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Les secrets d’écriture de « Laboureurs d’espoirs » Acte 15 - Scène 8

Acte 15 - L’honorable Gilles Morinays - Scène 8 - Le procureur de la commune

Le lundi 14 septembre 2009, par Alain Morinais

Avec « Laboureurs d’espoirs », les Morinays mettent en scène l’histoire des laboureurs bretons vivant leur Révolution, au jour le jour, telle qu’elle put être perçue et vécue dans la campagne rennaise, quand l’espoir s’y invite en 1789.

Jan, Simon et Joseph nous font vivre les labours, les fenaisons, les métiers d’antan, la vie des simples gens, perturbés par les événements, mais, attendant tout des changements annoncés. Nous partageons avec eux les coutumes, les véritables croyances et les superstitions, les pratiques amoureuses, les jeux et les fêtes du peuple des campagnes

Acte 15 - L’honorable Gilles Morinays

Scène 8 - Le procureur de la commune

"— Citoyens !… Les citoyens « actifs » de la commune de Vezin ont procédé à l’élection de leur maire, sans qu’aucune candidature n’ait été déclarée préalablement. Le résultat du vote traduit donc bien la volonté spontanée de notre assemblée. C’est notre honorable ancien syndic de la paroisse, Gilles Morinays, qui recueille à lui seul la très très grande majorité,… la majorité absolue des voix exprimées.

À l’annonce de mon nom, tout le monde se tourne vers moi, attendant ma réaction.

— … Mes amis… Comment vous remercier de la confiance dont vous me gratifiez à nouveau ? Je voudrais tant ne pas vous décevoir ! Pourtant, je ne saurais accepter cet honneur, n’étant pas certain…

Je suis interrompu par des protestations bruyantes…

— … Mes amis… mes amis, s’il vous plait, comprenez-moi bien,… Je ne suis pas certain d’être toujours en capacité de conduire la commune comme vous le souhaitez, et comme cela devra être fait par celui que vous choisirez ; un maire qui l’aura mérité et saura faire preuve du courage et de la vaillance indispensables à la réalisation de tant de changements nécessaires. Je dois vous avouer que je ne m’en sens pas la force,… peut-être l’âge qui vient ?… Je n’ai plus l’énergie que vous êtes en droit d’attendre de celui qui devra vous représenter et assurer le pouvoir exécutif révolutionnaire.

— Vous ne pouvez pas nous abandonner, Maître Gilles !…

— Nous avons besoin de votre expérience…

— Vous connaissez tout de Vezin…

— Mes amis,… Après avoir choisi votre maire, vous élirez trois officiers municipaux qui composeront le conseil permanent de la municipalité, puis six notables, qui se joindront périodiquement au conseil pour constituer l’assemblée municipale, donner leurs avis, et contrôler les agissements du conseil. Vous désignerez aussi un procureur qui, à côté du maire, veillera à la bonne application des lois. Si vous le jugez utile, je peux être l’un de ceux-là, à vous d’en décider, à la place que vous m’indiquerez, comme vous le voudrez… j’accepte par avance. Mais, élisez d’abord un bon maire, celui dont Vezin à besoin…

Bertrand, prend la parole à nouveau, propose de faire un second tour de scrutin pour désigner le maire, en m’excluant puisque c’est ma volonté, et suggère de désigner le procureur dans le même temps.

Et chacun de réécrire sur les petits papiers distribués par Mathurin, le nom de celui qui, maire, devra maintenir l’ordre sur le territoire de la commune, disposant du pouvoir de commandement de la garde nationale, l’armée, ni la gendarmerie ne pouvant agir sans son consentement, suivi de celui qui incarnera la nation et le roi au sein du conseil municipal : le procureur.
C’est ainsi que mon ami, Pierre Delaunay, sera élu maire de Vezin et que je ne pourrai refuser le poste de procureur auquel je serai désigné."

Supplément sonore :

La nouvelle organisation administrative et les élections de février 1790, extrait de "Laboureurs d’espoirs" lu par l’auteur :

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Le Jeu des questions du grand Jacques





Question de l’acte 15 - Scène 8 : Qui étaient :

  • L’Universelle araigne ?,
  • L’Hermine de Lumière ?,
  • Ludovico ?,
  • Le Fol ?,
  • Jérôme-Crêpu-Crochu-Camus ?



Vous trouverez la réponse la semaine prochaine dans l’acte 15 - Scène 9

Réponse à la question de l’acte 15 - Scène 7 : Les Bretons prêtaient une grande attention à la manière de se coiffer. Quelles étaient les particularités masculines ?

Revoir l’acte 15 - scène 7

"Un paysan breton ne sort jamais sans son chapeau, il le « visse » sur sa tête et ne se découvre qu’à l’église. Se retrouver tête nue équivaut à une tenue indécente. Il est indigne d’un homme de se séparer de son chapeau. Le perdre est vécu comme une situation intolérable, une véritable détresse.

Les hommes portaient les cheveux longs, le plus souvent attachés avec des rubans. Ils laissaient flotter les cheveux sur les épaules uniquement les jours de fête ou de deuil."
Laboureurs d’espoirs, notes de fin d’ouvrage.

À suivre… Acte 15 - L’honorable Gilles Morinays - Scène 9 - Le père de famille

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