effet jusqu’à la révolution de 1789.

    Bien à vous

    Alain

    Répondre à ce message

  • Un acte assez rare : un père célibataire ! 7 février 2015 00:42, par Sylvie Cauche-Laouchez

    Bonjour,

    la fin de l’acte semble être : « le parrain Domerin (? la fin est coupée sur la photo ?) M[es ?]et fils de feu petit Mathieu M[...incomplet] et Janton Monin la maresne ».

    Le patronyme du père ressemble plutôt à Dechaulx. Etes-vous certain du prénom Geoffrey ?
    Il faut aussi peut-être lire « ainsy comme rapporte Mondaz Boniet ... »

    Sylvie

    Répondre à ce message

  • Un acte assez rare : un père célibataire ! 7 février 2015 10:09, par DE COCK Antoinette

    Bonjour a tous,

    J’ai moi aussi été très surprise lorsque j’ai découvert que mon grand père (AUGUSTE) reconnu par son père(JEAN MARIE) était né de mère inconnue ainsi que plusieurs de ses frères et soeurs.J’ai finalement percée le mystère enfin, mon arrière grand père(JEAN MARIE)vivait une histoire d’amour avec MATHILDE (mon arrière grand mère) (séparée de son époux) et pas encore divorcée, elle ne pouvait donc pas reconnaitre ses autres enfants car elle portait toujours le nom de son futur ex mari.Leurs situation a été régularisée et en 1912, leur mariage a été enfin célébré (pour la petite histoire, une de leur première fille s’est mariée le même jour que ses parents.
    Emouvant non !!

    Cordialement.

    Antoinette.

    Répondre à ce message

  • Un acte assez rare : un père célibataire ! 7 février 2015 12:21, par Montjoie

    j’ai un acte de Montjoie ou Monjoye jean né le 11 florial an 5 a la maternité de Paris rue de la Bourbe reconnu comme enfant naturel en 1797 par son pere Montjoie pierre menuisier agé de 29 ans natif de Paris et de
    Marie, Jeanne Duchene ou Duchesne agée de 23 ans a Orleans domicilies rue de l’oursine divivion du finisteres
    non mariés la mere abandonne l’enfant Jean a 19 mois 28jours LE 9 nivose de l’an 7
    sur plusieurs actes le prenom reste le meme puis soudainement pour l’église il sera Charles il a ete ou vendu ou adopter a Hedauville (acte)

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  • Un acte assez rare : un père célibataire ! 7 février 2015 19:45, par Cécile Daniel

    Bonsoir,

    Savez-vous quelle était la vie de ce maréchal ferrant quand il a récupéré cette petite fille ? Etait-il marié ? Avait-il d’autres enfants ? L’acte ne dit pas que la petite fille est un bébé, si c’est le cas, il a du trouver une nourrice pour la nourrir. Savez-vous ce qu’est devenue cette enfant ? En tout cas, c’est une histoire originale, merci de la partager avec nous.
    Cécile DANIEL

    Répondre à ce message

    • Un acte assez rare : un père célibataire ! 9 février 2015 23:59, par Christine Marliet

      Bonsoir,

      Balthazard Giroud, le maréchal-ferrant, s’est marié le 17 juin 1698 à Saint Cyr au Mont d’Or avec Marie Desfarges fille de feu Guillaume Desfarges, laboureur dans cette paroisse.
      Il n’y a pas d’actes de sépulture de Claudine jusqu’en 1710. Je pense donc qu’elle a survécu à ses premières années. Il faut que je cherche un éventuel mariage.

      Cordialement.

      Répondre à ce message

  • Un acte assez rare : un père célibataire ! 12 février 2015 20:41, par Baignard

    Je sais que ma grand mère qui est née en 1890 (à Agde) a eu deux enfants en 1911 et 1914 avec son compagnon il les a reconnu à la naissance, (il est mort en 1915 guerre 14/18) et en 1921 les parents du mort menace ma grand -mère de reprendre les enfants (elle les reconnait au tribunal en octobre 1921.Ils étaient donc du fait de la mort de leur père pupilles de la nation lors de leur mariage ils ont eu 600 Francs chacun et le fils né en 1914 a eu droit de tenir un débit de tabac réserver aux pupilles. martine Baignard

    Répondre à ce message

  • Un acte assez rare : un père célibataire ! 14 février 2015 11:02, par MTV

    Bonjour ;
    Je crois me souvenir qu’en France le cas le plus célèbre est celui des bâtards royaux de Louis XIV.
    Leurs actes de naissance ne comporte pas celui de la mère. La Marquise de Montespan étant toujours mariée lors de leur naissance, ceux-ci auraient été légalement enfants légitimes du Marquis.
    Louis XIV n’aurait pu ainsi désigner le Duc du Maine comme héritier de la couronne dans son testament. (Lequel n’a pas été respecté de toute façon).....
    cordialement
    M.T.V.

    Répondre à ce message

  • Un acte assez rare : un père célibataire ! 14 février 2015 11:18, par cpujolgiaume

    Je connais le cas d’un homme né au début des années 1900 de mère inconnue.
    Dans ce cas précis, la mère ne pouvait pas divorcer du fait de l’hospitalisation en psychiatrie de son époux légitime. De ce fait, le père naturel a déclaré et reconnu l’enfant en indiquant « né de mère inconnue » afin que l’enfant ne soit pas attribué à l’époux de la mère.

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  • Un acte assez rare : un père célibataire ! 14 février 2015 14:24, par cgaimard

    A sa naissance,le 4 février 1848 à Toulon, le poète, écrivain,et académicien provençal Jean AICARD fut déclaré « de mère inconnue » : son père,Mathias Jean-François, était célibataire, et sa mère ,Victoire Isnard, était encore mariée
    avec Amédée André qu’elle avait quitté 2 ans auparavant,elle n’en divorcera qu’en 1854, sans jamais reconnaître son fils.

    Répondre à ce message

  • Un acte assez rare : un père célibataire ! 14 février 2015 14:33, par lucienne villeneuve

    Sûrement pas si rare ! J’ai découvert (grâce à Généanet« ) que ma trisaïeule avait eu un enfant né en 1870 de »mère non dénommée" et reconnu par son père uniquement. L’explication est la suivante : cette aïeule était mariée, son conjoint l’avait quittée et elle avait rencontré un autre homme qui partageait sa vie et s’occupait aussi de ses deux autres enfants. Un divorce était peut-être impossible compte tenu de la disparition du mari...

    Répondre à ce message

  • Un acte assez rare : un père célibataire ! 14 février 2015 16:40, par Marie-Claude Gérouit

    Ce qui suit est édifiant : mon arrière arrière...grand-mère avait « du tempérament » ! acte de naissance du 12 ventose an VI (1798):est comparu Jean Louis Debry, tailleur d’habits... déclare la naissance d’un enfant mâle qu’il nomme Jean-Baptiste Sueur né de son épouse Marie Julie Sueur et qu’il ne veut point reconnaître car né au bout de cinq mois de mariage et que son épouse dit être des œuvres d’un certain Jean-Baptiste ambory domicilié dans la commune de Domqueur fils de Louis ambory.
    Ce n’est pas tout car cet enfant se marie 30 ans plus tard et dans son acte de mariage on retrouve les mêmes mentions !!quand on pense aux lectures publiques et aux regards désapprobateurs sans compter le reste, dur dur ..
    Mon arrière-arrière grand-mère s’est mariée deux fois (le Debry était le premier)et a eu neuf enfants en tout.
    Elle n’ a pas été chassée de son village elle !

    Répondre à ce message

  • BONJOUR j’ai un oncle qui était père célibataire,dans les années de la guerre 39/45,une de ses voisines avait son mari disparu,ils se sont aimes et ma cousine est née,seulement le mari est revenu (comme mon père) en 47,donc mon oncle qui avait reconnu sa fille est parti avec elle et la mise en nourrice chez ma mère,qui la élevée pendant une dizaine d’années jusqu’à ce que le père trouve une épouse qui ai bien voulu élever le gamine !!!
    j’ai aussi une amie qui est née en 41 de père allemand(disparu a la fin de la guerre,)mais sa mère était marie et avait déjà 3 enfants de son mari,lorsque celui ci est revenu il a reconnu la fille de sa femme et la mère aussi a reconnu sa fille :par contre le malheur cette fille a apprit cette histoire a 17 ans par une saleté de gamine qui s’est fait une joies de lui annoncer(tout le pays le savait mais personne ne disait mots !!!!!

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  • Un acte assez rare : un père célibataire ! 10 janvier 2019 20:05, par lopez

    bonsoir , je tombe sur cette page car je fais des recherches sur mes origines . Je suis née de mère inconnue mais reconnue par mon père .mon père qui est toujours en vie , a gardé le secret du nom de ma mère et je crois ne l’avouera jamais . Quoiqu’il en soit , mon témoignage ne vous sert à rien , mais cela existe encore ...la preuve !!

    Répondre à ce message

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