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Les magots de nos ancêtres


lundi 8 décembre 2014, par Thierry Sabot

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Sous l’Ancien Régime, la monnaie circulait dans toutes les catégories de la population, des plus humbles aux élites, et elle servait bien, y compris jusque dans les campagnes, aux règlements de la vie quotidienne comme aux transactions importantes. Dans les familles les plus fortunées, cet argent-monnaie était parfois thésaurisé, provisoirement ou définitivement, dans des caches les plus diverses et parfois les plus inattendues.

Pourquoi dissimuler son argent ?

En général, les «  trésors familiaux  » se composent d’argenterie (voir ci-dessous le trésor de Pouilly-sur-Meuse), de bijoux, ou d’un nombre important d’écus et de louis d’or ou d’argent, rarement de monnaies étrangères (voir le trésor de Montrichard ci-dessous).

La vaisselle de Pouilly-sur-Meuse (Lorraine)

En novembre 2006, deux habitants de Pouilly-sur-Meuse creusent une fosse dans leur terrain privé, en vue de la construction d’un puits, lorsqu’ils mettent à jour, une vaisselle familiale aux formes simples, destinée à l’usage courant d’une famille de notables. L’étude des poinçons, des styles et des documents d’archives a permis de conclure que l’ensemble a été constitué, de 1480 à 1570, par trois générations d’une famille protestante, les Bechefer. Ceux-ci ont caché leurs biens précieux avant de fuir quelque part, entre 1587 et 1591, au plus fort des guerres de religion. L’ensemble, sommairement enveloppé, se compose de 31 objets d’orfèvrerie civile, tous en argent, certains enrichis de décors gravés ou ciselés et en partie dorés. Ces éléments, souvent poinçonnés, proviennent des ateliers de Paris, Reims, Châlons-en-Champagne et Strasbourg. Le lot comprend notamment une des plus anciennes aiguières connues à ce jour, un rare ensemble de cuillères en vermeil et argent ou encore deux timbales de Théodore De Bry : orfèvre et graveur passé un temps par la capitale alsacienne.

Le trésor de Montrichard (Loir et Cher)

En mars 2007, un maçon creuse une tranchée dans le sol d’une maison classée afin d’édifier un nouveau mur. Une mauvaise lecture du plan de l’architecte le fait piocher à une trentaine de centimètres de l’endroit initialement prévu. Son outil casse alors une ardoise et un pot en grès qui contient près de 600 pièces de monnaie royale d’or et d’argent frappées sous les règnes de Louis XIII, Louis XIV et de leurs contemporains espagnols.

Parmi les monnaies d’or, on trouve un écu au Soleil non daté de François Ier, un faux écu de Louis XIII (1613), des double-louis, louis et demi-louis des règnes de Louis XIII et de Louis XIV, toutes ces dernières pièces comprises entre 1615 et 1661, et enfin des monnaies d’or contemporaines aux noms de Philippe II, III ou IV d’Espagne. Ces macuquiñas étaient les seules monnaies étrangères autorisées pour les besoins du commerce en France. On remarque que ce trésor ne contient ni demi-écus ni autres divisionnaires pourtant largement en circulation à l’époque.

Parmi les monnaies d’argent, on dénombre des écus de Louis XIII et de Louis XIV, et un écu de Gaston d’Orléans, prince de Dombes et frère de Louis XIII.

Les motivations de ceux qui avaient suffisamment d’argent ou de biens précieux pour les dissimuler étaient diverses :

  • d’abord, la nécessité de protéger ses biens dans les périodes troubles de l’Histoire (guerres de religion, soulèvements populaires, Révolution, voir les exemples ci-contre) ou de se prémunir contre d’éventuels voleurs. Danger bien réel, comme nous le révèle le Journal du laboureur Pierre Bordier (Jean Vassort, Les papiers d’un laboureur au siècle des lumières, Seyssel, Champ Vallon 1999) : en 1751, alors qu’il est absent de son domicile, des voleurs s’introduisent chez lui avec effraction et lui dérobent «  près de 300 livres dans un sac dans son coffre  ».
  • Ensuite, pour répondre à des situations diverses où la thésaurisation est transitoire. Ainsi, pour veiller à l’établissement d’une fille à marier en prévision de la constitution d’une dot importante, dont une partie est en argent liquide. Mais aussi pour régler les fermages, les impositions ou un remboursement (crédit familial ou créances diverses), ou encore pour acquérir un office, ou enfin pour investir dans des placements fonciers (grands domaines). Par exemple, Jérôme Jambu cite le cas, en 1715, du laboureur Jean Guillebert, de Cordebugle en Normandie (Calvados), «  qui peut avancer 1 000 livres en louis d’or et d’argent sur les 2 580 que lui coûte l’achat de douze pièces de terre  ».
  • Enfin, l’argent thésaurisé permettait de régler les transactions commerciales qui nécessitaient des espèces, notamment avant la généralisation de la lettre de change vers 1685. Selon Pierre Goubert, les coffres-forts des négociants et des bourgeois du Beauvaisis pouvaient contenir de 3 000 à 45 000 livres, «  dont l’origine commerciale n’est pas douteuse  ».

Où cacher son magot ?

Sous l’Ancien Régime, en l’absence d’établissements bancaires, ceux qui disposaient d’un grand nombre d’argent-monnaie ou de biens en métaux précieux n’avaient d’autres choix que de les dissimuler chez eux ou à proximité du domicile, de préférence dans une cachette la plus sûre qui soit, presque toujours à portée de vue. Dans tous les cas, il leur fallait veiller à ce que le trésor soit facilement accessible en toutes circonstances afin de prélever les liquidités nécessaires au fur et à mesure des besoins ou éventuellement pour compléter le magot avec d’autres richesses.

Comme nous le révèlent l’archéologie et les découvertes fortuites, l’imagination des possédants était sans limite et les caches ne manquaient pas :

  • dans les maisons : dans des cavités creusées sous des dallages, dans les murs, sous un pas-de-porte, derrière une embrasure de fenêtre, une plaque de cheminée ou encore dans des poutres évidées ou le creux d’un meuble.
  • à l’extérieur : dans un trou creusé dans le jardin, dans la grange ou une autre dépendance.

Souvent, le magot se trouve sous une ardoise ou une tuile, caché dans un coffre ou une petite cassette fermant à clef, ou un sac de toile ou un bissac de cuir, parfois enroulé dans du papier ou du linge.

Le trésor de la rue Droite de Millau (Aveyron)

Au début de l’été 2011, un jeune couple dégage une canalisation dans la cave de leur maison, en centre-ville de Millau. Soudain, la pioche ricoche sur un pot en terre recouvert d’une tuile et qui contient 34 pièces d’or toutes datées entre 1595 et la Révolution française, période trouble où elles auraient été cachées. Dans le lot se trouve un double louis d’or de Louis XIII qui porte le poinçon de Jean Varin, considéré comme le plus grand graveur de monnaie de l’histoire de France. La pièce, dont le relief est intact, date de 1640 et vaudrait à elle seule 6 500 € !

Le trésor du Breuil à Langres (Haute-Marne)

Début novembre 2011, un charpentier nettoie les combles de l’hôtel du Breuil de Saint-Germain, une belle bâtisse noble de la fin du XVIe siècle. Il découvre alors, dans une niche cachée derrière des lambris vermoulus, un sac en toile rempli de pièces emballées dans du journal de l’époque : 1 633 en argent, et 319 en or, soit 41 kg d’argent et plus de 1 kg d’or. Ces pièces, d’une valeur faciale entre 5 et 20 francs, d’origine française et étrangère (italienne et autrichienne) ont été émises entre 1790 et 1840. Elles auraient été cachées là par Jean-François Moreau du Breuil de Saint-Germain, un Langrois né en 1774, émigré en 1791, puis propriétaire, entre 1820 et 1840, de cet hôtel particulier auquel sa famille a donné son nom. Il est décédé dans cette même demeure en mars 1842.

Le trésor de Satillieu (Ardèche)

En décembre 1999, un ouvrier qui travaillait à la réfection d’une ancienne bâtisse du centre du village a révélé, fortuitement, un trésor vieux de plusieurs siècles : d’un coup de pioche, il a fait voler en éclats un pot en terre enfoui dans le sol et contenant 280 pièces d’or à l’effigie de Louis XV et de Louis XVI. L’ensemble se compose de 36 doubles louis et de 247 louis, frappés de 1726 à 1787 dans différents ateliers français.

Source : La valeur des biens, niveau de vie et de fortune de nos ancêtres, éditions Thisa, 2013.

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15 Messages

  • Les magots de nos ancêtres 8 décembre 2014 13:12, par Michel Guironnet

    Bravo Thierry pour ce bel article ! Cela me fait penser à notre bon Lafontaine :

    Un riche laboureur sentant sa mort prochaine

    Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins.

    « Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l’héritage

    Que nous ont laissé nos parents.

    Un trésor est caché dedans.

    Je ne sais pas l’endroit ; mais un peu de courage

    Vous le fera trouver, vous en viendrez à bout.

    Remuez votre champ dès qu’on aura fait l’août »

    Amitiés.
    Michel Guironnet

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  • Les magots de nos ancêtres 10 décembre 2014 04:00, par Gisèle O’Neill

    Il ne faut aller aussi loin pour trouver des caches à trésor. Ma belle-mère, qui était « en ménage » avec un homme séparé mais non divorcé, avait une telle cache où le couple cachait leurs économies, qui ne pouvaient être mises, à la banque pour se protéger de l’épouse légitime. Il y avait là à un certain moment jusqu’à 1 million de francs belges, peut-être l’équivalant de 30,000 euros. Après le décès de son conjoint elle a dévoilé cette cachette à son beau-frère,par « sécurité » quand elle a dû se faire opérer. À son retour de l’hôpital la cachette était vide...

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  • Les magots de nos ancêtres 12 décembre 2014 18:19, par Michel Maerten

    Bonjour et félicitations pour vos articles.

    Auriez-vous connaissance de pots en terre cuite dissimulés dans des murs. En Bourgogne, un certain nombre de telles cachettes sont connues, et publiées (A. Barthélemy, M. Perrin). En général ils sonts découverts vides et diverses hypothèses ont été avancées, sans preuves véritables (caches de sel entre autres ?).

    A vous lire

    Bien à vous

    Michel Maerten

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  • Les magots de nos ancêtres 12 décembre 2014 21:30, par pirou suzanne

    les arrières grands parents de mon mari ont caché lorsque les allemands sont arrivés en France vers 1942/43 dans un coin de leur ferme en normandie leurs économies :des louis d’or.
    à la fin de la guerre impossible de retrouver l’endroit .La famille a cherché activement ils sont aujourd’hui tous décédés ,la ferme a été vendue et les louis dorment vraisemblablement toujours dans un mur ou dans un coin de pature .

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    • Les magots de nos ancêtres 11 août 23:35, par G.Chavagnac

      En 1936, mon père avait mis dans une bonbonne en verre 10.000 francs en louis d’or. Cette bonbonne avait été descendue au fond du puits profond de 30 mètres. Cette bonbonne avait été scellée au ciment près d’un crépine en bronze de 30 cm qui était placée au bout du tuyau en plomb d’un diamètre d’environ 4 à 5 cm qui permettait à une pompe actionnée par une éolienne de faire monter l’eau jusque dans un bassin accolé au puits.
      Mon père qui avait été combattant de la guerre 14-18 et prévoyait qu’il pouvait arriver un nouvel événement du même genre. Exilé en 1937.
      Pendant la dernière guerre 39-45 la maison et la propriété ont été occupées d’abord par l’Armée Italienne. Les occupants ont démonté l’éolienne pour récupérer les paliers en régule supportant le moyeux de l’appareil. Ils ont ôté la pompe et récupéré la tuyauterie en plomb,vidé le puits, cassé le béton qui tenait la crépine en bronze et de ce fait ont dû découvrir la bonbonne et son trésor. De plus, ils ont cassé le carrelage de notre séjour pour en faire une écurie dans laquelle ils ont logé six chevaux.
      Par la suite, les allemands ont occupé la propriété et placé sur le toit en terrasse un canon antiaérien qui a provoqué plusieurs fissures dans les murs et la terrasse.
      En 1945, mon père,de retour a constaté les dégâts, vidé le puits et une fois au fond a constaté la disparition du magot. Il n’a retrouvé qu’un louis d’or c.à d. un pièce de 20 francs qu’il a dû vendre et recevoir environ 5.000 francs de l’époque. Il a dû aller de nouveau travailler alors qu’il pensait pouvoir encore vivre tranquillement.

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  • Les magots de nos ancêtres 13 décembre 2014 01:51, par LANG Roland

    Certaines cachettes sont classiquement connues : autour de la cheminée sur le petit rebord sous des carrelages , il y en avait souvent un qui était une cachette. Dans le cellier aussi parfois , lorsqu’il y avait un petit tapis de morceaux de verre ,très souvent les petits coffres y sont enterrés. Dans les cheminées aussi ça existe . Dans les meubles très souvent ou même derrière , derrière la photographie de famille ou du père ou grand père sous cadre.

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  • Les magots de nos ancêtres 5 février 2015 11:44, par Pierrette MYSAK

    Bonjour,
    Je me souvient d’une armoire que possédait mes parents, une armoire possédant un tiroir secret.
    Cette armoire de style normand possédait en son centre à l’intérieur deux grands tiroirs qu’il fallait retirer, pour pouvoir faire glisser le petit morceau de bois qui les séparait et découvrir enfin un nouveau tiroir, que nous utilisions, enfants, pour y cacher nos petits trésors. Mais comme tout le monde connaissait l’existence de ce tiroir nos petits trésors ne faisaient pas long feu !

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    • Les magots de nos ancêtres 11 août 09:54, par monique simon

      Bonjour,

      Je possède un secrétaire avec ce même petit tiroir secret qu’il faut débloquer pour y avoir accès....il ne renferme rien.
      J’ai été cambriolée, il y a quelques années et visiblement les voleurs ne connaissaient pas ce système car ils n’ont pas fait apparaître cette « cache ».

      Monique

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      • Les magots de nos ancêtres 11 août 14:47, par Odile Jacquin

        Chez moi, sur un secrétaire Louis-Philippe, les cambrioleurs se sont doutés de cette cache (mais le système ne fonctionnait plus) et ils ont cassé l’intérieur du meuble !

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    • Les magots de nos ancêtres 11 août 13:51, par Eymery

      Bonjour,

      Dans deux armoires achetées aux puces, j’ai trouvé une pièce en or dans ce genre de cachette. Je connais un artisan ébéniste qui m’a dit que cela lui était arrivé aussi plusieurs fois.

      Il y a une trentaine d’années, des locataires qui m’avaient précédé, se sont souvenus qu’ils avaient oublié en partant, de prendre des couverts en argent qui avaient été cachés à un certain endroit du grenier. Je suis allé voir, mais hélas il n’y avait plus rien. L’électricité avait été refaite entre temps et de nombreuses gaines passaient à cet endroit. Je suppose que se sont les ouvriers qui avaient fait le travail qui se les sont appropriés.

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  • Les magots de nos ancêtres 11 août 09:42, par cugno chantal

    Trouver un trésor, c’est le rêve de tout le monde, je crois...Et c’est l’excitation la plus compète lorsque l’on découvre une petite boîte bien cachée. c’est ce qu’il nous est arrivé l’été dernier lorsque nous avons acheté un camping car qui était un peu haut et qui ne rentrait pas tout à fait dans le garage. Mon mari s’attaque alors au plafond fait de lattes bois recouvertes de laine de verre.
    Et là, bien au fond du garage, dans la laine de verre, il trouve une boîte en métal un peu cabossée et fermée à clef. Fébrilement nous avons forcé la serrure et là, surprise, ce n’était pas des pièces d’or, mais des vieux bijoux en mauvais état et des objets religieux provenant sans doute de Turquie. (en effet, l’ancien propriétaire de la maison était maraîcher et avait un commis Turc).
    Je n’ai pas le courage de jeter ce petit trésor, mais je me demande bien ce que je peux en faire. Si quelqu’un à une idée, je suis preneuse.(Je peux envoyer une photo).
    Merci en tout cas de nous faire rêver avec ces beaux articles.
    Cordialement

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  • Les magots de nos ancêtres 11 août 15:53, par Anik Boudart

    Quelles sont les obligations légales de celui qui découvre un tel magot : doit-il avertir les autorités et via quel canal ? Peut-il le garder, en tout ou en partie et le valoriser auprès d’un musée ou d’une banque ?

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  • Les magots de nos ancêtres 11 août 16:49, par COURCIER

    J’ai fait carrière dans le notariat et certains clients , autrefois, disaient au notaire où ils avaient cachés leur argent et notre employeur, à l’étude, nous racontait .....- (secret professionnel, je peux maintenant tout le monde de cette époque est décédé)
    très surprenant mais très exact, chez un :
    - « dans le four d’une vieille cuisinière »
    Chez un autre - « dans des bocaux en verre dans les allées de son jardin ».
    où aussi chez un autre « dans son siège chauffeur de sa voiture » - très bizarre comme idée ....
    « dans les armoires - double fond pas rare ou sur le dessus derrière la corniche il y avait de tout d’assez précieux ....- ou entre le linge entre les piles de draps - retrouvé parfois lors des inventaires.... » et j’en oublie.
    Ceci à l’époque où il n’y avait pas de banques et où j’étais jeune......
    Jeannine Courcier - (72)

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    • Les magots de nos ancêtres 11 août 23:42, par Michèle Cochelin

      La boîte métallique, à gâteaux dans l’armoire était malheureusement trop connue des voleurs. Malgré les incitations de plusieurs membres de la famille, ma grand mère refusait de louer un coffre à la banque par économie...Deux jeunes hommes se sont introduits chez elle et lui ont dérobé. Outre le risque qu’elle a pris en voulant résister (elle ne manquait pas de courage !), elle a ainsi perdu des économies et des bijoux de ses ancêtres. Adieu les belles croix normandes... qui ont dû finir fondues !

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