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La disparition de Benoite M.

Le vendredi 29 janvier 2021, par Catherine Jean

C’est l’histoire de mon arrière-arrière-arrière grand-mère, Benoite Menu, que j’ai partiellement retrouvée après un siècle d’oubli, mais dont la deuxième partie de vie m’échappe encore complètement.

Voici d’abord ce que je sais.

Benoite est née en 1825 à Hautrage, en Hainaut belge. C’est la fille naturelle de Bénonie Bricq, qui accouche dans la maison où elle est née en 1789. Mais elle a travaillé pendant des années à Maubeuge, où elle était cuisinière depuis 1817. C’est là qu’elle a rencontré le père de Benoite, la suite nous le prouvera.

Elle rentre cependant accoucher chez elle, en Belgique, et le 8 juin 1825, son père, Jean-François Bricq, clerc âgé de 60 ans, déclare que sa fille, Bénonie Bricq, âgée de 36 ans, « journalière, est accouchée en la maison de son père, section du Chauffour n°48, d’un enfant du sexe féminin, à laquelle il déclare vouloir donner les prénoms de Benoite Joseph ; témoin, Emmanuel Bricq, 22 ans frère de l’accouchée. » À sa naissance, Benoite s’appelle donc Benoite Bricq. Et elle est Belge. Elle le restera sept ans.

Aucune trace administrative ne nous permet d’affirmer que Benoite ait toujours su qui était son père. Pourtant, le 28 novembre 1832, Bénonie épouse à Valenciennes un dénommé Jean-Baptiste Menu, veuf et père de deux filles plus jeunes que Benoite.

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Et aussitôt...
AD Nord, actes de mariage Valenciennes, NMD 1831-1833
Acte de mariage du 28 novembre 1832 (vues 417 et 418/1194)
Dans l’acte de mariage, après les mentions habituelles sur le consentement des époux apparaît la phrase suivante : « et aussitôt lesdits époux ont déclaré qu’il est né d’eux un enfant de sexe féminin inscrit sous Benoite Joseph Bricq [...] qu’ils reconnaissent pour leur fille ».

Témoins du mariage : Jean-Baptiste et Emmanuel Bricq, frères de Bénonie, et deux employés de l’hôpital militaire de Valenciennes où Jean-Baptiste est infirmier.

Benoite Bricq est devenue Benoite Menu à sept ans et demi. Elle est aussi, théoriquement, devenue Française puisque son père est Français. Mais il semble qu’elle ait été toute sa vie, au moins par intermittences, considérée comme Belge, car, dans certains actes avec filiation concernant sa fille Marie, elle sera mentionnée comme de nationalité Belge... Elle porte donc un patronyme français alors qu’on la pensera Belge une partie de sa vie...

Puis plus rien de fondamental jusqu’en 1843.

Le 15 octobre 1843, Benoite Menu, ouvrière, non mariée, domiciliée à Maubeuge, où la famille réside, est accouchée en sa demeure, rue du Pavillon, d’un garçon nommé Charles Auguste. C’est la sage femme qui déclare la naissance. Benoite a 18 ans.

Plus étonnant, le 5 mars 1846, Benoite arrive à Strasbourg, comme en témoigne le registre domiciliaire [1]. Elle s’installe chez Laurent Bataille et Anne-Marie Grusenmeyer sa femme, au 1 rue Grande de la Grange.

Deux jours après, le 7 mars, elle donne naissance à une fille, Marie (mon arrière-arrière grand-mère), née au 1, rue de la grande Course chez les soeurs Bénédictines, ce qui peut laisser supposer des problèmes à l’accouchement. Dans le même registre domiciliaire, Benoite Menu est notée couturière et mère célibataire, et bien plus étonnant, Marie s’appelle Grusenmeyer, enfant naturelle.

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Archives de l’Eurométropole de Strasbourg, 600MW197 p.95/279

Donc son père est connu, même s’il ne l’a pas reconnue. Après recherches dans la famille d’Anne-Marie Grusenmeyer, Antoine, l’un de ses cinq frères, correspondrait le mieux au profil de père.
Remplaçant au tirage au sort pour le service militaire depuis 1842 (mais 4 des 5 frères Grusenmeyer le seront), son régiment, le 39e d’infanterie de ligne, était bien stationné à Maubeuge en 1845. Qu’il ne puisse être là ni se marier s’explique logiquement par son passage sous les drapeaux. Qu’il veuille attendre la fin de son service militaire de remplacement en 1847 pour tout régulariser est parfaitement banal pour l’époque.

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AD Bas-Rhin, canton nord intra muros 1846, 7M719 p.111
Lors du recensement de juillet 1846, sont recensés au 4 rue de la Toussaint, 4e étage, chez Laurent Bataille, conducteur d’omnibus, Anne-Marie Grusenmeyer sa femme, Benoite Menu couturière 20 ans, et Marie Menu, enfant naturelle, 4 mois.

Le 20 octobre 1846, au début d’une crise économique catastrophique [2], Benoite Menu s’installe 9 Grande Rue [3], avec sa fille, Marie Grusenmeyer, reconnue par le père.

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Archives Eurométropole de Strasbourg 600MW167 p.12/351

Jusque là, tout va bien. Antoine Grusenmeyer est libérable de son service à la fin de l’année 1847. La différence de patronyme de Marie peut s’expliquer simplement par le fait que le recensement est un acte administratif officiel, alors que les registres domiciliaires (simple police) transcrivent la parole des habitants. Cela signifie juste que Marie n’a pas été reconnue par son père, mais que pour Benoite, il ne fait pas de doute que la régularisation viendra.

Dans le registre alphabétique des registres [4] Benoite Menu apparaît avec un enfant naturel sans patronyme, ce qui n’est pas l’usage à Strasbourg. Le fonctionnaire ne doit pas savoir quoi faire de ces changements de patronymes (à quelle lettre les classer dans le répertoire ?), il préfère peut-être les passer sous silence ?

Le 13 avril 1847, Benoite Menu déménage 3 Rue du Vieux Seigle [5] avec Marie Grusenmeyer, enfant naturelle. Antoine Grusenmeyer est libérable dans l’année.

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registre domiciliaire du canton V
Archives Eurométropole de Strasbourg 600MW 195 p.226/369

Mais le 11 avril 1848, Benoite Menu redéménage 17, rue des 7 hommes, dans une rue voisine, sans Marie. Entre temps, Antoine Grusenmeyer a souscrit un engagement pour sept ans supplémentaires.
Sur un plan en élévation, un peu plus récent, conservé aux archives, on voit que le 17 est la façade la plus étroite de cette partie de la rue, une seule fenêtre par étage au dessus de la porte. Un signe de la pauvreté de ses habitants.

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« Rue des 7 hommes N° 17 »
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Archives de l’Eurométropole de Strasbourg 600MW196, p.70/220

Benoite doit sans doute partager une chambre avec d’autres ouvrières. En pleine crise économique, et au début de la révolution de 1848 qui est particulièrement virulente à Strasbourg, la pauvreté des ouvrières du textile est peut-être une explication à ce changement de domicile. C’est pourtant là qu’elle résidera jusqu’à ce qu’on perde sa trace !

Pendant ce temps, sa fille Marie est hébergée chez les Bataille et on la trouve dans le répertoire alphabétique des registres domiciliaires [6] : « Bataille Laurent, Kreussenmeyer Marie, Bataille (barré) Marie voir à Menu », qu’on retrouve effectivement sous le patronyme Menu [7].
Marie ne s’appelle plus Grusenmeyer, et ne portera plus jamais ce patronyme sur aucun acte. Elle s’appellera ou bien Menu, ou bien Bataille, selon les recensements. Laurent Bataille sera parfois même indiqué comme son père. Ce qu’il a été, dans les faits.

Il s’est donc forcément passé quelque chose de définitif entre Benoite Menu et Antoine Grusenmeyer, vraisemblablement durant l’année 1847.
[rouge] L’engagement d’Antoine se terminera en 1854, et il en prendra un deuxième qui le conduira jusqu’en 1860, en passant par la guerre de Crimée et la bataille de Sébastopol dans laquelle le 39e régiment est engagé.

Il rentrera chez lui à Surbourg, au nord de Strasbourg, en 1860, et mourra le 22 avril 1862, non marié, à 41 ans.

Entre temps, le 3 janvier 1855, Benoite Menu rend son appartement au 17, rue des 7 Hommes. Elle part pour Le Havre, ville pour laquelle elle a pris le passeport à l’intérieur, obligatoire à l’époque.

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1855...destination Le Havre
AD Bas Rhin, passeport à l’intérieur, 1er janvier 1854 à 1855

Elle laisse sa fille chez les Bataille. Elle ne la reverra jamais plus. Ni son fils qu’elle a laissé à Maubeuge à sa mère. Le 27 mai 1867, lorsque sa fille accouche à Strasbourg, la filiation de Marie Menu indique fille naturelle de feu Benoite Menu.

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Archives en ligne du Bas Rhin, naissances 1867

Au mariage de ses deux enfants, après 1870, elle n’est pas déclarée morte, mais partie et dont le domicile est inconnu. Ce qui ne signifie pas qu’elle soit vivante, mais “juste” qu’elle n’a pas donné de nouvelles. Même sans preuve, on peut supposer qu’elle soit effectivement morte avant 1867.

Maintenant, entrons dans le domaine des suppositions.

C’est là que j’ai besoin de votre aide ! Que s’est-il passé entre janvier 1855 et 1867 (en gros), et où ?

La question que je me pose est celle-ci : que peut faire une femme de 30 ans, mère de deux enfants auxquels elle ne semble pas particulièrement attachée (dans le cas contraire, elle aurait pu faire venir Charles Auguste de Maubeuge à Strasbourg, par exemple !), qui décide de partir et de traverser la France (apparemment) ?
  • Elle ne s’est pas installée au Havre. Elle n’y figure pas au recensement de 1856, ni dans les communes limitrophes. Les archivistes du Havre qui ont cherché pour moi ne l’ont pas retrouvée dans les registres domiciliaires.
  • Elle n’est pas retournée dans la famille de son père, ni à Valenciennes ou dans les communes limitrophes, ni à Maubeuge, ni à Lille. Ni même dans d’autres communes du Nord ou du Pas de Calais où vivaient des Menu, qu’ils soient de la même famille ou pas, d’ailleurs.
  • Elle n’est pas allée s’établir chez l’une de ses demi-sœurs.
  • Elle n’est pas retournée à Hautrage, en Belgique, ni dans les communes voisines où résidaient des Bricq.
  • Elle n’est pas morte à Chanac, en Lozère, le village d’où était originaire le parrain de sa fille.

Bref, elle n’est allée nulle part où on pouvait simplement lui supposer de la famille.

Partant du principe qu’elle ne serait pas partie seule pour un aussi long périple, ou tout du moins que, même si elle voyageait seule, elle était attendue à l’arrivée par quelqu’un (cyniquement je pense un homme, vu que dans sa jeunesse elle n’avait pas été farouche, on en a deux preuves – mais j’ai cherché des femmes aussi), j’ai fait deux sortes de recherches, dont aucune n’a abouti même si elles donnent des indications.

  • 1/ J’ai recherché sur le registre des passeports à l’intérieur toutes les personnes du Bas Rhin qui avaient demandé un passeport à l’intérieur pour Le Havre entre 6 mois avant et 6 mois après elle, en privilégiant les 4 hommes qui étaient partis juste avant elle.
    En les retrouvant, notamment avec les recensements de leur commune d’origine dans le Bas-Rhin, je me suis rendu compte qu’aucun ne pouvait faire l’affaire, pour diverses raisons, type femme plus enfants, ou alors retour au point de départ quelques temps après.
  • 2/ En reprenant les registres domiciliaires de ses trois adresses strasbourgeoises personnelles, j’ai recherché chez des voisin(e)s des départs pour le Havre. J’ai trouvé 17 femmes et 33 hommes. Seules huit femmes partent seules, à peu près dans sa tranche d’âge. C’est peu.

Avec ces deux sources qui ne se recoupent pratiquement pas, puisque les passeports à l’intérieur regroupent tous les habitants du département mais sur une durée que j’ai voulue très courte, et que les registres domiciliaires sont limités pour mon usage à quelques rues, mais sur plusieurs années, j’ai cherché à voir où allaient les gens qui partaient avec un passeport à l’intérieur pour Le Havre.

Les dates montrent que Benoite part à la fin de la deuxième vague migratoire, qui a été très forte pendant la deuxième République et au début du Second Empire, mais qui s’atténue fortement à partir de 1854.
Elle part donc à un moment où on part moins. D’autre part, elle part en Janvier, alors que les passeports à l’intérieur montrent qu’elle est la seule à voyager ce mois là de Strasbourg vers Le Havre.

Elle doit donc avoir une bonne raison pour le faire. La plupart des départs vers Le Havre se font le printemps et en début ou en fin d’été, donc son problème ne devait pas être important ou urgent à l’été 1854, et ne semble pas pouvoir attendre le printemps 1855.

Les recherches sur les voyageurs de son voisinage montrent qu’un seul part pour s’établir au Havre, où on le retrouve au recensement de 1856, chez sa sœur qu’il a dû rejoindre. C’est infime.
Tous les autres sont donc partis ailleurs ! Pas étonnant qu’on ne la retrouve pas non plus au Havre ! Le passeport pour l’étranger est le plus cher des documents administratifs, il apparaît logique de privilégier l’acte le moins dispendieux, d’autant qu’au Havre en 1855 il n’y a pas de contrôle de passeports à l’embarquement. J’ai donc cherché à l’étranger.

Aucun des voyageurs que j’ai recensés ne se retrouve de façon certaine (patronyme+prénom+date de naissance+ lieu de naissance) dans les archives de l’ANOM pour l’Algérie. Le Havre n’est pas le bon port pour un embarquement vers l’Algérie en 1855, quand on vient de Strasbourg. Il est presque certain que Benoite n’y est pas allée. D’ailleurs, on ne la retrouve nulle part outre-mer dans les archives de l’ANOM, incomplètes mais quand même...

En revanche, on retrouve aux Etats-Unis de façon certaine (patronyme+prénom+date et lieu de naissance) environ la moitié des migrants avec passeport à l’intérieur vers le Havre. Pour la moitié restante, la plupart des patronymes + prénoms se retrouvent aux USA, mais sans certitude absolue, du type : date et lieu de naissance, qui ne sont pas toujours demandés à l’arrivée et qu’on ne pourrait retrouver que dans des archives payantes. Le premier port de destination pour ces migrants prouvés est la Nouvelle Orléans.

On peut donc supposer que Benoite Menu serait partie pour les Etats-Unis. Mais pour le moment, je ne l’y retrouve nulle part. Je ne peux pas, non plus, lui supposer une raison déterminante pour expliquer ce départ à un moment où la vie est redevenue plus facile à Strasbourg, ni pour expliquer qu’elle ne soit pas partie avec deux enfants en âge de voyager, une fille de 9 ans et demi et un garçon de 12 ans. Elle ne figure pas non plus dans le registre américain des morts en mer.

J’en suis là.

Si Benoite Menu est partie pour les Etats-Unis, comment puis-je la retrouver sans me faire arnaquer par tous les vendeurs de généalogies et tests génétiques ?

Et si elle n’est pas partie pour les Etats-Unis, à votre avis, où chercher maintenant ?

La seule hypothèse qui me vienne à l’esprit est qu’elle ait suivi encore un militaire, après tout elle l’avait bien fait une fois à Maubeuge pour Marie, et peut-être même deux. Mais avec la valse des changements de régiments à Strasbourg dans ces années là ( pour éviter sans doute les fraternisations comme en 1848 ?), ainsi que la multiplicité des origines, fonctions et spécialités de régiments toujours très nombreux sur une ville frontière, comment faire ?

Dernière hypothèse : si elle s’était mariée et était rentrée sur le sol américain sous un nom de femme mariée, ce qui est tout à fait possible, comment retrouver son mariage ?

Help, please ! Et d’avance, merci pour toutes vos hypothèses qui me feront réfléchir... et peut être avancer.


[1600MW 197 1846/1856 p.95/279

[2La récolte de blé 1846 est désastreuse, la ville manque déjà de grains pour le pain ; bientôt, Strasbourg aura le triste privilège d’avoir le pain le plus cher de France.

[3Registre 600MW 167 p.12/35

[4600MW 190 à 202, p.175/207,

[5Registre 600MW 195 p.226/369.

[6600MW 295 à 404, p.59/180

[7600 MW 417 p.112

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76 Messages

  • La disparition de Benoite M. 29 janvier 09:28, par JOBERT

    Bonjour,
    si vous pensez qu’elle s’est mariée avant de partir, peut-être regarder les tables décennales à Strasbourg et au Havre.
    Bonne recherches
    Cordialement
    Ghislaine Jobert

    Répondre à ce message

  • La disparition de Benoite M. 29 janvier 10:38, par Colette Boulard

    Bonjour,

    Je suppose que vous vous êtes interrogée sur la mémoire familiale, et/ou ses légendes. Y en a t-il, avez-vous pu les récolter ?

    Répondre à ce message

    • La disparition de Benoite M. 29 janvier 11:03, par Catherine Jean

      Bonjour Madame,
      la légende familiale dit que ;

      • Laurent Bataille était le père de Marie Menu, mon arrière arrière grand-mère (c’est d’ailleurs par lui que j’ai débuté mes recherches)
      • Que Benoite Menu est partie quand Marie avait 7 ans (en fait, elle en avait 9) et que donc, par conséquent, on ne peut pas dire qu’elle l’ait abandonnée.
      • Que Laurent Bataille savait qu’elle était morte avant 1867.Et qu’il avait de bonnes raisons de le savoir, mais la mémoire familiale ne dit pas lesquelles.
        Je ne sais pas quoi tirer de plus de tout ça ? Mais si vous avez des idées, quel bonheur !
        Merci en tout cas,
        Catherine jean

      Répondre à ce message

      • La disparition de Benoite M. 29 janvier 12:00, par martine hautot

        Plusieurs possibilités pour qu’ il le sache :
        il en a reçu un héritage ,venant peut-être d’ Amérique ,c’est la possibilité la plus heureuse
        Il a assisté àson enterrement,quelque part en france
        ou pire il est la cause de sa mort

        Répondre à ce message

        • La disparition de Benoite M. 29 janvier 12:46, par Catherine Jean

          bonjour Madame,
          c’est vrai que la mémoire familiale sélective appelle effectivement des hypothèses pas toujours agréables. S’il a assisté à son enterrement, ce ne peut être que dans la région, en tout cas pas trop loin. Je ne vois pas par où commencer l’enquête (je l’ai déjà faite chez les Grusenmeyer, qui habitent à environ 40 km de Strasbourg). S’il est la cause de sa mort, à quoi pensez vous ? Comment aurait-il pu rester impuni ? Et enfin, s’il a reçu un héritage, pourrais-je le retrouver dans les archives ?
          En fait, ce qui me tracasse, c’est qu’en 1867 on dit Benoite Menu morte, mais aux mariages de ses deux enfants, dans les années 1870, elle est dite « dont le domicile est inconnu ». On pourrait comprendre que ce soit plus simple dans Strasbourg allemande, plutôt que d’attendre des papiers, mais pas à Maubeuge ? !! Qu’en pensez vous ?
          Catherine Jean

          Répondre à ce message

          • La disparition de Benoite M. 29 janvier 14:36, par Franck Boulinguez

            Catherine,

            Vous dites :

            En fait, ce qui me tracasse, c’est qu’en 1867 on dit Benoite Menu morte, mais aux mariages de ses deux enfants, dans les années 1870, elle est dite « dont le domicile est inconnu ».

            Avez-vous un document « officiel » ou il est effectivement inscrit qu’elle est décédée ? Ou est-ce basé sur la mémoire familiale ?

            Ca change tout !

            Cordialement.
            Franck

            Répondre à ce message

            • La disparition de Benoite M. 30 janvier 08:15, par Catherine Jean

              Sur l’acte de naissance du premier fils (naturel) de Marie Menu, à Strasbourg en 1867, il est écrit que Benoite Menu est décédée. Je n’ai rien de plus ! Considérez vous cela comme un acte officiel ? Catherine Jean

              Répondre à ce message

        • La disparition de Benoite M. 29 janvier 13:27, par Bernard

          Bonjour
          Pourquoi ne privilégier qu’un départ vers les USA, et pas vers le Canada ou l’Amérique du Sud ?
          L’Amérique du Sud en général connaît une forte vague d’immigration française au XIXe siècle surtout en Argentine, au Brésil, en Uruguay et au Venezuela. ... L’émigration française vers l’Argentine est considérable depuis la fin des années 1800 et jusqu’au milieu du XXe siècle.
          J’ai été contacté par un « cousin » brésilien dont les racines étaient dans le Bas-Rhin justement
          Avez-vous envisagé ces autres pistes ?
          Bonnes recherches,
          Cordialement
          Bernard

          Répondre à ce message

          • La disparition de Benoite M. 30 janvier 08:23, par Catherine Jean

            Bonjour Bernard,
            J’ai cherché un peu partout dans le monde, y compris dans les dom tom ! Je ne l’ai pas trouvée, ni en Amérique du Nord, ni du Sud ! (Mais j’ai retrouvé une autre branche de ma famille, émigrée en 1842 en Ohio). Je l’ai cherchée jusqu’en Australie. Mais je n’ai cherché que par des sources gratuites. C’est peut-être la limite de ma recherche ? Je ne voyais pas jusqu’ici l’intérêt de payer pour lancer des bouteilles à la mer... Qu’en pensez vous ?
            Merci en tout cas,
            Catherine Jean

            Répondre à ce message

      • La disparition de Benoite M. 29 janvier 12:54, par Colette Boulard

        Bonjour,

        Je réagis comme madame Hautot, que j’ai un jour surnommée « chien truffier » eu égard à son flair.
        J’aurais tendance à penser qu’il serait bien venu d’explorer la piste « Laurent Bataille avant ou jusqu’à 1867, environ » parce que cette mention à la fois précise et ambigüe, doit être liée à quelque chose. A supposer que vous puissiez le faire, il serait bien de chercher parmi tous les actes notariés le concernant, quels qu’en soient le type.

        Répondre à ce message

        • La disparition de Benoite M. 30 janvier 08:38, par Catherine Jean

          Bonjour Madame,
          Laurent Bataille ne peut être le géniteur de Marie Menu, pour plusieurs raisons. Benoite Menu est arrivée à Strasbourg 3 jours avant d’accoucher, et elle venait de Maubeuge. On le sait par les registres domiciliaire. Et puis, pendant 40 ans, des patronymes Grusenmeyer se retrouvent dans des actes officiels de la famille, avec des mentions type oncle, ou cousin.

          En revanche, et à ma grande surprise, je m’aperçois que la piste de quelque chose entre Laurent Bataille et Benoite Menu après la naissance de Marie Menu permettrait d’expliquer des choses bizarres et connexes. Par exemple que la dernière mention de Anne Marie Grusenmeyer, la femme de Laurent Bataille, se trouve au recensement de 1866. Après, elle aussi disparaît complètement des radars. Et elle n’est pas non plus morte à Strasbourg, ni chez son père à Surbourg.
          J’ai déjà essayé de réfléchir à l’idée que leur histoire était en partie liée, et que si je trouvais l’une je trouverais l’autre, mais je n’ai trouvé aucune des deux ! Cela vous donne-t-il d’autres idées géniales ? Dites moi s’il vous plaît ce qu’en pense votre « chien truffier » si précieux ???
          MERCI BEAUCOUP en tout cas ! Ça me donne plein d’idées pour chercher aux archives de Strasbourg, quand le covid nous permettra de voyager librement.
          Catherine Jean

          Répondre à ce message

          • La disparition de Benoite M. 30 janvier 10:46, par Colette Boulard

            Bonjour,

            Je ne pensais pas à un lien, c’est à dire une liaison entre Laurent Bataille et Benoite Menu, L. Bataille devenant l’éventuel père biologique de Marie. Je me suis demandé s’il n’aurait pu prendre un rôle de soutien familial auprès de Benoite et son enfant, liens qui, sait-on jamais, pourraient apparaître au travers d’un acte officiel, dont les actes notariés.un héritage, une vente, une personne mandatée par une autre pour signer un acte chez un notaire...

            Sans relire tout l’article, je pense à autre chose : la justice de paix ! Si l’un ou les deux enfants se sont retrouvés sans parent (père et/ou mère) il y a eu nécessairement réunion d’un conseil de famille par le juge de paix et nomination d’un subrogé tuteur, voire d’un tuteur selon le cas. J’ai le cas dans ma famille. ces documents sont très informatifs et intéressants.

            Répondre à ce message

            • La disparition de Benoite M. 30 janvier 11:44, par Catherine Jean

              J’ignore complètement ces possibilités. Dans quelles archives les trouver ? Si c’est un juge de paix,quelles sont les archives judiciaires ? Et pour les notaires de Strasbourg, il faut tout dépouiller, acte par acte, notaire par notaire, et il y en a beaucoup dans la ville... C’est vrai que pour le moment je n’avais pas fait ce travail, mais je ne savais pas quoi chercher. Si certaines ficelles généalogiques peuvent m’aider, je serais preneuse de tous vos conseils !Merci beaucoup pour toute cette matière à réflexion que vous m’apportez !
              Catherine Jean

              Répondre à ce message

              • La disparition de Benoite M. 30 janvier 14:23, par Colette Boulard

                J’ai relu votre texte, reste scotchée par toutes les recherches entreprises, notamment départs vers l’étranger. C’est impressionnant !

                je suis mal à l’aise avec les « registres domiciliaires » qui semblent différents des recensements. Je ne connais pas ces registres. Je trouverais intéressant de mieux comprendre les indications notées dans chaque colonne des deux séries de documents, ce qui n’est pas flagrant à la lecture des extraits, sur l’article. Il semblerait qu’il soit bien noté pour Marie « enfant naturelle » puis « reconnue ? par le père » c’est à gratter, y compris en lien avec l’aspect juridique du lieu et de l’époque.

                Les deux enfants de Benoite Menu, Charles Auguste né en octobre 1843 à Maubeuge et Marie, née en mars 1846 à Strasbourg, avaient donc environ 12 et 9 ans lorsque leur mère est partie.

                L’aîné vit, dites-vous, chez sa grand-mère (Menu ?),sans doute à Maubeuge si je ne me trompe pas, tandis que la seconde reste chez les Bataille à Strasbourg. Effectivement, au travers de ce que vous décrivez, ce couple semble vient se comporter en grands-parents.

                Logiquement, au vu de leurs âges, il y a dû y avoir une procédure telle que je l’ai indiquée plus haut, une différente pour chaque enfant qui n’ont pas tout à fait les mêmes familles (le couple Bataille n’a pas de droits ni devoirs envers Charles Auguste, par exemple) Or les intérêts de l’enfant, en tous domaines, doivent être gérés avec, en théorie, un contrôle de chaque famille (représentant les père et mère). Donc un dossier justice de paix dépendant de Maubeuge et un autre à Strasbourg, du moins dans le droit français, et sauf erreur de ma part. En archives départementales, série U. A noter que les tutelles de mineurs sont un jour levées ...à la majorité.

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                • La disparition de Benoite M. 30 janvier 16:23, par Catherine Jean

                  Alors les registres domiciliaires sont, si j’ai bien compris, une spécificité de Strasbourg, ou tout au moins de l’Alsace. Donc il est normal que vous ne les connaissiez pas si vous n’êtes pas de la région !
                  Je me suis frottée au problème des mentions diverses. La mention reconnue par le père n’existe que pour les registres domiciliaires, jamais pour les recensements. Or il me semble que les recensements sont des actes administratifs plus contraignants que les registres domiciliaires, qui sont tenus par des employés municipaux dont certains sont bien peu soigneux.
                  Enfin, à Maubeuge tout indique que le père est différent et inconnu. Sinon, on trouverait des signatures Grusenmeyer dans des actes postérieurs, comme à Strasbourg, et même à Nancy fin XIXE siècle . Or ce n’est jamais le cas. On devrait donc chercher aux 2 endroits en les considérant comme 2 événements indépendants ?

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                  • La disparition de Benoite M. 30 janvier 19:36, par Colette Boulard

                    Oui, c’est cela. En tout état de cause, les actes concernant la gestion, ou le contrôle de gestion de la vie quotidienne de chaque enfant vous apprendra des choses, et la situation connue ou non de la mère sera évoquée. Je vous suggère de contacter à l’avance chaque service d’archives départementales pour savoir de quel bureau de justice de paix dépendait [le domicile ] de l’enfant concerné. Cela vous limitera dans vos recherches. A noter qu’un acte « plus récent » fera état d’un acte précédant, ce qui vous aidera parfois.
                    Un de mes grand-pères s’est trouvé orphelin de père avant ses un an ; sa mère a conservé son rôle, devenant, si j’ose dire, tutrice naturelle de son fils, unique enfant du couple. Le conseil de famille s’est tout de même réuni sous l’autorité du juge de paix pour désigner un subrogé tuteur représentant la famille du père. Ce pouvait être un ami proche. Hélas, la mère est elle-même morte deux ans plus tard, il a fallu rebattre les cartes...
                    Cela a impliqué, peu après le décès de la mère,un inventaire soigné des lieux et des biens incluant le détail du mobilier. ( Il y avait en outre des enfants du premier mariage du père ; leurs intérêts devaient aussi être pris en compte)

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          • La disparition de Benoite M. 30 janvier 10:52, par Colette Boulard

            Les tables de successions et absences, qu’évoque Isabelle M., sont aussi une piste intéressante.

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            • La disparition de Benoite M. 30 janvier 11:50, par Catherine Jean

              J’ai cherché dans les tables de succession et d’absence, mais pour Benoite Menu. Je n’ai rien trouvé. En fait, il faudrait que je cherche aussi à Laurent Bataille. Sauf qu’il eT mort en 1870, et que la période est peu propice à la bonne réalisation des formalités administratives... Et éventuellement pas non plus à la conservation ultérieure. Je chercherai quand même quand on pourra voyager sans limitations covid !!! MERCI !!!
              Catherine Jean

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  • La disparition de Benoite M. 29 janvier 12:55, par JOCELYN ODIAU

    Et porquoi ne pas penser qu’elle soit partie avec une autre femme ?

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    • La disparition de Benoite M. 30 janvier 08:42, par Catherine Jean

      Bonjour Monsieur,
      Vu qu’à 18 et 21 ans elle a eu deux enfants naturels de 2 pères différents ça me paraissait la probabilité la plus forte. Mais j’ai cherché aussi des femmes, sans rien trouver. Les femmes qui voyagent seules sont très peu nombreuses.
      Est-ce que ça vous inspire quelque chose de plus ?
      Merci en tout cas pour votre message,
      Catherine Jean

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      • La disparition de Benoite M. 30 janvier 09:59, par JOCELYN ODIAU

        bonjour ,
        elle aurait pu avec une voisine , une amie ou autre partir pour avoir un meilleur salaire dans un atelier , avez vous regardée les femmes de son entourage si elle aussi n’était pas disparues ! elle aurait pu partir vers une autre ville Lyon ou ailleurs ! j’ai retrouvé mon AAAgd père à Nancy alors qu’il possédait une briqueterie avec ses parents dans le Maine et Loire et que la distance est quand même grande et sans trains à l’époque .

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        • La disparition de Benoite M. 30 janvier 11:56, par Catherine Jean

          Je n’ai fait cette recherche que pour le Havre. Elle est infructueuse. Effectivement, je n’ai pas pensé à pister les voisines parties ailleurs, parce que j’ai pensé que dans ce cas, elle n’aurait pas demandé un passeport à l’intérieur vers le havre ? Quel raisonnement logique vous à conduit à Nancy pour votre aïeul ? C’est ça qui me manque !
          Merci en tout cas pour tous ces éléments de réflexion passionnants
          Catherine Jean

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          • La disparition de Benoite M. 30 janvier 12:51, par JOCELYN ODIAU

            Re
            Pour moi , cela était différent j’ai justement trouvé cet ancêtre à Nancy car je connaissais la naissance de son fils à Nancy il s’était marié avec une Vosgienne cousine d’un de ses amis avec qui il travaillait , mais je ne savais pas de ou il venait et c’est une cousine de mon grand père qui m’a dit que ses Ar A gd parents venait de La flèche et j’ai cherche à la Flèche ou je suis tombé sur ce nom comme donateur d’une maison bourgeoise à la ville et en définitive ils étaient de Sainte Colombe commune de la Flèche et il était né dans un village tout à côté mais dans le Maine et Loire partie à la mort de son frère en Algérie mais certainement une dispute avec son père ou son oncle car ils travaillaient ensemble ou ils avaient une fabrique de chaux et tuilerie .
            Maintenant son passeport était pour Le Havre mais rien ne dit qu’elle n’est pas allée ensuite ailleurs et pas forcément à l’étranger , je ne sais si à cette époque l’on devait avoir un passeport différent pour d’autres lieux ? j’ai le passeport de mon A Gd et celui de son épouse mais sur celui ci n’était indiqué ne pas aller dans un autre département ! (en 1911) mais pour vous il faudrait voir quand même si elle n’est pas partie avec une connaissance car partir seul pour une femme à cette époque c’était rare et risqué bonne recherche et je croise les doigts pour que vous trouviez l’issue

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            • La disparition de Benoite M. 30 janvier 16:32, par Catherine Jean

              Re-bonjour Monsieur,
              Dans mon souvenir, on doit à l’époque se munir d’un passeport à l’intérieur dès qu’on quitte son canton, ou son arrondissement je ne sais plus lequel. En tout cas, il s’agit d’un espace de vie quotidienne...
              Je ne sais pas si le prix du document est proportionnel à la distance à parcourir ?
              Quoi qu’il en soit, elle devait avoir une idée précise en faisant ça en anticoincidence avec les mouvements migratoires standards...

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          • La disparition de Benoite M. 5 février 07:51, par Blanc

            Bonjour,
            Pour un départ vers l’étranger par mer, je chercherai un départ depuis le port d’Anvers. Beaucoup d’Alsaciens sont partis de cet endroit dont certains de mes ancêtres.
            Les archives municipales de Strasbourg sont aussi une très bonne source de découvertes au niveau des fiches domiciliaires, le classement étant fait par ordre alphabétique et phonétique des patronymes.
            Bonne recherches !

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  • La disparition de Benoite M. 29 janvier 12:56, par christine williams

    Bonjour
    avez vous essayé www.statueofliberty.org pour voir si elle apparait sur les arrivées à New York ?? c’est gratuit !
    Cordialement
    christine williams

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    • La disparition de Benoite M. 29 janvier 14:32, par Franck Boulinguez

      Bonjour Christine,

      Je ne sais pas si Catherine l’a fait mais moi oui.
      Rien de concluant pour cette période.
      Cordialement

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    • La disparition de Benoite M. 30 janvier 08:51, par Catherine Jean

      Bonjour Madame,
      Oui, j’ai cherché, avec les variantes orthographiques, Bénédicte pour Benoite, et 3 orthographes connues pour Grusenmeyer.
      Mais l’étude d’une autre branche de ma famille émigrée en 1842en Ohio montre qu’à l’arrivée à la Nouvelle Orléans l’épouse rentre sous son nom de femme mariée, pas son nom de naissance. Donc si elle s’est mariée avant de partir je ne pourrais pas forcément la retrouver. D’où mes interrogations !
      Merci en tout cas pour votre message
      Catherine Jean

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    • La disparition de Benoite M. 30 janvier 11:57, par Catherine Jean

      Oui, je l’ai fait. Sans résultat...
      Merci !
      Catherine Jean

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  • La disparition de Benoite M. 29 janvier 17:48, par apradeau

    J’ai moi aussi tout de suite pensé à une émigration vers le Québec, francophone.

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    • La disparition de Benoite M. 30 janvier 08:59, par Catherine Jean

      J’y ai pensé et je ne l’ai pas trouvée. D’une façon générale, on trouve des M enu qui émigrent en Amérique, mais à la fin du XIXE siècle. Elle serait partie une génération plus tôt ?
      En revanche je n’ai cherché que sur des sites gratuits. Je ne voyais pas jusqu’ici l’intérêt de payer au hasard des sites. Si vous avez de bons conseils à me donner, je suis preneuse !
      Merci beaucoup
      Catherine Jean

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  • La disparition de Benoite M. 29 janvier 17:49, par Orson

    Bonjour Catherine,

    Bravo pour tout ce travail entrepris avec rigueur et initiative, et qui est très intéressant.
    Quand ça ne veut pas « matcher », ça sert au moins à éliminer des hypothèses, donc ça fait avancer quand même....
    Comme quelqu’un l’a fait remarquer, il y a beaucoup d’émigrés français en Amérique-du-Sud (souvent originaires du sud de la France) et il y a aussi, ce qu’on sait moins beaucoup d’Allemands (Brésil, Argentine, Chili, etc...). Qu’il y ait eu des Alsaciens et Picards dans le lot, pourquoi pas....

    Mais j’ai du mal à croire à cette hypothèse.
    D’abord parce que si on remet si considérablement sa vie en question (tel que l’a fait Benoîte), alors on ne le fait pas seule (surtout pour une femme), on le fait à plusieurs (au moins deux, ou alors, via une intitution, comme « les filles du Roy », en son temps) en murissant un projet et en le finançant. Or, elle est partie seule et sans le sou.
    D’autre part, toute sa vie, elle a tenté d’accomplir son destin en association avec un homme, sans se projeter dans un avenir individuel. Savait-elle seulement s’il y avait besoin d’une couturière en Amérique ? Savait-elle seulement où était l’Amérique ?
    J’ai l’impression que des réponses, si on peut en trouver sont peut-être à chercher dans la famille Bataille :

    • Comment expliquer que, après un temps non négligeable passé dans cette famille, elle ait été amenée (contrainte ?) à aller habiter (sans sa fille) plus loin et d’ailleurs pas bien loin. Ce n’est pas pour se rapprocher d’un lieu de travail, c’est évident. Madame Bataille l’aurait-elle exigé, tout en gardant la petite fille (sa nièce issue de son frère décédé) et en pourvoyant à ses besoins et à son éducation ?
    • Les époux Bataille ont-ils eu eux-mêmes des enfants ?
    • Qu’est-ce qui a amené Mr Bataille de son Gévaudan natal jusqu’à Strasbourg ? Il n’était pas fonctionnaire, son métier il aurait pu l’exercer à 150 km de son terroir natal (Alès, Avignon, Toulouse, etc...) plutôt qu’à près de 1000km où la langue de la rue n’a rien à voir avec son parler ? Que sait-on au juste de sa carrière et de son parcours de vie ?
    • Qui a financé ce passeport (payant et assez cher) et a-t-il véritablement servi, ou est-ce un moyen de brouiller les pistes ?

    Bien des réponses possibles donc. Vous en avez certainement déjà plusieurs, ça permettra déjà de préciser bien des choses. Même si ça ne « matche » pas encore cette fois.

    Cordialement.

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    • La disparition de Benoite M. 29 janvier 19:23, par Paul Chevassus

      Laurent Bataille est né en 1819 à Saint Avold , Moselle non en Gévaudan , conducteur de diligence .Marié le 24/1/1834 à Strasboug aves Anne Marie Grusemayer . Décédé le 10/7/1870 à Strasbourg .

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      • La disparition de Benoite M. 30 janvier 12:05, par Catherine Jean

        Le fait que Laurent Bataille soit originaire de St Avold constitue pour moi une forme de catastrophe. Les archives du 57 sont spéciales, ce sont les communes qui les mettent en ligne dans le plus grand fouillis, et je ne suis jamais arrivée à me connecter aux archives en ligne de la ville, alors qu’il semblerait qu’elles existent... Je vais peut-être reprendre des contacts aux AD du 57 pour me faire expliquer les particularités ?? Merci beaucoup
        Catherine Jean

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        • La disparition de Benoite M. 30 janvier 14:30, par Paul Chevassus

          CAD que l’histoire de ce département a été pour le moins heurtée , annexions allemandes , 2 guerres mondiales ,grande histoire industrielle ,ça doit perturber l’état civil ......

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    • La disparition de Benoite M. 30 janvier 12:17, par Catherine Jean

      Bonjour Monsieur et merci pour votre long message très gentil !
      Non, les Bataille n’ont pas eu d’enfants. Et oui, tout montre qu’ils ont élevé Marie Menu comme leur fille.
      Pour le moment je ne sais pas si ils ont évincé Benoite Menu, ou bien si elle s’est effacée pour des raisons personnelles. Après tout, elle avait laissé son fils à sa mère à Maubeuge, et elle ne l’a jamais fait venir à Strasbourg, ni ne semble l’avoir jamais revu. Donc elle ne semble pas lui avoir été particulièrement attachée, et on peut étendre cette supposition à sa fille ? Ce qui me manque, c’est quelque chose qui s’est passé entre 1848 et 1854. Je n’ai pas trouvé de livre sur l’histoire de Strasbourg sous la deuxième république et le second empire .peut-être sa condition d’ouvriere expliquerait son départ ?
      Surtout Faites moi part de vos idées !
      Catherine Jean

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  • La disparition de Benoite M. 29 janvier 20:19, par Isabelle M

    Bonsoir Catherine,

    Avez-vous regardé s’il y a l’équivalent en Belgique des tables de successions et absences ? Si c’est le cas lors du décès de la mère de Benoîte peut-être y-a-t-il un acte référencé dans ce type de table, et dans cet acte il pourrait être fait mention de sa fille et de son décès.

    Si vous avez suivi la trace du fils de Benoîte, Charles Auguste, qui a du hériter de sa grand-mère, il y a peut-être quelque chose à trouver dans un acte notarié le concernant ? Il n’y a plus qu’à souhaiter que cette gd-mère ait eu quelques biens à transmettre...

    Cordialement
    Isabelle M

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    • La disparition de Benoite M. 30 janvier 16:41, par Catherine Jean

      Bonjour Madame,
      Je vais explorer cette piste à laquelle je n’avais pas pensé dès que le covid me permettra de reprendre une vie normale ! Mais en fait j’ai peu d’espoir. Il n’y a pas d’argent à transmettre et sans doute presque aucun bien. Et de plus, on n’est pas comme dans le sud de la France en pays de droit écrit. Dans le Nord et même l’est, on ne fait d’acte que quand il y a une très bonne raison !
      En tout cas, encore merci !
      Catherine Jean

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  • La disparition de Benoite M. 30 janvier 00:00, par Gérard Corbière

    Bonjour Catherine,

    Sur l’acte de mariage de Marie, le 6 mars 1873 à Strasbourg, il est noté Benedicta Menu comme mère de la mariée.
    https://www.familysearch.org/ark:/61903/1:1:FXLF-BQ3
    Peut-être faut-il également poursuivre les recherches avec cette orthographe.

    Cette histoire familiale et cette disparition présentent un certain nombre de similitudes avec celles que j’avais moi-même relatées en juin 2014 dans un article intitulé « L’étrange destin des Filles Clapasson » que vous pouvez également retrouver sur ce site. Par le biais de mes recherches, j’avais pour ma part pu retrouver la trace d’une aïeule partie en 1895 du Havre vers les Etats-Unis et de sa fille émigrée quelques années plus tard au Canada.

    Je pense donc que la présence de Benoîte au Havre n’était pas due au hasard, cette ville étant la point de départ vers New-York notamment, même si ce n’était pas toujours le point final de destination. Malheureusement, les quelques recherches que je viens de faire en ce sens au sujet de Benoîte sont pour l’instant restées infructueuses mais je vous encourage à poursuivre.
    Cordialement,
    Gérard

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  • La disparition de Benoite M. 30 janvier 11:45, par thory

    Bonjour,
    pour info, j’ai cherché sur le site desarmementshavrais (je ne sais pas si vous l’aviez regardé) mais hélas pas de passager au nom de Benoite MENU : liste des passagers pour Montévidéo de 1850/1859 - San-Francisco 1851/1863 - Par contre, avez-vous essayé de voir comment elle s’est rendue au Havre si elle y est bien arrivée - As pu avoir un problème sur le trajet ou bien s’est arrêtée en route ? Hélas tout est possible.
    Cordialement.
    Brigitte Thory

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    • La disparition de Benoite M. 30 janvier 16:49, par Catherine Jean

      Bonjour Madame,
      Benoite pouvait aller au Havre par la route ou en train. Impossible de savoir quel moyen de transport elle a privilégié. D’après ce que j’ai lu, la 3e classe n’était pas très chère.
      Et oui bien sûr j’ai pensé à un décès sur la route, mais où ? Pas à Paris selon l’état civil reconstitué. J’ai regardé un certain nombre de villes, comme Rouen, Meaux, etc... j’en ai même fait une carte ( je suis géographe ) .Mais je n’ai rien trouvé.
      Ai-je oublié quelque chose ?
      Catherine Jean

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  • La disparition de Benoite M. 30 janvier 12:37, par Roseline Huet

    Bonjour,
    Je suis abonnée au CGIV (35) sur le dernier numéro, il y a un article intitulé "destins de femmes natives d’Ille et Vilaine (filles de joie )à Brest au 19 e siècle.
    Brest comptait 900 prostituées !
    Les sources sont les archives municipales de Brest , Le Havre étant un port, il devait y avoir nombre de maisons closes, c’est peut-être une piste à envisager.
    A cet époque , une femme qui travaillait 12 heures gagnait 1,50 franc par jour. Une nuit avec un officier de marine rapportait 10 francs. La pauvreté, la misère fait basculer la vie.
    Cordialement,

    R. Huet

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  • La disparition de Benoite M. 30 janvier 13:39, par Jeffray Sylvie

    Bonjour, avez vous regardé les départs à partir de Bordeaux ? J ai fait une recherche pour une amie fin XIX mi XXe siècle. Il s agissait d’ un couple parti separement à plusieurs années d’écart, l un du Havre, l’autre de Bordeaux...pour les Amériques.... Peut être une piste

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    • La disparition de Benoite M. 30 janvier 16:53, par Catherine Jean

      Merci beaucoup, je chercherai mais pour le moment j’ai du mal à imaginer qu’elle n’ai pas pris un passeport à l’intérieur vers Bordeaux dans ce cas-là.
      Catherine Jean

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  • La disparition de Benoite M. 30 janvier 16:57, par Jacqueline Isnel-Guérin

    Bonjour Catherine,
    En consultant Family Search (version gratuite : il faut simplement créer son compte) avec Benoite MENU naissance entre 1820 et 1830 on trouve au bas de la 1re page de résultats : Benoit MENUT sexe F agée de 28 ans née en BAVARIA GERMANY qui embarque sur le Lexington au Havre le 24/02/1855 !
    Est-ce que « Bavaria » n’a pas été confondu avec Belgique mal prononcé par Benoîte et mal compris par l’employé enregistrant les passagers ???
    Je vous indique le lien
    https://www.familysearch.org/ark:/6...
    mais je ne suis pas sure qu’il fonctionnera pour vous, dans ce cas donnez moi votre adresse email je vous adresserai la copie d’écran ou nous verrons si Franck, Michel ou Thierry peut l’ajouter sur le site.
    MAIS/ET ... 2 ou 3 lignes au-dessous on trouve Benoit MENUT sexe M né en 1827 en France embarqué sur le navire Lexington. Bizarre
    Certes cela ne correspond pas exactement à votre Benoite Menu mais en 1855 à un âge qui est le sien je dirai que la personne de sexe F c’est bien elle, qui émigre aux Etats-Unis.
    J’avais tiré les mêmes conclusions que Martine Hautot : soit L.Bataille a « piqué » l’héritage de Benoite, soit il a « trucidé » Benoite ... l’un n’empêchant pas l’autre  😄 à savoir il la tue pour disposer de l’héritage ! C’est horrible cette généalogie qui nous fait porter gratuitement des accusations sur celles et ceux que nous tenons tant à « faire revivre » ! Il faudrait voir dans Retronews s’il y a eu crime ou ... accident !
    Je penche pour l’hypothèse suivante : votre Benoite est partie le 24/02/1855 aux Etats-Unis où elle a fait fortune (même modeste) et à sa mort L. Bataille a « bénéficié » de son héritage !
    Effectivement les tables successions et absences de pourraient vous apporter quelques informations.
    Bonne suite ... et n’oubliez pas de nous tenir informés. Bon week-end

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    • La disparition de Benoite M. 30 janvier 18:27, par MILERT Michel

      Pour compléter cette belle recherche, j’incline plutôt pour une déclaration volontaire sur « Bavaria », mais dans quel but ? La destination semble la Nouvelle Orléans.

      Michel Milert

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      • La disparition de Benoite M. 31 janvier 09:28, par Catherine Jean

        Bonjour Monsieur
        Il reste possible qu’elle soit partie avec un de ces « bavarois », habitant le Palatinat, à quelques dizaines de km de Strasbourg de l’autre côté de la frontière . Ils sont nombreux à cette époque et assez mobiles. Et il ne faut pas oublier que le Palatinat à été un département français sous la République et l’Empire. On trouve des familles réparties de part et d’autre de à frontière. C’est d’ailleurs mon cas.
        Merci en tout cas pour la pierre que vous apportez à mon édifice !
        Catherine Jean

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    • La disparition de Benoite M. 30 janvier 18:31, par martine hautot

      Il me semble que la piste de Jacqueline ,est la bonne .Sur le document original de Family search on a bien le départ du havre ,arrivée à la nouvelle-Orleans et mention du sexe féminin.Etant partie en Janvier de Strasbourg ,vu le temps de transport et celui pour trouver un embarquement ,(il y avait beaucoup de candidats qui campaient parfois sur les quais) ,un départ en février me paraît logique .On a un autre document avec une liste de passagers,ce sont essentiellement des bavarois ,d’ où la confusion possible.
      la deuxième fiche dont l’original n’est pas joint me paraît moins fiable :départ d’ un port du Pérou.
      Reste à trouverce qu’elle a fait à la nouvelle orleans !

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    • La disparition de Benoite M. 30 janvier 19:45, par Paul Chevassus

      Et pour Jacqueline : Hip hip HOURRAH !!!!

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      • La disparition de Benoite M. 31 janvier 09:32, par Catherine Jean
      • La disparition de Benoite M. 31 janvier 12:26, par Jacqueline Isnel-Guérin

        Merci de votre enthousiasme ... mais avant les Hourras on vérifie tout de même qu’il s’agit bien de l AAAAGM de Catherine car il existe
        pas mal d’homonymes portant les patronymes MENU et MENUT associés à Benoîte et Benoit !
        Mais sexe, âge, date et port de départ de cette « trouvaille » me laissent optimiste !
        Il est peu probable qu’elle soit partie seule, à tout le moins elle avait une connaissance (autre membre de la famille, ami(e)) qui devait l’accueillir là-bas.
        La littérature sur les émigrations aux US est dense, les archives départementales ont aussi des courriers adressés aux maires par les émigrants, des échanges avec les préfectures et bien sûr la mine d’or des registres notariés ! Il faut aussi chercher dans les journaux locaux (en France et aux US) qui donnaient des nouvelles des émigrants, faisaient état de leurs dons et pour commencer sur Family Search le lien suivant https://www.familysearch.org/wiki/f... sur l’émigration.
        Les annuaires aux US sont aussi une piste !
        Michel Clément et Patrick Caffarel ont écrit un livre remarquable sur « L’émigration des Haut-Alpins aux Amériques ». Beaucoup d’informations qu’ils donnent peuvent s’appliquer à tous les émigrants aux Amériques !
        A bientôt !

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    • La disparition de Benoite M. 31 janvier 08:50, par martine hautot

      Bonjour et bravo ,Peut-être aussi que Benoîte envoyait des USA de l’argent au couple Bataille pour payer la pension de la petite et que Laurent bataille en a déduit que Benoîte était décédée lorsque les versements ont cessé ?

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    • La disparition de Benoite M. 31 janvier 09:23, par Catherine Jean

      Bonjour Madame,
      J’en reviens pas, vous avez trouvé ! Et ça semble si facile avec vous que je me demande comment j’ai pu tourner autour du pot aussi longtemps ! Merci, merci, merci ! Vous êtes géniale !
      Je rentre chez moi demain ( suis dans l’arriere pays pour gérer l’hospitalisation de mon beau père dans un état grave ). Je me mettrai à ce moment-là sur le site, et si je coince je vous recontacte. Je veux regarder la liste des passagers, car j’ai fait une liste alphabétique des gens susceptibles d’être partis avec elle. Et c’est plus facile de pister plusieurs personnes qu’une seule.
      Merci aussi pour l’article. Mais je sais déjà un certain nombre de choses sur la Nouvelle Orléans, une autre partie de ma famille y étant déjà passée en 1843 lors de son émigration.
      À l’époque la Bavière commence de l’autre côté du Rhin. Pas forcément étonnant donc qu’on s’assimile, surtout si elle parle alsacien. Pour qui ne connait pas, ça ressemble à l’allemand.
      De toutes façons, je vous tiendrai informée de la suite de mes recherches ! Combien de temps ce forum reste-t-il ouvert ?
      Encore merci
      Catherine Jean

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      • La disparition de Benoite M. 31 janvier 10:05, par Paul Chevassus

        Il me semble bien que c’est le Palatinat bavarois , « de l’autre côté de la frontière » La Bavière (actuelle) est plus à l’est.

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        • La disparition de Benoite M. 31 janvier 10:26, par Catherine Jean

          Oui vous avez raison mais dans les actes d’époque de la partie de ma famille qui habite Burrweiler en Palatinat il est toujours écrit Bavière sans autre précision. Donc ce doit être possible aussi pour ces émigrants ?

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          • La disparition de Benoite M. 31 janvier 12:03, par Paul Chevassus

            Le Palatinat a « appartenu » un temps au Royaume de Bavière , qui ne se faisait pas prier pour l’appeler Palatinat ’bavarois’ !!!! On peut aussi supposer qu’un groupe de connaissances de la région s’est reformé au Havre et qu’elle a été assimilée ,pour sa nationalité ,au groupe d’émigrants....

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            • La disparition de Benoite M. 31 janvier 17:03, par MILERT

              Bonsoir,
              Je pense avoir été trop concis dans mon intervention. Au Havre, elle se dissimule dans un groupe de BAVAROIS afin d’être moins facilement identifiée. En réalité, elle s’enfuit. Qui fuit-elle ? un homme ?, la police ?
              Réponse peut-être en Louisiane.

              Quelle enquête haletante !

              Michel Milert

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    • La disparition de Benoite M. 1er février 19:20, par catherine Jean

      bonsoir madame,
      je me suis mise sur le site que vous m’indiquez et j’ai accédé à la fiche de Benoit Menut. En fouinant, j’ai constaté qu’il existe des actes concernant sa fille Marie dans lesquels elle est répertoriée sous cette orthographe précise que vous avez trouvée. Je pense donc effectivement que c’est elle.
      Dans la liste des passagers, je n’ai retrouvé personne que j’aie déjà recherché. je recommencerai demain pour être bien sûre, car certaines pages sont difficiles à lire. Il y a quand même pas mal de patronymes alsaciens dans la liste des passagers !
      Le bateau est à vapeur, elle devait donc avoir quand même un peu d’argent pour pouvoir se le payer ? Elle est arrivée à la Nouvelle Orléans le 24 février, cela signifie qu’elle est partie au plus tard vers la mi janvier du Havre, elle a donc forcément pris le train. L’itinéraire routier lui prenait trop de temps. Elle avait donc plus de moyens que ce que j’attendais d’une couturière sans qualification...
      dans la liste des passagers, j’ai cherché spécialement les gens qui s’étaient inscrits juste avant ou après elle sur le rôle des passagers. Il y a un Frédéric Pfeiffer (un patronyme très courant à Strasbourg), tailleur, un peu plus vieux qu’elle, que je vais tacher d’étudier d’un peu plus près, au cas où...
      Je vous raconterai la suite quand j’aurai avancé, si j’y arrive !
      Encore merci !
      Catherine

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  • La disparition de Benoite M. 7 février 18:28, par jeannine blehs

    pour information, j’ai pu consulter et retrouver trace d’une arrière grande tante qui était partie aux usa en allant sur le site d’ellis island,sans payer quoi que se soit:mais j’avais crée un compte et je crois que j’avais eu 15 jours « gratuits »
    et évidemment c’est en anglais.
    j’ai aussi eu accès aux registres de recensements américains mais il faut d’abord avoir une idée de l’état où chercher
    en principe sur la liste des passagers des bateaux il est indiqué le lieu où l’on va et chez qui ou, qui est son contact à l’arrivée
    j’ai aussi pu consulter le registre du cimetière où elle est enterrée
    https://www.findagrave.com
    je viens seulement de voir tous les autres messages précédents ,vous n’avez peut être plus besoin de ces renseignements de base mais on ne sait jamais.
    bonne chance

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    • La disparition de Benoite M. 8 février 07:53, par Catherine Jean

      bonjour Madame,
      et merci pour votre message. Il paraît à peu près certain maintenant que mon ancêtre a débarqué à la Nouvelle-Orléans fin février 1855. sur le rôle des passagers les renseignements sont des plus fragmentaires, et il n’y a aucun lieu de destination. Or on sait qu’à l’époque, 6/7e des passagers qui débarquaient à la Nouvelle-Orléans n’y restaient pas. Pour le moment, je n’ai aucune idée de l’endroit où chercher. Et chercher dans une quarantaine d’Etats, par comtés, c’est trop vaste ! J’essaie donc de rechercher dans la liste des passagers quelqu’un avec qui elle aurait pu partir, car il me paraît peu probable qu’une femme seule fasse ce voyage ! Lire l’anglais n’est pas un problème pour moi, à condition de savoir où !!! Si vous avez d’autres idées, je suis preneuse !
      merci encore,
      Catherine Jean

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  • La disparition de Benoite M. 8 février 11:05, par Estelle CAQUELIN

    Bonjour,

    Et si en effet son projet était bien de partir mais que pour une raison X ou Y elle était décédée dans la rue accident ou assasinée je sais je suis sombre mais impossible de l’identifier ?

    Avez vous regardé les articles de journaux de l’époque de décés de femme qui se serez passé à proximité de son lieu d’habitation ?

    C’est une piste comme une autre et cela pourrait expliquer qu’elle ne donne plus de nouvelles ?

    Répondre à ce message

    • La disparition de Benoite M. 9 février 10:54, par catherine Jean

      bonjour Madame,
      il semblerait qu’elle soit bien arrivée à la Nouvelle Orléans. Il est possible qu’elle y soit décédée dans des circonstances telles que celles que vous décrivez, la ville étant très peu sûre à cette époque. Mais j’avoue que je ne sais par où commencer pour les journaux (et les langues : allemand ? anglais ? français ??). Je vais donc commencer par des pistes qui me paraissent plus abordables !!!
      merci beaucoup en tout cas,
      Catherine Jean.

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      • La disparition de Benoite M. 14 février 08:23, par Makine RICHIR

        Bonjour,
        Je suis votre recherche ainsi que tout ce qu’on vous propose. C’est passionnant. Avez-vous trouvé quelque chose de nouveau ?
        Bonne journée
        Cordialement
        Makine

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        • La disparition de Benoite M. 14 février 10:19, par Catherine Jean

          bonjour !
          je suis en train de dépouiller le recensement de 1860 à la Nouvelle Orléans. Même si j’ai l’habitude de ces dépouillements je vais très lentement, parce qu’aux USA les femmes apparaissent en général sous leur nom d’épouse et pas sous leur nom de baptême. Ce qui m’impose de regarder aussi tous les prénoms ! en 1 registre 1/2, je n’ai trouvé aucune Benoite... mais je n’ai pas encore abordé les quartiers allemands ni le Carré français. Donc je ne désespère pas encore ! Jusqu’ici, la partie de la ville que j’ai dépouillée est pleine d’irlandais, avec leurs Bridget et leurs Ellen. Je tiendrais bien sûr tout le monde au courant si jamais je trouvais !!!
          Merci pour votre soutien !
          Bien cordialement,
          Catherine Jean

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  • La disparition de Benoite M. 4 juin 08:45, par catherine Jean

    Bonjour à toutes et à tous !

    ça m’a pris bien trois mois, mais ça y est, j’ai fini de dépouiller le recensement de la Nouvelle-Orléans en 1860, environ 170 000 habitants quand même, et je n’y ai pas trouvé Benoite Menu. Bien sûr, il y a une chance que je l’ai loupée, certains agents recenseurs écrivant vraiment très mal, et quelques anglophones ayant visiblement du mal avec les néo arrivants francophones. D’autre part, certaines pages ont leur encre complètement effacée, donc...
    Mais quand même, la probabilité de très loin la meilleure est qu’elle ne soit pas restée à la Nouvelle-Orléans !
    Je repars donc à Strasbourg consulter les archives pour une éventuelle tutelle de sa fille, ou bien les actes notariés. Eventuellement aussi les journaux d’époque, pour comprendre ce qui l’a attirée là bas juste à ce moment là !
    Je vous tiendrai au courant si ça vous intéresse toujours !
    Encore merci à toutes et tous !
    Catherine

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