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Les mésaventures d’un curé et de sa cure au XVIIIe siècle. 2/2

2e épisode


vendredi 27 mars 2020, par Odette Vostal

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Dans le 1er épisode, je vous ai raconté comment la découverte d’un document relatif à Sailly [1], m’avait mise sur la piste d’un conflit entre le curé Monsieur Claude Emilien Larme et ses paroissiens à propos de la reconstruction de sa cure.
Voilà la suite de l’affaire : comme on va le voir, les habitants ne disposent pas d’une grande maitrise sur ces sujets. Alors, ils résistent comme ils peuvent, essentiellement en gagnant du temps !

Cinq années plus tard, en 1767, le presbytère de Sailly n’est toujours pas reconstruit. Je le découvre dans ce cahier de 57 pages [2]qui commence par faire la chronologie de cette histoire.

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La première page du « dossier Sailly »

S’il mentionne bien tout ce qui advient entre le 13 mai 1759 et le 7 août 1762, et suit pas à pas le déroulé des faits à partir de mai 1767, il ne comprend rien de relatif à la période 1762-1767 pendant laquelle rien n’a bougé.

Que s’est-il donc passé entre 1762 et 1767 qui puisse expliquer que l’ordonnance d’août 1762 n’ait pas été mise à exécution ? Ce n’est pas dit.

Antoine Jean Amelot l’intendant qui a remplacé Dufour de Villeneuve, en 1764, s’en étonne lui même en 1767 auprès de Mr Rhéty, toujours subdélégué et maire de Cluny : « je ne comprends pas pourquoi (l’ordonnance) de Monsieur de Villeneuve est restée sans exécution. » [3]

Sur place, rien ne peut l’expliquer :
Monsieur Larme n’a pas quitté son presbytère, se contentant de louer une maison pour y abriter ses grains et provisions que l’état du grenier ne permet pas d’après lui de garantir.

Louis Colas et Pierre Nicollet, bien vivants, ont agrandi leur famille respectivement de deux et quatre unités. Nous savons par une lettre de l’Intendant au Comte de Lagarde de Chambonnat, seigneur de Pressy-sous-Dondin que ce dernier est intervenu en leur faveur, on ne sait pas quand, mais sans résultat.

Six des participants à la délibération du 23 mai ont rendu l’âme, laissant à leurs héritiers la charge des 2000 livres dont d’ailleurs la répartition n’a pas encore été faite.

En 1767, quoi qu’il en soit, l’intendance se réveille (sous quelle pression ?) et demande à ce bon Monsieur Rhéty, toujours vaillant malgré ses 68 ans, de lui communiquer les pièces relatives à la cure entre 1759 et 1762 (preuve qu’il n’y a rien après 1762).

La conséquence de cette communication étant une ordonnance, le 25 mai 1767 pour faire exécuter celles de 1759 et 1762 « selon leur forme et teneur et à cet effet les suppliants seront tenus de rendre dans 3 mois à compter du jour de la signification de notre présente ordonnance les ouvrages dont il s’agit faits et parfaits, et faute par eux de mettre dans le délai de huitaine du jour de la dite signification tous matériaux nécessaires sur place et d’employer un nombre d’ouvriers suffisant, ordonnons, le délai de huitaine expiré, qu’en vertu de notre présente ordonnance et sans qu’il en soit besoin d’autre, il sera procédé par le sieur Rethy notre subdélégué à Cluny que nous avons à ce commis, en présence des suppliants ou eux dument appellés, à l’adjudication des ouvrages à leur folle enchère et à leurs frais pour le procès verbal d’adjudication … enjoignons audit sieur Réthy de veiller à l’exécution de notre présente ordonnance pour laquelle ne sera différé non obstant toutte opposition ou appellation quelconque. » Amelot enjoint à Rhéty de « tenir la main à ce qu’elle soit exécutée » [4]

C’est tout simplement la reprise de l’ordonnance d’août 1762.

Monsieur Larme (lui au moins est bien renseigné et rapide à se manifester) produit alors une requête visant à ce qu’au montant de l’adjudication soient ajoutés 8 années de loyers par lui payés ainsi que les dépenses par lui faites pour accélérer les choses.
Les habitants protestent, délibèrent, forment une requête contre la requête du curé et pour demander que ces frais soient à la charge de Colas puisque c’est lui qui retarde les travaux.

L’intendant demande son avis à Rhéty, qui dispose de la délibération des habitants et de la réfutation point par point en marge par Monsieur Larme, de ce « tissu de mensonges », bien qu’il y reconnaisse qu’il n’habite pas la maison qu’il a louée. Cela nous mène à la fin décembre 1767 et ce n’est que le 2 février 1768 que Colas et Nicollet reçoivent la signification de l’ordonnance.

Colas change alors sa position : il se déclare prêt à reprendre les travaux, arrêtés selon lui, non par sa faute mais à cause de la dispute entre le curé et ses paroissiens !

Puisque l’entrepreneur est devenu raisonnable, et qu’on voit la fin de cette histoire, puisqu’il ne s’agit plus que de savoir qui va payer, on va régler la question des frais supplémentaires aux dépens des habitants de Sailly, c’est la solution que souffle l’Intendant à son subdélégué et maire de Cluny sous prétexte de lui demander son avis :
« Vous trouverez icy incluse une nouvelle requête des habitants qui désirent avoir communication de celle que le curé a fourni en réponse à une autre qu’ils avoient présentée le 24 xbre 1767, vous penserez comme moi que c’est par humeur et pour empêcher l’exécution de l’adjudication que ces habitants cherchent à multiplier les frais et à prolonger l’instruction ; Qoi qu’il en soit je n’écouterai pas leurs demandes et je prononcerai d’après votre sentiment… » [5].

Le 23 décembre 1768 est enfin publié le rôle d’imposition pour les travaux de la cure de Sailly [6].

Le collecteur devra sous quinzaine verser 600 livres à Colas pour le début des travaux et 117 livres à Monsieur Larme pour seulement une année de loyer et frais annexes. Il s’agit bien sûr d’un impôt extraordinaire qui s’ajoute à la taille annuelle dont nous n’avons malheureusement pas la répartition pour cette année.

Restent 1400 livres que le collecteur devra garder pour payer les deux dernières tranches de travaux et sur lesquelles il prélèvera « quatre vingt neuf livres douze sols tant pour son droit damas des dites sommes qui à raison des six deniers pour livre revient à la somme de cinquante deux livres dix huit sols que pour les frais facons et le cout des rolles dépenses de bouche de pierre et philibert montégut jean carrette et louis perraud tous les quatre habitans dudit Sailly préposés et choisis pour la répartition du présent rolle pendant deux jours qu’ils ont été obligés de rester à Cluny ».

L’année 1769 sera donc celle de la reconstruction de la cure de Sailly ? Pas du tout.

En août 1769 Louis Colas avertit l’intendant : il vient de démolir le bâtiment mais il ne peut aller plus loin : comme il le répète depuis le début il y a contradiction entre le plan et le devis. Il demande qu’on prenne l’avis d’un expert. Pour le coup, voilà Monsieur Larme pour de bon dehors ! Et pour combien de temps ?

Avec l’accord de l’intendant, Rhéty désigne un expert : Claude Desplaces, architecte et entrepreneur clunisien que je soupçonne sans preuve d’être le frère de Benoit Desplaces, l’un des candidats à l’adjudication de 1759, décédé depuis.

Nommé le 28 août, il prête serment le 14 novembre, effectue sa visite le 1er janvier 1770 et rend son rapport le 23 mars [7] : Colas avait raison, l’expert de 1759 a fait n’importe quoi !

Joseph Maréchal, missionné en 1759 par le subdélégué de Cluny, pour dresser le plan et le devis des réparations à faire à la cure de Sailly, aurait-il pris sa tâche à la légère ?
Il s’agit pourtant d’un fort modeste ouvrage, qui ne devait pas excéder les capacités d’un maitre architecte qui, deux ans plus tard, est requis par l’intendant Joly de Fleury pour procéder à la visite de l’église [rouge]Saint Pierre de Mâcon [8].

En tout cas, le premier problème qui se pose au nouvel expert, c’est l’absence de plan. Claude Desplace précise qu’il n’a pas pu obtenir le plan dressé par son prédécesseur. Louis Colas dit avoir remis ce plan « à Monsieur l’Intendant à la porte » Il semblerait que dès l’origine, ce plan a été perdu dans les bureaux de la subdélégation ou plutôt devrait on dire chez le subdélégué, car il ne faut pas imaginer un bâtiment distinct.

Joseph Maréchal n’aurait il pu en fournir un double ? Il n’y avait sans doute pas de double de prévu. Et n’oublions pas que dix ans ont passé.
Claude Desplace explique donc qu’il lui a fallu en faire un nouveau pour comprendre le devis. Il déclare 8 journées de travail pour le tout, déplacement, visite, rédaction du procès verbal. Il reçoit 46 livres [9].

Plan de sa propre main et devis de Maréchal sous les yeux, Desplace estime que Maréchal a commis plusieurs erreurs [10] :

  • Premièrement : il a sous estimé la hauteur de mur nécessaire pour y inclure les fenêtres qu’il prévoit.
    C’était déjà un des motifs du refus de Colas, qui lors de la délibération du 23 mai 1762 a relevé la contradiction entre la hauteur (9 pieds) du premier étage du bâtiment et celle des croisées (8 pieds 6 pouces) : « ce qui ne serait pas possible… parce que le plancher serait d’1 pied et demy plus bas que les croisées, que pour remédier à cet inconvénient il faudrait augmenter toute la maçonnerie de 18 pouces ou diminuer d’autant la hauteur des croisées »
    Desplace conseille donc d’augmenter de 18 pouces toute la hauteur de la maçonnerie d’où une augmentation du prix de 110 livres.
  • Deuxièmement : Il a donné trop d’importance à la cuisine « par rapport aux autres pièces qui auraient été trop étroites » Desplace réduit sa superficie, mais également celle des deux chambres.
  • Troisièmement : il fait supporter la charpente par seulement deux fermes alors qu’en raison de la longueur du bâtiment (58 pieds = 18, 56M) il en faut deux de plus, d’où une augmentation de 130 livres.
    Maréchal n’éclaire le grenier que d’une seule lucarne. Insuffisant dit Desplace qui en propose deux de plus, soit 48 livres supplémentaires.

Les autres propositions qui proviennent d’oublis de Maréchal sont moins importantes mais n’en font pas moins 221 livres de surcoût. Par ailleurs, le retard pris a fait que des matériaux de l’ancien bâtiment que Maréchal proposait d’utiliser, comme l’ancienne cheminée, sont maintenant hors d’usage, d’où d’autres augmentations.

Cette réévaluation des travaux entraine une augmentation de plus de 900 livres.
Cela ne fait pas l’affaire des habitants, on s’en doute : tout le reste de l’année 1770 se passe en manoeuvres dilatoires pour y échapper.

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Lettre du curé Larme à l’Intendant (1770)

Monsieur Larme inonde l’Intendance de plaintes dans lesquelles il décrit sa triste condition [11] :
« Je vous prie, Monsieur d’avoir égard à ma triste situation icy bas détaillé : le logement que j’occupe est si mal sain que mon linge moisi et pourri tellement il est humide. Je suis sans cour et jardin despuis huit ans parce qu’ils sont pleins des vieux et nouveaux matériaux qui se gattent par la pluis le mur de refente entre l’ancien presbitère et le tinallier étant démoli on vole tout ce que on peut mettre dans ledit tinallier jusqu’à la volaille mon logement étant sur le chemin les pourceaux viennent faire ma cuisine, ce que Mr Delglat peut attester avoir vu il y a environ trois ans »
et dénonce :
« les mauvaises contestations alternatives et réciproques de l’adjudicataire et des habitants, l’un pour se décharger le...l’adjudication où il perd beaucoup, les autres pour retarder l’ouvrage, le tout à la sollicitation d’un nommé Estienne Chevalier notaire en ma paroisse qui par un esprit de contrariété de chicane et dans la vue du gain accumule fraix sur fraix en dressant luy mesme les requêtes et les délibérations qu’il remet entre les mains d’un notaire affidé qui en fait ensuite la lecture aux habitans qui étant sans intelligence et capacité ne comprennent pas ce que contiennent les délibérations. »

Il soupire : « Il est triste à un homme de famille et en place d’estre badiné par de petites gens. »

Le 28 janvier 1771, Amelot ordonne la reconstruction avec les changements indiqués par Desplace.
Le 8 août 1771, un nouveau rôle impose 987 livres supplémentaires aux 2000 initialement prévues [12] : dans ces 987 livres, Monsieur Larme a réussi cette fois à faire inclure 50 livres de loyers et « 77 livres de frais et dépens par lui fait contre les habitants » et Etienne Chevalier, le notaire, son adversaire, reçoit 41 livres pour les frais et vacations qu’il a faites pour les habitants.

Si 1771 est l’année du règlement, 1772 est celle de la reconstruction. Mais ce n’est que le 19 juillet 1773 que le curé, les syndics, mais pas l’adjudicataire, qui s’est fait représenter, reçoivent les travaux en présence d’un expert [13]. On peut toutefois remarquer que les croisées n’ont pas encore reçu les vitres prévues !
Monsieur Larme va pouvoir jouir d’une cure neuve jusqu’à sa mort qui survient le 15 octobre 1781 [14].

Seize ans plus tard, la Révolution éclate. En 1792, l’église, le cimetière, la cure de Sailly sont mis en vente au titre des biens nationaux. Qui achète la cure, sa cour et son jardin ? Un certain Pierre Chevalier, neveu et successeur du notaire de 1759… Il semble l’avoir toutefois revendu à la commune qui en est propriétaire d’après le cadastre de 1825.

A quoi ressemble-t-elle finalement cette cure ?
Les plans de Maréchal (il y en avait deux d’après lui, un des caves, l’autre du rez-de-chaussée), comme on le sait, ont disparu et celui de Desplaces n’a pas été conservé. La lecture des devis se révèle difficile pour tenter d’en établir un. Maréchal et Desplaces se contentent parfois de dire que telle pièce sera « là où il est indiqué audit plan ».
Des termes de maçonnerie ou de charpenterie m’échappent complètement et l’usage des mesures locales oblige à manipuler la calculette ! Toutefois on peut en donner une idée d’ensemble.

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Cadastre de Sailly (1825)
La cure porte le numéro 673.

La cure de Sailly se rapproche plus de la maison bourgeoise que de la maison rurale, mais s’en distingue par la modestie de ses dimensions. C’est une maison basse d’environ 175 m2 (non compris cave et grenier) d’environ 9 m de hauteur du sol au faîtage. Ce n’est pas une maison de pierre de taille mais de maçonnerie, « toutes les maçonnerie bien enduites et blanchies », mais toutes les ouvertures extérieures sont en pierre de taille.
Le rez-de-chaussée est légèrement surélevé. On y accède par 6 marches faites de « bonnes cadettes », soit des dalles de pierres plates. La porte d’entrée a des linteaux de pierre, elle est de chêne doublée de sapin et cloutée, à deux battants, avec une serrure et une poignée loquet en forme d’olive.
Elle ouvre sur un « collidor » carrelé qui traverse la maison dans sa largeur d’ouest en Est, possède une fenêtre à chaque extrémité et donne accès à toutes les pièces de la maison, toutes carrellées « en carreaux de pays »  :

  • la cuisine, 26 m2, la plus spacieuse, éclairée à l’ouest (soir) par une haute fenêtre et munie de son imposante cheminée, qui normalement doit occuper le mur aveugle côté sud du même côté,
  • la chambre de Monsieur le curé, 20 m2, sans doute éclairée à l’est (matin) munie d’un « chauffe-panse » bienvenu les soirs d’hiver, de l’autre côté du corridor, en face de cette chambre, identique, celle du vicaire, fenêtre à l’Est, chauffe-panse en moins.

Le reste de l’espace côté Nord Ouest (de bize en soir) se partage entre l’escalier (12 marches de pierre vers la cave et x marches de bois vers le grenier), le lavoir, la petite chambre du domestique et les latrines.
Les façades Ouest et Est ont donc une certaine allure avec leurs fenêtres aux encadrement de pierre de taille.
La longueur de la maison (environ 18 m) nécessite une solide charpente soutenue par quatre fermes et non pas deux comme dans le premier devis.
La couverture est de tuiles plates. On doit pouvoir trouver les matériaux sur place : il y a un tuilier à Sailly.

Pièce importante de la maison, il faut que ce grenier soit bien aéré d’où trois lucarnes, en Ouest, Nord et Est. De même, le devis de Desplaces accorde une grande importance à l’éclairage de la cave et du bucher auxquels il accorde 7 larmiers au lieu des 3 prévus par Maréchal et qu’il fait communiquer avec le tinalier situé à l’extérieur (sans doute côté Nord) et avec la cour par trois solides portes de pierre de taille, chêne, cloutées et fermant à clé.

Si on compare cette cure avec celles que Pierre Gouhier a étudié en Normandie, on trouve bien des similitudes, en particulier quant aux dimensions, comme s’il existait une sorte de norme valable pour tout le royaume, et quant au prix : le mètre carré habitable en Normandie varie entre 10 et 20 livres en moyenne, d’après Pierre Gouhier entre 1750 et 1789 : 16 livres ici, d’après le second devis (2987 livres).

En 1822, des plans ont été dressés pour le nouveau propriétaire qui a fait surélever la cure. Voici celui du rez-de-chaussée :

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Le rez-de-chaussée du presbytère
Plan du 18 mars 1822

Et il suffit d’aller sur Google Maps pour voir qu’elle existe toujours !

Notes

[1Petite communauté bourguignonne dont une branche de ma famille maternelle est originaire,

[2AD 71 C 23 in C 233

[3AD 71 C 23 p. 9

[4AD 71 C 23 p. 9

[5AD 71 C 23 p. 17 lettre de l’intendant au subdélégué

[6AD 71 C 233/37

[7AD 71 C 233/44

[8ARCHIVES COMMUNALES DE MACON. p. 114 DD. 20.

[9AD 71 C 233/44 mission de Sieur Claude Desplace 23 mars 1770.

[10AD 71 C 233/44

[11AD 71 C 233 lettre de Mr Larme du 5/8/1770

[12AD 71 C 233/475

[13AD 71 3E 3167 Visite de la cure de Sailly 19 juillet 1773.

[14AD 71 AD 71 BMS Sailly 1771-1791 vue 64.

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9 Messages

  • Bonjour,
    Je viens de lire votre article en deux épisodes, et je salue la précision de vos recherches, mais aussi la façon très claire et vivante dont vous racontez cette histoire. Cela rend la lecture passionnante sur un sujet qui aurait pu être rébarbatif.
    Au final, les points de vue étant tellement contradictoires, on ne sait pas qui avait tort ou raison ... Mais le curé aura quand même eu gain de cause après toutes ces années !
    Cordialement,
    S. Landgrebe

    Répondre à ce message

  • Bonjour Odette,

    Bravo pour ce beau travail de recherches, c’est clair et bien documenté.

    Grâce à votre talent, vous nous avez rendu un récit agréable à lire alors que chacun sait que les procédures juridiques sont plutôt indigestes.

    Merci à vous
    Cordialement
    Marlie

    Répondre à ce message

  • Bravo pour la synthèse de l’affaire.
    On plaint à la fois ce pauvre curé de ce qu’il a dû endurer pendant des années et on rit de la ténacité des habitants à ne pas subvenir à cet impôt, puisqu’il faut bien l’appeler ainsi.
    Cocasse au final.
    L’affaire dénote de procédures longues et coûteuses. Pays procédurier, les choses ont-elles changé ?
    J’ai pris beaucoup de plaisir à vous lire.
    Chantal

    Répondre à ce message

  • Quelle histoire cette histoire, tout ça à 4 km d’où est née ma mère SALORNAY SUR GUYE... il y a un ou deux noms qui me sont très familiers dans le cimetière de ce dernier, sans doute des cosins élougnés...

    Répondre à ce message

  • Bonjour Odette.
    Quel plaisir j ai eu a lire vos articles si bien relatés. Mes ancêtres, par ma branche paternel, sont originaires de Sailly et y résidaient pendant cette histoire. Mon grand père paternel y est d ailleurs décédé. C est donc avec un vif intérêt que j ai dévoré ce récit. J ai une famille PRUD(H)ON et PHILIBERT parmi mes ascendants. Ont ils été des acteurs directs de cette histoire....

    Merci a vous
    Cordialement
    Martine

    Répondre à ce message

    • Bonjour, Martine
      Comme je suis contente que cet article m’ait mise en contact avec une descendante d’originaires de Sailly. C’est aussi mon cas et c’est pourquoi je m’intéresse à ce village et à ses habitants. Il s’agit de la branche maternelle de ma famille et le dernier Percherancier à y avoir vécu y est mort en 1911.
      Votre ancêtre François Canry a obligatoirement connu Pierre Percherancier, né en 1767 et son fils Claude qui fut en 1823, l’année de la mort de votre ancêtre le premier instituteur communal de Sailly !
      Restons en contact si vous le voulez bien ?
      Cordialement
      Odette

      Répondre à ce message

  • Bonjour,
    merci pour ce récit rendant de façon précise et si vivante le contentieux entre le curé et la communauté d’habitants. Je viens précisément de lire le passionnant ouvrage de Jean-Pierre Gutton, « Villages du Lyonnais sous la monarchie- XVIè XVIIIè siècles » paru aux Presses Universitaires de Lyon en 1978. Il éclaire les rapports entre communauté d’habitants, cadre d’imposition, et les autres instances locales que sont la paroisse et la seigneurie. Il mentionne plusieurs contentieux à propos des réparations de presbytères et vous en proposez une très éclairante illustration. Evoquant les plans du presbytère de St Sulpice en Bussy (AD du Rhône, C158), il note comme vous la similitude avec la Normandie et parle d’une « jurisprudence du XVIIIè siècle, (qui) en précisant la composition du logement des curés, en l’écartant de la maison rurale, a peut-être contribué à creuser un fossé ».

    Répondre à ce message

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