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L’Eglise de France de la Révolution de 1848 à la chute du Second Empire (1870)

Le jeudi 1er janvier 2004, par Michel Guironnet

Une république sans lendemain (1848-1852)

« La chute de Louis Philippe et la proclamation de la République en 1848 sont chaudement accueillies par la plupart des catholiques français... Mais le soulèvement ouvrier (juin 1848)... et les événements sanglants de sa brutale répression... marquent un tournant radical dans les esprits. Les catholiques rejoignent en masse le » parti de l’ordre « fondé par des conservateurs monarchistes et des catholiques libéraux ; la révolution romaine achève de refroidir les ardeurs républicaines catholiques. Le parti de l’ordre, porté au pouvoir par les élections de 1849, réprime brutalement le mouvement révolutionnaire et socialiste... Le même état d’esprit conduit à soutenir l’accession de Louis Napoléon à la présidence de la République (1848) puis son coup d’Etat de 1851, et enfin sa restauration de l’Empire en 1852 ».


Sous Napoléon III (1852-1870)

« Louis-Napoléon ne nourrit aucune sympathie pour l’Eglise mais il y voit un antidote efficace à la fois contre l’esprit révolutionnaire et contre l’influence des monarchies légitimistes. En contrepartie du soutien catholique, il multipliera les faveurs à l’Eglise... Dans une première phase, et pour les mêmes raisons, il apporte son appui au Saint-Siège contre tout ce qui menace son pouvoir temporel... Plus tard il s’oppose à la volonté d’unification italienne de Cavour ».

« Les accords de Plombières avec celui-ci (1858) marquent le tournant de sa politique italienne ; en échange de Nice et de la Savoie cédés à la France, Napoléon III apporte son soutien politique et militaire à l’oeuvre d’unification de l’Italie sous la couronne de Victor-Emmanuel... Par contre il s’oppose à la prise de possession de Rome même et de sa région. »

« C’est que son appui à la politique annexionniste de Cavour lui a aliéné le soutien des catholiques français. Tout en essayant de ménager ces derniers, il lui faut dès lors chercher appui du côté des libéraux passablement anticléricaux ; les relations se tendent avec les catholiques. Finalement, la poussée de l’opposition républicaine et socialiste conduira à un nouveau rapprochement entre le pouvoir et les catholiques dans les dernières années de l’Empire. »

« Au total, sans être le seul facteur de l’essor institutionnel de l’Eglise en France sous le Second Empire, les faveurs du pouvoir n’y auront pas été étrangers. Si, par exemple, elles sont évidemment sans rapport avec le vigoureux courant des vocations missionnaires ou la vitalité de la piété populaire... elles assurent au clergé séculier une conditions matérielle et une considération sociale qui ne sont pas sans effet sur son recrutement. Elles permettent aux écoles confessionnelles d’accueillir près de la moitié des élèves du pays... »

« L’opposition républicaine ne dissocie pas l’Eglise du régime qu’elle vise à abattre et les deux mots » républicain « et » anticlérical « se trouvent désormais accolés pour longtemps... Les positions de Pie IX à l’égard des idées contemporaines confirment beaucoup d’esprits dans leur certitude que l’Eglise est la principale force de résistance au progrès et à la liberté. Les batailles anticléricales de la III République se préparent. »

« La division des catholiques : Face à cette situation les catholiques français sont divisés. Pour les » traditionalistes « ... tout vient de l’abandon des valeurs qui ont conforté la foi et l’Eglise au cours des siècles. Ils sont donc foncièrement hostiles aux idées et aux institutions libérales. Favorables au contraire à un pouvoir romain fort et centralisé qui puisse constituer un puissant rempart contre les progrès de l’idéologie libérale, ce sont des » ultramontains « convaincus... Pour les » catholiques libéraux « très minoritaires mais non sans influence... il faut prendre en compte les aspirations du monde contemporain et christianiser les institutions libérales... Ils redoutent maintenant le développement de la centralisation romaine depuis l’avènement de Pie IX et sa condamnation du libéralisme. »


Dans le diocèse de Grenoble

Mgr Philibert de Bruillard, évêque du diocèse, invoquant son grand âge (il est né en septembre 1765), offre sa démission et cesse d’administrer son diocèse fin avril 1853. Son successeur est Jacques Marie Achille Ginoulhiac, né à Montpellier le 3 décembre 1806 et ordonné prêtre le 27 mars 1830.

Nommé à la tête du diocèse à 46 ans, il y restera jusqu’à sa nomination le 2 mars 1870 à l’archevêché de Lyon.

Sous son ministère se développe « la correspondance pastorale sous forme de mandements, de lettres circulaires adressées aux prêtres et répercutées par eux sur les fidèles soit par lecture en chaire, soit par affichage à la porte des églises ».

« A cette correspondance épisodique, mgr Ginoulhiac voulut ajouter un organe officiel régulier en créant » La Semaine Religieuse du diocèse de Grenoble ". Le premier numéro parut le 15 août 1868... Ce périodique doit beaucoup à un prêtre originaire des Roches de Condrieu (38). Nous y reviendrons dans un prochain article.

Le bon curé François Charles Dorzat, après 14 ans de ministère, alliant l’innovation et les recettes déjà éprouvées, continue aux Roches son apostolat. 


 
Sources

Théo, l’Encyclopédie catholique pour tous (édition 1993).
« Histoire des diocèses de France » (sur le diocèse de Grenoble), chapitre IX, un demi-siècle de consolidation.

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