Transcription de deux actes trouvés dans les archives de l’Etat-Civil d’Algérie (anom.archivesnationales.culture.gouv.fr)
sur la réquisition et présentation à nous faite par Dame Nnnn, sage-femme
en présence des témoins Mmmm et Rrrr
« L’an 1898 le 24 février à 7 heures du soir, exposition au tour de l’hopitale d’un enfant de sexe masculin paraissant agé d’un jour […] un billet ainsi conçu « Je recommande mon enfant aux bons soins de l’assistance, je le réclamerai plus tard, je désire qu’il s’appelle André Geoffroy. Porte une médaille aux initiales A.G. […] Il a été baptisé à la chapelle de l’hopital et a reçu les nom et prénom de NOUX Maxime. »
Au moment du recensement pour le service militaire l’administration fait le lien (comment ?) et convient que c’est la même personne, Maxime NOUX (mon grand-père), nés de parents inconnus, a été pris en charge par l’Assistance Publique (nous avons retrouvé son dossier).
J’ai plusieurs questions :
- Quand la sage-femme fait la déclaration en mairie de la naissance d’André Geoffroy, présente-t-elle le bébé ?
- La mairie laisse un enfant sans parent sans saisir l’Assistance publique ?
- Comment la mairie attribue un nom de famille à un enfant trouvé ?
J’espère que la communauté pourra m’apporter quelques éclaircissements.

- Je n’ai malheureusement pas d’autres photos de mon grand-père que celle-ci, prise à Baba Hassen, où il était viticulteur.
Merci à tous pour votre aide...
Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898
Messages
1. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 26 mars, 17:20, par urial
bonjour,je viens de tomber sur votre lecture qui ma interpeller ,mon grand pére né de parent incoonu a alger déposé a mustapha des années que je recherche le pourquoi et comment a t il recus ses nom et prenons urial pierre .sur le site anom est egalement noté .vraiment intérrèssant de vous lire cdlt mne urial
2. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 12 janvier, 10:07, par RENEE RAVEU
Bonjour.
On ne pouvait pas obtenir le dossier d’abandon, c’est une exception notoire. J’ai vécu cette situation concernant ma tante abandonnée en 1901 au tour de Mustapha et adoptée par mes Grands-parents.
Magnifique photo du grand-père dans l’allée d’amandiers.
Cordialement
3. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 11 janvier, 23:52, par HURTAUD Gilda
Bonjour Mme NOUX, je suis adhérente à l’association de généalogie GAMT - Généalogie Algérie Maroc Tunisie - et l’entraide fait partie de notre ADN ! Aussi je voudrais vous signaler dans la revue 137 de mars 2017 où ce point est évoqué, et où un adhérent a publié un article très intéressant. "le sort des enfants abandonnés au tour de Mustapha"
Généalogiquement vôtre
4. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 11 janvier, 20:07, par roussel
Bonjour.
Si cela peut vous aider, le fiche matricule de Maxime..
http://anom.archivesnationales.culture.gouv.fr/regmatmil/osd.php?clef=Noux-Maxime-1918-1876-Alg%C3%A9rie-Alger-1898-02-23-Mustapha-Alger-
Cordialement
Thierry
5. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 11 janvier, 15:06, par Pierrel Elisabeth
Bonjour - Ce bébé n’a pas été déclaré 2 fois : il a été déclaré à la mairie par la sage-femme chez qui la mère a accouché (procédure évidemment nécessaire pour ladite sage-femme), la même sage-femme a ensuite porté le nouveau-né à l’hôpital (voir ma réponse au message de "’CHARPIOT"), une préposée revenant à la mairie pour faire acter le tout (dont mention du billet(autre procédure nécessaire pour ne pas terminer en prison). D’autre part, le changement des nom / prénom était devenu une habitude, entre autres, oui, pour que le secret reste total (c’était donnant-donnant, comme ça l’a été jusque très récemment). D’où le souci de certaines mères d’ajouter une moitié de carte à jouer, un bout de ruban, etc., qu’elles savaient qu’elles pourraient rapporter le jour où (elles auraient l’argent nécessaire pour nourrir l’enfant,...). Que les "trouvailles" soient stigmatisantes serait un autre sujet (le choix de "Guillaume" plutôt que "Willy ne l’est pas trop...). Cordialement
1. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 10 janvier, 15:37, par Nicole Béraud
Re-Bonjour :
P.S. Deux exemples de "noms" attribués à Poitiers :
VILBORGE HORNOY
ZEDOINE TRITY...
Conservés pour l’éventuel service militaire !
La mère qui voulait récupérer son enfant (quand elle pouvait l’identifier !) devait reverser à l’Assistance publique les sommes correspondant à sa prise en charge : cette mesure avait été décidée pour éviter que des parents, après avoir laissé la collectivité se charger de l’entretien de l’enfant pendant la petite enfance, ne viennent le récupérer quand il pouvait devenir rentable en travaillant !
6. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 11 janvier, 14:41, par Pierrel Elisabeth
Bonjour - Pour votre AAGP, les prénom et patronyme n’ont pas été donnés par l’officier d’Etat civil mais par l’Hôpital général. Le 1er prénom, "Hippolyte", a été donné (et seul) par la sage-femme ayant procédé à l’accouchement dans sa maison (cf. acte de naissance en date du 21. 09. 1847 n° 546 p. 134 du registre) et celle-ci est allée déposer 5 h après le bébé au tour de l’hôpital (je n’avais jamais vu ce cas - mais elle avait du travail, 2 bébés ce jour-là...). C’est là qu’il a été nommé,Gervais SAMELAS : se reporter au registre matricule des enfants trouvés de Poitiers (en ligne) p.192, n° matricule 7143. Nommé sans doute au cours du baptême fait dans la foulée (marraine "Louise", la "préposée" qui déclare à la mairie), en ne tenant pas compte du prénom inscrit sur le billet (détaillé en partie droite du registre, la mairie transcrivant ce qui est écrit sur ledit registre). Je me suis permis de refaire la recherche, ayant eu à travailler sur ces registres (pour écrire l’histoire de mon AAGP né en 1828 à Poitiers, également). Les hôpitaux généraux fonctionnaient de la même façon partout en France. Comme il a été dit, lire à ce sujet les nombreux ouvrages de Pierrick Chuto. Cordialement.
1. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 10 janvier, 18:33, par CHARPIOT
J’ai la même situation : mon ARGPPaternel, né à Poitiers en 1847, de "mère non désignée" (le père arrive en déduction...) ; la ° (seule) est déclarée en Mairie par la sage-femme ayant réalisé l’accouchement à son domicile ; seul un prénom, Hippolyte, est indiqué (corps et marge de l’acte). Le lendemain matin, un agent de "l’hôpital général" de Poitiers, vient à la Mairie pour déclarer qu’un enfant a été "déposé la veille au soir devant la porte de l’hôpital" (& détails des habits portés) ; le prénom d’Hippolyte est à nouveau donné ainsi qu’un patronyme décidé par le chargé d’Etat-civil.
7. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 10 janvier, 18:33, par CHARPIOT
J’ai la même situation : mon ARGPPaternel, né à Poitiers en 1847, de "mère non désignée" (le père arrive en déduction...) ; la ° (seule) est déclarée en Mairie par la sage-femme ayant réalisé l’accouchement à son domicile ; seul un prénom, Hippolyte, est indiqué (corps et marge de l’acte). Le lendemain matin, un agent de "l’hôpital général" de Poitiers, vient à la Mairie pour déclarer qu’un enfant a été "déposé la veille au soir devant la porte de l’hôpital" (& détails des habits portés) ; le prénom d’Hippolyte est à nouveau donné ainsi qu’un patronyme décidé par le chargé d’Etat-civil.
1. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 11 janvier, 14:41, par Pierrel Elisabeth
Bonjour - Pour votre AAGP, les prénom et patronyme n’ont pas été donnés par l’officier d’Etat civil mais par l’Hôpital général. Le 1er prénom, "Hippolyte", a été donné (et seul) par la sage-femme ayant procédé à l’accouchement dans sa maison (cf. acte de naissance en date du 21. 09. 1847 n° 546 p. 134 du registre) et celle-ci est allée déposer 5 h après le bébé au tour de l’hôpital (je n’avais jamais vu ce cas - mais elle avait du travail, 2 bébés ce jour-là...). C’est là qu’il a été nommé,Gervais SAMELAS : se reporter au registre matricule des enfants trouvés de Poitiers (en ligne) p.192, n° matricule 7143. Nommé sans doute au cours du baptême fait dans la foulée (marraine "Louise", la "préposée" qui déclare à la mairie), en ne tenant pas compte du prénom inscrit sur le billet (détaillé en partie droite du registre, la mairie transcrivant ce qui est écrit sur ledit registre). Je me suis permis de refaire la recherche, ayant eu à travailler sur ces registres (pour écrire l’histoire de mon AAGP né en 1828 à Poitiers, également). Les hôpitaux généraux fonctionnaient de la même façon partout en France. Comme il a été dit, lire à ce sujet les nombreux ouvrages de Pierrick Chuto. Cordialement.
8. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 10 janvier, 15:37, par Nicole Béraud
Re-Bonjour :
P.S. Deux exemples de "noms" attribués à Poitiers :
VILBORGE HORNOY
ZEDOINE TRITY...
Conservés pour l’éventuel service militaire !
La mère qui voulait récupérer son enfant (quand elle pouvait l’identifier !) devait reverser à l’Assistance publique les sommes correspondant à sa prise en charge : cette mesure avait été décidée pour éviter que des parents, après avoir laissé la collectivité se charger de l’entretien de l’enfant pendant la petite enfance, ne viennent le récupérer quand il pouvait devenir rentable en travaillant !
1. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 11 janvier, 15:06, par Pierrel Elisabeth
Bonjour - Ce bébé n’a pas été déclaré 2 fois : il a été déclaré à la mairie par la sage-femme chez qui la mère a accouché (procédure évidemment nécessaire pour ladite sage-femme), la même sage-femme a ensuite porté le nouveau-né à l’hôpital (voir ma réponse au message de "’CHARPIOT"), une préposée revenant à la mairie pour faire acter le tout (dont mention du billet(autre procédure nécessaire pour ne pas terminer en prison). D’autre part, le changement des nom / prénom était devenu une habitude, entre autres, oui, pour que le secret reste total (c’était donnant-donnant, comme ça l’a été jusque très récemment). D’où le souci de certaines mères d’ajouter une moitié de carte à jouer, un bout de ruban, etc., qu’elles savaient qu’elles pourraient rapporter le jour où (elles auraient l’argent nécessaire pour nourrir l’enfant,...). Que les "trouvailles" soient stigmatisantes serait un autre sujet (le choix de "Guillaume" plutôt que "Willy ne l’est pas trop...). Cordialement
9. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 10 janvier, 15:06, par Nicole Béraud
C’est sur la question de l’attribution d’un nom à l’enfant trouvé que je veux apporter un exemple. Il s’agit d’un garçon né à Poitiers (adresse indiquée), d’abord déclaré par la sage-femme (nommée), dit :"de mère non dénommée", enfant dont elle déclare qu’il faut le prénommer "Willy", à nouveau déclaré le lendemain par des employés de l’hospice (où il a été déposé, on ne dit pas par qui), avec description des vêtements portés, mention du prénom à lui donner...mais qu’on va affubler d’une identité propre à le stigmatiser, comme c’est aussi le cas pour les autres malheureux enfants déposés ! Si la mère espérait le récupérer, impossible pour elle de le retrouver ! Devenu adulte, il a retrouvé sa première identité, mais "mono-identité", pas de prénom ? Il a parfois été appelé "Guillaume Willy"...Dans les années 1850, la ville de Poitiers avait un taux de natalité abusivement gonflé par ces deux actes de naissance inscrits pour chaque enfant abandonné.Allez repérer vous-mêmes sur les TD les prénoms inventés, stigmatisants, attribués à ces malheureux !
10. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 10 janvier, 14:15, par Pierrick Chuto
Vous pourriez écrire un livre 🙂 Le mien Les exposés de Creac’h-Euzen étudie en détail le sujet. A Quimper aussi , à partir de 1843, tous les patronymes commencent par B et ainsi de suite jusqu’en 1861 (lettre T)et la fermeture du tour.
1. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 9 janvier, 22:05, par Thierry Mauduit
Bonjour,
Comme cela a été dit, l’enfant n’est pas présenté physiquement en mairie, c’est une formule administrative. Le procédure habituelle (mais il peut y avoir des exceptions) est que l’enfant était déposé dans un tour d’hôpital (parfois au seuil d’église, ou chez une personne chargée des déclarations, mais c’est exceptionnel, je n’ai que quelques exemples pour mes recherches). La personne qui déposait l’enfant pouvait être la mère elle-même, ou le plus souvent la personne qui a procédé à l’accouchement, une amies de la famille, voire une voisine. Une fois réceptionné à l’hôpital (ou hospice), l’enfant était pris en charge par la congrégation religieuse, mais la déclaration en mairie était généralement effectuée par une personne "préposée aux enfants abandonnés à l’hôpital". Celle-ci, souvent la même pour un même hôpital, en général sur de nombreuses années (la charge se transmettait même de mère en fille comme à Bergerac), faisait la déclaration en mairie en apportant les éléments dont elle dispose, c’est pourquoi en retrouve la description détaillée des vêtements de l’enfant et de tout ce qui l’accompagnait, y compris les petits mots indiquant si l’enfant était baptisé, et parfois les prénoms et noms lorsque la mère souhaitait l’identifier. Mais cette volonté de nommer l’enfant n’était pas obligatoirement retenue par l’officier d’état civil (je ne connais pas les motifs de ces refus). L’enfant pouvait aussi être accompagné d’un morceau de tissu particulier lorsque la mère voulait conserver la possibilité de récupérer l’enfant lorsque sa situation le lui permettrait (il s’agit toujours d’un déchirement pour la mère, cet acte très difficile était seulement motivé par la nécessité absolue, les raisons pouvant être diverses). Il suffisait ensuite à la mère de présenter une autre partie du tissu pour prouver sa filiation (j’ignore cependant si la procédure était simple et si le tissu suffisait). L’officier d’état-civil enregistrait la présentation de l’enfant avec tous les éléments apportés sur le registre d’état-civil. Il tenait compte ou non du nom éventuellement proposé, il indiquait la date de présentation, la date de naissance lorsqu’elle était connue ou une estimation apportée par la préposée, la date de baptême lorsqu’elle était indiquée ou simplement la mention "l’enfant a été baptisé". Lorsqu’il n’y avait pas de nom connu, c’est l’officier d’état-civil qui en attribuait un. Les critères retenus étaient différents suivant les lieux et les époques, je ne sais ce qu’il en était pour l’Algérie (où je suis né 😉, mais je peux citer l’exemple révélateur d’une pratique à Bergerac (24) pour l’année 1834 où sur les 31 enfants abandonnés cette année-là (tous déclarés par la même préposée), les 20 premiers ont un nom commençant par FO, les 10 derniers ont un nom commençant par FR. Un seul, Pierre GOPHES, dénote de ce principe, mais il a été déclaré baptisé sous son nom de famille (GOPHES), et seul le prénom lui a été attribué arbitrairement pour l’officier d’État civil. D’autres villes ont adopté des systèmes différents et souvent on ne trouve pas de logiques particulières, le côté aléatoire apparent pouvant être seulement lié à l’imagination de l’officier d’état-civil. Les noms peuvent aussi correspondre à des dates du calendrier. Ainsi, Jean Rameau est exposé au tour de l’hôpital de Bergerac à 3h00, le 24 mars 1834, le jour des Rameaux étant la veille, le 23 mars, jour probable de sa naissance. On trouve aussi des prénoms attribués par l’officier qui, de nos jours, peuvent nous paraitre étranges : Charlemagne, Eclair, Reliques, Radegonde, Eusebe, Leroy, Martinien, Magloire, Pardoux, Tiburce, Vincentine. Il y a quand même plus simple et on peut se demander si cela ne dénote pas d’une volonté pour permettre de repérer les enfants abandonnés (?). Mais de tous les cas que j’ai recensé pour Bergerac, je n’ai pas trouvé de double prénom, sauf lorsque le second prénom était en fait le patronyme.
Dans votre cas, la préposée était peut-être aussi sage-femme, à moins qu’il n’y ait pas eu de préposée à Mustapha ? Mais je n’ai pas trouvé sur l’acte d’état-civil la mention qui vous indiquez : "sur la réquisition et présentation à nous faite par Dame Nnnn, sage-femme" et donc je doute que ce soit elle qui ait fait la déclaration...
Également, le 24 février n’est pas la date de déclaration mais la date d’exposition. C’est cette date qui a été retenue par l’officier d’état-civil comme date de déclaration, mais en précisant la naissance à la veille. En revanche, ce dernier n’a pas attribué de nom et prénom, il a enregistré ceux donnés lors du baptême, probablement par le prêtre officiant, ce qui est fréquent, et il devait de toute façon en tenir compte puisque l’acte de baptême était fourni à la mairie. On voit aussi que le prêtre n’a pas retenu les prénoms demandés par la mère, probablement pour suivre sa propre logique qui semble dictée par l’alphabet, puisque les 2 premiers enfants abandonnés de l’année portent un patronyme commençant pas un M, les 3 suivants commencent par N (dont Noux), ensuite 2 par O, 2 par R, (0 par Q), 1 par S, 1 par T, (0 par U), 1 par V, pour ensuite reprendre par 3 A, 2 B, 3 C, 3 D, 3 E, 3 F, 3 G (0 H), (0 I), 2 J. Soit 34 enfants abandonnés pour l’année 1898.
Excusez-moi, c’est un peu long mais j’espère que cela pourra vous être utile.
Cordialement
11. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 10 janvier, 14:13, par Thierry Mauduit
Re-bonjour,
Concernant le nom enregistré à l’état-civil, comme je l’ai proposé dans mon message précédent, je reste persuadé (mais je peux me tromper) qu’il résulte uniquement du fait que le prêtre qui l’a baptisé à la chapelle de l’hôpital a choisi lui-même un nom en fonction de sa propre méthode d’attribution, c’est-à-dire par une méthode basée sur l’ordre alphabétique de la première lettre des patronymes qu’il donnait (le "N" pour NOUX) au fur et à mesure des admissions, sans tenir compte de la volonté de la mère. L’officier d’état-civil n’a fait que conserver ce nom qui figurait sur l’acte de baptême fourni au moment de la déclaration.
1. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 10 janvier, 09:51, par jean-marc veaux
Bonjour,
j’ai des difficultés similaires aux vôtres. mon grand père maternel Victor Flamin, déposé à l’hôpital de mustapha le 15 juillet 1896, a reçu comme l’indique l’acte de la mairie, son prénom et nom sans autre explication, à part le détail de ses effets personnels.
Par contre, je suis très intéressé de savoir comment vous avez trouvé son dossier à l’assistance public.
Cordialement
2. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 10 janvier, 12:57, par Geneviev COUDRE NOUX
Je remercie toutes les personnes qui m’ont apporté informations et conseils.
Deux femmes nommées GEOFFROY sont présentes dans les registres d’état-civil d’Alger :
Joséphine GEOFFROY (faubourg de Bab-el-Oued) née à Alger en 1876, dont le père Joseph peintre en voiture est né (1820) dans le Vaucluse (Thor, de Pancrace et Rose Marie Duplan), la mère Josefa Antonia GARCIA (1837) née à Alicante (de Jose et Antonia Ruiz demeurant à Alger 1862), et le grand-père agriculteur-propriétaire à Thor en 1862, donne naissance à deux enfants de père inconnu en 1899 et 1900 ;
Emilie GEOFFROY (Mustapha) née en 1863 à Cognac donne naissance à deux enfants de père inconnu en 1893 et 1895.
Il n’y a évidemment aucune conclusion à en tirer.
33 naissances de père inconnu, la plupart déclarés par sage-femme ou chirurgien ; 5 abandons au tour de l’hopital à qui sont donnés les noms de Lucie MARMON, Gustave MELCARD, Gaston NADOR , Jean NEFLOT, Lucie OURIL ; 4 déclarations sans père ni mère à qui sont donnés de 2 à 4 prénoms.
12. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 10 janvier, 14:11, par Pierrick Chuto
Merci Colette pour ce beau commentaire.
1. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 9 janvier, 19:40, par Colette Boulard
Bonjour,
Les procédures étaient-elles les mêmes, à la fin du XIX ème siècle,en France métropolitaine et en Algérie alors française ? c’est un point à vérifier. Sans doute y avait-il déjà des nuances, des différences, en métropole, entre les pratiques des grandes villes, notamment Paris, et les petites villes.
Néanmoins, je vous suggère de lire le remarquable ouvrage de Pierrick Chuto "les exposés de Creac’h-Euzen, les enfants trouvés de l’hospice de Quimper " qui est consacré à ce sujet. C’est vraiment un beau travail, très informatif. Je n’ai pas regretté mon achat, je conseille ce livre qui aborde tous les sujets que vous évoquez.
plusieurs rubriques du blog lui ont été consacrés, telle celle-ci :
NOUVEAU : Les exposés de Creac’h-Euzen
13. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 10 janvier, 12:57, par Geneviev COUDRE NOUX
Je remercie toutes les personnes qui m’ont apporté informations et conseils.
Deux femmes nommées GEOFFROY sont présentes dans les registres d’état-civil d’Alger :
Joséphine GEOFFROY (faubourg de Bab-el-Oued) née à Alger en 1876, dont le père Joseph peintre en voiture est né (1820) dans le Vaucluse (Thor, de Pancrace et Rose Marie Duplan), la mère Josefa Antonia GARCIA (1837) née à Alicante (de Jose et Antonia Ruiz demeurant à Alger 1862), et le grand-père agriculteur-propriétaire à Thor en 1862, donne naissance à deux enfants de père inconnu en 1899 et 1900 ;
Emilie GEOFFROY (Mustapha) née en 1863 à Cognac donne naissance à deux enfants de père inconnu en 1893 et 1895.
Il n’y a évidemment aucune conclusion à en tirer.
33 naissances de père inconnu, la plupart déclarés par sage-femme ou chirurgien ; 5 abandons au tour de l’hopital à qui sont donnés les noms de Lucie MARMON, Gustave MELCARD, Gaston NADOR , Jean NEFLOT, Lucie OURIL ; 4 déclarations sans père ni mère à qui sont donnés de 2 à 4 prénoms.
1. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 10 janvier, 09:51, par jean-marc veaux
Bonjour,
j’ai des difficultés similaires aux vôtres. mon grand père maternel Victor Flamin, déposé à l’hôpital de mustapha le 15 juillet 1896, a reçu comme l’indique l’acte de la mairie, son prénom et nom sans autre explication, à part le détail de ses effets personnels.
Par contre, je suis très intéressé de savoir comment vous avez trouvé son dossier à l’assistance public.
Cordialement
2. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 10 janvier, 14:13, par Thierry Mauduit
Re-bonjour,
Concernant le nom enregistré à l’état-civil, comme je l’ai proposé dans mon message précédent, je reste persuadé (mais je peux me tromper) qu’il résulte uniquement du fait que le prêtre qui l’a baptisé à la chapelle de l’hôpital a choisi lui-même un nom en fonction de sa propre méthode d’attribution, c’est-à-dire par une méthode basée sur l’ordre alphabétique de la première lettre des patronymes qu’il donnait (le "N" pour NOUX) au fur et à mesure des admissions, sans tenir compte de la volonté de la mère. L’officier d’état-civil n’a fait que conserver ce nom qui figurait sur l’acte de baptême fourni au moment de la déclaration.
14. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 10 janvier, 09:51, par jean-marc veaux
Bonjour,
j’ai des difficultés similaires aux vôtres. mon grand père maternel Victor Flamin, déposé à l’hôpital de mustapha le 15 juillet 1896, a reçu comme l’indique l’acte de la mairie, son prénom et nom sans autre explication, à part le détail de ses effets personnels.
Par contre, je suis très intéressé de savoir comment vous avez trouvé son dossier à l’assistance public.
Cordialement
1. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 10 janvier, 12:57, par Geneviev COUDRE NOUX
Je remercie toutes les personnes qui m’ont apporté informations et conseils.
Deux femmes nommées GEOFFROY sont présentes dans les registres d’état-civil d’Alger :
Joséphine GEOFFROY (faubourg de Bab-el-Oued) née à Alger en 1876, dont le père Joseph peintre en voiture est né (1820) dans le Vaucluse (Thor, de Pancrace et Rose Marie Duplan), la mère Josefa Antonia GARCIA (1837) née à Alicante (de Jose et Antonia Ruiz demeurant à Alger 1862), et le grand-père agriculteur-propriétaire à Thor en 1862, donne naissance à deux enfants de père inconnu en 1899 et 1900 ;
Emilie GEOFFROY (Mustapha) née en 1863 à Cognac donne naissance à deux enfants de père inconnu en 1893 et 1895.
Il n’y a évidemment aucune conclusion à en tirer.
33 naissances de père inconnu, la plupart déclarés par sage-femme ou chirurgien ; 5 abandons au tour de l’hopital à qui sont donnés les noms de Lucie MARMON, Gustave MELCARD, Gaston NADOR , Jean NEFLOT, Lucie OURIL ; 4 déclarations sans père ni mère à qui sont donnés de 2 à 4 prénoms.
2. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 10 janvier, 14:13, par Thierry Mauduit
Re-bonjour,
Concernant le nom enregistré à l’état-civil, comme je l’ai proposé dans mon message précédent, je reste persuadé (mais je peux me tromper) qu’il résulte uniquement du fait que le prêtre qui l’a baptisé à la chapelle de l’hôpital a choisi lui-même un nom en fonction de sa propre méthode d’attribution, c’est-à-dire par une méthode basée sur l’ordre alphabétique de la première lettre des patronymes qu’il donnait (le "N" pour NOUX) au fur et à mesure des admissions, sans tenir compte de la volonté de la mère. L’officier d’état-civil n’a fait que conserver ce nom qui figurait sur l’acte de baptême fourni au moment de la déclaration.
15. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 10 janvier, 08:52, par Pierrel Elisabeth
Bonjour,
A propos de votre question portant sur le recensement militaire : le "lien" est simple puisque c’est le maire qui établit la liste des jeunes gens de sa commune qui auront 20 ans dans l’année. Il se reporte donc au registre adéquat et transmet cette liste au chef-lieu de canton dont dépend sa commune et où aura lieu le conseil de révision. Cordialement
16. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 9 janvier, 22:05, par Thierry Mauduit
Bonjour,
Comme cela a été dit, l’enfant n’est pas présenté physiquement en mairie, c’est une formule administrative. Le procédure habituelle (mais il peut y avoir des exceptions) est que l’enfant était déposé dans un tour d’hôpital (parfois au seuil d’église, ou chez une personne chargée des déclarations, mais c’est exceptionnel, je n’ai que quelques exemples pour mes recherches). La personne qui déposait l’enfant pouvait être la mère elle-même, ou le plus souvent la personne qui a procédé à l’accouchement, une amies de la famille, voire une voisine. Une fois réceptionné à l’hôpital (ou hospice), l’enfant était pris en charge par la congrégation religieuse, mais la déclaration en mairie était généralement effectuée par une personne "préposée aux enfants abandonnés à l’hôpital". Celle-ci, souvent la même pour un même hôpital, en général sur de nombreuses années (la charge se transmettait même de mère en fille comme à Bergerac), faisait la déclaration en mairie en apportant les éléments dont elle dispose, c’est pourquoi en retrouve la description détaillée des vêtements de l’enfant et de tout ce qui l’accompagnait, y compris les petits mots indiquant si l’enfant était baptisé, et parfois les prénoms et noms lorsque la mère souhaitait l’identifier. Mais cette volonté de nommer l’enfant n’était pas obligatoirement retenue par l’officier d’état civil (je ne connais pas les motifs de ces refus). L’enfant pouvait aussi être accompagné d’un morceau de tissu particulier lorsque la mère voulait conserver la possibilité de récupérer l’enfant lorsque sa situation le lui permettrait (il s’agit toujours d’un déchirement pour la mère, cet acte très difficile était seulement motivé par la nécessité absolue, les raisons pouvant être diverses). Il suffisait ensuite à la mère de présenter une autre partie du tissu pour prouver sa filiation (j’ignore cependant si la procédure était simple et si le tissu suffisait). L’officier d’état-civil enregistrait la présentation de l’enfant avec tous les éléments apportés sur le registre d’état-civil. Il tenait compte ou non du nom éventuellement proposé, il indiquait la date de présentation, la date de naissance lorsqu’elle était connue ou une estimation apportée par la préposée, la date de baptême lorsqu’elle était indiquée ou simplement la mention "l’enfant a été baptisé". Lorsqu’il n’y avait pas de nom connu, c’est l’officier d’état-civil qui en attribuait un. Les critères retenus étaient différents suivant les lieux et les époques, je ne sais ce qu’il en était pour l’Algérie (où je suis né 😉, mais je peux citer l’exemple révélateur d’une pratique à Bergerac (24) pour l’année 1834 où sur les 31 enfants abandonnés cette année-là (tous déclarés par la même préposée), les 20 premiers ont un nom commençant par FO, les 10 derniers ont un nom commençant par FR. Un seul, Pierre GOPHES, dénote de ce principe, mais il a été déclaré baptisé sous son nom de famille (GOPHES), et seul le prénom lui a été attribué arbitrairement pour l’officier d’État civil. D’autres villes ont adopté des systèmes différents et souvent on ne trouve pas de logiques particulières, le côté aléatoire apparent pouvant être seulement lié à l’imagination de l’officier d’état-civil. Les noms peuvent aussi correspondre à des dates du calendrier. Ainsi, Jean Rameau est exposé au tour de l’hôpital de Bergerac à 3h00, le 24 mars 1834, le jour des Rameaux étant la veille, le 23 mars, jour probable de sa naissance. On trouve aussi des prénoms attribués par l’officier qui, de nos jours, peuvent nous paraitre étranges : Charlemagne, Eclair, Reliques, Radegonde, Eusebe, Leroy, Martinien, Magloire, Pardoux, Tiburce, Vincentine. Il y a quand même plus simple et on peut se demander si cela ne dénote pas d’une volonté pour permettre de repérer les enfants abandonnés (?). Mais de tous les cas que j’ai recensé pour Bergerac, je n’ai pas trouvé de double prénom, sauf lorsque le second prénom était en fait le patronyme.
Dans votre cas, la préposée était peut-être aussi sage-femme, à moins qu’il n’y ait pas eu de préposée à Mustapha ? Mais je n’ai pas trouvé sur l’acte d’état-civil la mention qui vous indiquez : "sur la réquisition et présentation à nous faite par Dame Nnnn, sage-femme" et donc je doute que ce soit elle qui ait fait la déclaration...
Également, le 24 février n’est pas la date de déclaration mais la date d’exposition. C’est cette date qui a été retenue par l’officier d’état-civil comme date de déclaration, mais en précisant la naissance à la veille. En revanche, ce dernier n’a pas attribué de nom et prénom, il a enregistré ceux donnés lors du baptême, probablement par le prêtre officiant, ce qui est fréquent, et il devait de toute façon en tenir compte puisque l’acte de baptême était fourni à la mairie. On voit aussi que le prêtre n’a pas retenu les prénoms demandés par la mère, probablement pour suivre sa propre logique qui semble dictée par l’alphabet, puisque les 2 premiers enfants abandonnés de l’année portent un patronyme commençant pas un M, les 3 suivants commencent par N (dont Noux), ensuite 2 par O, 2 par R, (0 par Q), 1 par S, 1 par T, (0 par U), 1 par V, pour ensuite reprendre par 3 A, 2 B, 3 C, 3 D, 3 E, 3 F, 3 G (0 H), (0 I), 2 J. Soit 34 enfants abandonnés pour l’année 1898.
Excusez-moi, c’est un peu long mais j’espère que cela pourra vous être utile.
Cordialement
1. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 10 janvier, 14:15, par Pierrick Chuto
Vous pourriez écrire un livre 🙂 Le mien Les exposés de Creac’h-Euzen étudie en détail le sujet. A Quimper aussi , à partir de 1843, tous les patronymes commencent par B et ainsi de suite jusqu’en 1861 (lettre T)et la fermeture du tour.
17. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 9 janvier, 21:25, par Agnès HECTOR
Bonjour,
L’article 55 du Code civil, tel qu’adopté en 1803 (Code Napoléon), prévoyait effectivement que "l’enfant [devait] lui être présenté" à l’officier de l’état civil lors de la déclaration de naissance.
https://books.google.fr/books?id=RLc-AAAAcAAJ&pg=PA453&lpg=PA453&dq=declaration+naissance+code+napoleon&source=bl&ots=eZ3JE79VoY&sig=491ICkHZdpjIJMdTQg44WyPqIN0&hl=fr&ei=m6JETbbABJL34Aaow9kh&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=2&ved=0CCEQ6AEwAQ#v=onepage&q&f=false
Cette mention a été supprimée par la loi du 20 novembre 1919, qui a modifié l’article 55 pour ne plus exiger la présentation physique de l’enfant.
L’acte que vous citez indique bien que la sage-femme a présenté l’enfant à l’officier d’état-civil.
Mustapha change plusieurs fois de statut administratif :
L’agglomération d’Alger en 1891 comptait un peu plus de 105 000 habitants, ce qui est relativement peu. Il y a des cartes postales de Mustapha sur Ebay du début du 20e siècle. C’est vraiment petit.
Tout le monde devait à peu près se connaître.
C’est peut-être la raison qui a poussé le maire a ne pas attribuer les prénom et nom mentionnés par la mère si, comme cela est assez probable, cela permettait de remonter au père ou à la mère de l’enfant. (Ce qui a été traité dans les commentaires par Sophie ROUSSET, et j’en suis parfaitement d’accord). Cela me choque car cela a nécessairement créé un énorme difficulté si la mère a recherché son enfant. Les noms changés, l’enfant adopté, fin de la recherche. Mais le maire avait certainement de très bonnes raisons pour procéder ainsi.
Cordialement,
AH
18. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 9 janvier, 19:40, par Colette Boulard
Bonjour,
Les procédures étaient-elles les mêmes, à la fin du XIX ème siècle,en France métropolitaine et en Algérie alors française ? c’est un point à vérifier. Sans doute y avait-il déjà des nuances, des différences, en métropole, entre les pratiques des grandes villes, notamment Paris, et les petites villes.
Néanmoins, je vous suggère de lire le remarquable ouvrage de Pierrick Chuto "les exposés de Creac’h-Euzen, les enfants trouvés de l’hospice de Quimper " qui est consacré à ce sujet. C’est vraiment un beau travail, très informatif. Je n’ai pas regretté mon achat, je conseille ce livre qui aborde tous les sujets que vous évoquez.
plusieurs rubriques du blog lui ont été consacrés, telle celle-ci :
NOUVEAU : Les exposés de Creac’h-Euzen
1. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 10 janvier, 14:11, par Pierrick Chuto
Merci Colette pour ce beau commentaire.
19. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 9 janvier, 12:26, par Nicole Agullo
Bonjour
Je vous livre quelques réflexions, qui ne font pas vraiment avancer votre recherche, désolée.
Sur l’acte de naissance de l’état-civil d’Alger du 24 février 1898, l’adresse de l’accouchement est 12 Rue Bab-el-Oued et l’adresse de la sage-femme qui le déclare, 3 rue Jenina, qui est une rue perpendiculaire à la rue Bab-el-Oued. Le bébé n’est donc pas né chez la sage-femme, comme cela arrivait parfois en cas d’abandon. Le témoin Charles CORNEVEN habite 1 rue Jenina, cela peut sembler logique que la sage-femme ait fait appel à un voisin (il décède en décembre de cette même année). La présence d’une autre sage-femme en tant que second témoin m’a d’abord surprise. C’est peut-être elle qui a procédé à l’accouchement (son adresse rue de Chartres est un peu plus éloignée) et a ensuite fait appel à Jeanne SUBRA.
La sage-femme Jeanne SUBRA était gérante du Bureau des Nourrices de l’Assistance Publique et plaçait donc les enfants. Il y a un long article sur elle dans Le Mutilé de l’Algérie du 24 janvier 1925 :
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5584312w/f1.item.r=(prOx:%20%22Jeanne%22%201%20%22Subra%22)
La serviette aux initiales V.A., qui fait partie des effets trouvés sur le bébé, peut être intéressante si vous rencontrez ces initiales dans vos recherches.
Vous pouvez obtenir l’acte de baptême auprès des Clarisses de Nîmes, qui gèrent les archives du diocèse d’Alger :
https://www.monastic-euro.org/monasteres/monastere-des-clarisses-de-nimes/archives-de-catholicite
J’espère que vos recherches aboutiront.
Cordialement
20. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 9 janvier, 11:11, par Jacques Seynaeve
Bonjour,
L’acte de naissance d’André Geoffroy indique que celui-ci est né au domicile de ses parents, situé au n° 12, rue Bab-El-Oued à Alger.
Sachant cela, il doit être possible de savoir qui habitait à cette adresse en février 1898.
Autre chose : la transcription du procès-verbal en date du 14 mars 1898 donne une description des effets accompagnant l’enfant, dont une serviette de table aux initiales V.A.. Initiales de son père ? Auquel cas le nom de famille serait ANDRÉ ?
Jacques
21. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 9 janvier, 11:10, par Solange JACQUES
Bonjour
Non, les nouveaux-nés ne sont pas présentés réellement à l’officier d’état civil. Il s’agit d’une formule administrative.
Effectivement si les parents (ou la mère car dans le cas d’abandon, la mère est seule, en principe) sont "inconnus", l’officier d’état civil "nomme" l’enfant selon des consignes pré-établies (2 prénoms, ou un prénom et un "patronyme" établi d’après toujours ces mêmes consignes)
Ce qui est étrange en l’occurrence c’est que l’enfant ait été déposé au tour de l’hôpital anonymement semble-t-il, quelques heures après la déclaration à la mairie.
Il est précisé dans les 2 déclarations que l’enfant était né avant le 24 février. La sage-femme a sûrement joué un rôle dans cette histoire (en soi, c’était une pratique normale à l’époque que la déclaration à la mairie soit faite par la sage-femme). Est-ce elle, ou un proche de la mère, ou la mère elle-même, qui a ensuite déposé l’enfant dans le tour de l’hôpital ? En tout cas on retrouve bien les prénoms voulus par la mère rédactrice du billet trouvé avec l’enfant.
Car en effet, l’abandon de l’enfant n’a pas été signifié quelques heures avant à l’officier d’état civil.
Ensuite à l’hôpital, l’enfant pris en charge par l’Assistance Publique (ou plus généralement une congrégation religieuse) est baptisé et inscrit dans un registre avec un nom attribué comme ici Maxime NOUX. Le fait que le voeu de la mère n’ait pas été respecté reste chose courante... Est-ce une façon de punir une mère pécheresse ?
Ce qui est étrange également c’est que le lien n’est pas été effectué à la mairie de Mustapha, à l’époque, car l’Assistance Publique a l’obligation de faire inscrire à la mairie tous les enfants recueillis anonymement.
Se pose la question de savoir "où" (dans quelle mairie ?),Maxime NOUX a été inscrit ? Car vous avez constaté que la naissance de Maxime NOUX a été porté à la connaissance de la mairie de Mustapha par un procès verbal (le 14 mars ?)... émis par qui ?
Cordialement
Solange
22. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 9 janvier, 10:48, par francounette
Bonjour
La médaille m’intrigue.
S’il porte une médaille c’est certainement celle de son père donc André Geoffroy.
Peut-être faut-il chercher de ce côté. Il y en a beaucoup en Algérie sur Geneanet.
A-t-on retrouvé cette médaille dans ses affaires personnelles ?
Cordialement
23. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 9 janvier, 10:24, par martine hautot
Bonjour , la mère avait donné les npms qu’elle souhaitait pour son enfant .mais il n’en est pas tenu compte .Le fonctionnaire a choisi le nom qu’ il voulait, peut-être une déformation de Roux nom connu en Algérie ,un prénom au hasard . Maxime n’est pas le saint du jour .il faudrait pouvoir consulter la liste des enfants abandonnés de Mustapha ,cette année-là pour voir s’ il y a une logique.
Bon courage
24. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 9 janvier, 10:09, par Sophie Rousset
Bonjour,
Le nom donné (André Geoffroy) ne pourrait-il pas être celui du père (Geoffroy comme nom de famille), peut-être marié et ne pouvant pas reconnaître l’enfant ? – surtout avec la médaille à ces initiales (un souvenir).
Quelques exemples sur geneanet :
Sur https://www.shtourrettessurloup.com/les-tourrettans-et-la-guerre-dalgerie/ on trouve aussi un André Geoffroy en Algérie, mais pendant la 1re guerre mondiale.
Cordialement,
SR
25. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 9 janvier, 09:40, par BAUDET André
Bonjour.
Ayant mené une enquête au profit d’une personne née de "père et mère non-dénommés" (dont l’heureux dénouement a été l’identification de la mère et d’un demi-frère...), je me suis penché sur la question ici évoquée. Qui, en pareille circonstance attribue les nom et prénoms ? La réponse est clairement apportée par le Code Civil en son article 57 : "...lorsque les parents de celui-ci (l’enfant) ne sont pas connus, l’officier de l’état-civil choisit trois prénoms dont le dernier tient lieu de nom de famille à l’enfant". Je je l’ai vérifié dans le cas que j’ai traité et dans plusieurs autres.
26. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 9 janvier, 09:35, par PILLIEN Joëlle
bonjour,
Votre grand-père a forcément été pris en charge à sa naissance par l’hôpital puisqu’il y a été déposé, donc par l’assistance publique et il a peut-être été placé dans une famille d’accueil. Ce qui est étrange dans sa situation c’est que la volonté de sa mère sur son nom et prénom n’ait pas été respectée car c’est bien pour cela qu’elle a écrit cette recommandation. Je suppose qu’ensuite elle n’a pas pu le récupérer ni le retrouver ? Pour sa nomination administrative, c’est l’officier d’état civil qui choisit un nom et prénom, validé par le Préfet à ce qu’il me semble.
27. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 9 janvier, 08:43, par LANTIN Marcel
M. LANTIN marcel. Généalogie Algérie Maroc Tunisie
Bonjour.
Il n’y a pas de présentation du bébé lors de la déclaration à l’état civil par la sage femme.
Le nom est donné par l’hôpital et la personne qui déclare la naissance.
exemple : la famille de Daniel "Auteuil" qui est un nom donné, étant enfant abandonné à l’hôpital d’Alger.
On donnait souvent le nom "Esposito" pour les enfants trouvés dans les pays Méditerranéens.
28. Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique à Alger en 1898, 9 janvier, 08:43, par GUILLEMENOT GOURNAY Marie France
Bonjour, je vous conseille de prendre contact avec le musée des nourices et des enfants de l’assistance publique qui se trouve à Alligny en Morvan dans La Nièvre. Ils auront peut être des réponses à vos questions ou d’eventuelles pistes.
Cordialement
MFG58