
- Collection personnelle de Thierry Sabot
Cette photo est à dater de fin novembre 1906 grâce aux placards du journal « Le Matin » à paraitre : « Mme Syveton va tout dire » dans « les coulisses du nationalisme », révélations "fracassantes" sur une affaire aujourd’hui bien oubliée !![]() Prenez le temps de lire "Décadence", extrait ci-dessous de l’éditorial du « Journal de Vienne » du 6 décembre 1905. Il est étonnant d’actualité ! |
Vers 1890, François Perrier tient une « agence générale de journaux » au 17, Cours Romestang à Vienne.
En 1871, il est « domestique » habitant à « St Symphorien (d’Ozon ?) ». Puis il est domicilié à Vienne « Hôtel de la Poste ». Trois ans plus tard, à son mariage, il sera « garçon brasseur ». En 1876, à la naissance de son fils Joseph, il est « charcutier » puis « cocher » en 1883 lorsque nait Jean Louis, son deuxième garçon.
Jean Louis Perrier nait à Vienne le 25 janvier 1883 ; son père François Perrier a 33 ans et sa mère Thérèse Schnell, 26 ans. Ils habitent alors 36 Cours Romestang.
Ils se sont mariés à Vienne. Le 3 juin 1874, en mairie de Vienne, « François Périer, profession de garçon brasseur », né le 23 novembre 1851 à Grenoble, « domicilié à Vienne, fils naturel de feu Marie Périer, agissant comme majeur et libre » épouse « Mlle Thérèse Schnell, profession de tisseuse », née le 15 octobre 1853 « à Kaltenhausen (Bas Rhin), domiciliée à Vienne, fille légitime de feu François Schnell et de Eve Claire Burckel, agissant comme mineure du consentement de sa mère ici présente. »
En 1903, recensé pour son service militaire, Jean Louis Perrier est dit « employé ». Il doit travailler avec son père et son frère Joseph. En 1904 « Jean Louis Perrier, fils jeune » acquiert le fonds de marchand de journaux de « François Perrier, père ».

- Avis d’acquisition
- « Journal de Vienne » du 25 juin 1904


- « Journal de Vienne »
- 3 mars 1909

- « Journal de Vienne »
- 20 avril 1910
Le 26 décembre 1900, Thérèse Schnell meurt à Vienne, âgée de 47 ans, « à son domicile du 56 rue Victor Hugo ». C’est son fils Joseph, 24 ans, « dépositaire de journaux » qui déclare le décès en mairie
Jean Louis se marie à Vienne le 9 avril 1905 avec Anna Voegelé (née en 1879). Le 16 janvier 1918, son père François Perrier décède à Vienne.
Anna Voegelé meurt à Vienne, au 56 rue Victor Hugo, âgée de 54 ans en septembre 1933. Jean François Perrier décède le 24 avril 1945 à Vienne.

Messages
1. L’agence de Jean Louis Perrier Jeune à Vienne, 3 septembre 2021, 10:35, par Colette Boulard
Merci de nous faire connaître un aspect du monde (sans Majuscule et sans jeu de mot) dans lequel ont vécu, en France, nos aïeux il n’y a pas si longtemps. L’article joint sur le goût des lecteurs potentiels pour les faits divers souligne un penchant peu glorieux de l’humain, pas nouveau et que l’on sait toujours fort bien exploiter.
A dire vrai, au delà du parcours de vie assez personnel et original de Jean-Louis Perrier, que vous avez su retrouver, m’intéressent les deux dernières illustrations : cela en dit des choses, qui seraient à analyser ! J’adore qu’une entreprise commerciale "se charge de tous les travaux concernant les élections", dont distribution et affichage. Quelle porte grande ouverte ! Sans, surtout, négliger le "nota" figurant au bas de publicité...
Mais que sont donc "tambour et afficheur" ? L’équivalent des colonnes Morris et de simples panneaux plats ?
1. L’agence de Jean Louis Perrier Jeune à Vienne, 3 septembre 2021, 10:56, par Michel Guironnet
Bonjour Colette,
Merci pour sympathique appréciation !
Pour votre question sur le "tambour et afficheur" voir :
http://magenealogie.eklablog.com/t-comme-tambour-afficheur-et-autres-employes-municipaux-a130569528
Cordialement.
Michel
2. L’agence de Jean Louis Perrier Jeune à Vienne, 3 septembre 2021, 18:10, par J.J.
Le "tambour de ville" - ou de village - était un personnage incontournable et un peu "folklorique", comme on dit maintenant.
Parfois un peu moqué, souvent pour son accent à couper au couteau et ses tics de langage : "Avis(se) à la population !Qu’on se le dise !, il remplissait souvent d’autres fonctions souvent comme agent communal.
À une époque ou la presse locale était relativement rare , surtout en milieu rural, sont rôle était important.
On en trouve un portrait de ce ce personnage dans la pièce de Jules Romain "Knock", ou le personnage éponyme l’emploie pour sa "publicité".
3. L’agence de Jean Louis Perrier Jeune à Vienne, 4 septembre 2021, 09:55, par Colette Boulard
merci ; l’intitulé, sur la publicité ne me faisait à priori as penser au rôle d’un homme.
4. L’agence de Jean Louis Perrier Jeune à Vienne, 4 septembre 2021, 10:03, par Colette Boulard
On comprend par ces affiches comment est venue la nécessité d’avoir des normes strictes en manière de panneaux électoraux (emplacements, dimensions, etc) et de documents (professions de foi). Ici une entreprise pouvait avoir ses emplacements réservés aux meilleurs endroits, son tambour privé, son marché à proposer, quoi... du fouillis est née la nécessité d’encadrer plus démocratiquement, même si rien n’est parfait.
5. L’agence de Jean Louis Perrier Jeune à Vienne, 4 septembre 2021, 13:47, par J.J
Ce qui n’empêche pas certains contemporains d’outrepasser quelquefois allégrement les règles en la matière !
6. L’agence de Jean Louis Perrier Jeune à Vienne, 4 septembre 2021, 18:47, par Colette Boulard
je n’évoque, pour la période actuelle que ce qui est officiel et autorisé, vérifiable.