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La question du laboureur

Un silence de cathédrale accueille la première femme autorisée à parler comme un homme...


jeudi 17 décembre 2009, par Alain Morinais

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Chaque mois, Alain Morinais nous propose une réflexion autour de questions posées par l’un ou l’autre des protagonistes de « Laboureurs d’espoirs », fiction-documentaire publiée par les éditions Cheminements.

Dimanche 5 avril 1789. Au prône de la grand-messe de Saint-Pierre de Vezin, le recteur Pierre Ruault en appelle à la rédaction d’un cahier de doléances et à l’élection de députés.

Le recteur Ruault se dirige vers Anne, qui porte ce soir, sur sa longue jupe noire, une camisole amarante, taillée dans une pièce de lin qu’elle a pris soin de teindre, pour l’occasion, dans une décoction de fleurs en grappes.

— Je sais que l’honorable homme, Gilles Morinays, ne saurait s’autoriser, sans mon intervention, à donner la parole à celle qui le mérite autant que tous les hommes réunis de Vezin. C’est pourquoi, je me permets de proposer à Anne de nous dire ses observations, en cet instant si important pour tous les habitants de notre petit village.

Anne se lève, pour faire face à la multitude des lueurs tremblotantes des chandelles allumées, posées sur les pupitres. Cette ambiance de la nef, faite d’ombres portées et de faibles lumières, révèle une image monochrome où les ocres nuancées sur fond noir forment un écrin à l’unique tache de couleur pourpre du corsage de ma nièce.

Un silence de cathédrale accueille la première femme autorisée à parler comme un homme :

L’intervention d’Anne, la Morinays de Pontchâteau, extrait de « Laboureurs d’espoirs » lu par l’auteur :

Voir la fiche de présentation de « Laboureurs d’espoirs » d’Alain MORINAIS

Si vous souhaitez passer commande, utilisez le bon de commande joint à la fiche de présentation dont le lien est indiqué ci-dessus, l’auteur dispose encore d’un petit stock personnel pour vous satisfaire.

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17 Messages

  • La question du laboureur 18 décembre 2009 12:45, par Dominique MARSAC

    Génial

    Mais quelle déception, je m’attendais à entendre une voix de femme...

    Dominique MARSAC

    Répondre à ce message

    • La question du laboureur 18 décembre 2009 17:06, par Alain Morinais

      Bonsoir,

      Désolé, mais il est bien précisé : « la première femme autorisée à parler comme un homme ».
      Je ne suis ni l’auteure, ni l’autrice, mais bien l’auteur. mdr, comme l’on dit aujourd’hui.

      Cordialement

      Alain Morinais

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  • La question du laboureur 19 décembre 2009 11:44, par michele

    Vous dites, texte lu en 1789 ????
    J’ai l’impression qu’il a été imprimé ce jour, et parle de nos congénères aujourd"hui !
    Merci

    Répondre à ce message

    • La question du laboureur 19 décembre 2009 13:54

      Et combien avez-vous raison !

      Pourtant, j’ai bien écrit ce texte à partir d’éléments factuels relevés dans des compte-rendus d’époque.

      « L’explication du passé se fonde sur les analogies avec le présent, mais elle nourrit à son tour l’explication du présent. » Antoine PROST Historien-Professeur émérite - Université Paris I - Panthéon-Sorbonne

      N’est-ce pas pourquoi, aujourd’hui comme hier, les tenants d’un pouvoir à caractère monarchique ont toujours voulu gommer l’enseignement de l’Histoire des programmes scolaires ?

      Cordialement

      Alain Morinais

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      • La question du laboureur 19 décembre 2009 15:48, par derupieter

        Tout à fait d’accord au sujet de gommer des sujets d’histoire, je prend en exemple le commentaire du directeur du musée JACQMAR lors de l’expo de peinture flamande, il déclare devant un tableau qu’ils sagit du massacre par les Espagnols alors qu’il est effectuer par les Français, la Flandre étant terre Espagnol à l’époque.

        Répondre à ce message

        • La question du laboureur 20 décembre 2009 09:09, par blanchard

          Moi aussi d’accord pour maintenir l’histoire mais , peut-être faudrait-il ne pas négliger non plus l’orthographe !

          blanchard

          Répondre à ce message

        • La question du laboureur 20 décembre 2009 09:12, par J-Cl. Martin

          Bonjour,
          Faire des commentaires c’est parfois enrichissant pour le lecteur.Mais écrire deux lignes avec huit fautes d’orthographe et une ou deux de syntaxe, voilà qui déflore le message.

          Répondre à ce message

          • La question du laboureur 22 décembre 2009 08:47

            Hum !...

            Bonjour et merci à vous tous qui nous faites le plaisir de vous exprimer en partageant vos réactions sur le fond. Quant à la forme ! Il serait dommage, parfois, de réduire au silence les hésitations orthographiques ou grammaticales.

            Cordialement

            Alain Morinais

            Répondre à ce message

  • La question du laboureur 19 décembre 2009 12:11, par COSME

    Bonjour

    Après l’écoute de ce morceau choisi, je pense à notre actualité. Nous étions nantis et nous nous appauvrissons.
    Certes il y a quelques garde-fous, pour combien de temps ?

    Nous ne sommes plus en 1789 mais en 2009, levons nous.

    Répondre à ce message

    • La question du laboureur 19 décembre 2009 14:17, par Alain Morinais

      « Mais, il faudra ne jamais oublier, qu’à peine installés au pouvoir, les meilleurs d’entre nous seront tentés d’en user autrement qu’ils ne l’avaient eux-mêmes souhaité et voulu tant qu’ils n’en disposaient pas. Combattre ce mal de la nature humaine demandera beaucoup de temps et d’énergie. Il ne s’agira pas seulement d’organiser des contrôles et des contre-pouvoirs, car à tout moyen créé, l’homme trouvera celui de le dévier. Ce combat exigera d’éduquer le peuple, d’étendre sans cesse nos connaissances, de développer notre esprit critique, pour faire de nous tous, les femmes aussi d’ailleurs, un jour viendra, des citoyens « actifs », sans considération de la fortune. » Gilles Morinays en 1790 dans Laboureurs d’Espoirs

      Cordialement

      Alain Morinais

      Répondre à ce message

  • La question du laboureur 19 décembre 2009 12:15, par François Papin

    c’est où Vézin ?

    je m’intéresse à Vézins de Lévezou (près de Millau)

    Répondre à ce message

    • La question du laboureur 19 décembre 2009 14:09, par Alain Morinais

      Vezin, aujourd’hui Vezin-le-Coquet (35132) en Ille et Vilaine, banlieue de Rennes.

      C’est après la guerre de 14/18 que toutes les communes qui portaient le même nom (tous les Vezins, entre autres) durent compléter leurs noms de manière à pouvoir les distinguer. La distribution de l’important courrier venant du front avait été rendue particulièrement difficile, voire impossible.

      Cordialement

      Alain Morinais

      Répondre à ce message

      • La question du laboureur 19 décembre 2009 14:59, par jean & francoise

        Merci de cette précision. Cette mesure ne semble pas avoir été autoritaire, car il reste beaucoup de communes ayant exactement le même nom : la liste des communes du guide touristique Michelin comporte par exemple 7 Fleury (dans des départements différents, donc pas de problème si l’expéditeur l’indique) et 11 Fleury-en -la -les -sur. L’en d’eux a un intérêt particulier : Fleury-sur-Orne (près de Caen) dont le site officiel indique :

        « Fleury-sur-Orne avait pour nom Alemannia puis Allemagne jusqu’en 1916 en raison de la garnison d’Alamans préposée à l’époque du Bas-Empire à la garde du gué qui franchissait l’Orne. Mais pendant la Première Guerre mondiale, la commune a souhaité changer de nom car le nom d’Allemagne devenait difficile à porter.
        Fleury-Devant-Douaumont était en 1914 une commune de la Meuse (422 habitants, école, église, mairie, 13 commerçants, 10 agriculteurs propriétaires) ; elle fut détruite en 1916 pendant la 1re Guerre Mondiale.
        Le 23 Août 1916, le Conseil Municipal a décidé, en mémoire de cette commune détruite, de changer de nom et de l’appeler Fleury-sur-Orne. »

        Il reste aussi 13 Saint-Sauveur (dans des départements différents) et 30 Saint-Sauveur-de.,-sur... Et bien d’autres exemples.

        Voir en ligne : site officiel de la ville de Fleury-sir-Orne

        Répondre à ce message

        • La question du laboureur 22 décembre 2009 11:07

          Ce ne fut, effectivement, qu’une recommandation préfectorale qui donna, souvent, naissance aux Fleury-en -la -les -sur, entre autres.

          Cordialement

          Alain Morinais

          Répondre à ce message

  • La question du laboureur 19 décembre 2009 15:38, par piette mc

    Le récit est très émouvant et nous replace dans le contexte historique...Merci

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  • La question du laboureur 23 décembre 2009 11:04, par derupieter

    Je pensée ne pas répondre au sujet de l’orthographe, cela sentait beaucoup trop l’enseignant prétentieux et imbus de sa personne, je voudrai seulement conseiller à cet individu de lire « le Songe » de Sully PRUDHOMME.
    Merci à MONSIEUR Alain MORINAIS

    Répondre à ce message

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