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L’étrange convoi Citroën de juin 1940


mercredi 24 novembre 2010, par Michelle Schott

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Voici l’étrange histoire qui est arrivée à ma famille en juin 1940. Depuis longtemps déjà, j’essaie de raviver mes souvenirs, mais je ne trouve aucun document ni commentaire sur l’épisode que vous allez découvrir...

En 1940, nous habitions Paris et papa travaillait à l’usine Citröen. Je n’ai pas connu l’exode de Paris car papa, peut être voyant arriver les choses, nous avait envoyés, maman et moi, vivre quelque temps avec mon grand-père et ma grand-mère à Nogent-sur-Marne.

Après un certain temps, probablement à cause des tensions liées aux événements des premiers mois de l’année 1940, nous sommes partis à La Baule quelques mois avant l’exode. J’avais 6 ans.

Papa continuait à travailler chez Citroën à Paris. C’est alors que le patron de Citröen choisit mon père pour emmener tous les ouvriers de la fabrique se cacher, afin d’échapper aux réquisitions au profit des usines d’armement en Allemagne.

Je ne sais pas pourquoi il a choisi mon père, qui n’avait aucun poste de direction. Il était peut-être chef de la ligne de montage, je ne sais pas. Où peut-être était-il un leader parmi les ouvriers.

Papa est alors venu nous chercher à La Baule, maman et moi, pour nous ramener à Paris.

Peu après, mon père est sorti de Paris à la tête de tout un convoi de camions Citröen emmenant tous les ouvriers et leurs familles, ainsi que maman et moi. Je ne sais pas le nombre de camions mais ils étaient nombreux, tous identiques. Mon père s’était vu confier une voiture prototype de sport (rouge, si je me souviens bien) pour qu’il accompagne le convoi en faisant des tas d’aller-retour tout au long, pour voir si tout allait bien.

Nous avons retrouvé le convoi à Niort. Je me souviens que nous avons couché dans cette ville. Pour maman et moi, papa avait trouvé une chambre chez l’habitant. Je me souviens que la dame avait un crapaud qui vivait dans un pot en terre avec une petite échelle. il lui montrait le temps qu’il allait faire en montant ou descendant l’échelle. Tous les autres ouvriers et leur famille étaient hébergés dans des écoles, la mairie ou d’autres bâtiments publics.

Puis le convoi est parti en direction des Landes. Tous les ouvriers de Citröen se sont alors installés dans la forêt landaise où ils ont monté des baraques de bois pour vivre au milieu des pins.

Papa nous a installés, maman et moi, dans une maison à la sortie de la petite ville du Taillan-Médoc, là où commençait la forêt des Landes.

JPEG - 107 ko
La maison au Taillan.
Moi à 6 ans, devant cette maison au Taillan, où les propriétaires nous avaient cédé la partie arrière de leur maison.

Mon père était chargé du ravitaillement de tout ce monde. Le Taillan était le point final du tramway venant de Bordeaux.

Tout le monde, je l’ai su après, pensait que la guerre allait durer trois ou quatre mois !!!!

J’imagine que le directeur de Citroën pensait cacher ses ouvriers quelques mois avant de faire revenir son personnel à Paris.

Papa devant la maison au Taillan.Nous sommes restés au Taillan un an et trois mois, de juillet 1940 à septembre 1941. Puis toutes les familles se sont dispersées pour aller rejoindre d’autres parents.

Pendant tout ce temps-là, le patron de Citröen a pourvu à l’alimentation de tous ses ouvriers afin qu’ils ne partent pas travailler en Allemagne.

Après ce long épisode, mon père a trouvé un emploi dans une fabrique de Pontarlier Il y est resté jusqu’au jour où les Allemands, qui l’avaient cherché pendant toute la guerre, l’on retrouvé.

Informés par le patron de l’entreprise, nous sommes partis en pleine nuit et ainsi plusieurs fois pendant la guerre. J’ai changé d’écoles des tas de fois !

Peut-être que quelqu’un, dont le père était ouvrier chez Citröen, se rappelle aussi, quand il était gosse, de cette épopée dans les Landes avec sa famille ?

Pour ma part, je n’arrive pas à trouver la moindre information sur cet épisode Citroën au début de la guerre. Je ne l’ai pourtant pas rêvé !

J’espère que quelqu’un, en lisant ces lignes se rappellera de son enfance et de cette étrange histoire. J’espère que mon texte suscitera d’autres témoignages.

Aujourd’hui, j’habite au Brésil où nous avons émigré en 1948 alors que j’avais 14 ans.

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66 Messages

  • L’étrange convoi Citroën de juin 1940 26 novembre 2010 09:36, par Jean-Louis MARSSET

    Voici le titre d’un ouvrage qui évoque l’exode des ouvriers Citroen dans les Landes : page 178 « Un travail inatendu »
    Lisible sur internet.
    Travailler dans les entreprises sous l’Occupation : actes du Vè colloque du GDR du CNRS « Les entreprises françaises sous l’Occupation », tenu à Dijon, les 8 et 9 juin 2006 et à Besançon, les 12 et 13 octobre 2006
    Christian Chevandier, Jean-Claude Daumas
    Jean-Louis MARSSET

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    • L’étrange convoi Citroën de juin 1940 27 novembre 2010 02:23, par Michelle Schott

      Merci beaucoup Jean Louis.
      Grace à vous je vois finalement un rapport parlant de cet épisode de ma vie qui était complètement caché dans la presse et conclusion assez mystèrieux.
      Évidemment je n´avais pas rêvé ou imaginé, comme certainnes personnes me l´avais fait entendre.
      J´ai copié la page du livre que vous m´avez recommandé.
      Bien sûr j´étais très petite et je ne me rendais pas bien compte de ce qu il se passait, comme l´énorme bombardement sur Bordeaux, vu du Taillan, où mon père m´avait dit que c´était des feux d´artifice.
      Mentionné sur le livre, je me souviens très bien du nom de Castenau et de Sanguinet.
      Merci encore Jean louis pour m´avoir donné ce cadeau.
      Michelle

      Répondre à ce message

  • L’étrange convoi Citroën de juin 1940 27 novembre 2010 11:03, par benquet née pourchet

    bonjour j’ai habité PONTARLIER de 1929 à 1937 y étiez vous je suis née en 1928 donc un peu plus agée que vous

    Répondre à ce message

  • L’étrange convoi Citroën de juin 1940 27 novembre 2010 13:02, par jadelice

    Bonjour,

    Moi aussi j’habite au Brésil où je suis née en 1950.
    Mes parents sont arrivés dans le nord du Bresil en fev 1949.
    Mon père était resistant à Paris et ma mere infirmiere de l’Assistance Publique de Paris...

    Les guerres !... quel gachit ! combiens de familles perdues de vue, et notre génération en souffre encore les conséquences !

    Comment retrouver sur le net (par e.mail) cette personne qui évoque son histoire SVP ?
    Jadelice

    Voir en ligne : L’étrange convoi Citroën de juin 1940

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  • L’étrange convoi Citroën de juin 1940 27 novembre 2010 13:47, par ALAIN GALLAND

    Toute cette histoire est poignante de vérité. Il ne s’agit pas d’un roman, comme il en coule tant. C’est une histoire vraie et vécue que l’on sent.
    On reconnait aussi le sens familial, paternel, l’humanité de toutes ces anciennes entreprises qui ont fait la gloire de la France.
    A quand, un film documentaire à la télé ?
    Bravo à votre belle histoire.
    Je pense aussi que cela a été très dur de vivre ce moment particulier pour ceux qui comprenaient le sens car ayant déjà vécu la « Grande Guerre ».
    Alain GALLAND LE MAIGNENT

    Répondre à ce message

  • L’étrange convoi Citroën de juin 1940 27 novembre 2010 14:45, par AARNAUD

    Non, vous n’avez pas rêvé !! et qu’elle joie de vous lire : mon grand-père, Albert GUYETANT, a organisé le convoi Citroen et l’installation de Niort, cela fait des années que je cherche en vain des traces de ce passé !! Citroën fait un blocage complet de ses archives et part quelques lignes laconiques à droite et à gauche évoquant cet épisode, rien, aucune preuve alors merci pour votre témoignage !!ce sont ma mère et mon oncle, enfants à l’époque, m’ont parlé de cette période et c’est pour eux que je fais ces recherches.

    Répondre à ce message

  • Bonjour Michelle,
    Le Groupe PSA Peugeot Citroën a ouvert en septembre 2010 un centre d’archive qui rassemble des documents en provenance de tous les sites du groupe et qui permet de retracer 200 ans de l’histoire industrielle du groupe.
    Les archives traitent de sujets aussi variés que l’organisation, la conception, les achats, la fabrication, la commerce, la communication, la finance ou les ressources humaines.
    L’accès à ces différents fonds est possible à condition d’en faire la demande en fonction de votre besoin et sous conditions à :
    Centre d’archives de Terre Blanche
    34, rue du Commandant Rolland
    25310 HERIMONCOURT
    Vous y trouverez peut être les réponses à vos questions.
    Cordialement
    Frédéric

    Répondre à ce message

    • L’étrange convoi Citroën de juin 1940 27 novembre 2010 17:57, par AARNAUD

      Désolée Frédéric, mais les archives Citroën bloquent les infos. j’ai bien évidement essayé cette piste en premier, ça ne marche pas, toutes les demandes sont refusées, ils répondent qu’ils n’ont rien. Ils n’ont soit disant aucune trace non plus de mon grand père, responsable de l’industrialisation et de la diffusion des plans pour le lancement des outillages au BE de Javel !!! Ce refus systématique m’a été confirmé par plusieures personnes qui ont elles aussi tenté le coup, y compris par des anciens de Citroën.

      Répondre à ce message

    • L’étrange convoi Citroën de juin 1940 27 novembre 2010 19:58, par thierry Bingen

      Je confirme l’absence de communication de établissement Citroen ayant moi même vainement tenté d’obtenir des informations sur le Beau frere de André Citroën Jacques Maurice Alfred Bingen qui a travaillé avec lui avant la guerre.
      Je n’ai pas essaye ce nouvel accès, que je découvre.

      Répondre à ce message

      • L’étrange convoi Citroën de juin 1940 27 novembre 2010 21:48, par Michelle Schott

        Mes amis ( je ne sais pas comment vous appeler ! )
        Je suis tellement touchée par toutes ces réponses que je n´ai pas de mots.
        Brusquement Thierry Sabot me tend la main pour m´aider, et son article m´ouvre enfin des réponses.
        Bien sûr celle de AARNAUD m´a le plus touchée, car enfin un témoignage !!!
        Je remercie aussi celui de Alain GALLAND LE MAIGNENT qui m´a été droit au coeur.
        Pour les autres qui parlent du silence des archives de Citroën, en particulier celui de Colette, peut être qu´il n´y a RIEN dans les archives, car vous pouvez imaginer que cette histoire a du être terriblement cachée ( d´ailleurs incroyable à l´époque, je veux dire garder le secrêt ). Mais si découverte, cela aurait pu provoquer une catastrophe genre : les allemands encerclant le camp, embarquant tout le monde dans des trains ( seulement les hommes ) en direction usines d´armement en Allemagne, mon père fusillé avec quelques autres, et peut être les dirigeants de Citroën emprisonnés ou fusillés aussi pour cacher leurs ouvriers.
        Voila je pense que c´était peut être le motif.
        Je vous remercie tous pour m´avoir envoyés tous ces messages
        Michelle

        Répondre à ce message

  • L’étrange convoi Citroën de juin 1940 27 novembre 2010 21:30, par Christiane Pavy, veuve Aubert

    de Christiane Aubert, née PAVY
    chrosine.aubert@orange.fr

    Je suis née en 1938,et mon père, qui était chauffeur de camion chez Citroën, quai de Javel, nous a emmenés ma mère mes grand-mères ma tante à Bordeaux, où nous sommes restés quelques mois, puis nous sommes retournées dans la région parisienne. Je n’ai pas de souvenirs personnels, j’étais trop petite, et je me suis toujours demandé comment mon père avait pu continuer à travailler chez Citroën en ayant emprunté le camion.
    J’étais loin de me douter, que ce voyage avait été organisé par Citroën !
    Je vous suis très reconnaissante d’avoir éclairer mon passé.

    Répondre à ce message

  • L’étrange convoi Citroën de juin 1940 27 novembre 2010 23:54, par Bigoude

    Je ne puis vous donner aucun renseignement, hélas. Mais je veux simplement vous dire bravo ; notre génération, qui a surement beaucoup à raconter sur cette enfance pendant la guerre, est bien silencieuse. C’est bien que vous en parliez. Amicalement. Denise 73 ans.

    Répondre à ce message

  • L’étrange convoi Citroën de juin 1940 28 novembre 2010 07:04, par vignacq

    J’ai connu une personne du service médical qui me parlait de l’exode jusqu’à Niort, mais je pensais que de là, ratrappé par les allemands, il était revenu sur Paris avec ses collègues. Il y a peut être eu plusieurs départs de convoi.

    Répondre à ce message

  • L’étrange convoi Citroën de juin 1940 1er décembre 2010 15:14, par Gabriel LARDEAU

    Je peux apporter un modeste témoignage du passage à Niort d’un convoi de véhicules Citroën en juin 1940. Un oncle par alliance, Maurice PANNELIER, parisien travaillant chez Citroën, conduisait un camion. Il s’est arrêté à Niort où nous habitions pour saluer mes parents (j’avais 15 ans). Ils sont allés ensuite vers la Charente Maritime (région de Marennes - La Tremblade).
    C’était avant le 17 Juin, jour où j’ai vu les premiers motocyclistes allemands en avant-garde, tout prêt de notre domicile.
    Gabriel LARDEAU

    Répondre à ce message

    • L’trange convoi Citron de juin 1940 1er septembre 2012 07:23, par CARRE - SAINT-MARTIN

      Bonjour,
      Ce n’est pas au sujet du convoi citroen que je vous joins, mais votre nom m’intrigue ; en effet, toujours pendant la guerre, nous avons connu Limoges Camille LARDEAU, qui avait l’poque environ 20 ans ; il tait dans un camp de jeunesse (camps crs par Ptain pour viter le dpart des jeunes au STO) et son pre s’appelait Gabriel.
      Je sait bien que vous n’tes pas ce monsieur, mais peut-tre membre de cette famille dont j’aurais grand plaisir avoir des nouvelles.
      Merci de m’avoir lu et mille excuses d’avoir dtourn le but de ce forum.
      Monique SAINT-MARTIN

      Répondre à ce message

  • L’étrange convoi Citroën de juin 1940 1er décembre 2010 16:51, par Aline CASSEL née MARTINET

    Mes parents et moi avons été évacués à Arsac – Médoc (à une quinzaine de km au nord de Taillan) du 26 août 1940 au 25 juillet 1942.

    En 1940, mon père était « contrôleur châssis » chez CITROEN quai de Javel, à Paris. Il fut envoyé sur le chantier d’Arsac en affectation spéciale comme bûcheron dans le cadre de la « Lutte contre le chômage ».

    Mes parents firent le voyage par le train, me prenant au passage chez ma grand-mère. J’avais trois ans mais je garde des souvenirs très précis de notre arrivée au village. La petite maison qui nous fut attribuée n’avait ni eau, ni électricité, ni chauffage. Ma mère, citadine, s’était ébouillanté un pied en cuisinant à l’âtre de la cheminée. La lampe à carbure qui nous éclairait sentait mauvais. La nourriture était rare et le vin, dans cette région de vignobles, absent de notre table. Mes parents élevèrent un petit cochon, Totote, qu’il fallut, par nécessité et le cœur gros, tuer très rapidement. Notre petite famille fut bien accueillie par les villageois (nous poursuivons toujours des liens amicaux avec nos anciens voisins) ; ce ne fut pas le cas avec les autres membres de l’équipe, de jeunes célibataires turbulents, qui furent déplacés dans une autre localité de la région.

    Mon père fut rappelé à Paris par CITROEN en juillet 1942 puis, en février 1943, envoyé en Allemagne, à Chemnitz, comme « travailleur requis » dans le cadre du Service du Travail Obligatoire (STO). Là il fut « contrôleur châssis » chez AUTO UNION, fit de la prison pour rébellion, attrapa la fièvre typhoïde, vécut les terribles bombardements de Dresde et Chemnitz (Février et Mars 1945) cauchemars qui hantèrent ses nuits jusqu’à la fin de sa vie. Capitulation de l’Allemagne le 4 Mai 1945. Libération de mon père le 12 juin 1945. Reprise du travail chez CITROEN à Paris le 25 Juillet 1945.

    Concernant les archives, voici les documents dont je dispose :

    • 08.08.1941 – En-tête : « Commissariat à la lutte contre le chômage » (pas d’adresse) – Chantier N° 140 –

    Le chef de chantier certifie que M. MARTINET est envoyé en congé régulier à Paris du 09.08.1941 au 26.08.1941. Il a été muni des tickets détachés de sa feuille d‘alimentation pour la durée de son déplacement. Visé par le maire de la commune.

    • 25.07.1942 – En-tête : « Délégation Générale à l’équipement national – Commissariat à la lutte contre le chômage – Délégation régionale des départements de la Gironde et des Landes, 30 rue Boudet, Bordeaux – Centre Forestier Citroën N° 140 (…) Médoc »

    Le chef de chantier de Castelnau certifie que M. MARTINET (…) rentre définitivement à Paris rappelé par les usines CITROEN (…)

    • 17.02.1943 En-tête : « S.A. André CITROEN, 117 à167 quai de Javel, Paris »

    M. MARTINET L. est parti de nos usines le 22 Janvier 1943 pour aller travailler en Allemagne.

    • 31.07.1945 – même en-tête

    Nous certifions que M. MARTINET L. désigné pour aller travailler en Allemagne le 22.01.1943 a été absent depuis cette date et n’a repris son travail dans nos usines que le 25.07.1945

    • 08.12.1945 – En-tête : « Ministère des déportés et réfugiés – Direction de la Captivité – Sous-direction des fichiers et statistiques, 83 avenue Foch, Paris XVIe

    Certificat – Le chef du bureau des fichiers des Travailleurs déportés certifie (…) que M. MARTINET L. (…) a été en Allemagne du (…) au (…) comme travailleur requis.

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    • L’étrange convoi Citroën de juin 1940 2 décembre 2010 02:05, par Michelle Schott

      Merci Gabriel Lardeau pour votre aide à raviver les faits.
      J´aprécie tous vos commentaires
      Michelle

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    • L’étrange convoi Citroën de juin 1940 2 décembre 2010 02:09, par Michelle Schott

      Aline
      Je suis sans voix !!!!!
      Quel poignant témoignage qu´est le votre !!!
      J´en ai des frissons dans le dos de lire votre déposition sur l´épopée de votre père qui malheureusement a finit par être envoyé travailler en Allemagne.
      Á ce propos je me souviens (pas personellement mais vu sur les actualités aux cinémas ) de ces femmes à Paris, attendant TOUS les trains venant d´Allemagne avec des prisonniers où des travailleurs de force, et espérant y voir descendre leurs maris.J´imagine votre mère dans cette situation.
      Merci pour ce sincère témoignage.
      Je voudrais ajouter aussi et dire : Quel beau geste humanitaire de ces dirigeants de Citroën à l´époque, d´avoir appelé « Lutte contre le chômage » le fait d´inventer um emploi pour protéger ses ouvriers !!!
      Merci, merci beaucoup
      Toutes mes amitiés
      Michelle

      Répondre à ce message

      • L’étrange convoi Citroën de juin 1940 6 décembre 2010 00:12, par Aline CASSEL née MARTINET

        Je suis heureuse, Michelle, que mon témoignage ait pu vous intéresser. Concernant l’attente à la gare du retour des prisonniers, m’a mère ne l’a pas vécue étant retenue au chevet de ma jeune sœur atteinte d’une maladie grave due à une avitaminose. Mais moi j’ai assisté à l’arrivée d’un convoi de prisonniers, blafards, décharnés, épuisés, et les scènes de retrouvaille étaient poignantes.

        J’ai retrouvé mon père tant attendu, un jour en rentrant de l’école, mais brisé, physiquement et psychiquement.

        Aux personnes qui s’étonneraient de notre silence, ma mère (96 ans) répondrait qu’elle préfère oublier cette période sombre de notre existence.

        Amicalement.

        Répondre à ce message

        • L’étrange convoi Citroën de juin 1940 6 décembre 2010 19:04, par Michelle Schott

          Chère Aline

          << Aux personnes qui s’étonneraient de notre silence, ma mère (96 ans)répondrait qu’elle préfère oublier cette période sombre de notre existence.>>

          Je comprends, je comprends très très bien !

          Merci de votre message.
          Michelle

          Répondre à ce message

    • L’étrange convoi Citroën de juin 1940 26 juillet 2015 19:50, par Patricia Perret

      Bonjour, Je viens seulement maintenant de trouver ce site et lire votre témoignage qui me touche énormément car je suis à la recherche de l’histoire de mon oncle, Henri Babouhot, qui lui aussi a été envoyé à Chemnitz dans le cadre du STO. Ce que je sais :
      Son père et lui travaillaient chez Citroen et avaient participé à la grève de 1938. En 1943 les allemands ont fait une rafle chez Citroen catégorisant les anciens grévistes comme communistes.
      Ils ont été envoyé en allemagne, mais comme il n’envoyaient qu’un homme par famille, c’est mon oncle, 22 ans, marié depuis une ou deux semaines, qui a décidé de partir à la place de son père (qui avait déjà fait la guerre de 14).

      Ce sont les russes qui les ont libérés en 1945 et mon oncle avec deux autres s’est enfuit. Je crois qu’ils se sont séparés en route. Mon oncle en tous les cas a fait un énorme détour par la Suède pour retrouver la France et sa famille, abattu physiquement et moralement...
      Tout comme votre père, Mr. Martinet, il dut reprendre le travail chez Citroen de suite.

      Répondre à ce message

    • L’étrange convoi Citroën de juin 1940 17 septembre 2016 11:16, par Gisèle Lameth

      Très bel article et bravo pour tous ces compléments
      Permettez-moi de vous poser une question : comment avez-vous eu le document concernant le STO ? Y a-t-il des archives consultables ?

      Répondre à ce message

  • L’étrange convoi Citroën de juin 1940 23 mai 2012 05:14, par Michelle

    Thierry
    Après beaucoup de péripéties et de rencontre sur le Web de fans des voitures et camions Citroën, quelqu’un avec qui j’étais en contact a mis mon histoire sur un Site sur les maquisard et en allant voir, je viens de trouver un passage parlant et expliquand la vie admirable de cette personne de votre famille :
    http://maquisardsdefrance.jeun.fr/t6409-jacques-bingen

    Mes amitiés
    Michelle

    Répondre à ce message

  • L’étrange convoi Citroën de juin 1940 1er septembre 2012 09:27, par Blanchot Annie

    Bonjour. Je suis bien contente que le voile se leve sur cette partie de notre histoire.

    En 40, alors que ma grand-mere paternelle s’est refugiee dans sa famille a Autun, avec mon pere et ma tante, mon grand-pere a pris la tete du convoi des bus de la STCRP (ancienne RATP) qui ont fui la capitale.
    Il etait alors, je crois, chef d’atelier aux Ateliers de la rue Championnet. Il s’appelait Edouard Rigollot.

    Il me racontait avoir mene le convoi jusqu’a Carcassonne, puis etre remonte a Paris.
    Dans quelles conditions ? Ces bus ont-ils pris des voyageurs sur la route ?

    Il est decede en 1981 sans m’en avoir dit plus .
    J’ai travaille 25 ans a la RATP sans jamais entendre parler de cet episode de son histoire.
    Quelqu’un aurait-il des infos sur cet exode ?

    Répondre à ce message

    • L’étrange convoi Citron de juin 1940 1er septembre 2012 10:56

      Mon grand-père, lui est parti avec la TCRP Clermont-Ferrand, je ne me souviens pas qu’il m’ait dit que les bus prenaient des voyageurs, car je crois qu’ils emmenaient des archives et du materiel. Il faisait parti du CDM Camouflage du matériel, et je crois qu’ils démontaient les bus et cachaient les pièces détaches ensuite ils ont reconstitué les bus et sont remontés avec sur Paris

      Répondre à ce message

  • L’étrange convoi Citron de juin 1940 1er septembre 2012 19:34

    Bonjour,
    Je viens de lire l’histoire de vos souvenirs concernant l’évacuation de ouvriers de citron en juin 1940.
    Franois Lehideux qui était responsable des usines Renault en 1940 raconte dans ses mémoires une aventure semblable concernant les ouvriers qui travaillent Boulogne-Billancourt.
    Je crois qu’en juin 1940 tous les industriels qui travaillent pour l’armement ont pris la même décision : mettre hors de port des allemands tout ce qui permettait de produire de l’armement, les machines, les matières premières mais aussi... les gens qui participaient l’effort de Guerre.
    Si vous souhaitez plus d’information sur le périple des ouvriers de Renault je vous ferais parvenir les réfrences du livre auquel je fais allusion.
    Cordialement
    Christian LAURENT

    Répondre à ce message

  • L’étrange convoi Citron de juin 1940 1er septembre 2012 21:35, par Claire

    Bien que cet article remonte a 2010, je me permets de vous envoyer cette suggestion : Avez-vous pense aux archives Michelin ? En effet, cette epoque, Michelin etait actionnaire majoritaire de Citroen et est peut-etre intervenu dans l’organisation du convoi .( Le directeur de Citroen venait de chez Michelin.)
    Bien a vous
    Claire VL

    Répondre à ce message

  • L’étrange convoi Citron de juin 1940 1er septembre 2012 23:11, par Michelle Schott

    Annie
    Je suis bien contente que le lev de voile sur l’histoire de Citron puisse peut être vous aider retrouver des témoignages sur l’histoire pendant la guerre, de votre grand père avec la RATP. Je pense que ces histoires étaient tellement secrètes que l’on ne trouve rien dans les archives.

    Christian
    Merci de votre offre, mais mon but tait de retrouver quelquun qui me tmoignerait que je navais pas rver, ce qui est arriv grce cette Gazette de Thierry Sabot.

    Claire
    Javais dcouvert en effet que le directeur de Citron tait de Michelin, mais nhabitant plus la France depuis longtemps, je naurais pas eu la possibilit dentreprendre des recherches. De toutes faon, des personnes ayant tmoign au dbut de ces messages, lavaient fait sans rsultats.
    Comme je lai dit plus haut ces histoires taient, on ne peut plus caches et sans doute avec des archives dtruites cause du danger que couraient ces personnes courageuses.
    Mes amitis
    Michelle

    Répondre à ce message

  • L’étrange convoi Citron de juin 1940 2 septembre 2012 01:34, par de LOS ANGELES CHRISTIAN

    Avez vous pris contact avec la mairie du TAILLAN. Je pense que les mairies tenaient des listes des personnes accueillies dans les commune au moment de l’ exode. Peut-être la maison dans laquelle vous avez sjourné existe-t-elle encore. Vous souvenez vous du nom des propriétaites ? Les registres de recensements postérieurs 1936 ne sont pas communicables au public. Par contre si vous vous souvenez du nom, peut être cette famille apparait-elle sur ce recensement de 1936, et peut-on trouver des descendants.

    Demeurant près du TAILLAN, si je peux vous aider dans vos recherches, ce sera avec plaisir. Moi même je fais des recherches sur la communauté espagnole de la commune du BOUSCAT situe pres du Taillan.

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  • L’étrange convoi Citron de juin 1940 2 septembre 2012 14:50, par Fourton-Despujols Janine

    Imaginez ma surprise lorsque j’ai reconnu dans votre article la maison du Taillan devant laquelle je suis photographie peu près au même âge que vous puisqu’il s’agit de celle de mon oncle Fortun Fourton et de ma tante Amélie ,maison habite actuellement par leur fille Paulette Fourton-Maillet dont nous venons de fêter les 90 ans.J’habitais l’époque le village du Haillan situ 4 kms et nous rendions souvent visite mon oncle entrepreneur de maçonnerie qui nous gâtait beaucoup mes soeurs et moi.Nous nous sommes réfugiés chez eux également
    en 1944 lorsque les Allemands ont fait sauter les dépôts de munitions entrepossé au château du Haillan.Nous avons même habit avec eux pendant quelques mois.La maison tait alors situe un carrefour ,terminus du tramway Le Taillan-Bordeaux.Actuellement il y a un rond-point et beaucoup de circulation.Les environs ont beaucoup changé.
    Si vous voulez bien me donner votre adresse-mail,je me ferai un plaisir de vous envoyer les photos que je possède.
    Bien amicalement.
    Janine Fourton-Despujols

    jades30@orange.fr

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    • L’étrange convoi Citron de juin 1940 2 septembre 2012 22:44, par Danré Henri

      Bonjour,
      J’ai d’abord reconnu le champignon sur lequel vous posez votre poupee : Pierre FOURTON (1885-1944), proprietaire de la maison du Taillan dont il est question etait tailleur de pierre et entrepreneur du batiment. Il avait cree un moule pour fabriquer ces champignons en ciment, et s’en servait comme cadeau pour ses clients. Ensuite j’ai reconnu la maison de ma belle-mere, fille de Pierre FOURTON et qui avait 18 ans en 1940. Comme elle etait ala maison aujourd’hui, j’ai pu l’interroger sur les evenements de l’epoque : elle ne se souvient pas de la petite fille de six ans. Par contre elle se rappelle des « gens de Citroen », c’est a dire vos parents. Votre pere notamment apportait de temps en temps du beurre, ce qui etait tres appreciable compte tenu des restrictions. D’apres elle la maison devait faire l’objet de requisition par les autorites locales afin de loger des personnes en fonction des besoins. Independamment des gens de Citroen, elle a vu defiler beaucoup de monde. Si vous avez l’occasion de repasser dans la region, faites nous signe. Nous vous ferons visiter cette maison dont l’exterieur n’a pas change. Bonjour Janine au passage !
      Henri Danre

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  • L’trange convoi Citron de juin 1940 2 septembre 2012 23:14, par Michelle Schott

    Je suis absolument trs motionne par la rponse de Janine et celle de Henri Danr.
    Bien sr je me rapelle parfaitement de Mr.et Memme Fourton, mais je ne me souviens pas de leur fille de 18 ans.
    Janine je vous rpond par mail.Je nen crois pas mes yeux en lisant votre message.
    Henri, la maison na peut tre pas change,je lai trouve en tournant et tournant sur Google Map, mais le si joli jardin a disparu sous la route. Quelle tristesse.

    Jean
    Il y a en effet une fabrique Michelin au Brsil et aussi une fabrique Citron/Peugeot sur la route entre Rio et So Paulo, mais plus prs de Rio.

    Los Angeles Christian
    Merci de votre offre mais vous voyez que par pure miracle je retrouve les anciens propritaire de cette maison.
    Ctait trs gentil vous de me loffrir de toutes faon.
    Amitis
    Michelle

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  • L’étrange convoi Citron de juin 1940 3 septembre 2012 09:53, par Pedriali

    Pour faire suite ce sujet voici l’extrait d’un livre traitant du travail dans les entreprises automobiles sous l’occupation, on y parle de Citron dans les Landes.Sujet qui vous intéresse.
    http://books.google.fr/books?id=t7bN4nAWZYgC&pg=PA178&lpg=PA178&dq=Un+travail+inattendu&source=bl&ots=wVLduBXOne&sig=PgpJwTrxDeQjFt_ZHyiNBzjY9Y0&hl=fr#v=onepage&q=Un%20travail%20inattendu&f=false

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  • L’étrange convoi Citron de juin 1940 4 septembre 2012 13:55, par GAHON

    Merci beaucoup de ce témoignage Mme Schott, c’est la preuve vivante d’un sursaut exemplaire dans cette poque pas si éloigne de nous. Mon propre père avec moins de chance a d partir, forcé, pour travailler dans la métallurgie du côté de la Rhénanie Palatinat, en 43 et 44. Il faut se dire que les actes de résistance l’occupant allemand se sont forgés peu peu, de six mois en six mois et que tout ce lot de patriotisme même modeste a contribué saisir un sentiment de vrai ferveur
    la française, jusqu’au retour des amis de CH.De Gaulle et associés au pouvoir PARIS. Comme avec cette 2cv, d’autres curiosités de la petite histoire française peuvent encore se faire jour ... Bravo vous pour cette belle spontanité. M.Gahon

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    • L’étrange convoi Citron de juin 1940 27 janvier 2013 18:26, par colette segons

      bonjour je viens de lire ,l’étrange convoi citroën ,j’étais trés petite et mon père maurice segons travaillait chez citroën ,mais lui est parti a la sorti de l’usine comme STO à Zwickau ,et comme la nouriture était rare il dejeunait a la cantine ,et pour me faire manger il avait une petite gamelle dans laquelle il mettait des pommes de terre ,des carrotes pour me faire manger , mais quant il est parti maman n’était pas prévenue il est parti avec sa gamelle et j’ai revu mon père pour l’enterrement de ma grand mère en 1943 , je dois dire qu’il n’a pas trouvé la route de la gare de l’est et resté chez nous avec 1 carte alimantère et la mienne pas très grosse ,que de souvenirs ,j’ai retrouvé le menu de Noël en 1942

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      • L’étrange convoi Citron de juin 1940 27 janvier 2013 21:32, par Michelle Schott

        Merci Colette pour votre témoignage.
        Je vois que mon histoire fait revivre des souvenir enfouis dans notre mémoire.
        Je crois comprendre que votre père, malheureusement emmené en Allemagne pour travaux forcés a eu une permission pour venir à l’enterrement de sa maman et je crois comprendre qu’il n’est pas retourné en Allemagne heureusement.
        Mes amitiès
        Michelle

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        • L’étrange convoi Citron de juin 1940 31 janvier 2013 20:00, par colette

          chére Michelle ,l’un des amis de papa était monsieur Jean Freyard cuisinier de Noël 1943 ,monsieur JEAN Allier ???? le n° trois illisible , puis mon père Maurice Segons et le n°cinq illisible , comme j’étais très bavarde de retrouver mon papa ,j’ai été envoyé avec ma cousine de 7 ans mon ainè dans la Sarthe dans un petit village Arcenay ,a côté d’Alençon par le train ,donc pas de nouvelle de mes parents ,mais j’ai eu la chance de voir le Général Leclerc quant il est passé pour défendre Paris et je demandais du milck , je ne peu me confier a vous les gens me me croive pas je vous embrasse très fort et merci Colette

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          • L’étrange convoi Citron de juin 1940 31 janvier 2013 22:06, par Michelle Schott

            Chère Colette
            Voila exactement le motif qui m’a fait raconter mon histoire et que ce site à eu la gentillesse de transmettre car justement comme vous les gens ne me croyaient pas !
            En 1943 mon père ne travaillait plus chez Citroën donc il ne pouvait pas connaitre les gens que vous mentionnez.
            Mes amitiès.
            Michelle

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      • L’étrange convoi Citron de juin 1940 2 mai 10:12, par MICHEL DUSSOTTIER

        Bonjour je ne lis qu’aujourd’hui votre message. Mon père Maurice DUSSOTTIER travaillait lui aussi chez CiTROEN ? J’ai un papier intitulé AUTORISATION PROVISOIRE du 16-07-40 de la gendarmerie de Saintes l’autorisant à rentrer chez lui à VANVES 92 et lui enjoignant de se présenter à la gendarmerie de sa commune. Il fut ensuite requis et envoyé lui aussi chez ANTO-UNION à ZWICKAU. Ayant eu la chance d’avoir une permission, il n’y retourna pas, et resta caché a PARIS et retourna chez CITROEN à la libération Au plaisir de vous lire MICHEL DUSSOTTIER

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        • L’étrange convoi Citron de juin 1940 2 mai 21:37, par Michelle Schott

          Bonjour Michel
          Que de témoignages je reçois à cause de mon histoire sur le convoi Citroën.
          L´histoire de votre père travaillant aussi chez Citroën est pareil au père de Colette Segons qui à écrit sur ce blog le 27 janvier 2013, où ele raconte que son père Maurice Segons a aussi été envoyé comme le votre à l´usine Zwickau et que lui aussi n´y est pas retourné heureusement aprés sa permission.
          Merci pour avoir donné votre témoignage.
          Michelle

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  • L’étrange convoi Citroën de juin 1940 Janvier 2013 3 février 2013 19:12, par CAZORLA

    L’étrange convoi Citroën en juin 1940.
    Janvier 2012

    Merci d’avoir relancé cet épisode de la guerre. Je m’aperçois qu’il n’y a pas eu un, mais plusieurs convois à destinations différentes. Nous n’avions jamais évoqué ces souvenirs avec mes parents après les avoir vécus et j’aimerai bien comprendre la signification et le but de cet évènement.
    Mes souvenirs sont assez précis, j’avais presque 7ans. Mon père Jean RASSAT est revenu en fin de
    matinée disant que nous partions immédiatement. La valise était prête. Après avoir libéré mon
    canari , maman a bouclé le magasin dont elle avait la gérance (les dirigeants étaient déjà à
    BORDEAUX) et un voisin boucher à Stains nous a conduits à l’usine Citroën. Ce que j’ignorais, c’est
    que le 3juin la Ludwaffe avait bombardé Citroën et Renault ; il y avait eu près de 200 morts
    Etait-ce une des raisons du départ ?
    Dans une grande cour (avec un auvent de verre ?) des camions étaient stationnés. Nous nous sommes installés après une discussion car il était question de séparer les hommes des femmes et enfants. Papa n’était pas loin certainement car à une alerte nous avons été bombardés et Papa me tenait sur ses épaules le long d’un tronc d’arbre dans une forêt. J’ai aussi entendu qu’il fallait franchir la Loire avant que les ponts sautent
    Après un arrêt confort au bord de la Loire près d’une boulangerie j’ignore dans quelle ville, nous sommes passés sur l’autre rive. (Les ponts sautent entre le 17 et 19.20 juin selon l’endroit.
    Nous sommes arrivés dans une petite ville (Neuville en Poitou) et avons été hébergés (peut être que femmes et enfants) dans une salle dont le sol était un plancher ciré salle de classe sans doute ;il y avait de la paille .La commune ne possède aucun document concernant cet hébergement ; probablement aux alentours du 18 juin 1940.nous

    Le lendemain, dans la rue principale où nous étions , non loin du château d’eau quand la sirène a retenti ;or on m’avait dit que nous partions pour ne plus entendre la sirène.
    Document-la gare de Poitiers a été bombardée le 19 juin
    Les hommes étaient dans un camp. Pourquoi ?
    Mon père était « affecté spécial »,c’est -à-dire affecté aux industries travaillant directement oui indirectement pour la défense.(1.100 000 affectés en mai 1940) ;tous les hommes de plus de 30ans ayant au moins un enfant étaient maintenus à un poste civil.(mon père était à la fonderie ,ce qui n’était pas son métier).Ces hommes étaient soumis à la juridiction militaire(art.53 loi du 1 avril 1923)

    C’est sans doute pour cela que les hommes étaient dans un camp. Je me souviens des baraquements, de la « popote »ou`nous allions chercher le repas.
    La commune de Neuville ne semble pas avoir trouvé de trace de cela.
    Document-« camps d’internement dans la Vienne sur Internet : le camp d’internement de Neuville avait d’abord accueilli des réfugiés Espagnols Y en avait-il encore ? Pendant l’occupation les Allemands en ont fait un camp de prisonniers de l’armée d’Afrique.les hommes étaient affectés aux travaux agricoles et progressivement renvoyés en Afrique »

    La vie pendant ces quelques semaines ? Le lendemain de l’arrivée Maman a cherché une famille pour nous héberger .Nous avions un petit lit élargi par des caisses en bois dans un grenier .La jeune fille faisait des études de sténo dactylo ; le garçon plus jeune jouait avec ses copains dans une grange en face de la maison. Moi aussi j’ai le souvenir d’une grenouille dans un bocal avec son échelle.
    C’était, je crois ,la famille Pied.
    Puis nous sommes rentrés sur Paris Le convoi s’est reformé ; le voyage était de nuit et nous sommes restés assez longtemps à attendre des papiers. A Poitiers peut être ? Comment pouvions –nous circuler dans une France désormais occupée ?
    Document : 1
    L’affecte spécial aux usines Citroën à Paris
    RASSAT Jean est renvoyé dans ses foyers à la date du 11 Juillet 1940 et se retire à Stains 15 avenue François Bégué.
    Télégramme officiel 15977 EME du 27 Juin 1940
    NIORT, le 11 Juillet 1940
    Document 2
    Jean RASSAT entré chez Citroën le 6 décembre 1939 jusqu’au 10 septembre 1941.Mouleur sur machine .Photographie portant un numéro matricule gravé MATRICULE 6739.
    MONIQUE C RASSAT

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    • L’étrange convoi Citroën de juin 1940 Janvier 2013 3 février 2013 23:30, par Michelle Schott

      Chère Monique
      Je vois que mon histoire, que Thierry Sabot a mis sur sa Gazette, fait couler beaucoup d’encre !
      C’est incroyable votre mémoire sur cet épisode de votre vie. Tous les détails etc. Bien sûr je n’avais que 6 ans, un an de moins mais cela fait quand même une différence pour 2 petites filles.
      Je crois comprendre que votre camp d’ouvriers était dans une autre région et si il n’y a aucun documents sur votre hébergement au Poitou c’est certainement par mesure de sécurité, comme il n’y a aucun document chez Citroën non plus, raconté par les témoignages sur ce forum.
      Je vois aussi que la date donnée sur votre 2èmme document est la même où le camp du Taillan a été dissous.
      Merci Monique pour ce témoignage.
      Amitiés
      Michelle

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  • L’étrange convoi Citroën de juin 1940 30 décembre 2013 11:54, par sophie

    il vous suffit de consulter le livre de Monsieur JL Loubet « qui parle de ces déplacements ordonnés par le gouvernement de Vichy » suite aux ordres du Ministère de l’Armée qui ordonne à Citroën de se replier sur sa succursale commerciale de Niort.

    Pour le reste, je vous invite à lire ce livre, très documenté, sur la base des archives de PSA, sur cette période . Le livre « Les grands constructeurs privés et la reconstruction : Citroën et Peugeot »

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  • L’étrange convoi Citroën de juin 1940 26 juillet 2015 20:04, par Patricia Perret

    Re-bonjour,
    J’étais trop émue de trouver votre forum et trop plongée dans l’histoire de mon oncle que j’en ai oublié la politesse ! tout d’abord un grand merci, je pense gràce à vous avoir trouvé l’usine où mon oncle à été envoyé. Il est malheureusement mort et ne peut le confirmer, mais je vais demander à ma tante si elle a des documents le prouvant...
    Merci et bien amicalement
    Patricia

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  • L’étrange convoi Citroën de juin 1940 6 avril 2016 10:35, par Philippe Cettour

    Chère Madame,

    Passionné depuis toujours par la marque Citroën c’est avec un grand plaisir que j’ai découvert grâce à votre témoignage poignant ce pan méconnu de l’histoire de la marque.
    Citroën est une marque qui a toujours cultivé le secret, notamment pour protéger ses innovation technologiques de la presse et de la concurrence.
    D’après ce que j’ai pu lire dans les divers ouvrages, la conséquence ce ceci était une forte compartimentation de l’information. Je pense que l’on peut compter sur les doigts d’une main le nombre de personnes qui avait accès à l’ensemble des bureaux de la marque. Tout était très cloisonné pour éviter toute fuite.
    Bien qu’aujoud’hui ceci ne facilite pas vos recherche, cela a sans doute bénéficié à votre famille et aux autres ouvriers Citroën en leur évitant ainsi d’être retrouvé par l’occupant.De plus les usines Citroen ayant été bombardées en juin 1940, cela pourrait aussi expliquer la perte d’archives Citroen liées à ces événements.
    D’autre part cela met en évidence une certaine philosophie paternaliste voulue par André Citroën (disparu en 1935) visant à protéger ses employés, qui lui aurait survécu.
    Ce qui m’intrigue aussi dans votre souvenir c’est le fait que l’on ai confié à votre père « une voiture prototype de sport ». Etait-ce pour protéger certains travaux de la marque et leur éviter de tomber au mains de l’ennemi.
    Auriez vous d’autres souvenirs concernant cette voiture ?
    Je sais que certains prototypes Citroën on disparu pendant la guerre. On pense que certains on été détruits volontairement ou dissimulés par Citroën.
    Votre témoignage permettrait peut-être de lever le voile sur certains « mystères » Citroën.
    Merci d’avance pour votre réponse.
    Meilleures salutations.

    Philippe

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    • L’étrange convoi Citroën de juin 1940 16 septembre 2016 21:14, par Michelle Schott

      Bonjour Philippe
      Je m´excuse du retard à votre message, mais un rappel de Thierry Sabot m´a fait revenir sur ce Site.
      Pour la petite voiture rouge prototype, plusieures personnes m´ont interrogée pour aussi découvrir de quelle voiture il s´agissait. N´ayant que 6 ans à l´époque et mon souvenir d´une petite fille regardant par la fenêtre d´un camion Citroën, je voyait cette voiture petite en comparaison de ta taille des voitures de ´l´époque, qui étaient assez imposantes.
      De plus le fait que cette voiture avait été confiée à mon père, j´imagine c´ést parceque elle était plus agile pour remonter et descendre le long du convoi. De plus peut être aussi que mon père a aider à transporter cette voiture à Bordeaux, puisque après elle a disparue et mon père a toujours conduit un de ces camions du convoi.
      Quand à la voiture elle même, c´etait peut être (presque sûre)une 2 chevaux dont deux ont été retrouvées il y a peu, cachées dans une grange !
      Les 2 chevaux étaient des prototypes cachées aux allemands d´aprés ce que j´ai lu dans des tas d´articles.
      Amitiés
      Michelle

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  • Bonjour
    Pour CitrÖen je ne peux rien vous apprendre.Par contre ce que je sais et ai vécu (avec de très vagues souvenirs)c’est que Peugeot Cycles et Motos à Mandeure et probablement aussi les autres usines Valentigney ,Audincourt s’est replié à Bordeaux.Finalement pour remonter quelques mois plus tard et passer la guerre sous la botte allemande.J’avais 2 ou 3 ans et maman m’a raconté que arrêtée à un contrôle allemand elle a du montrer mon acte de baptême parce étant brune et de cheveux bouclés pour eux j’étais juive.Peut être que ce repli était d’origine national ?

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  • L’étrange convoi Citroën de juin 1940 16 septembre 2016 15:52, par Philippe ANNEDOUCHE

    Bonjour,
    Votre histoire m’a rappelé une histoire identique arrivée à un oncle de mon épouse. Il travaillait à la Sagem à Argenteuil. Et l’usine a fermé en juin 40. Et la direction a demandé à ses ouvriers de rejoindre par leurs propres moyens le siège de la Sagem à Montluçon dans l’Allier.
    l’oncle est donc parti en vélo avec son épouse enceinte de 3 mois sur son propre vélo et leur premier fils de 16 mois dans la remorque tirée par son père. Ils ont mis trois jours pour faire le trajet.

    Un message pour Patricia Perret.
    J’ai fait des recherches pour mon beau père qui avait été réquisitionné par le STO.
    J’ai écris au mois d’avril à ce site que je recommande
    https://www.its-arolsen.org/fr/
    J’ai reçu une réponse il y a deux semaines avec non seulement tous les renseignements que je cherchais mais avec les documents sources.
    Bonne recherche

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    • L’étrange convoi Citroën de juin 1940 3 février 2017 16:07, par Patricia Perret

      Bonjour,
      Merci Philippe de votre information. Je viens seulement de la trouver car j’avais un peu délaissé le site...
      J’ai fait à l’époque une demande de recherche auprés de la Croix Rousse allemande. J’ai reçu rapidement une confirmation de recherche, puis une réponse négative (j’avais malheureusement peu d’indices). J’avais donc abandonné tout espoir quand la semaine dernière incroyable surprise, des petits cousins allemands, petits fils de mon oncle réquisitionné par le STO, m’ont écrit aprés avoir été eux même contactés par la Rote Kreuz. Mon oncle est malheureusement décédé, mais le reste de la famille se réjouit beaucoup d’avoir retrouvé cette partie de la famille en Allemagne. Un tel déroulement aide à oublier les mauvais souvenirs du passé.
      Amicalement
      Patricia

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  • L’étrange convoi Citroën de juin 1940 16 septembre 2016 18:41, par Vernier

    Voilà ce que mon père avait écrit au sujet cette fois-ci de Peugeot à Sochaux :
    « Au tout début juin, La direction PEUGEOT, donne l’ordre à tous les professionnels de Sochaux de rejoindre ses ateliers de Bordeaux afin d’y poursuivre les activités du moment : la production de voitures et de camions pour l’armée. Tous les véhicules en état de marche, neufs au sortir des chaines de montage ou en service dans le secteur, seront confiés aux possesseurs de permis de conduire ».

    J’ai les détails de ces pérégrinations vécues par mon père et son jumeau de 17 ans comme des vacances. Au bout de
    3 semaines, ils n’avaient toujours pas de travail et sont revenus en vélo à Sochaux...

    Merci pour votre article !!!!

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  • L’étrange convoi Citroën de juin 1940 16 septembre 2016 20:38, par Michelle de SAINT GERMAIN

    Bonjour Michelle
    CITROËN avait un centre d’essai à LA FERTE VIDAME (Eure et Loir) pendant la 2e guerre mondiale.
    Dans le moteur de recherches, inscrire : www.la2CVmania.be
    Voici quelques copier-coller du site :
    Le prototype Citroën TPV 2cv de 1939 construit à 250 exemplaires

    Dans les années 1930, on commence chez Citroën l’étude d’une voiture populaire, la « Toute Petite Voiture ».

    Le fameux cahier de charge de Pierre Jules BOULANGER stipulait :

    « Faites étudier par vos services une voiture pouvant transporter deux cultivateurs en sabots, cinquante kilos de pommes de terre ou un tonnelet à une vitesse maximum de 60 km/h pour une consommation de trois litres d’essence aux cent. En outre, ce véhicule doit pouvoir passer dans les plus mauvais chemins, il doit être suffisamment léger pour être manié sans problèmes par une conductrice débutante. Son confort doit être irréprochable car les paniers d’oeufs transportés à l’arrière doivent arriver intacts. Son prix devra être bien inférieur à celui de notre Traction Avant et, enfin, je vous précise que son esthétique m’importe peu. ».

    Voici une photo exclusive d’une note de Pierre Jules BOULANGER du 23 mai 1938 :
    voir le site, le copier-coller ne fonctionne pas

    En 1937, un premier prototype roulant est créé et 39 autres prototypes vont se succéder.
    En 1994 (vues en photos pour la première fois en 1995 dans le livre de Jacques Wolgensinger),
    trois autres TPV ont été retrouvées dans un grenier de la Ferté-Vidame.

    C’est seulement en 1998 pour les 50 ans de la 2 CV que ces trois reliques sont présentées au public (Rétromobile à Paris). Il n’est pas prévu de les restaurer,
    elles sont conservées en l’état par le conservatoire Citroën.

    Le prototype de 1937 est connu pour son moteur de motocyclette BMW bi-cylindre refroidi par air qui permettait à la TPV de rouler à 100 Kms/h, du fait de sa légèreté (<400Kg) et ses 3 vitesses.
    Il est composé d’une caisse monocoque ( pas de châssis/plateforme) et de suspension par barres de torsion.
    En cette fin d’année, Pierre Michelin meurt dans un accident de la route le 29 Décembre
    et c’est Pierre Boulanger qui lui succède.

    Fin 1938, le 34e prototype est déjà créé. Le châssis/plateforme en aluminium est adopté. Les essais sont effectués sur les nouvelles pistes d’essais de la Ferté-Vidame composées de deux routes bordées d’arbres et dont les virages et les lignes droites furent soigneusement étudiés.

    Une association : « les filles de LEVALLOIS », ville où les voitures étaient fabriquées (président : Philippe GLOREL, secrétaire : Jean ROLLAND)
    Peut-être que cette association a connaissance de ce qui vous préoccupe...

    Cordialement
    Michelle

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    • L’étrange convoi Citroën de juin 1940 16 septembre 2016 21:29, par Michelle Schott

      Hello Michelle
      Je viens de revenir sur ce Site pour répondre à Philippe.
      Je vous remercie de votre message car je vois que vous ètes très bien documentée et cela a complété mes informations
      Surtout la description pour ce a quoi la nouvelle petite voiture devait servir.
      Amitiés
      Michelle (une autre)

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  • L’étrange convoi Citroën de juin 1940 5 octobre 2016 21:08, par Pierre Monnier

    Cette évacuation de Paris en Juin 1940 faisait partie d’un vaste plan de la dernière chance du gouvernement pour rameuter vers le Sud-Ouest les grandes entreprises, avant l’entrée des Allemands dan Paris.
    Mais les réquisitions au profit des usines du Reich n’ont commencé qu’en Mai-Juin 1942 avec l’instauration du SOT qui deviendra le Service du Travail Obligatoire contraignant des centaines d milliers de personnes à être « déportés » en Allemagne. Auparavant ce fut « la Relève », un système de volontariat pour partir en Allemagne, soit-disant en échange d’un prisonnier de guerre qui serait libéré.

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  • L’étrange convoi Citroën de juin 1940 9 juillet 2018 14:30, par Pierre ANGELI

    Bonjour
    Je viens d’avoir par téléphone, le lien d’accès à votre site ; par un ami d’enfance , Roland FAURE ( 83 ans) résidant toujours au Taillan Médoc ( Germignan)
    Le Taillan ou j’ai habité entre 1939 et 1945 lorsque mon père ( Officier) était prisonnier en Allemagne dans un OFFLAG, puis sans discontinuer à son retour avec mes parents entre 1945 et 1957, puis à Bordeaux jusqu’en 1968.
    Je suis vraiment heureux de lire les évènements que vous relatez concernant le convoi ainsi que tous les messages qui accompagnent vos informations sur cette période
    A Germignan j’ai bien souvenirs des camps avec les prisonniers ZAfria
    J’ai bien connu Madame Maillet qui était notre chirurgien dentiste à l’époque .
    Mon ami Roland FAURE à qui j’ai envoyé la copie de tous les messages ( n’ayant pas Internet) travaille depuis quelques mois ( avec d’autres personnes de la Mairie) à recueillir le plus d’informations possible sur LE TAILLAN des années 20 à 60 dans le but d’aider à éditer un Document sur la Mémoire du TAILLAN pendant cette période.
    Je remercie infiniment tous ceux qui on apporté leur concours
    Par ailleurs, éventuellement , j’aimerai avoir des informations sur une voisine à l’époque (Madame Rondé) dont le mari a été enlevé de nuit par des Allemands et envoyé en camp de concentration ( j’avais 5 ans à l’époque et j’avais été réveillé par les cris de Madame Rondé ( dont j’ai oublié le prénom)
    Encore merci

    pierre ANGELI
    TOULON

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    • L’étrange convoi Citroën de juin 1940 9 juillet 2018 21:15, par Michelle Schott

      Bonjour je viens d´être allertée par la Gazette, de votre méssage.
      Je suis époustouflée que jusqu´a aujourd´hui j´ai des témoignages sur mon récit de Citroën.
      Je suis três émue de savoir que des personnes ayant habitée en même temps que moi au Taillan Médoc, m´écrivent.
      Je suis sûre que votre ami Roland Faure devait être à l´école em même temps que moi, mais évidemment, moi à l´école des filles et lui à l´école des garçons, séparées par um couloir.
      Mes amitiés
      Michelle

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      • L’étrange convoi Citroën de juin 1940 22 juillet 2018 18:28, par angeli

        Bonjour Michelle
        J’ai eu mon ami Roland Faure au téléphone pour évoquer votre réponse envoyée par écrit. ; ce qui l’a beaucoup touché ; il vous en remercie infiniment.
        C’est la fille de Madame Maillet qui lui avait fait parvenir les deux pages de votre publication sur le Convoi Citroën
        Roland se souvient parfaitement du couloir de séparation entre l’école des filles (dirigée par Madame Larosa puis Madame Biscaru) et l’école des garçons (dirigée par Monsieur Dandré). Mademoiselle Cante que j’ai eue à mon entrée dirigeait les classes des 4 et 5 ans.

        Avec votre permission si vous le souhaitez , Roland aimerait connaître votre nom de jeune fille ! Voyez-vous un inconvénient à ce que je dépose une photo de classe des filles de la période ou vous étiez élève ?
        Sait t’on jamais ! peut-être pourriez vous y reconnaître des camarades de classe : Laure Basque , Marie Berlan (fille de l’épicière) , ou Marie-Thérèse Demeuret (susceptible d’avoir une photo) avec lesquelles il est toujours en relation
        Roland se propose de rendre visite à Madame Maillet (92 ans) qui demeure toujours à l’extrémité de la rue principale du Taillan en direction du lieu-dit l’Ecureuil et de Soulac pour évoquer cette période et l’affaire du Convoi Citroen.
        Le maire de l’époque était Monsieur Georges Miqeau .

        Vous n’êtes restée que peu de temps au Taillan ! Eventuellement, vous souvenez-vous de quelques réflexions de vos parents sur cette période de guerre dans notre commune ?
        Par ailleurs nous avons encore évoqué cette période avec Roland, il se souvient bien des véhicules Citroën ( venant de Paris) cachés dans les bois en face de l’Ecureuil pour ne pas être récupérés par les Allemands. 
        La flotte a Toulon quant à elle , s’est sabordée plutôt que de se rendre .

        La Maire du Taillan aidée par les anciens du village, fait le maximum pour recueillir les informations et les témoignages auprès de personnes citées dont Roland Faure (nous faisons partie de la dernière génération dans la commune ayant été témoins de faits graves dans des circonstances exceptionnelles dans l’histoire de notre Commune )
        Le but final est la réalisation d’un document ( Livre ou Recueil avec photos ) afin de mémoriser cette époque et de laisser une trace écrite sur des évènements méconnus par les jeunes générations .
        Dans ce cas ; permettez vous que votre nom soit cité dans ce document qui devrait être édité en fin d’année ?
        En vous remerciant une nouvelle fois, Roland et moi même vous présentons toutes nos amitiés
        Pierre

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        • L’étrange convoi Citroën de juin 1940 23 juillet 2018 19:29, par Michelle Schott

          Bonjour Pierre
          Bien sûr que je ne vois pas d´inconvenient à ce que vous mentionner mon nom, mais je pense que ce serait beaucoup plus pratique que l´on communique par mail : mschott[arobase]sti.com.br (remplacer[arobase] par @)
          Je ne me souviens pas des noms que votre ami Roland mentionne mais dans ma classe je me rappelle d´une Solange et aussi Pierrette avec qui j´avais fait de l´amitié et qui a eu un accident en jouant à la maison, en tombant de la rampe de la terrace. Et puis aussi Mr. Boudignon qui était le boucher près de chez nous. Il a sauvé la vie de mon père quand il s´est asphyxié avec le gazogène du camion.
          Á bientot
          Michelle

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        • L’étrange convoi Citroën de juin 1940 27 juillet 2018 18:36, par Michelle Schott

          Hello Pierre
          Est ce que vous avez reussi à avoir le message précédant que je vous ai envoyé ? Ce serait plus facile que l´on se comunique par mail.J´ai des tas de trucs à vous raconter et quelques photos de quelques habitants.
          A bientot j´espère.
          Michelle

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