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Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles

Les Tixiers en Haut Beaujolais

Le jeudi 1er avril 2010, par Michel Guironnet

Au XVIIe siècle, en majorité les tisserands ruraux étaient des artisans indépendants, achetant leur matière première, la faisant filer dans la famille, l’œuvrant eux-mêmes sur des métiers leur appartenant et la revendant enfin dans les marchés aux négociants de Lyon. Au XVIIIe siècle, au contraire, la majorité des tisserands ruraux se composait encore d’artisans ayant leurs métiers mais ne travaillant plus qu’à façon pour les gros fabricants du pays...

BRISSON, inspecteur des manufactures, écrit en 1770, dans ses « Mémoires historiques et économiques sur le Beaujolais », que GROBERT, son prédécesseur, fit venir de Normandie les premières fileuses de coton vers 1734. Elles formèrent des élèves d’abord à Régny et aux alentours.

En 1750, TRUDAINE, souhaitant développer cette activité dans les montagnes beaujolaises, rencontre beaucoup d’obstacles : « (Le peuple) voulut battre à Cours le nommé BURNICHON envoyé avec sa fille pour y enseigner [le filage]. C’était en 1756. On disait que les fileuses seraient enlevées pour les Isles, que le coton était malsain, que ce filage ferait abandonner celui du chanvre, que les impositions générales allaient être augmentées... »

« D’autres personnes disaient que les gages des domestiques hausseraient, que l’on n’en trouverait plus... » et autres bruits alarmants répandus par la population craignant le progrès.

« Il est arrivé que le filage du coton s’est établi et perfectionné... Que personne n’a été arraché de ses foyers... que nombre d’enfants et de jeunes filles ont pu demeurer dans la maison paternelle sans être réduits à aller servir, que ceux ou celles qui ont été obligés de servir (c’est le cas de Claudine CORGIER, l’épouse de Claude Valentin, mon aïeul du côté maternel, partie domestique à Cours) ont trouvé de meilleurs gages dans la campagne et ont été moins tentés d’aller se perdre dans les villes... »

BRISSON conclut en quatre mots : « L’industrie y entretient l’agriculture ». C’est ce que confirme ROLAND DE LA PLATIERE, successeur de BRISSON, en parlant du tissage des toiles : les « toiles de Saint Jean » sont pour les montagnes du Beaujolais et les paroisses limitrophes du Mâconnais un des plus forts objets de consommation. C’est le fil de chanvre qui est tissé. Pour les « futaines et basins » on utilise le fil de coton.

Colin LUCAS [1] explique qu’à la fin de l’Ancien Régime, dans la Montagne beaujolaise, la pression démographique était grande : « Cette croissance fut essentiellement régionale car, malgré un brassage considérable de la population au sein des monts du Beaujolais, les registres (paroissiaux) démontrent que les origines des immigrés à chaque village ne dépassèrent guère un rayon de quinze kilomètres... »

De là, une main d’œuvre importante et peu exigeante dont a besoin cette industrie textile en plein développement... [2] : « Dès les années 1760 BRISSON notait un chiffre d’affaires annuel de trois millions de livres ; vingt ans plus tard ROLAND DE LA PLATIERE le calculait au triple. À la veille de la Révolution, il semble qu’un quart du coton travaillé dans le royaume sortait des Monts du Beaujolais... Il ne fait pas de doute que... ce fut dans un premier temps un facteur de prospérité... À comparer les prix de la main d’œuvre cités par BRISSON et ROLAND, on voit que le tisserand gagnait entre 1 livre 10 par jour et 2 livres par jour en 1786 contre 6 sous dans les années 1760, et la fileuse pouvait gagner entre 15 et 20 sous contre 4 à 5 sous auparavant.

Mais cette prospérité n’est pas partagée équitablement... et puis, la crise arriva avec de nouvelles techniques de filature... La Révolution qui éclate n’arrange rien. Le tissage fut pendant les XVIIe et XVIIIe siècles l’apanage des artisans.

Au XVIIe siècle, en majorité les tisserands ruraux étaient des artisans indépendants, achetant leur matière première, la faisant filer dans la famille, l’œuvrant eux-mêmes sur des métiers leur appartenant et la revendant enfin dans les marchés aux négociants de Lyon.

Au XVIIIe siècle, au contraire, la majorité des tisserands ruraux se composait encore d’artisans ayant leurs métiers mais ne travaillant plus qu’à façon pour les gros fabricants du pays... Avec les guerres de Louis XIV et leur cortège lugubre de multiples misères, la condition des tisserands montagnards devint un enfer, dont l’effroyable disette de 1694 fut la porte... Dès lors, la synonymie est absolue entre pauvres et tisserands. »

L’intendant BRISSON traduit bien la difficulté des temps [3] : « ... L’hiver rigoureux de 1709 marque le point culminant (à cette misère)... La prospérité fut longue à revenir chez les tisserands... La grande majorité de ceux ci, dispersés dans les villages de la Montagne étaient des cultivateurs ne s’occupant de la fabrication des toiles que dans les intervalles laissés par les travaux des champs ; leurs domestiques les aidaient au tissage... Leurs femmes et leurs enfants s’employaient à la filature, à la préparation ou au lavage des fils... »

« Il est d’expérience, du moins dans nos montagnes, que l’agriculture n’est pas une ressource plus certaine que l’industrie et qu’elle est moins abondante... Il est des lieux où les productions actuelles du territoire sont impuissantes à nourrir tous les hommes qui y sont nés, et telles sont les montagnes du Beaujolais. Il était de toute nécessité d’y développer les arts. Celui de la toile y convenait beaucoup par sa facilité et par son utilité. Il n’exige pas des mains adroites et ses produits ne sont pas très sujets aux caprices de la mode. Nos hivers sont souvent très longs et très rigoureux. Tout récemment, dans le mois de décembre 1769, janvier, février, mars 1770, il n’y a presque pas un jour où nos cultivateurs aient pu former un sillon. N’est il pas heureux qu’on ait alors à faire de son temps un emploi utile et toujours prêt ? »

« ... L’abandon du travail de la terre pour le tissage se dessinait dans toutes les vallées du Reins et de la Trambouze... La situation la plus avantageuse était encore celle des pères de famille, grangers, métayers ou possesseurs de quelque fond, s’employant au tissage pendant la saison froide. »

Sur cette question, pour plus de détails sur l’aspect économique, on lira avec profit l’article d’Alain BELMONT « Quels artisans au village ? L’exemple du Lyonnais et du Beaujolais - du XVIIIe au début du XIXe siècle » [4] ainsi que mon article « Mariage entre tisserands ».


[1« La Révolution et le monde rural », colloque de la Sorbonne de 1987, publié dans C.T.H.S. 1989, pages 345 à 365 (référence K36776 à la Bibliothèque de la Part Dieu).

[2Cette partie est rédigée grâce au très complet et excellent article de J. FAYARD, « Les fileuses, tisserands et similaires de la Généralité de Lyon sous l’Ancien Régime », paru en 1903 dans « Le mouvement économique et social dans la région lyonnaise », Tome II (référence 462232, bibliothèque de Lyon).

[3BRISSON, « Mémoires historiques et économiques sur le Beaujolais ».

[4Cahiers d’Histoire n°3, 1991, pages 241 à 261

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39 Messages

  • Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles 3 avril 2010 08:06, par EDITH. CHANTEREAU

    de l’Eure : une de mes ancetres etait devideuse de fil,dans les campagnes la plupart etaient tisserands en complement des activites de la campagne ;au 19° siecle l’apparition des tissages industriels entraine un deplacement des populations vers les petites villes,en se qui me concerne:Pont-Audemer

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    • Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles 3 avril 2010 09:53, par Raymond LAHAYE

      Bonjour. L’origine de ma famille est de « La Flèche »-Sarthe.

      Tous ces ancètres étaient « sergers » ou « maîtres sergers » c’est à dire fabricants de serge de 1700 à 1800 puis on trouve des « fabricants de coton » à partir de 1800, qui se sont rapprochés de Nantes, sans doute en liaison avec l’importation du coton venant d’Amérique...
      Je pense que la serge était alors de la laine tissée ?

      Voir en ligne : les tisserands rureaux des XVII et XIII siècles

      Répondre à ce message

  • Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles 3 avril 2010 09:01, par Larrouy

    Bonjour,
    Très bel article. Un de mes ancêtres tisserand en Côte du Nord a migré en Poitou à la même époque ; y-a-t’il une explication ou bien voulait-il « voir du pays » ?

    Cordialement

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    • Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles 3 avril 2010 14:44, par malouin94

      Bonjour,
      J’ai aussi des ancêtres tisserands dans les Côtes d’Armor (région de Moncontour - Loudéac, Plouguenast) ; l’un d’eux, dont je suis issu, est parti pour St Malo à la fin du XVIIIe siècle. J’ai aussi dans cette même branche de ma généalogie et cette même région des ancêtres dont le patronyme est PERRUCHON ; or il y a aussi des PERRUCHON dans le Poitou ; cela vous dit-il quelque chose ?
      Je serais ravi de correspondre avec vous à ce sujet !
      Jean-Yves PUPIN

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    • Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles 16 mars 2014 11:17, par legras am

      bonjour,
      je viens de lire votre message et votre question . unee autre réponse possible serait qu’il avait compris qu’il fallait aller chercher son « pain » ailleurs ? il était flexible avant l’heure !!il avait bien sûr comme vous le dites envie de voir du pays aussi . conjonction des 2 .
      cordialement

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  • Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles 3 avril 2010 11:28, par Brigitte

    juste pour vous signaler qu’il existe pour la même époque,une thèse très intéressante sur les tisserands en Aveyron consultable sur place à la Maison de la Mémoire de Saint-Affrique, ainsi et des planches illustrées des outils des divers ouvriers constituant le « corps » des tisserands dans l’encyclopédie de Diderot consultable sur internet.

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  • Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles 3 avril 2010 11:49, par Roger Saumitou

    Article intéressant. Dans le monde paysan je pense qu’ils étaient plusieurs à pratiquer le tissage comme ressource d’appoint, et pas seulement en Beaujolais. Dans notre belle région de l’Agenais, plusieurs de mes ancêtres, de branches différentes, sont notés (dans les actes) comme tisserands, il en est même un qui cumulait sont travail de cultivateur avec celui de tisserand et celui de presseur d’huile (de noix) au début du XIX siecle.

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  • Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles 3 avril 2010 13:35, par Claude BERTRAND

    Un commentaire qui va dans le même sens que les précédents.

    Une branche de mon arbre se développe du côté du territoire de Belfort. Toute une branche y était tisserands et tisserandes durant tout le XVIIIe et XIXe.

    Mes recherches de ce côté ne sont pas encore très poussées mais on devine un chenminement similaire.
    Des gens qui tissaient à la ferme quand ils ne pouvaient pas cultiver (les hivers au pieds des Vosges devaient être rufdes...)et qui petit à petit n’ont plus fait que cela.

    Mon arrière grand-mère était tisserande à Héricourt dans une manufacture ; alors que ses parents grands parents etc. l’étaient à la ferme...

    Répondre à ce message

  • « tisses,tisses,brodes,brodes »,il en restera bien qqchose-à Cordes(devenu Cordes sur Ciel depuis que les tisserands & les brodeuses s’y sont éteints),il y avait 2 « industries »domestiques,domestiquées par les marchands/bourgeois:autour des peaux,les cuirs,autour des fibres,animales/végétales ;qui ont trusté l’économie-avec la laine des moutons,avec les fibres des chenevières(le chanvre,que l’on ne fumait pas encore)—on trouve,essentiellement sur les registres paroissiaux,toutes les spécialités de la trame et de la chaine pour arriver au produit fini,commercialisé bien au delà de la Région Midi Pyrénées...-depuis les tireurs de laine et les peigneurs de chanvre,en passant,notamment par les SARGERS,jusqu’aux maîtres tisserands,réputés cathares,et les marchands de toiles devenant bourgeois à force de s’enrichir,se liant aux autres familles huppées,tentant,in extremis avant 1789,de s’ennoblir, ne serait-ce que par alliance-cette industrie familiales du tissage,déclinant après des siècles de prospérité(du 14è au 18è),a fait le lit d’une activité tout aussi familiale,la broderie(+sieurs centaines de métiers,de 1870 environ jusque vers 1930-

    Répondre à ce message

    • Bonjour
      Notre association « les amis de Cordes » recherche des informations sur l’histoire des tisserands dans la cité, dans le but d’une communication dans sa revue annuelle.
      Votre message me laisse entendre que vous avez abordé ce sujet ; pourrions-nous échanger là-dessus ?
      Avec mes remerciements

      Maurice Diéval
      président de l’association « Lesd Amis de Cordes »

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  • suite-un ancêtre,pierre Pouzet,aura été tisserand,semble bien-t-il itinérant si l’on suit ses déplacements et ses activités diverses,selon les actes d’Etat Civil,sur la micro région dite de la montagne thiernoise,depuis l’Allier au nord jusqu’à la vallée de la Durolle(né à Ferrières sur Sichon,dcd St Remy s/Durolle)-en gros,de 1800 à 1870-cette activité,très domestique-voir le site du musée qui y est consacré à Olliergues(63)-,était très répandue dans les montagnes du Forez ;activité manuelle familiale qui a servi de berceau aux fabrications de rubans,chapelets,tresses,etc..

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    • Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles 15 mars 2014 12:23, par Jean-François CROHAS

      Bonjour.
      Je m’apprêtais à écrire une réponse assez proche,

      j’ai « la chance » d’avoir tous mes ancêtres sur la région des flancs du Forez au Nord d’Ambert (63) Du coté maternel surtout on retrouve plusieurs tisserands. Ma grand mère paternelle à du tisser, elle a épousé un scieur de long, lui même descendant de scieurs de long ou sabotiers.

      Pour revenir au coté maternel, je vis une retraite très occupée dans le village (commune de Marat) ou plusieurs maisons dont celle ou était né mon GPM en 1876, abritaient un ou plusieurs métiers, hélas il ne reste que des morceaux (navettes, peignes, ...) Je connais un tas de ruines qui abritait quand j’étais gamin (années 50)deux métiers assez bien conservés mais qui sont maintenant complètement écrasés.

      Le tissage familial a fait vivre de nombreuses familles dans la région d’Olliergues, dont le bourg doit son ancienne vitalité au commerce de la toile. Jusqu’à l’entre deux guerre ont survécus de nombreuse usines de tissage qui avaient vu le jour à la fin du XIXe en remplacement des tissages à domicile. Une bibliographie assez importante traite de ce sujet.

      Jean-François

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      • Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles 15 mars 2014 15:00, par g p ROMAN

        bonjour,« cousin »-dans mon patelin tarnais d’adoption(controversée),une exposition a été réalisée sur les tisserands et les marchands de toiles,une des 2 activités essentielles pendant qq siècles,qui ont forgé la prospérité matérielle,donc immobilière,de Cordaises et Cordais certes,mais aussi d’importés,puisque un Beal du diocèse auvergnat y est venu faire des affaires,s’y est marié ;un commerçant marseillais(de voiles latines ?)y a calanché,et autres industrieux du bizenesse-une salle du Musée cantonal y est consacrée,maintenant,et j’ai fourni 2 ou 3 pièces....de musée,tout en suggérant de remonter à l’endroit plutôt qu’à l’envers le métier exposé

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        • Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles 15 mars 2014 16:10, par Jean-François CROHAS

          En complément, oublié dans mon premier message. Nous avons à Olliergues un très beau musée des vieux métiers, avec entre autres, un « vrai » métier à tisser, sauvé de justesse du feu auquel il était promis. Si vous passez par ce petit coin d’Auvergne n’hésitez pas à demander au SI de vous indiquer les vielles maisons ou se pratiquait le commerce des toiles, si elles ne servent plus à ce commerce, leurs façades est à voir.

          Jean-François CROHAS.

          PS : Question à « gp ROMAN » : quel était le prénom de ce BEAL ? et à quelle époque ?

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          • Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles 15 mars 2014 17:52, par g p ROMAN

            pour en savoir plus,cliquer s/geneanet le patro nicolau,la commune cordes sur ciel-pimaroman vous livre un certain nombre de ses recherches s/les tisserands cordais et marchands de toiles-ensuite,en recliquant sur ’2 rue chaude cordes sur ciel’,vous visitez Cordes gràce à google streetview en commençant par une maison des marchands de toiles Nicolau,et autres « cabanes »,car ils étaient aussi dans le cuir(Cordes ou Cordoas est la fille éponyme de Cordoba,au temps d’un Roi d’Aragon,du Comte de Toulouse,de la Reconquista)-vous y trouverez mention de Beal(s),du diocèse sanflorain ----- ROMAN

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          • Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles 15 mars 2014 17:58, par g p ROMAN

            quant à Olliergues,la Chabasse paroisse d’origine depuis 1732 de m/belle famille,en provenance de Tours s/M avant 1698,village et musée bien connus,même qu’1 de leurs ancêtres ayant domicilié au chateau sur la fin de ses jours,,cela a fait croire à ....-----ROMAN

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  • Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles 4 avril 2010 17:10, par cchevalierjoly

    Juste pour vous signaler qu’a PLOURIVO dans les cotes-d’armor,les LE CALVEZ sont une longue lignée de tisserands
    et de filandiéres qui se mariaient entre eux.(Les ancétres de ma femme)

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  • Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles 5 avril 2010 00:21, par Sylvie Labansat

    Dans le Lot-et-Garonne, précisément à Lévignac de Guyenne, les tisserands sont dits teyssandiers, ce qui a donné lieu au patronyme TEYSSANDIER. Le métier était autrefois d’importance et les teyssandiers, étaient souvent payés par un lopin de terre, à défaut d’argent liquide. Devenus gros propriétaires terriens, notaires et curés... les TEYSSANDIER firent leur place parmi la bourgeoisie locale.

    Sylvie Labansat

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  • Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles 5 avril 2010 18:27, par agatheagnès

    Article intéressant. Chaque province avait ses tisserands.
    Colbert (l’une de ses filles Henriette est mariée à Monsieur de Saint-Aignan, seigneur de Buzançais) avait incité le peuple à produire en France la toile pour limiter les achats extérieurs aux frontières.
    Exemple : A Buzançais (36), mon ancêtre Edme Mélois était sergetier vers 1700 ; son fils, sergetier aussi, est devenu marchand drapier, le petit-fils s’est installé après son mariage à Gehée où il était marchand drapier ...après la révolution il est signalé comme agriculteur. Je pense que le métier à tisser appartenait à cette famille et qu’elle vendait le tissu réalisé. A Saint-Genou et Palluau-sur-Indre (36), mon ancêtre Silvain Massé était « tixier en toile » et payait 15 livres de dîme en 1720, son fils est tailleur d’habits, son petit-fils laboureur et l’arrière-petit-fils , dragon campagne de 1812, est signalé d’abord journalier puis propriétaire à Frédille(36). Dans les registres de Heugnes(36), j’y ai vu également des « tixiers en toile » . Je pense que ces derniers tissaient du chanvre car de nombreuses familles possédaient une chénevière dans cette paroisse avant 1800.

    Répondre à ce message

  • Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles 21 avril 2010 10:35, par Thomas Marie Claude (Claudine37)

    Merci pour cet article très intêressant sur les tisserands au XVII et XVIII siècle. j’aimerais aller plus loin, dans les années 1760-1780, dans la Montagne Noire ( dép. de l’Aude- au nord de Carcassonne) mes ancètres étaient tisserands. L’un d’eux est cité dans un acte comme directeur de la manufacture de Cuxac d’Aude. Où pourrais-je trouver des informations plus spécifiques de cette région et sur ce sujet ?
    Merci pour votre aide.Claudine 37

    Répondre à ce message

  • Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles 23 avril 2010 17:50, par Colette Péan-Bourges

    Du XVIIe au XIXe siècle mes ancêtres maternels, les CHARPY, étaient tisserands,sans discontinuité, à Soulanger, banlieue de Doué la Fontaine dans le Maine et Loire ;
    Ils vivaient dans des habitats troglodytiques de plaine, les maisons construites au dessus du sol étant rares à cette époque dans cette zone de faluns (calcaire coquillier du tertiaire). Les « caves » qui leur tenaient lieu de maison comportaient un degré d’humidité favorable à leur activité, qui prospéra, (l’un d’eux étant même qualifié de maître tisserand) ce qui leur permit, petit à petit , d’acquérir des terres. Si bien que lors de l’industrialisation du tissage au XIXe siècle ils ne furent pas démunis et devinrent agriculteurs.

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    • Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles 9 juillet 2010 19:11, par JPNiveleau

      bonjour,

      un de mes ancètre était tisserand (tixier sur un des actes de mariage) à Coutures (49) à la fin du XVIIe siècle. (son fils est parti à Chinon pour devenir maitre tisserand). dans cette commune, il y a également beaucoup de troglodytes. que savez-vous de ce métier, dans une région que vous semblez connaitre ?

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  • Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles 14 mars 2014 12:02, par josette bessonnat née magnin

    article très intéressant pour ma famille et moi même : descendante de tisseurs-cultivateurs (relevé sur plusieurs actes naissance ou mariage) à st jean la bussière ou amplepuis
    (familles directes MAGNIN, LELY mais qui se croisent aussi avec plusieurs noms cités dans vos articles d’où mon intérêt.
    Merci pour tous ces éléments que vous nous avez apportés

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  • Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles 14 mars 2014 21:01, par BEROUD

    Article très intéressant. Toutes mes félicitations pour ce travail de recherche.AU XVIIe et XVIIIe siècle,mes ancêtres directs(près de Lyon)étaient laboureurs.Ils cultivaient et teillaient le chanvre à Messimy sur Saône. Dans un inventaire de après décès de 1740,les outils utilisés pour le chanvre sont mentionnés(ferret-peigne-dévidoir). Des aunes de toile le sont également. Dans un autre inventaire après décès de 1789 sont mentionnés des aunes de toile rousse et des nappes de bourras(grosse toile d’étoupe)Un autre de mes ancêtres était lors de son mariage en 1663,tisseur en toile et tisseur d’habits, toujours à Messimy. Sur une quittance de la même époque, un des témoins utilisait le chanvre non pas pour le tisser mais pour faire des cordes puisqu’il était maitre cordier à Beauregard .Après des recherches dans les registres paroissiaux au XVIIIe ,une autre lignée « Beroud » installée à Chaleins (Ain)près de Lyon était maitre tissier. Elle a été rejointe par une autre lignée « Beroud » maitre tissier(sans lien de parenté avec l’autre)qui venait des Monts du Lyonnais(Tarare ,connu pour son industie textile)

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  • Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles 15 mars 2014 13:50, par orguevirtuel

    Bonjour

    J’ai également des ancêtres qui étaient tisserands au XVIIIè siècle dans les villages qui cernent Montmédy (Meuse), certains étaient même tailleurs... localités d’où est originaire ma famille depuis 1650, date de naissance du premier nom que j’ai trouvé dans ma généalogie !

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    • Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles 1er mai 2014 09:26, par perroquin

      je commence un récit sur la couture des uniformes militaires vers 1800 ; je recherche comment à cette époque on cousait et produisait des milliers d’uniformes pour les armées. De plus il fallait des quantités phénoménales de tissus, donc plusieurs métiers à tisser dans un atelier ? Je situe mon roman dans la région de Lyon. Merci de me donner quelques renseignements sur ce sujet.

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    • Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles 27 décembre 2017 21:18, par Toussaint

      Bonjour,
      J’ai également des ancêtres Tailleurs d’habits et Maîtres Tailleurs de père et fils depuis le 17e siècle, dans la Meuse, dont j’ai trouvé trace vers 1650 à Marville, puis à Damvillers, ceci jusqu’en 1870.
      Vous pouvez admirer à Marville, l’ancien hôtel de ville dit maison des drapiers datant du 16e siècle parmi d’autres habitations renaissance

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  • Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles 15 mars 2014 14:43, par Michel Lanthier

    Bonjour
    Mon ancêtre en France qui demeurait à Brûlain au Poitou était un tisserand. Né vers 1641.

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  • Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles 15 mars 2014 19:53, par M. Migeon

    Plusieurs de mes ancêtres de la Meuse(de la fin du XVII° siècle jusqu’au XIX° siècle) sont dits tisserands et/ou fileurs de laine et/ou cardeurs de laine, et certains d’entre eux étaient en parallèle manouvriers.

    L’un de ces tisserands était originaire de la Somme (d’une ville qui selon les registres paroissiaux semblait compter beaucoup de tisserands) et est venu avec son épouse et certains de ses enfants s’installer dans la Meuse au courant du XVIII° siècle. J’ignore la raison de cette migration.

    Cordialement.

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  • Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles 16 mars 2014 10:54, par jacques GOUJARD

    EN effet tous mes ancêtres en ligne directe étaient soit fileurs soit tisserands
    soit toiliers ils étaient originaires de Saint Pierre Lavis et de Grainville la teinturière (76) depuis 1700. Je suis le premier de la lignée a n’avoir eu aucun contact avec le tissage.

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  • Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles 16 mars 2014 11:10, par legras am

    bonjour
    un article interessant qui confirme que les moteurs de l’histoire sont les mêmes de génération en génération : les peurs que nous avons d’abord face aux nouveautés , les périodes difficiles qui précèdent ou suivent les périodes de croissances et que ceux qui s’en sortent sont ceux qui décident de partir ou de changer de métier , en tous cas d’évoluer . certains de mes ancètres sont des exemples pour moi .
    cordialement

    Répondre à ce message

  • Bonjour à tous,
    Parmi mes plus anciens ancêtres, vers 1650, il y avait des marchands-sergiers à Yvoy le Maron (41). C’est en Sologne où paissaient des moutons.
    Je trouve peu de renseignements sur la serge et avec quoi on la tissait.
    Depuis cette époque il n’y a plus trace des sergiers ou sergers dans les actes paroissiaux.
    Les autres messages sont très intéressants mais concernent d’autres régions.

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  • Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles 17 mars 2014 13:10, par BARBEDROITE

    Bonjour,
    Heureuse de lire cet article, je souhaitais signaler que mes ancêtres Alsaciens du village d’Herbsheim étaient tous tisserands en lin de père en fils depuis le 17e.

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  • Parmi mes ancêtres, vers 1650, il y avait des marchands-sergiers à Yvoy le marron(41). C’est en Sologne où paissaient des moutons. Je trouve peu de renseignements sur la serge et avec quoi on la tissait. Depuis cette époque il n’y a plus trace de sergers dans les registres paroissiaux. L’un de vous a-t-il des précisions sur ce sujet ?
    Cordialement à tous.

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  • Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles 26 mars 2014 15:30, par Christophe VALLES

    Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles
    26.04.2014 par O. Vallès

    Au pays de la « Bête du Gévaudan »,à Saugues et dans les environs, on retrouve comme ailleurs des fileuses, des tailleurs d’habits, des tisserands de chanvre et des cadissiers, Le cadis étant un fort drap de laine utilisé semble-t-il pour la confection des uniformes militaires. Evidemment, en redescendant vers le Velay, les femmes étaient toutes « denteleuses » comme spécifié dans les actes.

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  • Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles 11 avril 2015 17:54, par virginie potier

    Bonjour
    J ai un ancêtre tisserand né dans les années 1750 à port sur saone en haute saone qui va traverser la France pour épouser une bretonne d hennebont. Pour quelle raison ? Pour son travail ? Les tisserands voyageaient ainsi à l époque ?
    merci d avance de votre réponse
    virginie potier

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  • Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles 13 septembre 2016 14:03, par Germaine Depierre

    Je suis archéologue et je fouille des sépulture à Moirans (Isère). Les anomalies que portent les os des individus inhumés dans l’église laissent supposer que l’on aurait les squelettes de tisserands. Je n’ai pas trouvé beaucoup de choses sur les tisserands à Moirans. Il y en a Voiron, tout proche. Tissage du chanvre.
    Je suis a la recherche d’informations.
    d’avance merci

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  • Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles 15 novembre 2020 11:49, par Fouilland Jean-Louis

    Bonjour,
    Votre article m’a intéressé.
    Mes ancêtres ont vécu dans le Haut-Beaujolais. A La Gresle, puis à Montagny (proche de Thizy).

    Au 16° siècle, ils ont la profession de « tixiers » puis ils sont répertoriés sur les registres d’état-civil comme marchands (on disait « marchand de drap » ou de toile dans la famille). Enfin au 18° siècle, ces registres les signalent, « cultivateurs-laboureurs ».

    Selon la tradition orale de la famille, les Fouilland seraient originaires du Cantal. Et c’est en qualité de tixiers et marchands de toile qu’ils seraient venus dans le Haut-Beaujolais. Il semblerait qu’ils s’y seraient installés à la fin du 15° siècle.
    Salutations
    JL F.

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