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Enquête sur un enfant « exposé » dans le berceau de l’Hospice d’Aubusson...

... qui nous conduit à un lien possible avec le château de Boussac et les célèbres tapisseries de « La Dame à la Licorne »


jeudi 28 février 2019, par Annie Sacco

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Pour aider une amie qui a déjà beaucoup cherché, j’aurais une énigme à présenter. Cette amie a pour ancêtre un François LALOUPE (AAGP) "exposé "dans le berceau de l’Hospice d’Aubusson et présenté à la mairie le matin du 7 juillet 1839.

J’ai fait une copie de l’acte de naissance en mairie d’Aubusson que je transcris, tel que je le lis, à défaut de l’acte original que j’ai retrouvé sur les AD 23 (acte 121 des naissances à Aubusson) :

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1839 Aubusson acte de naissance François Laloupe
Acte N° 121 extrait des archives de la Creuse vue 58/177 dans le registre 1836-1840 cote 4E 8/36.
"L’an mil huit cent trente neuf ,le dimanche sept juillet, à dix heures du matin par devant nous guillaume Rogier maire et officier de l’état-civil de la commune d’aubusson Département de la creuse est comparue sœur sophie née May attachée à l’Hospice d’aubusson situé rue saint nicolas y demeurant qui nous a déclaré d’hier à neuf heures et Demie étant seule elle a trouvé exposé dans le berceau placé à cet effet à la porte d’entrée du dit Hospice un enfant tel quelle nous le présente enveloppé de des baudes en calicots marquées sur la poitrine d’une façon de C en croissant renversé en soie bleu clair, quatre drapeaux, des bandes ? en calicot neuf, une bourasse en indienne grise, un petit lit couvert en coutil le pantalon gris, un morceaude même coutil , deux serretêtes l’un blanc et l’autre en soie grise garni en tulle noir, au bras droit une mousseline brodée, un billet disant quil n’était pas baptisé, au côté droit de la tête une grosseur énorme, après avoir visité l’enfant nous avons reconnu quil est du sexe masculin quil pourrait être âgé d’un jour,nous l’avons inscrit sous les nom et surnomde Laloupe –françois et avons ordonné qu’il serait porté à l’ hospice d’aubusson pour y être soigné.Déclarant que les père et mère de l’enfant nous sont inconnus.De quoi nous avons dressé procès-verbal en présence d’étienne Goubel ? sabotier et de françois May voiturier qui sont majeurs et domiciliés à aubusson et après que lecture leur a été faite du contenu au présent procès-verbal ont déclaré ne savoir signer de ce enquis et la déclarante a signé avec nous maire. " sœur sophie May Rogier

Notes et hypothèses concernant cet acte de naissance :

1) Le jour de naissance est donc considéré comme étant le 6 juillet 1839 et le lieu Aubusson.

2) François MAY, voiturier, est probablement de la famille de Sœur Sophie : père ou frère ? car c’est lui qui a conduit la sœur et l’enfant à la mairie.

3) L’enfant a reçu le prénom de François comme le voiturier et comme patronyme LALOUPE car il avait « une grosseure énorme » sur le côté droit de la tête.

Les loupes sont des kystes de différentes origines et de grosseurs variables.
Je fais l’hypothèse possible que cette grosseur pouvait être tout simplement le fait de l’emploi des « fers » pour l’accouchement et ce, lorsque l’enfant peine à sortir pour diverses raisons : apparition par le siège, taille du bébé ou, en ce qui concerne la mère, une primipare très jeune ou âgée.

4) Le « trousseau » de cet enfant est relativement conséquent par rapport à certains enfants abandonnés. On y trouve des éléments d’une certaine qualité et rares pour un enfant d’une mère célibataire dans le besoin ou d’un couple dans le besoin : soie, tulle et mousseline.

Il est possible que l’enfant, étant « disgracieux », avec cette « loupe » ou « bosse » suite d’accouchement, la famille, d’un certain niveau social, l’ait abandonné et confié aux bons soins de l’Hospice

5) Cette amie a été très intriguée par la marque sur les chemises « d’une façon de C en croissant renversé en soie bleu clair ».

Elle a pensé à un lien possible entre l’armoirie des tapisseries de "La Dame à la Licorne", tapisseries qui furent trouvées au château de Boussac. Et ce, d’autant plus qu’elle a retrouvé une photo-carte postale de son grand-père paternel, petit-fils de François LALOUPE : Ferdinand dit Marcel (prénom au baptême ?), portant au verso , les mots « souvenir de Boussac »).

J’ai un lien sur « La Dame à la Licorne » dont on pense que le commanditaire de ces tapisseries fut Antoine LE VISTE. Là, vous aurez l’histoire des Le VISTE et le « C en forme de croissant renversé » qui se retrouve de diverses façons, en nombre et couleurs variables sur les armoiries des Le VISTE.

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Ferdinand dit Marcel LALOUPE à Boussac (23)
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Le verso de la photo

Cette carte postale fait partie d’un lot dont plusieurs cartes ont été envoyées à la famille. Dans les cartes restantes, seule cette carte est annotée de la main de Ferdinand dit Marcel.

Ferdinand est habillé en personnel de service : costume clair, cravate et grand tablier blanc.

Cette photo porte au verso un texte qui m’a-t-on dit, est écrit de la main de Ferdinand dit Marcel. L’écriture est très soignée. Elle porte, entre autres les mots : « Souvenir de Boussac 1917 ».

Ferdinand étant né en 1899 à Bransat (03). Sur cette photo de 1917, il est âgé de 17-18 ans.

Questions :

  • Depuis quand est-il employé au château de Boussac ?
  • Comment se fait-il que, né à Bransat (03) où se trouvent ses parents, il soit allé chercher du travail à Boussac et pourquoi plus spécialement au château qui, depuis son achat par la commune en 1833, fut successivement sous-préfecture, gendarmerie... et après de multiples tractations, ledit château fut vendu au département le 30-12-1924.

En 1917, Ferdinand était donc employé de la commune de BOUSSAC, au service de qui ? et depuis quand ? Est-ce François, son AG père, mis au courant d’un éventuel lien avec des propriétaires du château, qui l’a recommandé à la commune de Boussac ? Pour quelles raisons obscures ?

Nous avons essayé de trouver le dossier d’enfant assisté de François LALOUPE aux AD de la Creuse, le dossier n’existe pas/plus. Dommage, il aurait pu nous donner quelques renseignements intéressants pour répondre à ces questions.

Concernant cette photo, dont deux coins sont tronqués, carte écrite par Ferdinand Marcel et adressée d’une écriture maladroite au crayon au même Ferdinand :

Nous avons émis l’hypothèse que c’était du fait que le courrier, envoyé par la famille, carte éventuellement accompagnée d’une lettre, avait été soumis à la censure de l’armée. Ce fut le cas. Le registre matricule de Ferdinand a parlé avec les périodes militaires du jeune homme qui coïncident avec la guerre de 14-18.

Cette carte, annotée de la main de Ferdinand, avait ensuite été donnée à la fiancée de Ferdinand connue lors de permissions en Côte d’Or. Le couple s’est marié après la guerre et le mari est dit maître d’hôtel donc, il fut bien personnel de service à Boussac où il a fait un « certain apprentissage »

Parcours de François LALOUPE, enfant déposé à l’Hospice d’Aubusson venant de naître, on ne sait ni de qui ni où, le 6 juillet 1839

François reçut des soins à l’Hospice d’Aubusson. Il fut probablement mis en nourrice et élevé dans une famille de la Creuse, apprenant le métier de maçon comme beaucoup de Creusois.

On le retrouve comme garçon maçon en 1861, habitant Le Bourg de Verneuil en Bourbonnais (03), village de la région de Saint Pourçain sur Sioule.

Lors d’un recensement dans ce village en 1861, il est dit ouvrier maçon, âgé de 21 ans, domicilié au foyer de François CHABREDIER, maçon. Étant absent lors du recensement précédent de 1856, nous en déduisons qu’il est arrivé à Verneuil en Bourbonnais, entre 1856 et 1861 venant de ?

Il se marie non loin de là, à La Roche Bransat, le 12 juillet 1864, avec Marie PERRET. Le couple habitera ce village. Lors du mariage, si François est dit né le 06 juillet 1839 à Aubusson, lors du recensement à Bransat en 1872, il dit être né à Champagnat (Creuse), et lors du recensement de 1906, c’est à Champagnat-Bellegarde (Creuse). Nous pensons que ce sont ses parents nourriciers qui habitaient Champagnat et que François considérait Champagnat comme son village natal, y ayant vécu toute son enfance voire son adolescence.

Les recensements de la Creuse ne sont pas en ligne pour cette époque. Impossible de savoir donc, le nom de ses parents nourriciers.

Le couple LALOUPE–PERRET eut des enfants dont des fils qui formèrent une « association de maçons » habitant le lieu-dit « La Croix du Feu ».à Bransat.

C’est Jean Baptiste LALOUPE, fils de François et de Marie PERRET, qui eut avec son épouse Célestine AUROUX, le 30 mai 1899 à Bransat, le jeune Ferdinand LALOUPE, photographié sur la carte postale (voir ci-dessous) qui porte au dos « Souvenir du château de Boussac Année 1917 », carte signée LALOUPE Marcel. En effet, Ferdinand fut toute sa vie appelé Marcel, peut-être le prénom donné au baptême. Nous n’avons pas cet acte de Baptême.

Sur l’acte de naissance de Ferdinand, trois LALOUPE signent, le père Jean Baptiste, l’oncle Célestin Claude et le grand-père, François, grand-père qui signe très maladroitement cependant, c’est émouvant de voir cette signature, seule véritable souvenir de l’enfant trouvé d’Aubusson.

Hypothèses sur la filiation de François LALOUPE :

La commune de Boussac a acheté le château à la famille de Henri Armand de RIBEYSREYS et Claire Pauline de Carbonnières avant 1797. Ils avaient le château de Beaufort et celui de Boussac lors de la naissance de leur fille :

Marie Adeline de RIBEYSREYS, née le 17e jour de messidor de l’An V de la République, soit le 5 juillet 1797 dans la commune de Malleret (Loir et Cher) , au château de Beaufort (voir PJ source Gallica et le véritable acte de naissance ad 41).

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Naissance de Marie Adeline de RIBEYREYS

Cette jeune fille s’est mariée à Jean Baptiste Frédéric de LAMBERTIE. Ils n’eurent pas d’enfants. Cela nous semble très important à tort ou à raison (voir PJ source Gallica).

Le château de Boussac a été vendu en 1833. Marie Adeline avait alors 36 ans. Vraisemblablement, la famille est allée dans le château des Bordes à Pontlevoy (41) où Marie Adeline est décédée le 21 août 1843 (Voici un lien sur le château des Bordes).

François LALOUPE est trouvé au « berceau de l’hospice d’Aubusson » à neuf du soir , le 6 juillet 1839, né depuis peu et non baptisé. Il est dans un petit lit avec un trousseau assez important pour l’époque et ce trousseau contient des éléments en mousseline brodée, en soie qui font penser à un enfant né dans une famille aisée. Il contient aussi deux chemises en calicot portant un « C » brodé en croissant renversé" en soie bleu clair qui font penser à l’armoirie des VISTE que l’on voit sur une des tapisseries de" la Dame à la Licorne", tapisseries qui sont restées des siècles au château de Boussac.

En 1839, Marie Adeline a 45 ans. Il est possible qu’elle se soit trouvée enceinte tardivement et qu’elle ait accouché d’un enfant lors d’une visite dans les environs de Aubusson. Cet enfant présentant une « grosseur énorme » sur le côté droit de la tête, grosseur étant une « loupe » ou suite d’un accouchement difficile aux forceps, vu l’âge de la parturiante, la famille a voulu abandonner cet enfant disgracieux, ne pas le montrer, même à un prêtre pour le faire baptiser. A peine né il fut déposé à l’hospice d’Aubusson où, lors de sa déclaration le lendemain à la mairie d’Aubusson, on lui donna le prénom de François, probablement le prénom du père de la religieuse qui a conduit l’enfant à l’hospice, et comme patronyme le surnom de LALOUPE.

Ceci n’est qu’une hypothèse bien sûr. Je ne sais si nous pourrons avancer pour éclaircir cette énigme. Brigitte et moi avons voulu vous expliquer nos démarches.

François est décédé à Bransat le 18 février 1918 à 79 ans environ. Savait-il quelque chose, choses connues chez ses parents nourriciers de Champagnat (Creuse) ? Eut-il des visites ? Que faisait-on des vêtements et petits billets qui accompagnaient les abandons ? Étaient-ils donnés à l’enfant devenu adulte ? « La grosseur énorme » s’étant estompée, quelqu’un d’initié aurait-il prévenu la famille et l’enfant aurait-il été aidé pour son éducation à Champagnat où il disait être né ?

J’ai voulu regarder les recensements à Champagnat. Ils ne commencent qu’en 1866. François a 27 ans, il y a longtemps qu’il n’est plus chez les parents nourriciers dont on ignore le nom.

Qui pourrait m’aider à interpréter les hypothèses ci-dessus ?

Merci par avance pour vos idées et vos conseils...

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41 Messages

  • Bonjour,

    Concernant la carte photo de Ferdinand, pourquoi dire que la partie gauche est écrite de façon très soignée et la droite de façon malhabile ? Il me semble, au contraire, que les deux écritures se ressemblent.

    L’adresse indiquée au crayon est : "Laloupe Ferdinand 16e Chasseurs à Cheval 12e Escadron 4e Peloton Gray Haute Saône"

    Cela correspond effectivement à sa fiche matricule (N° 330 classe 1919 au recrutement de Moulins. Vues 624 et 625/893)

    Il est engagé volontaire à compter du 30 janvier 1918 et n’est donc à Gray que depuis cette date.
    Soit la carte à vraiment été envoyée...alors pourquoi mettre l’adresse ici si une lettre l’accompagnait ?
    Soit c’est Ferdinand qui s’est servi de cette carte photo, qu’il avait avec lui, pour noter l’endroit de son régiment.
    A noter qu’il est marqué 4e Peloton. Donc il était alors en formation pour être gradé...ce qui fut le cas.

    Je ne crois pas que la censure ait quoi que ce soit à voir là-dedans.

    Cordialement.
    Michel Guironnet

    Répondre à ce message

  • Bonjour à tous, bonjour Michel,

    La censure existait pendant la guerre de 14-18
    http://guerre1418.org/html/thematiques_courrier.html.
    Le passage à la censure pouvait laisser des traces(lignes barrées etc...).Si le courrier venait de la famille de Ferdinand -Marcel avec une lettre non plaisante aux yeux de la censure, seule la carte aurait pu être envoyée au destinataire avec l’adresse écrite au crayon par le « censeur »

    J’ai écrit « nous avons émis l’hypothèse ». Nous sommes allés consulter le registre matricule, Ferdinand était bien à l’armée.

    D’après le site dont l’adresse est ci-dessus, le courrier sortant mais aussi rentrant était passé à la censure, le courrier venant de la famille de Ferdinand passait donc à la censure

    Nous avons conclu, un peu vite, c’est possible, que la carte, PEUT—ÊTRE accompagnée d’une lettre ou pas,annotée par Ferdinand avec soin à la plume donc à l’extérieur de la caserne,venait de sa famille.

    Maintenant, concernant l’adresse au crayon, si le L entre autre semble identique, le « p » est différent notamment celui de « peloton ».
    La différence de graphie, soignée, à la plume puis l’adresse au crayon, nous renseigne sur l’époque différente de ce qui est écrit, donc cela a une certaine importance
    L’utilisation de l’encre montre que la carte a été écrite au moins en permission, que le militaire la destinait à sa fiancée puisque les autres cartes restantes sont vierges de tout commentaire(donc, l’inscription souvenir ne fut pas écrite à l’avance )

    Je veux bien croire que, l’adresse ait été écrite en vitesse par Ferdinand qui venait de la connaître en rentrant de permission,adresse écrite au crayon qui était le seul outil pour écrire chez les soldats, ce qui expliquerait l’écriture moins soignée, et que la carte fut envoyée ensuite par Ferdinand à sa future.

    Les coins coupés pourraient résulter du fait que ladite fiancée avait collé les quatre coins dans un album et que plus tard,quelqu’un ,Ferdinand, son épouse ou les héritiers aient coupée ladite carte pour la récupérer

    Merci pour votre commentaire
    Annie

    Répondre à ce message

    • Merci Annie pour votre réponse.
      Je ne nie pas l’existence de la censure pendant la Grande Guerre (voir entre autres mes commentaires sur l’article au sujet du contrôle postal de Lyon), ni le fait que Ferdinand ait bien été à l’Armée.
      J’ai seulement dit qu’il n’y était qu’à partir de janvier 1918 ; la photo-souvenir à Boussac étant prise en 1917.

      Bon, je crois bien que personne ne pourra en savoir plus un jour sur le parcours de cette carte-photo !

      Pour François, son acte de mariage fait mention d’un contrat de mariage passé (date restée en blanc) chez Maitre Dardant, notaire à Bransat.
      L’avez-vous retrouvé et consulté ? Il pourrait vous donner des indices.

      Cordialement.
      Michel

      Répondre à ce message

      • Michel,
        Non , je n’ai pas cherché le contrat.
        Il faut dire que je n’ai commencé qu’au mois de novembre ce travail lorsque j’ai rencontré cette amie.Elle avait déjà fait des recherches, nous avons ensuite échangé questions et réponses et découvertes
        Je vais m’atteler à chercher ce contrat.Mille mercis de me le rappeler, je n’avais pas tilté.
        Je vais voir si les AD03 ont ledit CM

        Annie

        Répondre à ce message

  • Bonjour , Annie

    Pour connaître le sort de François Laloupe après son abandon et ses placements ,il faut consulter sur place les archives hospitalières de la Creuse . (ou trouver une bonne volonté pour le faire à votre place !)
    https://archives.creuse.fr/a/86/adoptions-et-enfance-assistee/

    J’ai fait la démarche pour un cas analogue en Seine Maritime ,j’ai même trouvé dans las archives le billet que portait l’enfant et la "marque"de reconnaissance (une carte coupée en deux ) .C’est très émouvant .
    L’écriture pourrait vous donner une idée du milieu social. Les billets comme les marques n’étaient pas remis à l’enfant ,ils étaient conservés pour en permettre la reconnaissance si les parents revenus à une situation meilleure désiraient le reprendre ,ce qui arrivait parfois.
    Pour le signe du croissant renversé ,savez-vous qu’il apparaît aussi dans la blason de la ville d’ Aubusson, le bleu étant la couleur du ruban qui entourait les tapisseries dans cette ville ? Pour ma part je penserais plutôt à l’abandon de l’enfant par une ouvrière travaillant dans un atelier de textile et résidant dans la ville d’Aubusson ( l’enfant est abandonné à 1 jour !,selon la déclaration de la religieuse .C’est quand même ce genre de situation qui est la plus courante .
    Bien cordialement,
    Martine

    Répondre à ce message

    • Bonjour Martine,

      Nous avons demandé aux AD23 de faire des recherches pour savoir s’il existait un dossier de placement pour François. La réponse fut négative.
      Vous pensez que , du côté de l’hospice d’Aubusson ,on puisse avoir quelques détails sur le séjour de François ?
      Je suis abonnée au Fil d’Ariane, seulement, au début de l’année, les AD23 étaient dites fermées.Je vais voir aujourd’hui ce qu’il en est.

      Je suis troublée moi aussi de savoir que, parfois, on retrouvait dans les archives, ce qui était avec l’enfant lors de son abandon.
      Savoir si,des enfants se voyaient remettre ces « trésors témoins de leur naissance » à leur majorité. Cela aurait dû être un droit de l’enfant.On en parlait pas encore...

      Concernant le « c » renversé, je ne savais pas du tout qu’on le trouvait sur le blason de la ville d’Aubusson.
      Je viens d’aller voir, il est blanc et non bleu comme décrit dans l’acte de naissance.D’autre part, je ne vois pas de ruban bleu entourant des tapisseries d’Aubusson. Si vous avez une adresse où l’on peut constater ce fait, je serais intéressée.

      Je reviens justement sur ces vêtements comportant le"C" renversé en soie bleu clair.

      Il n’est pas dit de quelle nature est ce « C » :brodé ? pièce cousue ? On ne sait.
      De toutes façons, les vêtements ont été réalisés avant l’accouchement et non en vitesse au moment de la naissance.

      J’ai même fait l’hypothèse que, Adeline, habitant encore au château de Boussac a pu préparer le trousseau pour une grossesse entamée et non menée à terme ou se terminant par un enfant non viable. Le fait qu’elle n’ait pas eu d’enfant ne signifie pas qu’elle n’ait pas eu une grossesse, voire plusieurs se terminant par des fausses couches ou des enfants morts-nés ou n’ayant vécu que peu de temps.

      L’idée que la mère soit une ouvrière de la tapisserie est tout à fait intéressante. Cependant,cette future mère aurait-elle pu avoir de la mousseline,du tulle,de la soie ? Ce pourrait-être des « dons possibles » des responsables d’un atelier à l’annonce de la future grossesse. Utilisait-on ces tissus dans la confection des tapisseries ?

      Merci Martine pour votre témoignage
      Annie

      Répondre à ce message

      • Les archives des hospices sont aux AD, evidemment s’ils n’ont rien ,vous êtes bloquée.il faudrait quand même verifier . Pour le liseré bleu ,c’était au temps de Colbert,ça avait peut-être disparu au XIX siècle
        https://textileaddict.me/lhistoire-de-la-tapisserie-daubusson/

        Si vous avez regardé l’ensemble du registre ,il y a cette année-là énormément d’enfants déposés et trouvés par la même religieuse avec les mêmes témoins,avec toutes sortes de vêtements de différentes matières et de différentes couleurs .Les bébés étaient alors habillés avec des tissus usagés, parce que plus doux à leur peau. J’ai pensé aussi que dans un atelier les femmes pouvaient récupérer toutes sortes de chutes de tissus.
        Bonne continuation dans vos recherches.
        Martine

        Répondre à ce message

        • Je sais Martine que les abandons sont nombreux y compris dans la France entière.
          Il est « normal » que ce soit les mêmes personnes, les abandons se faisant dans le « berceau » prévu à cet effet à la porte de l’hospice. Les personnes chargées de recevoir les enfants et de les conduire à la mairie étaient désignées par les responsables de cet hospice.
          Ce qui nous « étonne », c’est ce « C » en croissant renversé sur les 2 vêtements, ce trousseau relativement important avec des tissus peu courants, tissus de soie, mousseline, tulle, qui comprend aussi un petit lit et le fait que Ferdinand, plus tard, petit-fils de François, se trouve employé au château de Boussac.

          Annie

          Répondre à ce message

  • Bonjour,
    Pourquoi la mère putative aurait-elle caché qu’elle était enceinte ? Cela aurait-il été possible ?
    La « loupe » me semble un argument faible. Les dégâts des fers n’étaient pas rares à cette époque.
    La photo de son petit fils aurait pu être faite à l’occasion d’un banquet pour lequel il aurait travaillé (par exemple mariage avec photographe qui aurait fait une photo du maitre d’hôtel)
    Bonnes recherches
    Roland

    Répondre à ce message

    • Roland,
      Je n’ai pas dit que la mère aurait caché sa grossesse, seulement dit que vu"la grosseur" énorme", l’enfant aurait pu être abandonné comme étant disgracieux, voire honteux pour une famille assez aisée .
      Ceci dit, je suis d’accord avec vous, je penche plutôt pour une déformation de la tête suite à l’accouchement.
      Pour la photo, j’adhère aussi à votre idée, ce qui nous semble bizarre, c’est la situation à Boussac du petit-fils de François, comme si un lien existait entre BOUSSAC et François.
      Dommage que nous n’ayons pas le dossier de placement, ni le recensement qui suivit la naissance. Les MARTINE m’ont donné une piste, je vais voir
      Annie

      Répondre à ce message

  • Enquête sur un enfant « exposé » dans le berceau de l’hospice d’Aubusson.
    Bonjour, avez-vous consulté le procés verbal rédigé après "l’exposition de l’enfant et la déclaration ?
    J’ai fait des recherches en Haute-Garonne (pour le fil d’Ariane)et j’ai eu la chance de retrouver les archives hospitalières qui donnent des renseignements sur les différents placements de l’enfant
    .Ceci aux archives départementales, et j’ai appris qu’il y avait un procès verbal qui lui se trouve aux archives municipales, que j’ai pu consulter aussi.
    J’espère que ça vous aidera.
    Martine Scherrer.

    Répondre à ce message

  • Je lis plutôt :
    « façon de C ou croissant renversé » et non pas « en croissant renversé ».
    Il ne s’agit peut-être pas d’un croissant mais de la lettre C , initiale sans doute d’un nom de famille. Laisser un tel indice n’est pas anodin, la mère voulait peut-être reprendre son enfant plus tard. Elle y aura été empêchée (décès ou ou autre aléas de la vie).
    Cordialement.

    Répondre à ce message

    • Vous avez raison , on lit plutôt « ou ». Mille mercis
      Cependant cela ne change pas grand chose.
      De toutes façons un « C » renversé ou pas , à la forme d’un croissant ! Là,on en déduit que le « c » est renversé

      Pour tous, je précise que les AD23 sont fermées au public et ils pensaient ne pas ouvrir avant fin février. Le fil d’Ariane ne prenait pas de demandes. Nous sommes en mars, je retournerai voir
      Pour le CM à Bransat, j’ai fait la demande au Fil d’Ariane, les minutes notariales n’étant pas en ligne.(délai d’attente ca 2 mois)
      Annie

      Répondre à ce message

  • Une « loupe » est bien un kyste, bénin, mais bien sphérique et fait une protubérance nette. mais, s’agissant d’un kyste, il lui faut le temps de « pousser », apparaît plus tard dans la vie et n’existe pas chez le nouveau-né.
    Par contre, comme vous le supposez, il s’agit à coup sûr de ce qu’on appelle une « bosse séro-sanguine », apparaissant lors d’un accouchement difficile, et prenant parfois des proportions énormes...
    Je vois mal cependant une famille entière abandonnant un enfant pour cela.
    Quant aux gens de l’hospice ils ne se sont pas arrêtés à faire un diagnostic... d’où le nom de « Laloupe ».

    Répondre à ce message

  • Bonjour,
    J’ai voulu chercher dans la fiche matricule de Marcel/Ferdinand si une adresse à Boussac était indiqué. Je ne la trouve ni en Creuse, ni en Allier ni sur Grand mémorial. L’avez-vous consulté ?
    Bonne journée
    Roland

    Répondre à ce message

  • Bonjour,

    Dans le journal « Le Gaulois » du 10 septembre 1917, cette information sur les déplacements de ses abonnés : « Comtesse de Montaignac, au château de Boussac ».
    Est-ce le même château propriété de la commune depuis 1833 ?

    Cordialement.
    Michel Guironnet

    Répondre à ce message

    • Bonjour à tous,

      Mille mercis Michel.Intéressant !

      Il n’existe qu’un château de Boussac ,il s’agit donc bien de celui où Ferdinand fut, au moins « l’espace d’un instant » maître d’hôtel. Ce fut peut-être lors de la visite de la Comtesse de Montaignac que vous citez.
      Quel était le but de la visite ?

      Le château de Boussac fut le siège de la sous-préfecture jusqu’en 1926.Ferdinand était-il au service du sous-préfet depuis un certain temps(apprentissage auprès des autres gens de service) ? .
      En 1917, La Comtesse était peut-être invitée pour un repas chez le sous-préfet et la photo fut prise ce jour-là

      Annie

      La famille de Montaignac avait/avait eu aussi un château dans la Creuse : le château d’Étangsannes

      Annie

      Répondre à ce message

      • Bonsoir,

        Si vous consultez la collection du journal "Le Gaulois" sur Gallica, vous verrez que l’information sur la « Comtesse de Montaignac, au château de Boussac » se retrouve dès mai 1900 et ensuite presque toutes les années de 1912 à 1919.
        Il est très courant à l’époque de signaler dans les journaux lus par "la bonne bourgeoisie" les "déplacements et villégiatures" des familles nobles du Gotha.
        Celles-ci prennent leurs quartiers d’été dans leurs châteaux. C’est une résidence de campagne leur appartenant, habitant "en ville" le reste de l’année.
        Il est très improbable que Mme La Comtesse habite alors à la Sous Préfecture...sauf si elle est l’épouse du Sous Préfet !

        Je ne sais que penser de cette contradiction entre vos informations et ce que je vous expose plus haut.
        Il faut approfondir cette question des propriétaires du château de Boussac.

        A suivre...
        Michel Guironnet

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  • le chàteau appartient toujours à la famille de Longueil. Dans ce site, vous verrez comment correspondre avec le propriètaire qui porte ce nom :
    http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/chateaux-allier-chateau-a-target-chateau-de-boussac.html
    Anne Marie

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  • Bonsoir,

    La religieuse qui déclare la naissance de François Laloupe s’appelle en réalité Soeur Sophie née Roy-Pierrefitte (et non May)et fait suivre sa signature de « Sup(érieure) ».
    Elle prend ses fonctions de Mère Supérieure de l’hospice d’Aubusson en 1837, en remplacement de Soeur Pauline, née Françoise Beaufinet, Supérieure depuis 1831 ; et les garde jusqu’en 1845.
    Ce sont des « Soeurs Hospitalières de Saint Roch », congrégation religieuse fondée à Limoges dont les statuts sont approuvés en 1807 ; la maison d’Aubusson date de 1818.
    Ces religieuses viennent « des meilleures familles » et en aucun cas Soeur Sophie ne peut être la fille ou la soeur du voiturier François May !

    Source : « Études historiques sur les monastères du Limousin & de la Marche, Volume 1 »
    https://books.google.fr/books?id=t3kaAAAAMAAJ&pg=PP56&dq=roy pierrefitte&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjIyeSasOngAhWtzYUKHZsRBlIQ6AEIKTAA

    Cordialement.
    Michel Guironnet

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    • Bravo ,Michel
      Les religieuses n’ont pas de secret pour vous !Les Roy de Pierrefitte sont une noble famille de la Creuse .
      Martine

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    • Mille mercis Michel pour vos recherches fort intéressantes !
      Tout s’éclaircit petit à petit.
      Les AD23 refonctionnent mais ne s’ouvriront au public qu’à la mi-mars.
      J’ai pris contact, expliquer mes demandes.En principe, on cherchera les cotes des documents qui existent et on me les communiquera pour qu’une personne du Fil d’Ariane puisse aller sur place lorsque les AD seront ouvertes au public.
      Nous espérons en savoir davantage sur le parcours de François bébé et enfant via les archives de l’hospice à défaut de dossier.
      J’ai demandé aussi aux AD03 le CM chez Maître DARDANT à Bransat.
      Attendons un certain temps !
      Bien cordialement à tous
      Annie

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      • Bonsoir,

        Les AD23 ont accusé réception de ma demande, j’ai insisté pour que l’on regarde sur les séries hospitalières citées plus haut par Pierrick, mille mercis à lui et me suis inspirée de toutes vos suggestions de recherches et j’ai redemandé de chercher entre autres le dossier éventuel, ce n’est pas moi qui ai fait la première demande
        Maintenant patience est le mot d’ordre.
        Annie

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  • Bonjour,

    Je vous propose une transcription de l’acte de naissance plus fidèle à l’original :
    « L’an mil huit cent trente neuf ,le dimanche sept juillet, à dix heures du matin par devant nous guillaume Rogier maire et officier de l’état-civil de la commune d’aubusson, département de la creuse est comparue sœur sophie née Roy attachée à l’Hospice d’aubusson situé rue de saint nicolas y demeurant qui nous a déclaré d’hier à neuf heures et demie du soir, étant seule elle a trouvé exposé dans le berceau placé à cet effet à la porte d’entrée du dit Hospice un enfant tel quelle nous le présente enveloppé de deux chemises en calicot marquées sur la poitrine d’une façon de C ou croissant renversé en soie bleu clair, quatre drapeaux, des bandes en calicot neuf, une bourasse en indienne grise, un petit lit couvert en coutil de pantalon gris, un morceau de même coutil , deux serretêtes l’un blanc et l’autre en soie grise garni en tulle noir, au bras droit un(e) mousseline brodée, un billet disant quil n’était pas baptisé, au côté droit de la tête une grosseure énorme, après avoir visité l’enfant nous avons reconnu quil est du sexe masculin quil pourrait être âgé d’un jour, nous l’avons inscrit sous les nom et surnom de Laloupe –françois et avons ordonné qu’il serait porté à l’ hospice d’aubusson pour y être soigné. Déclarant que les père et mère de l’enfant nous sont inconnus. De quoi nous avons dressé procès-verbal en présence d’étienne Goubely sabotier et de françois May voiturier qui sont majeurs et domiciliés à aubusson et après que lecture leur a été faite du contenu au présent procès-verbal ont déclaré ne savoir signer de ce enquis et la déclarante a signé avec nous maire. sœur sophie Roy Sup(érieure) Rogier »

    Quelques définitions tirées du livre de Marcel Lachiver "Dictionnaire du monde rural. Les mots du passé" :

    • drapeaux : en Bourbonnais, ce qui sert à emmailloter un enfant, langes
    • bourasse : en Berry, langes du nourrisson
    • coutil : toile serrée, croisée et lissée en fil de coton
    • calicot : toile de coton

    Cordialement.
    Michel Guironnet

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    • Bonjour,
      Mille mercis Michel,
      En effet, il était nécessaire de redonner à Sophie son véritable patronyme.

      Je suis en Bourbonnais.
      Pour moi le drapeau est le lange en fin coton en forme de triangle que l’on met sur un rectangle de fin coton.On pose le « siège » de l’enfant sur cet ensemble,on enveloppe l’enfant en formant comme une culotte.

      La bourasse est un grand rectangle de coton épais dont on enroule ensuite l’enfant et que l’on attache, sur le côté d’abord, avec une épingle « dite épingle à nourrice ou de sûreté ». On plie ensuite le bas de l’ensemble de l’avant vers l’arrière, enfermant les jambes.On maintient avec une épingle de sûreté. Le bébé est alors dit « emmailloté ».
      J’ai fait comme cela avec notre fils, peu de temps car sont ensuite très vite arrivées les couches-culottes.Remarquable trouvaille facilitant bien le travail des mamans, augmentant le confort de l’enfant que l’on peut changer plus souvent mais ces couches s’avèrent être très polluantes pour la nature et certaines sont allergisantes...
      Actuellement,de nouveau, des couches lavables améliorées sont présentes sur le marché mais peu employées pour le moment

      C’est un peu « hs » quoique

      Annie

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      • Bonjour à tous,

        Une personne du Fil d’Ariane est allée voir pour le CM cité dans l’acte de mariage du 12-07-1864 à Bransat.
        La personne n’a pas trouvé de notaire à Bransat pour la période recherchée.Il existe des DARDANT notaires dans d’autres communes mais pas dans la période recherchée.

        Cependant, en cherchant sur Gallica, j’ai trouvé dans un compte-rendu du conseil général de 1867, un notaire Jean Baptiste DARDANT à Saint Pourçain Sur Sioule, donc en 1867et nous sommes dans la période recherchée.

        Il est possible que ce notaire soit le bon . En effet, autrefois, le notaire se déplaçait chez un des futurs pour rédiger le CM le jour du mariage ou avant ou après.

        Hypothèse :
        Ledit notaire devait desservir Bransat à des dates précises.Il a pu donné une date possible pour après le mariage et, soit il n’y eut pas de Cm ,soit il y eut un CM et le couple a négligé de prévenir la mairie.

        Je retrouve ce Jean Baptiste DARDANT, toujours cité dans un compte-rendu du conseil général comme étant notaire aussi à Étroussat et même comme ancien notaire de Branssat .

        J’ai donc écrit aux AD03 pour savoir si un CM LALOUPE-PERRET existait dans les minutes de Jean Baptiste DARDANT à Saint Pourçain sur Sioule.

        J’attends une réponse.

        Les AD23, ont rouvert leur site en ligne.Ils m’ont donné des références pour une recherche par un /une bénévole du Fil d’Ariane. Cependant, suite à des travaux, les AD23 ne rouvriront au public qu’après le 15 mars, donc, je dois attendre pour contacter le Fil d’Ariane

        Annie

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        • Je viens de recevoir la réponse des AD03 au sujet des minutes de Maître DARDANT

          « Comme suite à votre courriel du 11 mars, je vous informe que Maître DARDANT a bien exercé à Bransat mais les Archives départementales de l’Allier ne conservent aucune minute de ce notaire. Je vous adresse l’enregistrement du mariage (cote 3 Q 7288). »

          Je ne savais pas qu’on enregistrait un mariage ailleurs qu’à la mairie ou l’église. Cela se fait-il encore de nos jours ?

          Il est dit entre autres :
          "Du seize juillet 1864 enregistré MARIAGE sous le régime de la communauté réduite aux acquets entre :
          François LALOUPE ,enfant naturel non reconnu, maçon à Verneuil
          et Marie PERRET, sans profession, fille mineure de Pierre PERRET et de Marie THÉVENET

          Le futur se constitue en avancement d’hoirie(?)une somme de cent francs
          La future se constitue une somme de deux cents francs
          Reçu cinq francs
          Le père et la mère de la future leur constituent en avancement d’hoirie un trousseau estimé à deux cent cinquante francs
          Reçu (suit une somme illisible)
          Don mutuel par les futurs à titre de gain de survie de l’usufruit de leurs biens, donation réductible de moitié en cas d’enfants

          Passé devant DARDANT notaire à Bransat le douze juillet 1864 !!!
          Contenant deux rôles, un renvoi et sept mots rayés nuls.
          (on ne voit aucun mot rayé nul)

          Le tout est sur une page préimprimée où le rédacteur n’a pas tenu compte des rubriques , écrivant entre les mots imprimés, ce qui fait que c’est difficile à lire.

          Si le travail de Jean Baptiste DARDANT se faisait ainsi, quel bazar, pas étonnant qu’il n’y ait pas de minutes véritables.
          Sur la même page, on trouve une quittance,une déclaration , résiliation de bail, concernant des personnes autres de Bransat.

          Il en résulte qu’il y eut comme un contrat minimal de mariage, le régime principal étant le régime réduit aux acquets

          Votre avis s’il vous plaît, mille mercis.Je ne connais pas tout
          Je remarque les dates qui pose problème, d’abord le 16 puis le 12, date du mariage

          Annie

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