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Les représentations du « Mystère de Saint Martin » par les habitants de Seurre en 1496


jeudi 31 octobre 2019, par Gewa Thoquet

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Lors de ses lectures sur la vie des ancêtres en Côte d’Or, Claude Annette VERDIER, un des piliers du Gerco, (le cercle généalogique « Généalogie, entr’aide, recherche en Côte d’Or) » a trouvé une liste nominative d’une petite partie des habitants de Seurre. Cette petite ville le long de la Saône se trouve à 50 km au Sud de Dijon. Ceux-ci ont joué bénévolement du 9 au 12 octobre 1496 "Le mystère de Saint Martin", patron d’une de leurs deux églises. L’autre est placée sous le vocable de Saint-Michel. Il est trop rare de trouver des écrits racontant une tranche de vie de nos ancêtres au XVe siècle pour ne pas en parler.

Etait-ce Philippe de Hochberg, seigneur de Seurre lui-même, ou, comme il est écrit ailleurs, étaient-ce Messire Oudot Gobillon, vicaire de l’église Saint Martin et les bourgeois Aubert Dupuys, Pierre Loiseleur, Pierre Goillot, George Casote et Pierre Gravelle dit Belleville ainsi que le recteur d’écoles Pierre Rasoyer qui ont demandé le 9 mai 1496 à Maistre Andrieu de la Vigne, natif de La Rochelle, de leur écrire une pièce présentant la vie sainte et dévote de Saint Martin ?

Auparavant, le Rochelais avait déjà écrit bon nombre de pièces de circonstances pour différents personnages en vue. Cinq semaines seulement après la passation de la commande, de la Vigne avait fini l’écriture du Mystère, qui ne comptait pas moins de 10 500 vers.

Il était prévu de le faire jouer par des habitants de Seurre le 4 juillet, jour de la Saint Martin d’été, devant les habitants de Seurre et des villages alentour. Cependant, la date dut être repoussée à cause de la rumeur persistante de guerre et du grand nombre de gens d’armes qui logeaient dans la ville. En effet, à ce moment, Charles VIII l’affable avait fort à faire pour garder le royaume de Naples. Il le perdit d’ailleurs le 25 février 1497.

Les rôles furent distribués et les personnes choisies devaient prêter serment d’exécuter la représentation dès qu’ils recevraient l’ordre de le faire. Ils n’étaient pas seulement obligés d’étudier et apprendre leur texte, mais aussi aller à l’église de Saint Martin et à celle de Saint Michel pour voir comment les rites liturgiques étaient exécutés et ainsi s’en imprégner pour pouvoir les reproduire en public. Les acteurs étaient bien sûr également tenus de fournir leur propre costume comme cela était à l’époque la coutume pour tous les comédiens.

Après un certain temps, les élus de la ville décidèrent que la représentation aurait lieu le dimanche suivant la foire de Seurre. Mais de nouvelles rumeurs de guerre pendant la foire obligèrent les organisateurs à repousser à nouveau le Mystère. La semaine suivante, les vendanges commencèrent et, bien entendu, il fallait encore attendre qu’elles soient terminées si on voulait que les gens puissent venir pour regarder le spectacle.

Une nouvelle date fut arrêtée unanimement par les organisateurs et les acteurs rassemblés dans l’église Saint Martin. Il y était décidé que la parade regroupant tous les « comédiens » aurait lieu le mardi et les représentations à partir du dimanche suivant, 9 octobre, fête de Saint Denis. Le maire s’était chargé de faire installer des estrades et le maître des secrets (on dirait aujourd’hui le machiniste), maistre Germain Jacquet, arriva d’Autun.

Pierre Goillot, le receveur des deniers pour le Mystère, lui exposa tout ce qu’il devait faire : des idoles, des trappes secrètes et autres artifices nécessaires pour le bon déroulement de la pièce à jouer. Le samedi, le soleil brillait et la ville et les villages voisins furent décorés magnifiquement avec des tapisseries et ornements divers. Tout les habitants de Seurre et des villages voisins attendaient avec impatience le dimanche où Le Mystère de Saint Martin devait être présenté au public. Or, comble de malchance, ce jour une pluie battante tomba pendant 12 heures interdisant la tenue du spectacle. Pour ne pas décevoir et contenter les personnes déjà accourues en grand nombre, le maire décida qu’une farce serait jouée immédiatement. C’est la Farce du meunier qui fut choisie à cet effet, pièce qui enchantait le public. Il s’agit là d’une farce qu’Andrieu de la Vigne avait écrite avec de forts emprunts à la fable Le pet au vilain de Rutebeuf et qui, selon une note trouvée dans le Mystère, devait se jouer juste avant la grande scène de la mort de Saint Martin. Les acteurs avaient donc déjà étudié le texte et étaient préparés pour le jouer.

Après le spectacle, tous les acteurs se mirent en ordre de marche pour s’acheminer vers l’église Saint Martin où, au son des trompettes, des clairons, des buccins, des orgues, des harpes, des tambours et d’autres instruments hauts et bas, ils prièrent Sainte Marie pour que le beau temps revienne et leur permette de réaliser leur bonne et dévote intention de jouer le Mystère de Saint Martin pour l’édification du peuple.

Leur vœu fut exaucé : le lundi suivant, le temps était à nouveau très beau. Un héraut sur ordre du maire et des échevins proclama dans la ville de Seurre que toutes les échoppes devaient être fermées pendant les trois jours que durait le Mystère et qu’aucune personne n’avait le droit de travailler afin de permettre à chacun d’assister aux représentations.

Cependant, un incident, dès le début de la pièce, jeta l’affolement et l’inquiétude parmi les acteurs et les spectateurs. Alors que Satan jouait son rôle en surgissant par une trappe depuis son souterrain, son costume prit feu et brûla gravement son postérieur. Heureusement qu’il a pu être immédiatement secouru, dévêtu et rhabillé ce qui lui permit de jouer son rôle jusqu’à la fin.

Grâce à l’aide de Saint Martin, selon l’assistance, c’est à partir de ce moment-là que le sort qui s’était acharné sur le Mystère fut brisé. Les trois jours se sont ensuite déroulés merveilleusement et sans aucune autre difficulté.

Les lundi, mardi et mercredi les représentations n’eurent pas seulement lieu pendant 3 à 4 heures le matin mais aussi l’après-midi devant une foule nombreuse.

On peut imaginer que ces jours furent un moment très important dans la vie des habitants de cette fin du XVe siècle qui ont pu assister au Mystère et qu’ils en ont été fortement impressionnés.

Voici la liste des habitants de Seurre, acteurs en 1496, qui ont interprété bénévolement, pendant trois jours, le Mystère de « la Vie de Saint Martin », d’Andrieu de La Vigne :

"s’ensuivent les noms de ceulx qui ont joue la presente vie Mgr Sainct Martin
Selon les personnaiges a eulx atribuez et l’ordonnance du registre."

Premièrement les conducteurs :

Monsieur le Maire de Seurre, Guyot BERBIS
Sire Guenin DRUET, contre-registreur
Sire Robin JOLYCUEUR
Pierre GOILLOT (bourgeois)
Pierre LOISELEUR (bourgeois)
Maistre Andrieu DE LA VIGNE, portant le registre (l’auteur)

S’ensuivent les personnaiges du lundi au matin, premier jour, selon le registre :

Le Premier Messagier, George FALLOT
Le Second Messagie, Jehan LOISELEUR
Luciffer, Amye OUDOT
Sathan, Symphorien POINCENOT
Burgibus, Pierre BELLEVILLE
Proserpine, Messire PONSOT
Astaroth, Jehan BONFILZ
Agrapart, Berith, Robert TORDIS
Le père st Martin Messire, Oudot GOBILLON
La mère, Estienne BOSSUET
Sainct Martin, Jehan de PONTHOUX
Francequin, 1er ecuyer Mre Pierre MASOYER
Second & tiers ecuyer, Pierre GUILLIER le jeune
La première demoiselle, Jehan MORANDET
Seconde et tierce demoiselle, MAUL-PREST fils
Le premier chapelain, Mre Pierre REBILLART
Le second, Messire Jacques BOSSUET
L’empereur, Pierre LOISELEUR
Le connestable, Jehan REULLIER Le Jeune
Le prince d’Antioche, Pierre GOILLOT
Le comte de Lislède, Jehan LEQUEUX
Le duc de Falaize, Jacques PERESSOT
La trompete, Philibert BOURDIN
Le messagier, Le fils Pierre LOISELEUR
Le portier, BROUTECHOU
Le duc de Villeboreau, Jehan BEUFFART
Le comte de Carnelles, Jehan PIELLIER
Le marquis d’Ostrie, Philibert GON
Le povre S. Martin, Messire Jehan CHEVREL
L’oste S. Martin, Jehan GRUYER
Son valet, Claude OLIVIER
Dieu, Phillebert BERTHELET
Gabriel, François GRUYER
Sainct Michiel, Le filz Jehan BERTRAN
Raphael, Le filz Gerard DUPIN
Uriel, Philibert, filz de Pierre LOISELEUR

S’ensuivent les personnaiges dudit lundi apres le disner premierement toute la diablerie :

Le roy de Barbarie, Guyot MONCHET
Le grant Turc, Pierre DRUET
Le grand Soubdan, Phillibert GON
Le capitayne, NICOLAS
Le baron, Maistre Pierre MASOYER
Le connestable, Estienne PERRENIN
Le messagier, Claude PONSOT
Le portier de la Ville, BROUTECHOU
Le maire de la Ville, TIERSON
Le bourgeois, Perrenot Le BARBIER
Le premier chevalier, Pierre LARTILLEUR
Le second chevalier, Jehan BUFFART
Le tiers chevalier, Guenin GUILLIER
Sainct Hillaire, Messire Pierre DRUET
Son chapelain, Messire Pierre REBILLART
Le pere S.Martin, Messire Oudot GOBILLON
La mere, Estienne BOSSUET
Tout-li-Fault, LE ROY FALLOT
Soul-díouvrer, brigan, Pierrot BELLEVILLE
Courte-Oreille, brigan, Messire JOUSSE
Sote-Trongne, ENGUERRANT
Premier marchant, Claude BOUCHART
Second marchant, Jehan BUFFART

S’ensuivent les personnaiges du mardi au matin :

Prevost des mareschaux, Claude GUILLIER
Le premier sergent, DONA
Second sergent, Pierre BARBIER
Tiers sergent, Jehan CHENEVEY
Quart sergent,Robin VALOT
Le bourreau, Martin MORE
Son valet, Jacot ROUBERT
Líevesque des Arriens Frère, Pierre CAILLOT
Le premier maistre, Frère Jehan VEXANEL
Le second maistre, Frère GUENICHAUT
Le tiers maistre, Frère CLAUDE
Le secretaire, Frère Guienot de LA FAYE
Le premier tirant, Pierre DRUET
Le second tirant,Phillebert GON
Le tiers tirant, Estienne PERRENIN
Le quart tirant, Jehan LE GUEUX
Paradis et Enffer
Sainct Hillaire
Sainct Martin
Le chapellain
L’abbe
Le prieur
Le soub-prieur
Le moyne chantre
Le cellerier
Le cathecumynaire
Le procureur
Sainct Severe
Sainct Galle
La garde du malade

S’ensuit ceulx du mardi apres disner :

PARADIS & ENFER et toute l’abbaye
Le bourgeois, Georges CASOTE
La bourgeoise, Messire JOUSSE
Hannequin le Hazardeur, Pierre BELLEVILLE
Le doyen de Tours, Maistre Pierre PERRENIN
L’official, Messire Jacques BOSSUET
Líarcediacre, Messire Pierre LANGUET
Le tresorier, Messire Pierre DRUET
Le chantre, Messire Jehan TACONOT
Le premier chanoyne et le second, Messire Pierre REBILLART
Le clerc du chapitre, François LOYS
Le baillif de Tours, Christofle BERTHELET
Le maire, Jehan GRUYER
Le premier eschevin, Anthoyne GIBAULT
Le second eschevin, Pierre BREULLIN
Le commun de Poitiers, Jacques POIRRESOT
Le rustault de ville, Maistre Pierre MASOYER
Le premier prebstre payen, Claude DU MOND
Le second prebstre payen, Claude GRANT DIEU
Le tiers prebstre payen, Jacques GRUSSET
Le larron ressucite, Jehan ALLART
Le prince du temple antique, Jehan REULLIER Le Jeune
Le premier Gentil, LE CORDELIER
Le second Gentil, Jehan PICAROT
Le tiers Gentil, Pierre GUILLIER
Le quart Gentil, DONA
Le prestre payen, Jehan GUILLEMOT

S’ensuit ceulx du mercredi matin :

Paradis & enffer.
Le premier ydolatre, Claude BOUCHART
Le second, Pierre TELLIER
Le tiers, Bastien DROGUET
Le pere, Lievart de MONCOGNYS
La mere, MICHAELIS
La fille, TACOT
La seur, Le fils MICHELIN
Le desmonyacle, LE ROY FALLOT
Le premier tetradi, Estienne BOSSUET
Premier serviteur, Jehan THIBART
Le second, Jehan BARBIER
Le ladre, Messire Jehan CHEVREL
Le pere, Georges CASOTE
La mer, Messire JOSSE
La fille malade des fievres, LE CLERC DU BEL HOTE
La femme vesve, Jehan CASOTE
La seu, Le petit MORANDET
Le nepveu, Jehan FALOT
La cosine, Jehan MANCHOT
L’enffant ressucite, CHEVRELI
Le premier paysan, Anguerran de CHOISY
Le second, LE ROY FALLOT
Le tiers, Le serviteur CHARMAILLE
Le quart, Jehan GUILLEMOT
L’empereur, Pierre LOISELEUR
Le premier, conseillier Jehan BUFFART
Le second, Jacques GOUSSET
Le portier, Guillaume CARR
L’usurier, Pierre GOILLOT
Le juge, Gutun TACONOT
Le premier sergent, GROSBER
Claude la Gente, Jehan PICART
Son filz, Georges FALLOT
Le mort ressucité, Messire Jehan CHEVREL
Sainct Martin
Sainct Severe
Sainct Galle

S’ensuit les personnaiges dudit mercredi apres le disner :

Paradis & Enffer.
Claude la Gente
Son filz
L’usurier
Le juge
Le premier sergent
Le second
Le povre, Messire Jehan CHEVREL
Le fripier, Girardin COCTIER
Tous les chanoynes et tous les moynes.
Sainct Brice
Premier disciple S. Martin, LE CORDELIER
Le second disciple, BROUTECHOU

À la lecture des noms des personnes qui ont joué pendant les trois jours au mois d’octobre 1496 le Mystère, on remarque que tous les rôles de femmes étaient joués exclusivement par des jeunes gens.

La grande question qui se pose aux généalogistes curieux que nous sommes : Y a-t-il aujourd’hui des descendants de ses acteurs de Seurre ayant joué le Mystère de Saint Martin, qui ont pu trouver grâce à cette liste une petite tranche de vie de leurs ancêtres ?

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5 Messages

  • Bonjour,
    habitant à Seurre depuis 45 ans, je peux vous dire que certains des noms de la liste se retrouvent encore maintenant, mais sont-ce des descendants ?
    Une demoiselle Belleville était ici sage-femme, nous avons toujours un Pierre Masoyer, des Rebillart ou Rebillard, et les Morandet habitent à Chamblanc (3 km). Et nous avons surtout la maison natale du grand prédicateur Bossuet !
    A voir peut-être aussi avec le Cercle généalogique de Côte d’Or ?

    Répondre à ce message

    • Bonjour Hélène,
      merci pour votre mot. Il n’est pas étonnant qu’on trouve encore aujourd’hui des patronymes mentionnés dans le Mystère à Seurre. Mais comme vous le dites, sont-ce des descendants ? Et lisent-ils « notre » gazette pour connaître l’épisode, certainement marquante, dans la vie de leurs ancêtres respectives ?
      Concernant le « GERCO », cercle généalogique de Côte d’Or, dont je fais partie, la question leur a été posée il y a des années. Bonne continuation, Gewa

      Répondre à ce message

    • Bonjour Hélène,

      Des descendants directs, on ne peut pas en être sûr (bien que ce soit probable), car certains d’entre eux ont pu ne pas avoir de descendance ou leur descendance a-t-elle pu quitter la commune (pour arriver à Paris par exemple).
      En revanche, les porteurs du nom actuels cousinent (au minimum) avec ces gens-là, c’est-à-dire qu’ils ont des ancêtres communs du même nom et cela n’est pas difficile à démontrer en cherchant, notamment sur Geneanet.
      N’oubliez pas non plus tous les habitants de la commune dont le nom ne figure pas dans la liste (vous peut-être) et qui, si on fouille un peu, sont des descendants directs d’une et probablement de plusieurs personnes de cette liste.

      Cordialement.

      Répondre à ce message

  • département de « seine et oise » = 78 1er novembre 08:04, par Annette LEROY - PAGEAUD

    bonjour,

    vos articles sont toujours très intéressants et je les lis avec grand intérêt.
    mais vous dites que le département « seine et oise » est actuellement celui de l’Essonne or l’ancien 78 correspond au 95 Val d’Oise d’où une partie de mes ancêtres est originaire.
    Bonne journée.

    Répondre à ce message

  • Bonjour Annette,
    merci pour votre intervention. Pour être plus claire :
    La Seine-et-Oise est un ancien département français créé le 4 mars 1790 et dissous en 1968. Il était identifié par le numéro minéralogique « 78 », attribué ensuite aux Yvelines.
    Son chef-lieu était Versailles, et il eut pour sous-préfectures Corbeil (devenu Corbeil-Essonnes). La carte reproduite par wikipedia (qui n’est pas copiable) concernant ce remodelage des départements est très claire. En effet, La Seine-et-Oise englobait l’Essonne, les Yvelines ainsi que le Val-d’Oise.
    Merci, Gewa

    Répondre à ce message

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