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Les secrets d’écriture de « Laboureurs d’espoirs » - Acte 8

Acte 8 - Le tiers dans tous ses états


jeudi 5 février 2009, par Alain Morinais

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Avec « Laboureurs d’espoirs », les Morinays mettent en scène l’histoire des laboureurs bretons vivant leur Révolution, au jour le jour, telle qu’elle put être perçue et vécue dans la campagne rennaise, quand l’espoir s’y invite en 1789.

Jan, Simon et Joseph nous font vivre les labours, les fenaisons, les métiers d’antan, la vie des simples gens, perturbés par les événements, mais, attendant tout des changements annoncés. Nous partageons avec eux les coutumes, les véritables croyances et les superstitions, les pratiques amoureuses, les jeux et les fêtes du peuple des campagnes

Acte 8 - Le tiers dans tous ses états

Cet épisode est le cœur historique de « Laboureurs d’espoirs ». Celui par lequel je souhaite répondre aux questions qui me « taraudent » depuis longtemps. Comment sera écrit le cahier de sénéchaussée ? Par quelle méthode ? Qui sont les vrais rédacteurs ? Et puis, et peut-être surtout, comment seront élus les députés qui se rendront à Versailles ?

Alors ! comment est-on parvenu à ce résultat ?
Bien que « … pour la première fois, toutes les paroisses de la sénéchaussée de Rennes seront représentées ! Vous serez plus de huit cents députés venant des campagnes... Le tiers état sera enfin représenté par plus de dix députés des campagnes pour un bourgeois, vingt paysans ou profanes en politique pour un philosophe. Rendez-vous compte du poids qui sera le vôtre ? »

Et pourtant « À la fin de la journée, on nous lira la liste des députés élus :

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Gérard, le laboureur de Montgermont, est représenté au centre dans une attitude de recueillement religieux.
Le Serment du Jeu de Paume à Versailles le 20 juin 1789 par
David Jacques Louis (1748-1825)
(C) RMN / Droits réservés 83-000535 MV8409 INVDessins736
Versailles, châteaux de Versailles et de Trianon

— Gérard, laboureur à Montgermont.

Defermon des Chapelières, procureur au Parlement de Rennes.

Glenzen, avocat au Parlement de Rennes.

Hardy de la Largère, maire de Vitré.

Huard, négociant à Saint-Malo.

Lanjuinais, avocat au Parlement de Rennes.

Le Chapelier, avocat au Parlement de Rennes.

Varin de la Brunelière, suppléant, avocat au Parlement de Rennes.

Nous rentrerons dans notre village, hébétés, incapables de comprendre ce qui vient de se passer, ni surtout, comment cela a-t-il pu se passer ainsi, alors que nous étions, au départ, si nombreux, si enthousiastes, si fiers de pouvoir enfin faire parler le peuple des campagnes. »

Répondre à ces questions impliquera une tentative de reconstitution de cette assemblée de la sénéchaussée de Rennes, grâce à des sources éparses, souvent fragmentaires, mais suffisamment précises pour que l’assemblage finisse par donner une vision globale qui, au final, nous expliquera tant de choses.

Les sources essentielles :

la Sentinelle du Peuple : pamphlet périodique en 1788 et 1789 attribué à Jean-François Chassebœuf dit « Volney », venu vraisemblablement à l’instigation de Necker, pour épauler le tiers rennais dans l’affrontement polémique qui l’oppose à la noblesse de province.

le Héraut de la Nation : le plus ancien et le plus copieux des premiers journaux patriotes en 1788 et 1789. Publication anonyme, attribuée à Michel-Ange Mangourit du Champ-Daguet, seul rédacteur, ancien Lieutenant criminel au Présidial de Rennes.

Aux origines idéologiques de la Révolution de Roger Dupuy, Presse Universitaire de Rennes, 2è semestre 2000.

L’étude d’Augustin Cochin (1925) « Les sociétés de pensées et la Révolution en Bretagne »



Le Jeu des questions du grand Jacques





Question de l’acte 8 : Que sont ces indulgences dont l’acte 9 nous interrogera sur qui serions-nous sans elles ?

Vous trouverez la réponse la semaine prochaine dans l’acte 9.

Réponse à la question de l’acte 7 : Mais, comment donc le peuple des campagnes a-t-il été représenté aux États généraux de Versailles en mai 1789 ?

Revoir l’acte 7

"Sur près de 600 députés du tiers, nous comptons environ : 200 avocats et notaires, 120 magistrats, 115 médecins, 70 propriétaires fonciers, 45 négociants, 18 maires de grandes villes, 12 gentilshommes, 3 curés, 4 artisans, 6 laboureurs.

Certains parleront même de quatrième état  : expression employée pour qualifier le peuple des campagnes en le distinguant bien du tiers, dont la représentation est, de fait, celle des bourgeois des villes."

Note de fin d’ouvrage de "Laboureurs d’espoirs"

À suivre… Acte 9 - Qui serions-nous sans indulgences ?

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