BRISSON, inspecteur des manufactures, écrit en 1770, dans ses « Mémoires historiques et économiques sur le Beaujolais », que GROBERT, son prédécesseur, fit venir de Normandie les premières fileuses de coton vers 1734. Elles formèrent des élèves d’abord à Régny et aux alentours.
En 1750, TRUDAINE, souhaitant développer cette activité dans les montagnes beaujolaises, rencontre beaucoup d’obstacles : « (Le peuple) voulut battre à Cours le nommé BURNICHON envoyé avec sa fille pour y enseigner [le filage]. C’était en 1756. On disait que les fileuses seraient enlevées pour les Isles, que le coton était malsain, que ce filage ferait abandonner celui du chanvre, que les impositions générales allaient être augmentées... »
« D’autres personnes disaient que les gages des domestiques hausseraient, que l’on n’en trouverait plus... » et autres bruits alarmants répandus par la population craignant le progrès.
« Il est arrivé que le filage du coton s’est établi et perfectionné... Que personne n’a été arraché de ses foyers... que nombre d’enfants et de jeunes filles ont pu demeurer dans la maison paternelle sans être réduits à aller servir, que ceux ou celles qui ont été obligés de servir (c’est le cas de Claudine CORGIER, l’épouse de Claude Valentin, mon aïeul du côté maternel, partie domestique à Cours) ont trouvé de meilleurs gages dans la campagne et ont été moins tentés d’aller se perdre dans les villes... »
BRISSON conclut en quatre mots : « L’industrie y entretient l’agriculture ». C’est ce que confirme ROLAND DE LA PLATIERE, successeur de BRISSON, en parlant du tissage des toiles : les « toiles de Saint Jean » sont pour les montagnes du Beaujolais et les paroisses limitrophes du Mâconnais un des plus forts objets de consommation. C’est le fil de chanvre qui est tissé. Pour les « futaines et basins » on utilise le fil de coton.
Colin LUCAS [1] explique qu’à la fin de l’Ancien Régime, dans la Montagne beaujolaise, la pression démographique était grande : « Cette croissance fut essentiellement régionale car, malgré un brassage considérable de la population au sein des monts du Beaujolais, les registres (paroissiaux) démontrent que les origines des immigrés à chaque village ne dépassèrent guère un rayon de quinze kilomètres... »
De là, une main d’œuvre importante et peu exigeante dont a besoin cette industrie textile en plein développement... [2] : « Dès les années 1760 BRISSON notait un chiffre d’affaires annuel de trois millions de livres ; vingt ans plus tard ROLAND DE LA PLATIERE le calculait au triple. À la veille de la Révolution, il semble qu’un quart du coton travaillé dans le royaume sortait des Monts du Beaujolais... Il ne fait pas de doute que... ce fut dans un premier temps un facteur de prospérité... À comparer les prix de la main d’œuvre cités par BRISSON et ROLAND, on voit que le tisserand gagnait entre 1 livre 10 par jour et 2 livres par jour en 1786 contre 6 sous dans les années 1760, et la fileuse pouvait gagner entre 15 et 20 sous contre 4 à 5 sous auparavant.
Mais cette prospérité n’est pas partagée équitablement... et puis, la crise arriva avec de nouvelles techniques de filature... La Révolution qui éclate n’arrange rien. Le tissage fut pendant les XVIIe et XVIIIe siècles l’apanage des artisans.
Au XVIIe siècle, en majorité les tisserands ruraux étaient des artisans indépendants, achetant leur matière première, la faisant filer dans la famille, l’œuvrant eux-mêmes sur des métiers leur appartenant et la revendant enfin dans les marchés aux négociants de Lyon.
Au XVIIIe siècle, au contraire, la majorité des tisserands ruraux se composait encore d’artisans ayant leurs métiers mais ne travaillant plus qu’à façon pour les gros fabricants du pays... Avec les guerres de Louis XIV et leur cortège lugubre de multiples misères, la condition des tisserands montagnards devint un enfer, dont l’effroyable disette de 1694 fut la porte... Dès lors, la synonymie est absolue entre pauvres et tisserands. »
L’intendant BRISSON traduit bien la difficulté des temps [3] : « ... L’hiver rigoureux de 1709 marque le point culminant (à cette misère)... La prospérité fut longue à revenir chez les tisserands... La grande majorité de ceux ci, dispersés dans les villages de la Montagne étaient des cultivateurs ne s’occupant de la fabrication des toiles que dans les intervalles laissés par les travaux des champs ; leurs domestiques les aidaient au tissage... Leurs femmes et leurs enfants s’employaient à la filature, à la préparation ou au lavage des fils... »
« Il est d’expérience, du moins dans nos montagnes, que l’agriculture n’est pas une ressource plus certaine que l’industrie et qu’elle est moins abondante... Il est des lieux où les productions actuelles du territoire sont impuissantes à nourrir tous les hommes qui y sont nés, et telles sont les montagnes du Beaujolais. Il était de toute nécessité d’y développer les arts. Celui de la toile y convenait beaucoup par sa facilité et par son utilité. Il n’exige pas des mains adroites et ses produits ne sont pas très sujets aux caprices de la mode. Nos hivers sont souvent très longs et très rigoureux. Tout récemment, dans le mois de décembre 1769, janvier, février, mars 1770, il n’y a presque pas un jour où nos cultivateurs aient pu former un sillon. N’est il pas heureux qu’on ait alors à faire de son temps un emploi utile et toujours prêt ? »
« ... L’abandon du travail de la terre pour le tissage se dessinait dans toutes les vallées du Reins et de la Trambouze... La situation la plus avantageuse était encore celle des pères de famille, grangers, métayers ou possesseurs de quelque fond, s’employant au tissage pendant la saison froide. »
Sur cette question, pour plus de détails sur l’aspect économique, on lira avec profit l’article d’Alain BELMONT « Quels artisans au village ? L’exemple du Lyonnais et du Beaujolais - du XVIIIe au début du XIXe siècle » [4] ainsi que mon article "Mariage entre tisserands".
Messages
1. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 3 avril 2010, 08:06, par EDITH. CHANTEREAU
de l’Eure : une de mes ancetres etait devideuse de fil,dans les campagnes la plupart etaient tisserands en complement des activites de la campagne ;au 19° siecle l’apparition des tissages industriels entraine un deplacement des populations vers les petites villes,en se qui me concerne:Pont-Audemer
1. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 3 avril 2010, 09:53, par Raymond LAHAYE
Bonjour. L’origine de ma famille est de "La Flèche"-Sarthe.
Tous ces ancètres étaient "sergers" ou "maîtres sergers" c’est à dire fabricants de serge de 1700 à 1800 puis on trouve des "fabricants de coton" à partir de 1800, qui se sont rapprochés de Nantes, sans doute en liaison avec l’importation du coton venant d’Amérique...
Je pense que la serge était alors de la laine tissée ?
Voir en ligne : les tisserands rureaux des XVII et XIII siècles
2. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 3 avril 2010, 09:01, par Larrouy
Bonjour,
Très bel article. Un de mes ancêtres tisserand en Côte du Nord a migré en Poitou à la même époque ; y-a-t’il une explication ou bien voulait-il "voir du pays" ?
Cordialement
1. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 3 avril 2010, 14:44, par malouin94
Bonjour,
J’ai aussi des ancêtres tisserands dans les Côtes d’Armor (région de Moncontour - Loudéac, Plouguenast) ; l’un d’eux, dont je suis issu, est parti pour St Malo à la fin du XVIIIe siècle. J’ai aussi dans cette même branche de ma généalogie et cette même région des ancêtres dont le patronyme est PERRUCHON ; or il y a aussi des PERRUCHON dans le Poitou ; cela vous dit-il quelque chose ?
Je serais ravi de correspondre avec vous à ce sujet !
Jean-Yves PUPIN
2. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 16 mars 2014, 11:17, par legras am
bonjour,
je viens de lire votre message et votre question . unee autre réponse possible serait qu’il avait compris qu’il fallait aller chercher son "pain" ailleurs ? il était flexible avant l’heure !!il avait bien sûr comme vous le dites envie de voir du pays aussi . conjonction des 2 .
cordialement
3. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 3 avril 2010, 11:28, par Brigitte
juste pour vous signaler qu’il existe pour la même époque,une thèse très intéressante sur les tisserands en Aveyron consultable sur place à la Maison de la Mémoire de Saint-Affrique, ainsi et des planches illustrées des outils des divers ouvriers constituant le "corps" des tisserands dans l’encyclopédie de Diderot consultable sur internet.
1. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 14 mars 2023, 16:54, par Christophe Soulié
Bonjour,
J’ai contacté en 2023 la maison de la mémoire du Pays Saint Africain à SAINT AFRIQUE (Aveyron) mais ils n’ont aucune trace de cette thèse sur les tisserands ruraux.
Brigitte pourrait-elle nous donner plus de précisions sur l’auteur de la thèse ou comment se procurer ce document ?
Mes ancêtres étaient tisserands ruraux au 16° et 17° siècle dans le Ségala (Aveyron) ce qui explique mon intérêt pour cette thèse.
Très cordialement Christophe Soulié
2. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 5 juin 2023, 10:26, par gilles.theron
Bonjour Christophe,
Si vous réussissez à avoir des infos sur les tisserands en Aveyron, je suis preneur.Ce qui ne m’empêche pas de chercher de mon côté.J’ai 2 ancêtres père et fils qui étaient tisserands dans la région de saint laurent du lévezou.
Bien à vous
3. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles en Aveyron, 7 juillet 2023, 13:37, par gilles.theron
Bonjour,
Je suis moi aussi à la recherche de cette thèse, j’ai interrogé les archives départementales qui m’ont annoncé une réponse dans les 2 mois.
De votre côté avez vous avancé ?
4. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles thèse consultable à Toulouse, 24 août 2023, 10:24, par Gilles THERON
Bonjour Christophe,
j’ai eu la réponse des AD de l’Aveyron, la thèse en question est consultable à la bibliothèque méridionale et au centre de ressources Olympe de Gouges à Toulouse.
Bien à vous
4. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 3 avril 2010, 11:49, par Roger Saumitou
Article intéressant. Dans le monde paysan je pense qu’ils étaient plusieurs à pratiquer le tissage comme ressource d’appoint, et pas seulement en Beaujolais. Dans notre belle région de l’Agenais, plusieurs de mes ancêtres, de branches différentes, sont notés (dans les actes) comme tisserands, il en est même un qui cumulait sont travail de cultivateur avec celui de tisserand et celui de presseur d’huile (de noix) au début du XIX siecle.
1. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 15 mars 2014, 17:54, par MONCAMP Yvonne
Bonjour,
Je fais suite à votre article, moi également j’ai retrouvé des ancêtres tisserands à l’époque à VILLENEUVE SUR LOT et à PUJOLS au cours de mes recherches en généalogie, il s’agit de
la famille CHANTEAU ......
Bonne soirée
5. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 3 avril 2010, 13:35, par Claude BERTRAND
Un commentaire qui va dans le même sens que les précédents.
Une branche de mon arbre se développe du côté du territoire de Belfort. Toute une branche y était tisserands et tisserandes durant tout le XVIIIe et XIXe.
Mes recherches de ce côté ne sont pas encore très poussées mais on devine un chenminement similaire.
Des gens qui tissaient à la ferme quand ils ne pouvaient pas cultiver (les hivers au pieds des Vosges devaient être rufdes...)et qui petit à petit n’ont plus fait que cela.
Mon arrière grand-mère était tisserande à Héricourt dans une manufacture ; alors que ses parents grands parents etc. l’étaient à la ferme...
6. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 3 avril 2010, 14:03, par Roman
"tisses,tisses,brodes,brodes",il en restera bien qqchose-à Cordes(devenu Cordes sur Ciel depuis que les tisserands & les brodeuses s’y sont éteints),il y avait 2 "industries "domestiques,domestiquées par les marchands/bourgeois:autour des peaux,les cuirs,autour des fibres,animales/végétales ;qui ont trusté l’économie-avec la laine des moutons,avec les fibres des chenevières(le chanvre,que l’on ne fumait pas encore)—on trouve,essentiellement sur les registres paroissiaux,toutes les spécialités de la trame et de la chaine pour arriver au produit fini,commercialisé bien au delà de la Région Midi Pyrénées...-depuis les tireurs de laine et les peigneurs de chanvre,en passant,notamment par les SARGERS,jusqu’aux maîtres tisserands,réputés cathares,et les marchands de toiles devenant bourgeois à force de s’enrichir,se liant aux autres familles huppées,tentant,in extremis avant 1789,de s’ennoblir, ne serait-ce que par alliance-cette industrie familiales du tissage,déclinant après des siècles de prospérité(du 14è au 18è),a fait le lit d’une activité tout aussi familiale,la broderie(+sieurs centaines de métiers,de 1870 environ jusque vers 1930-
1. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 27 septembre 2010, 14:07
Bonjour
Notre association "les amis de Cordes" recherche des informations sur l’histoire des tisserands dans la cité, dans le but d’une communication dans sa revue annuelle.
Votre message me laisse entendre que vous avez abordé ce sujet ; pourrions-nous échanger là-dessus ?
Avec mes remerciements
Maurice Diéval
président de l’association "Lesd Amis de Cordes"
7. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 3 avril 2010, 14:16, par Roman
suite-un ancêtre,pierre Pouzet,aura été tisserand,semble bien-t-il itinérant si l’on suit ses déplacements et ses activités diverses,selon les actes d’Etat Civil,sur la micro région dite de la montagne thiernoise,depuis l’Allier au nord jusqu’à la vallée de la Durolle(né à Ferrières sur Sichon,dcd St Remy s/Durolle)-en gros,de 1800 à 1870-cette activité,très domestique-voir le site du musée qui y est consacré à Olliergues(63)-,était très répandue dans les montagnes du Forez ;activité manuelle familiale qui a servi de berceau aux fabrications de rubans,chapelets,tresses,etc..
1. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 15 mars 2014, 12:23, par Jean-François CROHAS
Bonjour.
Je m’apprêtais à écrire une réponse assez proche,
j’ai "la chance" d’avoir tous mes ancêtres sur la région des flancs du Forez au Nord d’Ambert (63) Du coté maternel surtout on retrouve plusieurs tisserands. Ma grand mère paternelle à du tisser, elle a épousé un scieur de long, lui même descendant de scieurs de long ou sabotiers.
Pour revenir au coté maternel, je vis une retraite très occupée dans le village (commune de Marat) ou plusieurs maisons dont celle ou était né mon GPM en 1876, abritaient un ou plusieurs métiers, hélas il ne reste que des morceaux (navettes, peignes, ...) Je connais un tas de ruines qui abritait quand j’étais gamin (années 50)deux métiers assez bien conservés mais qui sont maintenant complètement écrasés.
Le tissage familial a fait vivre de nombreuses familles dans la région d’Olliergues, dont le bourg doit son ancienne vitalité au commerce de la toile. Jusqu’à l’entre deux guerre ont survécus de nombreuse usines de tissage qui avaient vu le jour à la fin du XIXe en remplacement des tissages à domicile. Une bibliographie assez importante traite de ce sujet.
Jean-François
2. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 15 mars 2014, 15:00, par g p ROMAN
bonjour,"cousin"-dans mon patelin tarnais d’adoption(controversée),une exposition a été réalisée sur les tisserands et les marchands de toiles,une des 2 activités essentielles pendant qq siècles,qui ont forgé la prospérité matérielle,donc immobilière,de Cordaises et Cordais certes,mais aussi d’importés,puisque un Beal du diocèse auvergnat y est venu faire des affaires,s’y est marié ;un commerçant marseillais(de voiles latines ?)y a calanché,et autres industrieux du bizenesse-une salle du Musée cantonal y est consacrée,maintenant,et j’ai fourni 2 ou 3 pièces....de musée,tout en suggérant de remonter à l’endroit plutôt qu’à l’envers le métier exposé
3. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 15 mars 2014, 16:10, par Jean-François CROHAS
En complément, oublié dans mon premier message. Nous avons à Olliergues un très beau musée des vieux métiers, avec entre autres, un "vrai" métier à tisser, sauvé de justesse du feu auquel il était promis. Si vous passez par ce petit coin d’Auvergne n’hésitez pas à demander au SI de vous indiquer les vielles maisons ou se pratiquait le commerce des toiles, si elles ne servent plus à ce commerce, leurs façades est à voir.
Jean-François CROHAS.
PS : Question à "gp ROMAN" : quel était le prénom de ce BEAL ? et à quelle époque ?
4. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 15 mars 2014, 17:52, par g p ROMAN
pour en savoir plus,cliquer s/geneanet le patro nicolau,la commune cordes sur ciel-pimaroman vous livre un certain nombre de ses recherches s/les tisserands cordais et marchands de toiles-ensuite,en recliquant sur ’2 rue chaude cordes sur ciel’,vous visitez Cordes gràce à google streetview en commençant par une maison des marchands de toiles Nicolau,et autres "cabanes",car ils étaient aussi dans le cuir(Cordes ou Cordoas est la fille éponyme de Cordoba,au temps d’un Roi d’Aragon,du Comte de Toulouse,de la Reconquista)-vous y trouverez mention de Beal(s),du diocèse sanflorain ----- ROMAN
5. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 15 mars 2014, 17:58, par g p ROMAN
quant à Olliergues,la Chabasse paroisse d’origine depuis 1732 de m/belle famille,en provenance de Tours s/M avant 1698,village et musée bien connus,même qu’1 de leurs ancêtres ayant domicilié au chateau sur la fin de ses jours,,cela a fait croire à ....-----ROMAN
8. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 4 avril 2010, 17:10, par cchevalierjoly
Juste pour vous signaler qu’a PLOURIVO dans les cotes-d’armor,les LE CALVEZ sont une longue lignée de tisserands
et de filandiéres qui se mariaient entre eux.(Les ancétres de ma femme)
9. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 5 avril 2010, 00:21, par Sylvie Labansat
Dans le Lot-et-Garonne, précisément à Lévignac de Guyenne, les tisserands sont dits teyssandiers, ce qui a donné lieu au patronyme TEYSSANDIER. Le métier était autrefois d’importance et les teyssandiers, étaient souvent payés par un lopin de terre, à défaut d’argent liquide. Devenus gros propriétaires terriens, notaires et curés... les TEYSSANDIER firent leur place parmi la bourgeoisie locale.
Sylvie Labansat
10. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 5 avril 2010, 18:27, par agatheagnès
Article intéressant. Chaque province avait ses tisserands.
Colbert (l’une de ses filles Henriette est mariée à Monsieur de Saint-Aignan, seigneur de Buzançais) avait incité le peuple à produire en France la toile pour limiter les achats extérieurs aux frontières.
Exemple : A Buzançais (36), mon ancêtre Edme Mélois était sergetier vers 1700 ; son fils, sergetier aussi, est devenu marchand drapier, le petit-fils s’est installé après son mariage à Gehée où il était marchand drapier ...après la révolution il est signalé comme agriculteur. Je pense que le métier à tisser appartenait à cette famille et qu’elle vendait le tissu réalisé. A Saint-Genou et Palluau-sur-Indre (36), mon ancêtre Silvain Massé était "tixier en toile" et payait 15 livres de dîme en 1720, son fils est tailleur d’habits, son petit-fils laboureur et l’arrière-petit-fils , dragon campagne de 1812, est signalé d’abord journalier puis propriétaire à Frédille(36). Dans les registres de Heugnes(36), j’y ai vu également des "tixiers en toile" . Je pense que ces derniers tissaient du chanvre car de nombreuses familles possédaient une chénevière dans cette paroisse avant 1800.
11. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 21 avril 2010, 10:35, par Thomas Marie Claude (Claudine37)
Merci pour cet article très intêressant sur les tisserands au XVII et XVIII siècle. j’aimerais aller plus loin, dans les années 1760-1780, dans la Montagne Noire ( dép. de l’Aude- au nord de Carcassonne) mes ancètres étaient tisserands. L’un d’eux est cité dans un acte comme directeur de la manufacture de Cuxac d’Aude. Où pourrais-je trouver des informations plus spécifiques de cette région et sur ce sujet ?
Merci pour votre aide.Claudine 37
12. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 23 avril 2010, 17:50, par Colette Péan-Bourges
Du XVIIe au XIXe siècle mes ancêtres maternels, les CHARPY, étaient tisserands,sans discontinuité, à Soulanger, banlieue de Doué la Fontaine dans le Maine et Loire ;
Ils vivaient dans des habitats troglodytiques de plaine, les maisons construites au dessus du sol étant rares à cette époque dans cette zone de faluns (calcaire coquillier du tertiaire). Les "caves" qui leur tenaient lieu de maison comportaient un degré d’humidité favorable à leur activité, qui prospéra, (l’un d’eux étant même qualifié de maître tisserand) ce qui leur permit, petit à petit , d’acquérir des terres. Si bien que lors de l’industrialisation du tissage au XIXe siècle ils ne furent pas démunis et devinrent agriculteurs.
1. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 9 juillet 2010, 19:11, par JPNiveleau
bonjour,
un de mes ancètre était tisserand (tixier sur un des actes de mariage) à Coutures (49) à la fin du XVIIe siècle. (son fils est parti à Chinon pour devenir maitre tisserand). dans cette commune, il y a également beaucoup de troglodytes. que savez-vous de ce métier, dans une région que vous semblez connaitre ?
13. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 14 mars 2014, 12:02, par josette bessonnat née magnin
article très intéressant pour ma famille et moi même : descendante de tisseurs-cultivateurs (relevé sur plusieurs actes naissance ou mariage) à st jean la bussière ou amplepuis
(familles directes MAGNIN, LELY mais qui se croisent aussi avec plusieurs noms cités dans vos articles d’où mon intérêt.
Merci pour tous ces éléments que vous nous avez apportés
14. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 14 mars 2014, 21:01, par BEROUD
Article très intéressant. Toutes mes félicitations pour ce travail de recherche.AU XVIIe et XVIIIe siècle,mes ancêtres directs(près de Lyon)étaient laboureurs.Ils cultivaient et teillaient le chanvre à Messimy sur Saône. Dans un inventaire de après décès de 1740,les outils utilisés pour le chanvre sont mentionnés(ferret-peigne-dévidoir). Des aunes de toile le sont également. Dans un autre inventaire après décès de 1789 sont mentionnés des aunes de toile rousse et des nappes de bourras(grosse toile d’étoupe)Un autre de mes ancêtres était lors de son mariage en 1663,tisseur en toile et tisseur d’habits, toujours à Messimy. Sur une quittance de la même époque, un des témoins utilisait le chanvre non pas pour le tisser mais pour faire des cordes puisqu’il était maitre cordier à Beauregard .Après des recherches dans les registres paroissiaux au XVIIIe ,une autre lignée "Beroud" installée à Chaleins (Ain)près de Lyon était maitre tissier. Elle a été rejointe par une autre lignée "Beroud" maitre tissier(sans lien de parenté avec l’autre)qui venait des Monts du Lyonnais(Tarare ,connu pour son industie textile)
15. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 15 mars 2014, 13:50, par orguevirtuel
Bonjour
J’ai également des ancêtres qui étaient tisserands au XVIIIè siècle dans les villages qui cernent Montmédy (Meuse), certains étaient même tailleurs... localités d’où est originaire ma famille depuis 1650, date de naissance du premier nom que j’ai trouvé dans ma généalogie !
1. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 1er mai 2014, 09:26, par perroquin
je commence un récit sur la couture des uniformes militaires vers 1800 ; je recherche comment à cette époque on cousait et produisait des milliers d’uniformes pour les armées. De plus il fallait des quantités phénoménales de tissus, donc plusieurs métiers à tisser dans un atelier ? Je situe mon roman dans la région de Lyon. Merci de me donner quelques renseignements sur ce sujet.
2. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 27 décembre 2017, 21:18, par Toussaint
Bonjour,
J’ai également des ancêtres Tailleurs d’habits et Maîtres Tailleurs de père et fils depuis le 17e siècle, dans la Meuse, dont j’ai trouvé trace vers 1650 à Marville, puis à Damvillers, ceci jusqu’en 1870.
Vous pouvez admirer à Marville, l’ancien hôtel de ville dit maison des drapiers datant du 16e siècle parmi d’autres habitations renaissance
16. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 15 mars 2014, 14:43, par Michel Lanthier
Bonjour
Mon ancêtre en France qui demeurait à Brûlain au Poitou était un tisserand. Né vers 1641.
17. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 15 mars 2014, 19:53, par M. Migeon
Plusieurs de mes ancêtres de la Meuse(de la fin du XVII° siècle jusqu’au XIX° siècle) sont dits tisserands et/ou fileurs de laine et/ou cardeurs de laine, et certains d’entre eux étaient en parallèle manouvriers.
L’un de ces tisserands était originaire de la Somme (d’une ville qui selon les registres paroissiaux semblait compter beaucoup de tisserands) et est venu avec son épouse et certains de ses enfants s’installer dans la Meuse au courant du XVIII° siècle. J’ignore la raison de cette migration.
Cordialement.
18. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 16 mars 2014, 10:54, par jacques GOUJARD
EN effet tous mes ancêtres en ligne directe étaient soit fileurs soit tisserands
soit toiliers ils étaient originaires de Saint Pierre Lavis et de Grainville la teinturière (76) depuis 1700. Je suis le premier de la lignée a n’avoir eu aucun contact avec le tissage.
19. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 16 mars 2014, 11:10, par legras am
bonjour
un article interessant qui confirme que les moteurs de l’histoire sont les mêmes de génération en génération : les peurs que nous avons d’abord face aux nouveautés , les périodes difficiles qui précèdent ou suivent les périodes de croissances et que ceux qui s’en sortent sont ceux qui décident de partir ou de changer de métier , en tous cas d’évoluer . certains de mes ancètres sont des exemples pour moi .
cordialement
20. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 17 mars 2014, 10:00, par paty
Bonjour à tous,
Parmi mes plus anciens ancêtres, vers 1650, il y avait des marchands-sergiers à Yvoy le Maron (41). C’est en Sologne où paissaient des moutons.
Je trouve peu de renseignements sur la serge et avec quoi on la tissait.
Depuis cette époque il n’y a plus trace des sergiers ou sergers dans les actes paroissiaux.
Les autres messages sont très intéressants mais concernent d’autres régions.
21. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 17 mars 2014, 13:10, par BARBEDROITE
Bonjour,
Heureuse de lire cet article, je souhaitais signaler que mes ancêtres Alsaciens du village d’Herbsheim étaient tous tisserands en lin de père en fils depuis le 17e.
22. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 18 mars 2014, 08:25, par paty
Parmi mes ancêtres, vers 1650, il y avait des marchands-sergiers à Yvoy le marron(41). C’est en Sologne où paissaient des moutons. Je trouve peu de renseignements sur la serge et avec quoi on la tissait. Depuis cette époque il n’y a plus trace de sergers dans les registres paroissiaux. L’un de vous a-t-il des précisions sur ce sujet ?
Cordialement à tous.
23. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 26 mars 2014, 15:30, par Christophe VALLES
Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles
26.04.2014 par O. Vallès
Au pays de la "Bête du Gévaudan",à Saugues et dans les environs, on retrouve comme ailleurs des fileuses, des tailleurs d’habits, des tisserands de chanvre et des cadissiers, Le cadis étant un fort drap de laine utilisé semble-t-il pour la confection des uniformes militaires. Evidemment, en redescendant vers le Velay, les femmes étaient toutes "denteleuses" comme spécifié dans les actes.
24. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 11 avril 2015, 17:54, par virginie potier
Bonjour
J ai un ancêtre tisserand né dans les années 1750 à port sur saone en haute saone qui va traverser la France pour épouser une bretonne d hennebont. Pour quelle raison ? Pour son travail ? Les tisserands voyageaient ainsi à l époque ?
merci d avance de votre réponse
virginie potier
25. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 13 septembre 2016, 14:03, par Germaine Depierre
Je suis archéologue et je fouille des sépulture à Moirans (Isère). Les anomalies que portent les os des individus inhumés dans l’église laissent supposer que l’on aurait les squelettes de tisserands. Je n’ai pas trouvé beaucoup de choses sur les tisserands à Moirans. Il y en a Voiron, tout proche. Tissage du chanvre.
Je suis a la recherche d’informations.
d’avance merci
26. Les tisserands ruraux aux XVIIe et XVIIIe siècles, 15 novembre 2020, 11:49, par Fouilland Jean-Louis
Bonjour,
Votre article m’a intéressé.
Mes ancêtres ont vécu dans le Haut-Beaujolais. A La Gresle, puis à Montagny (proche de Thizy).
Au 16° siècle, ils ont la profession de "tixiers" puis ils sont répertoriés sur les registres d’état-civil comme marchands (on disait "marchand de drap" ou de toile dans la famille). Enfin au 18° siècle, ces registres les signalent, "cultivateurs-laboureurs".
Selon la tradition orale de la famille, les Fouilland seraient originaires du Cantal. Et c’est en qualité de tixiers et marchands de toile qu’ils seraient venus dans le Haut-Beaujolais. Il semblerait qu’ils s’y seraient installés à la fin du 15° siècle.
Salutations
JL F.