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Histoire d’une découverte majeure pour une généalogie familiale

À travers les registres


jeudi 13 novembre 2014, par Bertrand Cor

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C’était l’époque où le CARAN était en construction rue des Quatre-Fils et où les Archives Nationales avaient trouvé refuge dans l’immense salle Labrouste de la Bibliothèque Nationale, rue Richelieu.

J’étais en attente de la communication d’un ouvrage et, pour passer le temps (une heure d’attente), je me promenais parmi les usuels à la disposition de tout un chacun. Dans la section « généalogie » j’ai l’œil attiré par plusieurs tomes d’un ouvrage ayant pour titre : « Dictionnaire Généalogique des Familles Canadiennes depuis les origines jusqu’à nos jours » par l’abbé Tanguay 1890.

Les quelque 2000 ancêtres que j’avais pu retrouver avaient tous des origines françaises ou tout au plus limitrophes de la France. Je n’avais a priori aucune raison de m’intéresser au Canada. Une intuition me poussa cependant à saisir un volume du père Tanguay.

Je découvris que ses immenses travaux concernaient l’ensemble des paroisses de la Nouvelle France et que tous les personnages étaient classés dans l’ordre alphabétique des patronymes avec mention de tous les actes rencontrés (B.M.S.) (Mon Dieu quel travail sans le secours de l’informatique !).

Pris au dépourvu puisque n’ayant aucun document avec moi, j’ai recherché dans ma mémoire un patronyme parisien d’ancêtre (j’en ai assez peu) et j’ai choisi Petit.

L’ouvrage de Tanguay en contenait plusieurs pages à deux colonnes. Je parcourais cette liste importante depuis un certain temps avec peu de conviction quand soudain je trouve un Henry Petit, mort à Québec, fils d’un autre Henry Petit et d’Elisabeth Fontaine.

J’ai cru tomber à la renverse car il s’agissait bien de mes propres ancêtres ! J’apprenais ainsi que le premier Henry était mort à Québec le 20 novembre 1686 à l’Hôtel Dieu de la ville. Qu’était-il allé faire dans cette galère ?

Cet Henry Petit, 44 ans, était un simple marchand rubanier de Paris, issu d’une famille parisienne de boutiquiers dotés de petites charges (commissaire-contrôleur de la bûche à Paris pour l’un d’eux). Notre Henry, huitième d’une fratrie de neuf, avait épousé en 1671 à Paris Catherine Roberge, fille d’un maître gantier parfumeur de la ville qui lui avait donné six enfants. Rien dans ce parcours ne prédisposait Henry à entreprendre « la Grande Aventure » alors que, trop vieux pour l’exercice, il était parfaitement établi à Paris et en âge de jouir d’une vie paisible.

Décidé à comprendre les raisons de ce voyage, je me suis inscrit alors (en 1999) dans une revue à caractère scientifique et historique dont je ne me rappelle plus le nom exact (bulletin de la Société de Généalogie Canadienne-Française, je crois). Celle-ci a eu la courtoisie d’accepter de publier, en l’agrémentant d’une gravure de St Jacques de la Boucherie où habitait la famille Petit, un article où je racontais ma découverte et mon souci d’en savoir plus : une vraie bouteille à la mer.

La bouteille fut découverte trois ans plus tard par Bernard Bruneau, québécois descendant direct de Joseph Petit, frère de mon aïeul. Nous avons alors échangé pendant plus d’un an tout ce que nous savions sur nos portions de famille. Bernard m’a en particulier communiqué les conditions du décès d’Henry.

C’était en novembre 1686, à l’occasion de l’inauguration du buste de Louis XIV qui se trouve aujourd’hui sur la Place Royale à Québec.

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Place Royale à Québec. La maison de François Hezeur, devant laquelle Henri Petit tomba sous les balles de son assassin le 17 novembre 1686, lors de l’inauguration du buste du Roi Soleil, que l’on voit sur cette photo.

Une foule compacte se pressait au milieu de gens en arme de tous poils. La joie était sur tous les visages, certains empourprés des libations qu’ils venaient de faire dans les tavernes de la place. Les coups de feu traditionnels claquaient dans tous les coins et soudain, mon aïeul s’effondre, atteint par une balle dans la cuisse qu’un abruti avait lâchée à hauteur d’homme. Le coupable, Jean Gauthier dit Larouche, fut immédiatement saisi par la maréchaussée en même temps que mon pauvre ancêtre était porté en urgence à l’Hôtel-Dieu. Il eut le temps d’y dicter son testament et, la gangrène ayant infecté sa jambe, il ne survécut que de trois jours à l’accident.

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Acte de décès d’Henry Petit à Québec le 20 novembre 1686

Ledit Larouche fut traduit en justice, convaincu de meurtre et condamné à une lourde peine. Il fit appel de cette condamnation qui fut muée en une légère amende aussi disproportionnée que la première l’était dans l’autre sens.

Cela dit, je n’en savais pas plus sur les raisons du voyage d’Henry à Québec.
C’est alors qu’intervient un membre influent de la Société de Généalogie Canadienne-Française, M. Pierre Benoît, qui s’intéresse à mes recherches et m’envoie la copie d’un autre immense ouvrage (plus récent celui-ci et établi par MM Drouin) qui est en fait la table des mariages de toutes les paroisses du Québec classés par ordre alphabétique des intervenants. Il limite son envoi aux Petit et aux Bruno (ou Bruneau) car très vite les Petit ayant fait souche seront appelés Bruneau.

L’épluchage méthodique de ces tables me permettra de développer la descendance de Joseph Petit jusqu’à une période contemporaine. Par ailleurs, mon cousin Bernard m’informera que ses recherches dans les minutes de notaires lui apprendront que Joseph Petit (ancêtre de mon cousin Bernard Bruneau et frère de Henry Petit) était couvert de dettes, tant vis-à-vis de Canadiens que de Français de France (dont son frère Henry). Il avait très mal dirigé son commerce (essentiellement de pelleteries) et se trouvait au bord de la faillite au point que son épouse (Canadienne) avait demandé la séparation de biens.

C’est alors que son frère Henry n’écoutant que son courage (car l’expédition n’était pas sans risque : épidémies, tempêtes, pirates) a décidé de se rendre sur place pour voler à son secours. Sans en avoir la certitude, je pense qu’il a quitté la France au printemps de 1686 avec l’un des premiers bateaux arrivant après la fonte des glaces, puisqu’on le retrouve à plusieurs occasions lors de baptêmes ou de mariages à titre de témoin dans le courant de l’été de cette même année.

Le hasard (un de plus) m’a mis un jour dans les mains au Caran la liasse du notaire parisien ayant enregistré le certificat de décès d’Henry Petit déposé par Mgr Delacroix de Saint-Vallier, évêque de Québec (ET/CVIII/206 du 31 janvier 1688) et celui, du même jour, déposé par Jacques Patu, Gouverneur Fermier des Domaines du Roi au Canada. Sans ces documents, la pauvre Catherine Roberge, avec ses six enfants, ne pouvait pas prouver son veuvage vis-à-vis de la loi. C’est avec intérêt et émotion que j’ai appris que la dépouille d’Henri reposait dans la cathédrale de Québec.

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Certificat de décès d’Henry Petit fait à Paris le 31 janvier 1688

Les circonstances dramatiques de la mort d’Henry Petit me feront mieux comprendre la donation de 2000 livres et la rente de 500 livres transmissible à ses enfants que fit à Catherine Roberge en mai 1689 le Sr Devalulle conseiller et maître d’hôtel de S.A.R Monsieur Frère Unique du Roi pour la dédommager de la perte de son époux et lui permettre d’élever convenablement ses enfants.

Toutes ces révélations m’ont permis de mieux situer les relations de ma famille Petit avec le Canada. En effet, j’avais découvert par le Minutier Central du Caran que Louis Petit, marchand mercier à Paris avait épousé en 1665 Jeanne Baillif, sœur de Claude Baillif architecte qui s’est établi à Québec où il est mort en1699. C’est un de leurs fils Jacques, Conseiller Secrétaire du Roi Maison, Finance et Couronne qui héritera de son oncle Claude Baillif. Par ailleurs, Catherine Petit, sœur de Louis et d’Henry, avait épousé Simon Jaran (ou Jarent), marchand de vins à Paris, qui terminera ses jours à Québec où il gérera les biens d’Henry au Canada.

La liaison effectuée avec mon cousin Bernard Bruneau fut extrêmement profitable pour tous les deux. Elle m’a incité à exploiter les registres des paroisses publiés en plusieurs volumes et disponibles au Centre Culturel du Québec à Paris, afin de compléter les descendances de nos cousins jusqu’à la fin du XIXe siècle : plusieurs centaines d’individus sont ainsi venues enrichir nos arbres respectifs (à raison de 10 à 18 enfants par famille jusque vers le milieu du XIXe siècle, ça va assez vite.).

Et tout ça grâce à une curiosité improbable à propos d’un livre que je n’aurais jamais dû ouvrir.
Ceci nous prouve une fois encore que nous sommes environnés d’éléments fondamentaux pour développer nos généalogies que seuls le flair ou la chance nous permettent d’atteindre.

Le « Dictionnaire Généalogique des Familles Canadiennes depuis les origines jusqu’à nos jours » de l’abbé Tanguay est en ligne :

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31 Messages

  • Histoire d’une découverte majeure pour une généalogie familiale 7 novembre 2014 13:52, par Jacques Baillon

    Bravo M. Cor pour ce récit enthousiaste ! Et pour les résultats obtenus. Bien à vous. Jacques Baillon.

    Répondre à ce message

  • Bonjour,
    Bravo pour votre recherche, mais surtout pour le(s)résultat(s)qu’un certain « hasard » mais aussi une intuition de généalogiste vous a fait découvrir !
    Avec surement une grande satisfaction pour vous et votre famille ?
    Cordialement,A.B.

    Répondre à ce message

  • Aïe, ça commence mal.

    > C’était l’époque où le CARAN était en construction rue des Quatre-Fils et où les Archives Nationales avaient trouvé refuge dans l’immense salle Labrouste de la Bibliothèque Nationale, rue Richelieu.

    A cette date, la salle Labrouste n’hébergeait que les Archives nationales, les livres, journaux et revues étant partis à Tolbiac.

    > J’étais en attente de la communication d’un ouvrage et, pour passer le temps (une heure d’attente), je me promenais parmi les usuels à la disposition de tout un chacun.

    Heu, à cette date, la communication des documents des Archives se faisait en différé, avec deux jours de délai.

    Quel ouvrage avez vous pu demander à ce moment ?

    C’est bête, mais ça ne m’a pas du tout donné envie de lire la suite.

    Répondre à ce message

    • Il y a trop de temps que cette joyeuse aventure m’est arrivée pour que je puisse répondre avec précision à M. Jourdan. Tout ce que je puis affirmer de façon absolue c’est que l’enchaînement des évènements s’est passé comme je l’indique. Alors étais-je en attente d’un document ou d’un livre ? Je ne saurais dire mais ce que je sais c’est que j’avais un temps d’attente d’environ une heure que j’ai mis ainsi à profit.
      Quoi qu’il en soit, les arguments de M. Jourdan ne me paraissent pas apporter une lumière étincelante à mon récit. Je le remercie de ne pas l’avoir lu.

      Bertrand Cor

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    • Histoire d’une découverte majeure pour une généalogie familiale 7 novembre 2014 18:52, par Michel Vanwelkenhuyzen

      Je me demande ce qu’un message tel que le vôtre (rempli de sous-entendus et dépourvu d’éléments intéressants) peut apporter à ce forum...
      Vous n’avez pas eu envie de lire le texte, écrivez-vous. C’est votre type de prose qu’on aimerait ne pas trouver au milieu d’échanges constructifs !

      Répondre à ce message

    • Je regrette sincèrement d’avoir lu votre message qui a pour but de décourager le généalogiste amateur que je suis.

      Qu’importe la raison de l’attente d’un document. Ce qui est important c’est de constater l’importance du hasard dans des recherches généalogiques.

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  • Histoire d’une découverte majeure pour une généalogie familiale 7 novembre 2014 17:46, par Gisèle O’Neill

    C’est une chance que vous soyez tombé sur ces archives. Pour tout généalogiste québecois, le dictionnaire généalogique Tanguay est un incontournable pour trouver les filiations, et les documents réunis par Drouin, autant les naissances, les mariages et les décès sont disponibles en ligne. Personne ne peut s’en passer. Bravo pour votre flair.

    Répondre à ce message

  • Comment peut-on consulter ce Annuaire des familles canadiennes ?au Centre culturel du Québec ? est-il en ligne ? Merci.

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  • Passionnant ; tout ce que l’on aime trouver dans une recherche généalogique : l’imprévu, le drame, la répercussion contemporaine, les liens avec les cousins éloignés ... Merci de nous l’avoir fait partager (n’en déplaise au grincheux de l’un des commentaires ...).

    Répondre à ce message

  • Histoire d’une découverte majeure pour une généalogie familiale 8 novembre 2014 16:03, par kathleen Juneau Roy

    Bonjour,
    Je me présente, Kathleen Juneau Roy, responsable de la généalogie et de la gestion de documents à la Société d’histoire et de généalogie de Shawinigan au Québec !
    Votre acticle m’interpelle énormément, j’ai parmi mes chercheurs une Hélène Petit Bruneau !
    Je serais ravis de vous mettre en contact !
    Vous pouvez me joindre via notre site internet, même si notre site est en développement pour le moment on me fera le message.
    www.histoireshawinigan.com. Au plaisir, KJR

    Répondre à ce message

  • Histoire d’une découverte majeure pour une généalogie familiale 8 novembre 2014 16:53, par Gauthier LANGLOIS

    Merci pour article et pour nous avoir signalé cette source, particulièrement précieuse en raison de la disparition de l’état civil parisien. J’ai également des ancêtres parisiens du nom de « Petit ». Le plus remarquable d’entre eux est Jean-Baptiste Geoffroy Petit de Saint-Lienne. Pour se donner une apparence de noblesse ce riche bourgeois avait accolé un nom de lieu, « Saint-Lienne » à son nom de famille « Petit », qu’il jugeait sans doute trop commun.

    Son fils Louis Sulpice Petit de Champlain avait quant à lui accolé à son nom celui de Champlain, du nom d’un fief dont son père était propriétaire dans le Vendômois. Par ce moyen il cherchait sans doute à faire croire à un lien avec Samuel de Champlain, le fondateur de Québec. Cela a réussi car ses descendants, jusqu’à ma grand-mère et ses cousins, ont été persuadés d’être des héritiers du fondateur de Québec.

    Je pense faire un jour un article sur cette filiation imaginaire. Ce n’est pas un cas isolé. Dans beaucoup de familles on s’invente des ancêtres, généralement prestigieux. L’étude des généalogies imaginaires est très intéressante pour la connaissance des mentalités.

    Répondre à ce message

    • Une proche parente se dit noble et s’appelle Chartier du Raincy, en remontant la généalogie, les ancêtres s’appelaient Chartier et un fils né en 1631 s’appelle Chartier du raincy,
      Un changement de patronyme dont j’ignore la raison.

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      • Histoire d’une découverte majeure pour une généalogie familiale 13 novembre 2014 15:25, par Gauthier LANGLOIS

        Bonjour,

        Il est d’usage courant dans la bourgeoisie ou dans la noblesse de prendre le nom d’un fief dont on est le seigneur, ou d’accoler le nom du fief à son nom. C’est pour les bourgeois ou les familles fraichement anoblies une question de prestige, une manière de s’assimiler à la vieille noblesse issue des seigneurs et chevaliers du Moyen Âge. Pour les mêmes raisons on s’invente volontiers, à l’époque moderne, des origines remontant à quelque noble d’épée, si possible un croisé. C’est pourquoi il faut être très prudent vis à vis des généalogies écrites à cette époque. Dans mes recherches sur le chevalier Olivier de Termes j’ai ainsi trouvé quantité de fausses généalogies remontant à ce chevalier, écrites pour flatter telle ou telle famille.

        D’autre fois on accole à son nom le lieu d’origine ou de résidence pour se distinguer d’homonymes.

        Pour ce qui concerne votre parent Chartier du Raincy, était-il originaire du Raincy ou possessionné dans ce lieu ?

        Répondre à ce message

        • Il a été relativement facile de remonter cette généalogie, cette famille ayant toujours vécu dans l’Oise.
          J’ai remis à la personne concernée, les documents, toutefois J’ai retenu :
          naissance vers 1580 de François Chartier fils de Jehan le Jeune à Belloy en France
          son fils né à Belloy s’appelle Pierre dit Chartier du Raincy
          un autre Pierre dit Chartier du Raincy, né aussi à Belloy en 1651.
          Son fils louis né vers 1720 à Fresnoy en Thelle s’appellera Chartier Duraincy
          Cela jusqu’au 20e siècle.
          J’ai pensé que Le Raincy était un lieu dit mais je n’ai pas fait de recherche

          Répondre à ce message

  • Histoire d’une découverte majeure pour une généalogie familiale 10 novembre 2014 08:05, par GAUTHIER CHRISTIAN

    Très friand de vos ’histoires’, j’aimerais savoir si vous avez des renseignements sur la généalogie du tireur.
    Sans trop d’espoir, merci d’avance.
    CG

    Répondre à ce message

    • Bonjour,

      C’est à un des participants à cette tribune qui m’a écrit directement que je vous dois cette réponse à votre question relative à la généalogie de Jean Gauthier dit Larouche. Voici sa réponse :

      Histoire d’une découverte majeure pour une généalogie familiale

      Jacques Lemyre chez sympatico.ca>

      01:30 (Il y a 13 heures)

      À moi

      Bonsoir monsieur Cor,

      D’abord bravo et merci, d’avoir partagé le résultat de cette recherche avec les lecteurs.

      Étant incapable d’accéder au site, j’ose me permettre de vous acheminer une réponse concernant le sujet en titre, à l’intention de Monsieur Christian Gauthier, indiquant : « Très friand de vos ’histoires’, j’aimerais savoir si vous avez des renseignements sur la généalogie du tireur. Sans trop d’espoir, merci d’avance. »

      Jean Gauthier dit Larouche / fils de Mathurin & Catherine Loumeaux) / originaire d’Echillais, ar. Rochefort, évêché Saintes, Saintonge (Charente-Maritime) / sépulture 27 mai 1690, Québec âgé de 45 ans

      Mariage : 21 janvier 1675, à Québec

      Angélique Lefebvre / née vers 1661, possiblement à Rouen, Normandie / fille de Louis & Suzanne de Bure / remariée à Pierre Brunet en 1690.

      De l’union Gauthier dit Larouche & Lefebvre, sept enfants naîtront : François en 1675, Catherine-Angélique en 1677, Jean-Baptiste en 1679, Geneviève en 1681, Claude en 1684, Pierre en 1687 et Hilaire en 1689.

      Angélique Lefebvre, veuve de Jean Gauthier dit Larouche, épousa le 04 septembre 1690, à Québec (elle est décédée le 29 janvier 1712 à Québec)

      Pierre Brunet / fils de Jean & Nicole Cardinault / originaire de St-André, ville Niort, évêché Poitiers, Poitou (Deux-Sèvres) / décédé avant 1712.

      De la seconde union Lefebvre & Brunet, cinq autres enfants naîtront : Nicolas en 1691, Marie-Madeleine en 1693, Jean en 1694, Pierre en 1697, et Louis en 1703.

      Référence : Dictionnaire généalogique des familles du Québec / Des Origines à 1730 / Par : René Jetté, publié en 1983, par les Presses de l’Université de Montréal.

      Vous pouvez faire une recherche Internet en indiquant le nom du couple, et vous verrez l’histoire de Jean Gauthier dit Larouche.

      Sincère merci de votre attention,{}
      Claire Lambert (Montréal)

      J’espère que ce tout début de généalogie de Jean Gauthier vous aidera à parvenir jusqu’à vous.

      Bien cordialement
      Bertrand Cor

      Répondre à ce message

    • Mon correspondant canadien continue de s’intéresser pour vous aux Gauthier. Voici son dernier courrier (répondez-lui directement par mail. Merci) :

      Bonjour monsieur Cor,

      Concernant le patronyme « Gauthier », plusieurs originent de différents endroits en Europe et à avoir pris racine en Nouvelle France. Outre ceux qui portent seulement le patronyme de Gauthier, on retrouve :

      · Louis Gauthier, sieur de Du Riveault

      · Guillaume Gauthier, sieur de LaChesnaye

      · Charles Gauthier dit Boisverdun

      · René Gauthier, sieur de Varennes

      · Pierre Gauthier dit Saguingoira

      · René Gauthier dit Larose

      · Mathurin Gauthier dit Landreville

      · Philippe Gauthier, sieur de Comporté

      · Jean Gauthier dit Larouche

      · Germain Gauthier dit Saint-Germain

      · Jacques Gauthier dit Sanscartier

      · Louis Gauthier, sieur de La Pigeonnière

      · Jean Gauthier dit Frappe-d’Abord

      · Pierre Gauthier, sieur de Boumois, puis sieur de LaVérandrye

      · Pierre Gauthier dit Rabot

      · Guillaume Gauthier ou Authier dit Delisle

      · Pierre Gauthier dit Poitevin

      Il peut donc être d’une autre lignée de Gauthier que le tireur et ça reste à vérifier, selon ses recherches. Bonne fin de journée et au plaisir,

      Claire Lambert (Montréal)

      Cordialement
      Bertrand Cor

      Répondre à ce message

  • Histoire d’une découverte majeure pour une généalogie familiale 12 novembre 2014 10:36, par Pierre Escudier-Donnadieu

    Eh !!!,Bonjour !!!
    Passionnante cette aventure !!!
    Dernièrement,à la recherche de mes ancêtres,avec les difficultés qu’on n’imagine pas,en débutant sa propre généalogie,j’ai vécu une histoire semblable,à laquelle je ne pouvais pas m’attendre !!!
    Après 3 ans à la recherche,d’Antoine Escudyé,né à Saint-Rustice,en 1724,Hte.Garonne,mon quadri-aïeul,ancien Grenadier du Roi,puis conducteur des chemins royaux,marié à Jeanne Fabre
    que j’avais trouvée à Castelnau d’Estretefonds,commune proche,
    or,erreur,mon cher Watson !!!
    J’ai pu obtenir une copie de son contrat de mariage,dans lequel,il était stipulé que sa promise était Jeanne Fabré,fille de Pierre Fabré et de Jeanne Rustan,habitants de Curvalle,canton d’Alban,dans le Tarn.....
    Recherchant les enfants de ce couple,je découvrais un Paschal Fabré,né en 1727,et,je ne sais plus comment,celà m’a amené à ce Dictionnaire des Familles Canadiennes,où j’ai trouvé ce Paschal en 1760.....
    Je reste quand-même frustré,car je ne parviens pas à mettre « le doigt » sur l’acte de mariage de mon Antoine avec Jeanne(ou,peut-être Marianne,ou Marie Anne)Fabré !!!
    Quelle miraculeuse" personne pourrait me dépanner ???
    Très cordialement à tous nos joyeux généalogistes !!!
    Pierre.

    Répondre à ce message

  • Bonjour, quelle chance.. inouïe.... j’ai lu avec une grande attention votre article et je l’ai trouvé passionnant... je suis moi même dans une recherche difficile et compliquée et avec un peu de chance ... le déroulement sera positif.
    continuez à nous enchanter et à nous montrer que la recherche de nos ancêtres est une réelle richesse
    bien cordialement
    Annick.

    Répondre à ce message

  • Histoire d’une découverte majeure pour une généalogie familiale 12 novembre 2014 13:03, par petit-guinet marie-armelle

    Bonjour,

    je suis à la recherche de rené Guillot parti au canada vers

    les années 1715 et marié avec Doiron marguerite vers 1719

    cela me permettrai de pouvoir complèter les lieux d’origines

    merci de votre aide

    Répondre à ce message

  • Quel beau récit. Bravo. C’est vrai que le hasard permet de fabuleuses avancées . Et quand l’histoire est passionnante quelle chance. J’ai comme vous bénéficier d’une heureuse découverte mais ai bien failli passer « à côté » .
    j’ai travaillé,des décennies dans une Ville(pas du tout lointaine—30 km de mon lieu de naissance ) en ignorant tout ou quasi de son histoire et je l’avoue sans aucune curiosité à l’égard d’un personnage dont une rue porte le nom. J’ai découvert l’implication dans la vie publique et sociale,de ce personnage en parcourant, par hasard des extraits d’un livre d’histoire de la Ville écrit par lui.Ayant débuté la généalogie le patronyme en question a pu enfin attirer mon attention et j’ai pu en cherchant retracer notre ascendance commune. Il faut aider le hasard et à partir d’une intuition entamer les bonnes recherches .Bonne continuation .
    marie-Anne

    Répondre à ce message

  • Merveilleuses découvertes qui ne peuvent qu’encourager les chercheurs à perséverer. De plus, je suis doublement intéressé, car je posséde de la famille au Canada et je ne découvre pas, pour certains ( en France ), après leur adolescence, un lieu de vie .
    En ce qui concerne les grincheux, il faut ignorer et se tenir à la suite de ses recherches. C’est plus important

    Répondre à ce message

  • voilà bien une riche idée à suivre !!!
    j’ai moi aussi un ancêtre qui est parti au Canada, je ne sais toujours pas comment (par quel bateau ni quelle date), ni pourquoi.
    c’est donc une bonne piste à suivre.
    Merci d’avoir publié cet article
    cordialement
    Michèle

    Répondre à ce message

  • Bonjour
    Curieusement la même « mésaventure » m’est arrivée aussi un jour où je patientais pour consulter un registre. J’ouvrais par hasard un relevé des Dauphinois émigrés au Canada et découvrais que le fils d’un de mes ancêtres, militaire vers 1760, était parti de la Drôme au Québec et s’y était ensuite installé.
    Le dictionnaire de l’Abbé Tanguay m’a pareillement permis de progresser. Grâce ensuite à l’aide d’une généalogiste canadienne, j’ai même obtenu le contrat de mariage de cet arrière arrière... grand oncle. En remerciement, j’ai ensuite pu l’aider un peu dans sa généalogie iséroise.
    Merci pour le récit de vos recherches

    Répondre à ce message

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