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Mauthausen 1941

à propos de l’odyssée tragique et mal connue de quelques-uns


mercredi 1er février 2006, par Jean-Marie Foliguet

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L’auteur, médecin, raconte l’épopée d’un convoi de prisonniers de guerre français et espagnols, dirigé début 1941 sur le sinistre camp de la mort autrichien de Mauthausen et rapporte sa vision et son opinion des évènements contemporains.

Le point de départ de cette pénible aventure se situe au niveau de l’Hôpital militaire de Belfort courant décembre 1940. L’établissement situé le long de la Savoureuse héberge encore un certain nombre de malades, surtout des tuberculeux, des dysentériques convalescents de l’épidémie de juillet, et d’autres, chirurgicaux, anciens blessés entre autres, attendant d’être fixés sur leur sort au bon vouloir du vainqueur : le retour au foyer ou l’exil. Les casernes du lieu (Béchaud, Hatry, etc..) qui sous-tendaient le « Frontstalag 140 » ont été vidées de leurs occupants dès la fin juillet, mais il existe encore sur la place de Belfort un certain nombre de prisonniers espagnols républicains, capturés en arrière de la ligne Maginot où ils étaient employés à l’entretien ou à l’édification de fortifications. Aux yeux des troupes d’ occupation il s’agit de « dangereux politiques » et non pas d’ex-belligérants.

A l’hôpital, le personnel médical d’alors comprend, outre le médecin-chef, un certain nombre de médecins et de pharmaciens, voire un gestionnaire, prêtre de son état, prisonniers de guerre, d’active et de réserve, une dizaine au total, qui assure au mieux de ses moyens le fonctionnement des différents services. Ce personnel bénéficie néanmoins d’une semi-liberté par le biais d’un laissez-passer (un « Ausweiss ») qui lui permet des sorties en ville sans escorte selon un créneau horaire précis.

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L’auteur en blouse blanche
L’auteur photographié par un sous-officier infirmier allemand de l’Hôpital du Stalag XI B en 1941. Le cliché est réalisé dans le bureau où le feldwebel est venu chercher l’auteur en ophtalmologie.

C’est dans ces conditions très privilégiées, que courant décembre 1940, un médecin de l’établissement, sans avertir aucun de ses confrères de ses intentions, se fait la belle et disparaît. L’hôpital malheureusement est déjà l’objet d’une vindicative suspicion de la part des troupes occupantes qu’avait fait naître l’évasion de quelques uns dont celle pourtant discrète de Pierre Dreyfus-Schmidt, le maire de la ville qui y était en traitement. Lequel édile logeait dans la chambre voisine de l’auteur de ce texte et lui avait fait cadeau avant sa fuite d’un très seyant vêtement d’intérieur gris foncé avec dolman. Las ! la réaction ne se fait pas attendre. Les laissez-passer sont immédiatement supprimés et l’autorité occupante en représailles décide :

  • 1) que le plus jeune médecin d’active serait envoyé en Allemagne
  • 2) qu’il en serait de même d’un certain nombre d’infirmiers et de prisonniers alors en fin de traitement à l’hôpital et considérés comme « dienstfähig », i.e. bons pour le service. Ce fut du moins les arguments qui furent officiellement avancés par la chefferie de l’époque, sous la tutelle et le contrôle de l’ennemi.

Et c’est ainsi qu’un jeune médecin auxiliaire d’active, encore élève de l’Ecole du service de Santé de Lyon, étudiant en fin de troisième année de médecine avant son départ aux Armées se retrouve, le 13 janvier 1941, sur un quai de la gare de Belfort, désigné pour accompagner, sanitairement parlant, une trentaine de prisonniers français et un convoi « d’Espagnols rouges » (« Rote Spanien » lui avait-on déclaré), pour une destination autrichienne. Evènement entouré d’un cérémonial d’une hypocrisie sans nom, bien faible terme pour narrer les faits, dont la duplicité de la mise en scène se révèle exemplaire.

A quai un convoi effectivement attend : en tête direction de Mulhouse un certain nombre de wagons à bestiaux, que d’un seul coup d’œil on ne peut dénombrer, le long desquels sont disposées des sentinelles en armes ; en queue, trois voitures de voyageurs de 3e classe (type omnibus à couloir de l’ époque) de la Compagnie de l’Est. Le Médecin-chef allemand de la Place de Belfort et quelques officiers de son état-major sont là présents. Celui-ci, en allemand, s’adresse au Français, lui remet trois périodiques illustrés intéressant la région de Vienne (Autriche) dont le « Wiener Illustrierte », ainsi qu’une enveloppe scellée, mais sans adresse apparente, « à remettre, dit-il, au Médecin-chef du Camp de destination à l’arrivée du convoi, et ayant pour objet le rapatriement sur la France de l’équipe sanitaire, sa mission terminée » (sic !). Il ajoute, sans autre précision que la destination officielle est « la magnifique région de Vienne », souhaite à son interlocuteur, plus ou moins convaincu, un « bon voyage » (resic !!) et l’invite en le saluant militairement à monter dans un compartiment du dernier wagon. S’y trouvent déjà sept ou huit infirmiers français et tout un détachement de sentinelles sous les ordres d’un feldwebel assurant la garde et la police de l’expédition.

Dans le lointain, plus ou moins étouffés on entend des cris qui semblent parvenir des voitures de la tête du train. Dehors il fait froid mais le wagon est bien chauffé. Il n’y a par conséquent aucune inquiétude à se faire pour la suite des évènements.

Le train s’ébranle un peu avant midi et file allègrement vers le nord. La nuit tombe assez vite en ce mois de janvier, mais ce jeune carabin est intrigué par la direction prise par le convoi qui ne cadre guère avec les prévisions. Il voit défiler les gares de Colmar, Strasbourg, Karlsruhe, Franfort. Le train s’arrête enfin le lendemain dans la matinée en gare de Kassel, où les occupants des wagons de voyageurs sont gratifiés d’une boisson chaude, une sorte de soupe assez consistante, par des infirmières en uniforme de la Croix-Rouge allemande. Mais les sentinelles s’opposent à la sortie du médecin, lui interdisant de descendre de son wagon, tandis que dans un concert de vociférations, elles se déploient tout le long du convoi, du reste dans une indifférence totale des voyageurs qui attendent sur les quais, sous la verrière de la gare et qui assistent à la scène. De violents cris s’ échappent des wagons de marchandises de tête. Autant dire que « le détachement sanitaire d’ accompagnement » n’est qu’une vulgaire mascarade, le même scénario se répétant à chaque arrêt du train, les « Posten » (sentinelles) en contrôlant immédiatement la totalité, interdisant toute approche des wagons et toute sortie, et bien qu’en amont on entende toujours les plaintes et les cris des Espagnols.

Toujours en direction du nord, le convoi repart, circule dans la journée du 18 janvier avec de très fréquents arrêts et, après avoir quitté Hanovre où la neige fait son apparition en soirée, atteint en pleine nuit, par une tempête épouvantable et la froidure, une gare inconnue. Alors l’expédition change tout à coup d’aspect et de caractère. Vociférations, hurlements n’en finissent pas dans la nuit la plus sombre qu’épaissit encore la neige qui tombe à gros flocons. Sans aucune explication le santard est séparé des infirmiers, hissé de force avec ses maigres bagages dans un camion, et se retrouve une heure plus tard environ, vers trois heures du matin dans un baraquement, puis dans une pièce, où il est poussé littéralement sous les huées de ses occupants. Presqu’en s’excusant de cette intrusion intempestive, il fait brièvement le récit de son périple, se couche, complètement ahuri et perplexe sur un lit à étage libre et apprend qu’il se trouve dans la Baraque 25, chez les médecins de l’ Hôpital du Camp de prisonniers de Fallingbostel (le M.Stammlager XI B), dans le Hanovre, plus précisément dans la lande de Lünebourg, et certainement pas en Autriche, ni dans sa direction.

Le lendemain après un réveil brutal sous les vociférations d’un abruti d’infirmier, un nommé Erich dit « Papagaï » [1], plus ample connaissance est faite avec les différents occupants de la chambrée, un médecin-lieutenant et des médecins-auxiliaires, pratiquement tous de réserve. Dans sa naîveté, notre jeune médecin d’active est persuadé que cette nouvelle situation n’est que temporaire. N’a t-il pas en mains un document qui « stipule son retour immédiat sur la France sa mission terminée » ? Convaincu fermement d’être arrivé à destination, il sollicite dès le matin même, avant les opérations d’enregistrement à la « Kartei » (entendez le service administratif), une entrevue avec le médecin-chef allemand de l’Hôpital et du camp, un nommé Milbaugen (« œil de mite »). Il lui remet alors le document dont il est porteur. L’allemand en prend connaissance sans mot dire, appelle son adjoint un adjudant-chef infirmier dit le « Spiess » [2], fait savoir au jeune Français qu’il est affecté au service d’ ophtalmologie de l’hôpital, sis dans la Baraque 25 et qu’en attendant (quoi ? il ne lui précise pas !) il l’invite à aller se faire prendre en compte par l’administration allemande du camp. Il est gratifié alors du numéro matricule 0501.

Les choses sont allées si vite, dans un camp aussi vaste, qu’à peine remis de ses surprises, il n’a guère eu le loisir de savoir ce qu’il était advenu des autres membres du convoi dont il avait été malgré lui et par force séparé. Persuadé dans son désarroi et en toute bonne foi, avoir atteint son lieu de destination primitive, il ne prête pas attention à un événement qui va se passer dans la matinée du troisième jour après son arrivée. Alors qu’il est en train d’examiner, en blouse blanche et miroir de Clarke sur la tête, l’oreille d’un malade du service, vers 9 heures, surgit dans le bureau d’examen, en hurlant un « Feldwebel » (adjudant) qui interroge : « Wo ist der Arzt der Roten Spanien ?? » ( Traduisez : « Où est le médecin des Espagnols rouges ?? »). Calmement et en allemand l’interpellé lui répond « qu’il est ce médecin, qu’il est officier français et prisonnier de guerre ». Là dessus l’autre grommelle quelques vagues paroles incompréhensibles, referme brutalement la porte du bureau et disparaît. Mais l’incident n’ éveille pour notre médecin aucun sentiment ni réflexion particuliers.

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L’auteur en uniforme de Santard
Près de la baraque 26 de dermatologie.

Et les mois passent. Intégré désormais au service médical du camp, sa tâche quotidienne est celle de tout médecin de corps de troupe : la visite d’un nombre fabuleux de sujets de toute nationalité, belge, yougoslave, française qui vont, viennent, cherchant par tous les moyens à échapper à la vie d’un « kommando » de travail, ou à se faire reconnaître une inaptitude qui relève de l’utopie. Et c’est dans cette ambiance un peu irréelle que lors d’une visite , par une matinée de juin 1941, il est violemment pris à partie par deux individus, menaçants, l’injure à la bouche, le traitant plus bas que tout, lui reprochant" de les avoir abandonnés en janvier". Auxquels il réagit avec non moins de violence en les priant de bien vouloir se calmer, s’expliquer et dire qui ils étaient et pourquoi ces invectives. Il apprend ainsi « la suite de l’histoire du convoi » qui était reparti sans lui, et pour cause, vers l’Autriche ; mais cette fois en wagon à bestiaux, les prisonniers français, infirmiers ou pas, mélangés avec les Espagnols allaient vivre une épopée carcérale douloureuse et pénible. On lui décrit dans quelles conditions, après un détour par Berlin, des incarcérations intermédiaires multiples, ils étaient arrivés au camp de concentration de Mauthausen, en Autriche, la destination finale ; combien ils avaient souffert dans cet univers en édification au début de 1941 ; quelles péripéties ils avaient vécues dans la fameuse carrière de Wienergraben et son terrible escalier aux 186 marches ; et comment ils avaient réussi à faire reconnaître enfin l’horrible méprise, qui les avait fait considérer comme des prisonniers politiques et des anciens membres des brigades internationales durant la guerre civile espagnole. Dans le temps présent, ils bénéficiaient d’un rapatriement anticipé, dans des conditions peu conformes aux droits des prisonniers de guerre, et après avoir signé un document dans lequel il s’engageaient, sous peine de représailles, à ne pas révéler ce qu’ils avaient connu là-bas.

Est-il besoin d’ajouter que le médecin qui venait de les écouter était dans l’ignorance complète de ces évènements, tombant littéralement des nues il ignorait totalement, le 19 janvier 1941, que le lieu d’arrivée du train belfortain fut le camp de Mauthausen, de sinistre mémoire. Comment l’aurait-il su d’ailleurs ? Certainement pas des autorités qui l’avaient si cérémonieusement accompagné au train. Ce qui souligne davantage leur duplicité. Qui par ailleurs en France connaissait ce camp à l’époque ? Qu’il ne fut pas réintégré au convoi reformé à Fallingbostel n’était pas de son fait, mais bien celui d’un hasard heureux pour lui. Car aujourd’hui encore il reste absolument convaincu que cette destination a été bien préméditée, voulue et orchestrée par ces mêmes autorités de Belfort en représailles des évasions de l’hôpital militaire et qu’elle était prévue pour tous les partants. Pour l’exemple : le convoi sanitaire d’ accompagnement n’étant que le fallacieux camouflage d’une conduite inhumanitaire ! Il est aussi à souligner que ce n’est certainement pas fortuit si un bon nombre des prisonniers français du train étaient des juifs.

Les intéressés, malgré les difficiles journées autrichiennes, par un juste retour des choses, rentrèrent très vite chez eux. Le jeune santard, lui, ne réintégra la France que fin 1943 après 1170 longs jours de captivité.

Notes

[1" le perroquet".

[2"le juteux", argot militaire.

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30 Messages

  • > Mauthausen 1941 27 juin 2007 16:06, par Barraméda Jean-Pierre

    Bonjour,

    Je recherche des informations sur mon père, et je pense qu’il faisait partie de ce convoi.Son nom Barraméda Péraza Florencio né le 30/10/1907, détenu au frontstalag 140, transféré au stalag XI-B ( Fallingbostel ) et de là conduit à Mauthausen où il arrive le 27/01/1941. N° de matricule 5422.
    Merci de me contacter si vous avez des informations.Je ne l’ai jamais connu, et je n’ai pas une photo de lui.

    Répondre à ce message

    • > Mauthausen 1941 27 juin 2007 18:05, par Jean-Marie Foliguet

      Bonsoir Monsieur Jean Pierre Barrameda !
      Je réponds à votre demande concernant votre père et le convoi d’ Espagnols envoyés à Mauthausen en 1941, à partir du Frrontstalag 140. Je suis au regret de ne rien pouvoir vous dire le concernant ; Je n’ai eu aucun contact avec ces déportés .Mais sans aucun doute il faisait partie du convoi dont j’ ai été témoin et acteur. N’existe-t-il pas d’ associations espagnoles d’anciens déportés qui pourrait vous renseigner. Cordialement vôtre. DJMF.

      Répondre à ce message

      • > Mauthausen 1941 18 juillet 2007 01:46, par barrameda

        Bonsoir Monsieur Foliguet.
        C’est un grand honneur que vous me faites de répondre à mon message.J’ai pu contacter l’amicale des déportés de Mauthausen à Barcelone ( L’amicale française ne répond jamais à mes messages)et grâce à eux j’ai eu les informations sur la date du convoi vers Fallingbostel, puis le départ le 25/01/1941 en direction de Mauthausen, son arrivée le 27/01/1941, et le n°de matricule 5422.
        De là j’ai pu avoir par des anciens de l’Héraut ( il n’en reste que trés peu hélas)des nouvelles de lui aprés sa libération le 5 mai 1945. Je suis né en 1950.Mon père m’a reconnu le 10 juillet 1951 à Castellane 04.J’ai pu être dirigé par Mariano Constante qui a écrit Le Triangle Bleu,un des responsables de la résistance à l’intérieur du camp, un homme extraordinaire, par Llibert Tarrago, dont le père fut aussi détenu durant plus de 4 ans,qui a su guider mes recherches avec méthode.Et par chance, par une radio de Las Palmas, aux iles Canaries, qui passant mon message m’a permis de découvrir la famille de mon père.Deux de ses fréres étant vivants encore à ce jour.Mais hélas ils n’ont plus eu de nouvelles de puis son départ d’Espagne lors de la retirada.Bien sûr les nouvelles des exilés déportés ne passaient pas en Espagne du temps de Franco.Et sa famille imagina qu’il devait être mort durant la guerre sur le territoire Français.Alors où en suis-je ? Et bien je veux connaître l’endroit où il est décédé et enterré, ici en France, et croyez moi ce n’est pas facile, puisque je sais qu’il n’est pas retourné en Espagne, et que dans les années 1978, 1979, il a participé à une réunion d’anciens de Mauthausen à Béziers.Je veux trouver une photo de lui, et aller me receuillir sur sa tombe pour honorer sa mémoire...Je crois que c’est la moindre des choses que je puisse faire.
        Avec mon plus grand respect, Merci.

        Répondre à ce message

        • > Mauthausen 1941 30 août 2009 11:22, par Pat

          Bonjour,
          Mon père Félix LABARA et mon grand-père Rosendo LABARA faisaient certainement également partie de ce convoi puisqu’ils sont partis de Fallingbostel le 25/01/1941 pour arriver à Mauthausen le 27/01/41 sous les numéros 6625 et 6626, ils ont été libérés le 5/05/45 et rapatriés à Paris le 17/06/45. Malheureusement ils sont tous 2 décédés. Vous pouvez obtenir copie de leur carte de déporté politique (qui comporte une photo) auprès du ministère de la défense, et demander des recherches à Arolsen.
          Bon courage dans vos recherches, je vous comprends tout à fait car je suis de votre âge (à peu près)et il me tient aussi à coeur de connaître tout le « parcours » de mon père.
          Cordialement
          Pat

          Répondre à ce message

        • > Mauthausen 1941 31 août 2009 21:34, par pat

          Bonjour M. Jean-Pierre Barrameda,
          Je tenais à vous remercier pour votre message et les info communiquées, j’en ai été très touchée. J’ai souhaité vous répondre et vous donner les coordonnées du ministère à Caen ainsi qu’une adresse à Arolsen. Mais mon message en réponse au vôtre m’est revenu à plusieurs reprises « retour à l’envoyeur »... je ne peux donc pas vous contacter directement...
          amicalement
          Patricia

          Répondre à ce message

      • > Mauthausen 1941 8 juillet 2008 14:40, par Lydia Déom-Rizzo

        Bonjour Monsieur Foliguet,
        Je cherche des informations sur mon père interné au camp M-Stammlager XIB en 1943 : Angelo Rizzo (prisonnier de guerre Italien) et sur ma mère qu’il a rencontrée dans ce camp : Colette André(Loiseau ?), française de Reims ;les auriez vous
        rencontrés ??Je vous remercie par avance pour l’interêt que vous
        pourriez porter à mon message.
        Lydia Déom-Rizzo

        Répondre à ce message

        • > Mauthausen 1941 9 juillet 2008 16:15

          Madame,
          Je réponds à votre message concernant votre père, prisonnier italien,incoerporé au Stalag XIB en 1943. Je ne peux malheureusement rien vous apprendre à ce sujet, car en 1943, les prisonniers italiens ont été mis à l’ écart et nous n’ avons pas eu dde contact avec eux.J’ en suis désolé encore que si celà avait été possible, le nombre était tel qu’il est pratiquement illusoire de se souvenir de cette époque. Très cordialement. Docteur J.M. FOLIGUET.

          Répondre à ce message

          • > Mauthausen 1941 18 février 2009 17:22, par Lydia Déom-Rizzzo

            Merci pour l’honneur que vous m’avez fait en repondant à mon message. Je sais qu’il est très difficile d’obtenir des informations sur cette période.Jusqu’à présent toutes mes recherches sont en vain...
            En ce qui concerne ma Maman, Colette André (Loiseau ?), elle avait 24-26 ans,elle aurait été assistante d’un dentiste ??? où ?? peut être dans ce stalag XI B , puisque c’est là qu’elle a connu mon père..??? l’auriez vous rencontrée à l’infirmerie ??? Merci encore pour l’attention que vous avez porté à mon précedent message !
            Lydia Déom-Rizzo

            Répondre à ce message

    • > Mauthausen 1941 12 mars 2009 16:25, par claudie jobert

      je suis la soeur d’un déporté qui actuellement oeuvre activement pour la mémoire des déportés de ce camp dont les Espagnols ont été des acteurs pour la plupart appréciés par leurs compagnons d’infortune Pour de plus amples renseignements contacter l’association des amis de Matausen à paris Monsieur Simon fils de déporté est le président.. Bonne chance dans vos recherches.

      Répondre à ce message

    • > Mauthausen 1941 24 juin 2012 17:36, par Guy Benaïoun

      Avez-vous consulté le site www.bddm.org qui dresse la liste des arrivants à Mauthausen, triée par date de convoi ?

      Voir en ligne : http://www.editions-dessources.fr

      Répondre à ce message

  • Mauthausen 1941 10 décembre 2007 00:33

    Bonjour Monsieur,

    C’est un hasard pour moi que de parcourir votre site. Je vous en donne la raison et surtout la raison pour laquelle je vous envoie ce mail.

    Je suis allée en Pologne cet été, et comme le film Holocauste est passé la semaine dernière sur la chaîne Histoire, je surfe sur les différents sites concernant bien sûr la guerre 1939-1945.

    Et j’ai eu l’idée ce soir de voir un peu s’il y avait quelque chose sur Fallingbostel.

    Mon père, André Boutilly, a été prisonnier au Stalag XI B, et travaillait comme infirmier dans ce camp (d’après ce que je crois me rappeler...)

    De par votre profession, l’avez-vous connu ?

    Je vous donne mon site internet : thierry.pra@free.fr

    Je suis la fille de Monsieur Boutilly.

    Tout mon respect,
    Thérèse PEREIRA-BOUTILLY.

    Répondre à ce message

  • Mauthausen 1941 17 mai 2008 23:10, par Sylvia

    Bonjour,
    je cherche des informations sur le camp de mauthausen car mon grand-père et mon arrière oncle y ont été pour des expériences scientifiques. Mon arriere oncle y est resté. Je recherche aussi des photos du 24/08/1944 ou mon grand_père est deçu. Son nom étais TRICOLI IGNACE. Ou bien ou peut-on trouvé ces informations ?

    Répondre à ce message

    • Mauthausen 1941 29 juillet 2008 17:05, par François PELISSOU

      Bonjour, je m’occupe actuellement de publier un livre, le témoignage d’un proche, déporté à Mauthausen, je cherche à illustrer son récit, mais je ne trouve pas de photo plus grandes qu’un timbre poste sur les banques d’image d’internet.
      Est ce que vous ou les visiteurs de ce blog aurait des photos à me communiquer par email ou courrier ?
      En vous remerciant
      Cordialement,

      François PELISSOU
      19 Bd Chave
      13005 Marseille
      0662312570
      contact@pitchmusiccenter.com

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  • Mauthausen 1941 31 octobre 2008 18:09, par Samson Raphaël

    Bonjour je m’appelle Raphaël Samson, je suis un élève de 1°ES.
    Je répond à votre témoignage dans le cadre d’un exposé sur les Espagnols au KL de Mauthausen, pour l’instant mes recherches ne m’ont pas apportés la satisfaction que j’espérais. J’aimerai donc pouvoir échanger des e-mails pour profiter de votre témoignage sur les faits de cette déportation inhumaine.
    Voici mon e-mail : claudesamson2004@yahoo.fr
    Je vous remercie et vous félicites pour le travail de mémoire que vous faites pour les générations d’aujourd’hui et de demain.
    Cordialement Samson Raphaël.

    Répondre à ce message

  • Mauthausen 1941 18 juillet 2009 05:15, par Christine Mabilon

    Cher Monsieur,
    J’ai lu avec un grand intérêt votre article. En effet, mon grand-père maternel, René VAIRON, né en 1905 et maintenant décédé, a été un soldat français prisonnier au stalag XI B durant quatre longues années. Il était menuisier. Il avait un signe particulier, c’est qu’il ne voyait plus que d’un oeil suite à un accident dans son enfance. Peut-être l’avez-vous connu ou soigné ? Je suis sa petite fille. Ma mère et moi cherchons des éléments d’information sur la captivité dans ce stalag. Mon grand-père n’aimait guère parler de cette période mais il avait été frappé par le fait que les prisonniers russes y étaient particulièrement maltraités.
    Votre témoignage met des noms et des faits sur une sombre réalité que nous ne pouvions jusqu’ici qu’imaginer. Je vous en remercie.
    Christine Mabilon

    Christine Mabilon (Vairon par ma mère)

    Répondre à ce message

  • Mauthausen 1941 8 septembre 2009 21:22, par philippe Guillen

    Monsieur,
    Je m’appelle Philippe Guillen et suis professeur d’Histoire au Lycée Jean Baylet de Valence d’Agen (82). Passionné de B.D et moi-même fils et petit-fils de réfugiés républicains espagnols, je m’intéresse à plusieurs titres donc à cette période et aux évènements que vous-même avez vécus et évoquez sur votre site. Tout particulièrement à votre récit concernant Belfort, les transferts sur le stalag XI-B ainsi que sur Mauthausen. Pourquoi ces èvènements là ?..
    Eh bien parce que je suis sur un livre en préparation : la biographie d’un personnage, un espagnol méconnu mais qui a pourtant laissé une oeuvre digne d’intérêt, une oeuvre qui a pu même égayer l’enfance de certains de vos lecteurs. Cet espagnol, grand de la Bande Dessinée de l’après guerre a pour nom ARNAL, José Cabrero ARNAL. Il fut le père de PIF le chien, de Placid et Muzo et de bien d’autres héros de papiers encore. Né à Barcelone un 6 septembre 1909, il aurait eu 100 ans cette année 2009, s’il n’avait pas eu la mauvaise idée de décéder un 7 septembre 1982 , à 73 ans.
    Ce dessinateur, républicain, avait déjà connu la Retirada de 1939, les camps d’Argeles, St Cyprien et Agde, avant de partir pour la ligne Maginot au sein de la 109 ème CTE (Cie de Travailleurs Etrangers). Après l’échec d’ une tentative de passage de frontière Franco-Suisse, lui et ses compagnons d’infortune sont arrêtés et incarcérés à Belfort (caserne Bougenel). Vous voyez certainement mieux maintenant où je veux en venir. Arnal, comme d’autres de ses grands amis (l’intellectuel catalan Joaquim Amat-Piniella...) va être transféré au Stalag XI-B puis fera ensuite partie des « Rouges Espagnols » arrivés par train à Bestiaux à Mauthausen le 27 janvier 1941( matricule 6299). Bien évidemment, connaissant les difficultés dues au nombre de ces prisonniers puis déportés, aux années qui ont passé, je n’attends pas que vous puissiez me parler de lui. Non, ce qui m’intéresse c’est de savoir ce qu’ont pu vivre ces hommes,ensemble, ce qui s’est passé. Arnal, de par son parcours, est emblématique de l’Histoire des républicains espagnols. A travers son Histoire personnelle, sa biographie, c’est de l’Histoire de tous ces gens, de ces camarades, dont j’entends parler. Ils le méritent, et pourtant -hormis leurs familles- on les a oublié. J’ai lu avec émotion sur votre site le texte du fils de Florencio Barrameda Peraza, j’espère qu’il a retrouvé trace de son père disparu. C’est, à travers Arnal, que je souhaite à mon tour rendre hommage à tous les Florencio.
    Je vous remercie d’avance pour votre aide et votre patience aussi.
    Pour me joindre= pguillen@hotmail.fr

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    • Mauthausen 1941 28 juillet 2011 14:06, par fraternite Cubedo

      je menais une petite enquète personnelle sur les circonstance de la detention de mon père( que je n´ai pas connu )mort a mathuausen en janvier 1942.Il faisait sans aucun doute partie de ce convoi du 27 janvier 1941.
      Je possede une petite photographie, prise á Bourg saint Maurice avant son déplacement direccion Belfort, ils sont un groupe de travailleurs a réparer les routes ,en aout 1939.
      Son nom ;Vicente Cubedo Casares de Valencia.
      merci pour vos recherches.

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      • Mauthausen 1941 11 novembre 2015 18:46, par Patrick SANCHEZ

        Bonjour, monpère est matricule 6240 et a suivi le même parcourt.Peut-être est-il sur votre photo ?
        Merci de me l’envoyer.
        Avec toutes mes amitiés

        Cordialement P.SANCHEZ

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    • Mauthausen 1941 5 janvier 17:31, par ARENAS Philippe

      Bonjour,
      C’est par hasard que je suis tombé sur votre article. Depuis plusieurs années je fais des recherches sur mon grand-père Manuel ARENAS (ARENA MURILLO)né en Estremadure à Benquerencia de la Serena le 07/01/1910 et décédé en 1970 à AGEN(47)alors que je n’avais que 6 ans. Il semblerait qu’il ait participé à la bataille de l’Ebre. Je pense qu’il est passé par le camp du Barcares puisqu’il a été affecté à la 6e armée le 01/03/1941 (21 ème RMVE ?), puis Nancy, la ligne Maginot (Baerendorf), BarLe Duc et en détention à Belfort(je ne sais pas où ?), le Stalag XI-B et enfin le 27/01/1941 à Mauthausen matricule n°5816. Libéré le 05/05/1945.
      Installé à AGEN, ma grand-mère l’a rejoint rapidement, mais il n’a fait venir son fils né 1936 (mon père) que bien plus tard en 1953.
      La plus petite des infos sera la bienvenue.
      Cordialement, Philippe ARENAS

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  • Mauthausen 1941 7 janvier 2010 21:18, par LEVY CLAUDE

    Bonjour.
    Mon père Jack Lévy a été envoyé au M.STAMMLAGER XIB.
    No 74603.
    Auriez vous des renseignements portant sur lui ?
    Je vous remercie par avance.

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  • Bonjour,je recherche des informations sur mon arrière grand-père Marius Sabina (Mariano en espagnol) qui a été déporté à Mathausen par avance merci.

    Loick Munt et
    Frank Munt

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    • Mauthausen 1941 de Loick Munt (12 ans) et son père Frank Munt 8 février 2011 17:39, par Philippe Guillen

      Loick,
      Quels sont les éléments concrets dont tu disposes sur le passage de ton arrière grand-père dans l’enfer de Mauthausen ? Il y a des associations et institutions à contacter impérativement pour espérer trouver quelques éléments, y as-tu pensé ?
      Prof d’Histoire et moi-même petit-fils de républicain espagnol réfugié, je viens d’écrire la biographie de l’un des survivants « Rotespanier » de ce camp nazi.
      Je veux bien t’en donner quelques adresses, mais il faut m’en dire plus. Tu peux me contacter :
      pguillen@hotmail.fr
      Et puis si cette histoire des républicains espagnols t’intéresse ou intéresse ton papa cliquez donc aussi sur le site « ESPAGNE AU COEUR . Farreny », vous verrez : une mine ! Très agréable à lire...et pas seulement parceque j’y ai réalisé la page BD.

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    • Mauthausen 1941 de Loick Munt (12 ans) et son père Frank Munt 21 décembre 2011 23:00, par philippe guillen

      Loick,
      Quels sont les éléments concrets dont tu disposes sur le passage de ton arrière grand-père dans l’enfer de Mauthausen ? Il y a des associations et institutions à contacter impérativement pour espérer trouver quelques éléments, y as-tu pensé ?
      Prof d’Histoire et moi-même petit-fils de républicain espagnol réfugié, je viens d’écrire la biographie de l’un des survivants « Rotespanier » de ce camp nazi.
      Je veux bien t’en donner quelques adresses, mais il faut m’en dire plus. Tu peux me contacter :
      pguillen@hotmail.fr
      Et puis si cette histoire des républicains espagnols t’intéresse ou intéresse ton papa cliquez donc aussi sur le site « ESPAGNE AU COEUR . Farreny », vous verrez : une mine ! Très agréable à lire...et pas seulement parceque j’y ai réalisé la page BD.

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  • Mauthausen 1941 24 juin 2012 17:33, par Guy Benaïoun

    J’ai lu récemment votre témoignage, et je me permets de vous informer de la parution des mémoires de Francisco RAMIREZ : 1936-1945, de Tolède à Mauthausen. Itinéraire d’un survivant espagnol.
    Il est entré à Mauthausen en avril 41 pour en ressortir en mai 45.
    Il s’agit d’un témoignage authentique qui rafraichira la mémoire des anciens et informera les plus jeunes (à partir de la classe de 3e)disponible sur www.editions-dessources.fr

    Le but est de faire connaître l’histoire de toutes les victimes de la barbarie nazie.

    Voir en ligne : http://www.editions-dessources.fr

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  • Mauthausen 1941 2 juin 2013 19:36, par CHRISTIAN GAY

    bonjour , mon oncle Francisco lara Moreno republicain espagnol puis engagé dans l armee francaise était a Belfort puis a été transfere a mathausen ou il est dcd en 1941
    je cherche tout document concernant ces camps de prisonniers

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  • Mauthausen 1941 27 novembre 2013 18:47, par Antoine Guerrero

    bonjour,
    je suis a la recherche de renseignement sur le parcours de mon père ; Francisco Guerrero Baron, né le 16 juillet 1915, Matricule 4422, arrivé a Mauthausen le 31 aout 1941, libéré le 5 mai 1945.
    mon père décédé en 1984, ne nous a pas transmis son histoire ni jamais parlé de cette période. je cherche tous renseignements sur son parcours ; avant Mauthausen, probablement venant du stalag VII A, Munchen, pendant Mauthausen et aussi auparavant probablement dans un camp de réfugiés espagnols du sud français ?
    je vous remercie beaucoup de votre aide si possible.
    Antoine Guerrero

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  • Mauthausen 1941 12 juin 2015 19:01, par Véronique Muller

    Bonjour,
    Je recherche des informations sur le parcours de mon grand père M. COTS ORTOLA Vicent matricule 5474. Arrivé par le convoi du 27/01/1941 venant du Stalag XI B Fallingbostel et libéré le 05/05/1941. J’aimerai connaitre son parcours avant, son arrivée en France dans un camps du sud mais lequel ? et après la libération.
    Un grand merci pour la considération que vous porterez à mon message.
    Cordialement,

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  • Mauthausen 1941 19 janvier 2016 15:17, par gérard guerrero

    bonjour,je reprends le message de mon frère Antoine Guerrero
    je suis a la recherche de renseignement sur le parcours de mon père ; Francisco Guerrero Baron, né le 16 juillet 1915 à Bédar en Espagne ( Andalousie ) Matricule 4422, arrivé a Mauthausen le 31 aout 1941, libéré le 5 mai 1945.
    mon père décédé en 1984, ne nous a pas transmis son histoire ni jamais parlé de cette période. je cherche tous renseignements sur son parcours ; avant Mauthausen, probablement venant du stalag VII A, Munchen, pendant Mauthausen et aussi auparavant probablement dans un camp de réfugiés espagnols du sud français ?
    je vous remercie beaucoup de votre aide si possible.
    Gérard Guerrero

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  • Mauthausen 1941 18 juillet 19:34, par Muller

    Bonjour,
    Mon Grand-Père Vicente Cots Ortola a fait parti du convoi du 27 janvier 1941 et il est également passé par Belfort. Il était originaire d’Oliva (Valencia).
    Pouvez vous me scanner votre photo car peut être qu’ils étaient ensemble.
    Vous souhaitant d’aboutir dans vos recherches.
    Cordialement,
    Mme MULLER

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  • Mauthausen 1941 28 septembre 10:21, par PHILIPPE ARENAS

    Bonjour,
    Je pense que mon grand pere : Manuel Arenas Murillo faisait parti des Rouges Espagnol.
    Cordialement,
    Philippe ARENAS

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