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Des décès à l’Armée d’Orient durant la guerre de Crimée

Et les décès en nombre dans la famille Deutschmann, en Alsace.


jeudi 16 avril 2009, par Jean-Pierre Bernard

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La guerre de Crimée apporta son contingent de morts, pas seulement au combat, mais aussi par suite de maladies. Déjà endeuillées, d’autres pertes, surtout rapprochées, marquaient des familles, comme cela fut le cas pour la famille Deutschmann, en Centre Alsace.

Décès à l’Armée d’Orient

Le 27 mars 1854, la guerre est déclarée à la Russie. Napoléon III fait envoyer un corps expéditionnaire, et le 14 septembre c’est le débarquement en Crimée, puis le 26 septembre le début du siège de Sébastopol. Après deux échecs, les Français prennent, le 8 septembre, le fort de Malakoff, et le 10 Sébastopol.

Bien évidemment, on éprouvait des pertes cruelles parmi les fils de France envoyés là-bas, un peu partout, mais aussi en Alsace.

Par exemple, sur à peu près une période de neuf mois, de juin 1855 à mars 1856, la tristesse dû être grande dans la ville de Benfeld (Bas-Rhin), dans le canton et aux alentours. Les nouvelles de l’Armée d’Orient n’apportaient que du malheur, comme par exemple, les décès de ces quelques garçons :

  • 23/6/1855 - N°84 - Armée d’Orient. Décès de REISSENGER Florent, du choléra.
    Grenadier au 19e de ligne. Né à Erstein le 3/5/1829 (26 ans).
  • 26/9/1855 - N°85 - Armée d’Orient. Ambulance de la 1re division - 1er corps. Décès de EHRHARD Charles, fracture du crâne devant l’ennemi. Grenadier au 39e de ligne. Né le 28/9/1829 à Huttenheim (26 ans, 2 jours avant son anniversaire).
  • 26/9/1855 - N°93 - Armée d’Orient - Armée de Crimée. Ambulance de Kamiesch.
    Décès de ANTONI Martin, choléra. Voltigeur au 15e de ligne. Né le 5/11/1827 à Plobsheim (28 ans). Ses parents, Michel ANTONI et Salomé SUNDHAUSER, eurent la douleur de perdre un autre fils, aussi à l’Armée d’Orient, quelques mois plus tard (voir ci-après).
  • 26/1/1856 - N°86 - Armée d’Orient. Hôpital militaire de Dolma-Batché. Décès de SCHLEGER Louis, congélation des pieds et des mains. Fusilier au 64e de ligne.
    Né le 12/8/1835 à Sand (21 ans).
  • 15/2/1856 - N°87 - Armée d’Orient. Hôpital militaire de Varna, Turquie d’Europe.
    Décès de JONNARD Auguste, de scorbut et fièvre typhoïde. Caporal au 10e de ligne. Né le 22/7/1828 à Benfeld (28 ans). (voir plus bas, en Algérie)
  • 17/2/1856 - N°88 - Armée d’Orient. Ambulance de la 3e division du 1er corps.
    Décès de ANTONI Jean, thyphus. Voltigeur au 98e de ligne.
    Né le 15/5/1830 à Matzenheim (26 ans). (voir son frère, ci-dessus)
  • 25/2/1856 - N°89 - Armée d’Orient. Ambulance de la 1re division de réserve.
    Décès de KIEFFER Joseph, typhus. Soldat aux Infirmiers militaires de la 1re division de réserve. Né le 16/12/1836 (20 ans) (on ne sait s’il est né à Benfeld, mais la mention ci-dessus est portée dans le supplément au registre des décès de la commune, sur cette année-là).
  • 2/3/1856 - N°90 - Armée d’Orient. Hôpitel ambulant de la 1re divison du 2e corps.
    Décès de HILDT Charles, scorbut. Cavalier au 5e escadron du train des Equipages militaires - 2e compagnie montée. Né le 6/2/1834 à Benfeld (22 ans).

Il faut souligner aussi que quelques années auparavant, Benfeld avait déjà été endeuillée de certains de ses jeunes, non pas à l’Armée d’Orient, mais en Algérie :

  • 2/6/1849 - 11 heures. Acte de décès militaire. Pardevant Louis d’Aubuisson, capitaine adjoint au Major du 8e régiment d’infanterie de ligne, 5e compagnie de fusiliers de discipline. Au camp fixe d’El-Arrouch, province de Constantine, Algérie. Témoins : Jean Lapeyre, 48 ans, et Pierre Félix Basquon, 41 ans, tous deux sergents de la 5e compagnie de fusiliers de discipline. Décès de : JONNARD André Claude, sergent à la même compagnie, 39 ans, né le 28 mai 1810 à Benfeld, fils de feu Claude et de Bentz Madeleine, domiciliée à Benfeld, dans la caserne d’El-Arrouch, par suite de meurtre (coup de feu). Signé : d’Aubuisson. (nb : peut-être un oncle à Anguste Jonnard, ci-dessus).
  • 12/10/1849 - 1 heure. Décès à Blidah (Algérie) de ROHRER Georges, 30 ans, demeurant à Blidah. Né à Benfeld. Fils de Simon et de Jeanne Dietz (probablement un ancien militaire).
  • 14/11/1849 - 11 heures. Hôpital militaire de Bougie (Algérie). Extrait mortuaire militaire.
    Décès de SALINS Joseph Ange, caporal à la 9e compagnie du 3e bataillon d’infanterie légère d’Afrique - Matricule 9334. Né le 7/5/1821 à Benfeld (28 ans) - Fils de Joseph Louis et de Louise Antoinette Pouverne (?). Entré à l’hôpital le 24 août 1849, et décédé le 14 novembre de dysenterie chronique.

Trois décès de jeunes militaires dans la famille Deutschmann

Trois jeunes hommes de cette famille sont également décédés en tant que militaires. Un seul des trois, Xavier, est mort à Sébastopol. Les deux autres sont morts (l’un avant lui et l’autre après) de maladie dans des hôpitaux, en France.

  • Acte 25bis - Benfeld - Le 24 avril 1841 (transcription d’un acte militaire). Hôpital militaire de Metz. Du registre dudit hôpital il a été extrait ce qui suit : Le sieur DEUTSCHMANN Pierre, 1er sapeur au 2e régiment du Génie, compagnie hors rang, matricule 6667 du registre matricule, 174 du contrôle annuel et 1567 du registre d’entrée à l’hôpital, né le 15 mai 1814 à Lauterbourg, département du Bas-Rhin, fils de feu Pierre et de feue Barbe Brossard, est entré au dit hôpital le 10 du mois d’avril de l’an 1841, et y est décédé le 24 du mois d’avril de l’an 1841, par suite de fièvre typhoïde.
  • Acte de décès N°83 - Benfeld - 12 août 1855 (transcription d’un acte militaire). Extrait mortuaire, Armée d’Orient, camp devant Sébastopol, ambulance de la 2e division, 1er corps. Du registre du dit hôpital il a été extrait ce qui suit : DEUTSCHMANN Xavier, fusilier au 42e régiment de ligne, matricule 6220, né le 6/2/1834 à Benfeld, canton du dit, département du Bas-Rhin, fils de Michel et de Marie RUEFF, est entré au dit hôpital le 12/8/1855, à 3 heures du matin, et y est décédé le même jour par fait de fièvre thphoïde. Le sous-officier d’administration comptable du dit hôpital certifie que le présent extrait véritable et conforme au registre des décès du dit hôpital. Fait à Sébastopol le 4 mars 1856. Signé : Bernard. Nous sous-intendant militaire, chargé de la police du dit hôpital, certifions que la signature ci-dessus de Mr Bernard, et que fois (sic) doit y être ajoutée. Fait à Sébastopol le 4 mars 1856. Visé par l’officier de l’état civil de Benfeld. Signé : Burger.
  • Antoine DEUTSCHMANN, soldat au 5e régiment d’artillerie, célibataire, 22 ans, né à Benfeld le 18/1/1836, fils de Georges Adam et de DECKER Barbe Scholastique, est décédé ce matin, à 3 heures, à l’hôpital de Grenoble. 2e servant à la 5e batterie du 5e régiment d’artillerie, inscrit au registre matricule du corps sous le N° 8619.
    Admis à l’hôpital civil de Grenoble le 13/3/1858, il y décède le 3/4/1858, de phthsie pulmonaire.

Il faut préciser que le Pierre ci-dessus, mort en 1841, était l’oncle de Xavier et Antoine, qui eux étaient cousins. Mais les malheurs de cette famille étaient encore bien plus importants, comme nous allons le voir.

La famille DEUTSCHMANN

  • Christophe DEUTSCHMANN : Dans les ascendants familiaux, nous pouvons identifier ce Christophe, né vers 1767 ou 1768 dans la province allemande de Bavière Rhénane, probablement dans un des villages limitrophes de la frontière. Il séjourna quelques temps à Friesenheim (Bas-Rhin), et y épousa une fille du village : Marie-Ursule TRITSCH. Ils se fixèrent par la suite à Lauterbourg (Bas-Rhin).

Marie-Ursule, apparamment d’une ancienne famille de ce village, avait pour parents : Jean TRITSCH, « incola et operarii » puis « textoris » (en 1767), et Anne-Marie LIBER (ou LIEBER). Au moins trois filles vinrent à ce foyer : Marie-Catherine (1766), Marie-Anne (1767), et notre Marie-Ursule en 1769.

Christophe et Ursule eurent plusieurs enfants, dont Pierre, qui suit :

  • Pierre DEUTSCHMANN  : Pierre vient au monde un peu avant la Révolution, à Lauterbourg. Il fera un apprentissage de tailleur d’habits, profession qu’il exercera dans cette ville. Vers 1808, il épouse à Lauterbourg Barbe BROSSARD, du même âge que lui.

Le grand-père de Barbe, Maurice BROSSARD, venait de Bourgogne, et avait épousé à Lauterbourg Catherine ZIMMERMANN. Maurice décèdera à Lauterbourg après 1739.

Le père de Barbe, Jean Adam BROSSARD, maçon, était peut-être né en Bourgogne. Il décède le 4/5/1828 à Lauterbourg. Il avait épousé à Lauterbourg Catherine WELTHER (décédée le 11/12/1809 à Lauterbourg).

Pierre et Barbe eurent trois fils : Michel, Georges-Adam et Pierre. A Lauterbourg, tout était bien pour eux, jusqu’au premier des malheurs : le 18 janvier 1817, survient le décès de Barbe.

Pierre reste seul avec ses trois fils de 8, 5 et 3 ans. On ne sait pas s’il s’est remarié, mais probablement pas, car on ne trouve pas trace d’une seconde union. Sa situation financière n’était pas très bonne. A cette époque-là, on recrutait dans une filature qui s’était ouverte à Huttenheim, près de Benfeld, et Pierre s’y fait embaucher et réside à Benfeld, cité qui touche ce village. Il devient « ouvrier à la fabrique ».

Les trois fils de Pierre, Michel, Georges-Adam et Pierre (junior) eurent un singulier destin, marqué par beaucoup de décès.

  • Pierre DEUTSCHMANN : nous l’avons vu ci-dessus, décèdera à Metz en avril 1841, à 27 ans, de la fièvre typhoïde, alors qu’il était militaire. Ses deux frères eurent beaucoup d’enfants, dont peu survécurent.
  • Michel DEUTSCHMANN : (1809 - Lauterbourg - après 1871 - Benfeld).
    Ouvrier de fabrique, Journalier. Epouse à Benfeld, le 15/12/1830, RUEFF Marie-Anne (1809 - ap.1853).
    Sur les 10 enfants de ce couple, 6 meurent sans postérité :
  • Xavier (voir ci-dessus) mort à Sébastopol, à 21 ans, de fièvre typhoïde,en 1855,
  • Thérèse, morte à 4 ans en 1839,
  • Madeleine, morte en bas-âge en 1839,
  • Joséphine, morte en bas-âge en 1845,
  • Sophie, morte en bas-âge en 1850,
  • Léon, mort en bas-âge en 1839.

Sur les 4 qui restent :

  • Marie-Anne, née en 1837, sera notre N°49,
  • Eugène, né en 1848, fileur, se mariera et aura une descendance,
  • Pauline, née en 1850, ouvrière de fabrique, célibataire, aura deux enfants naturels : Joseph, qui meurt à 16 mois en 1871, et Adèle, qui meurt en bas-âge la même année.
  • Joseph, qui perdra sa première épouse en 1868, et se remariera en 1869. Il aura en tout 5 enfants, mais chez lui aussi il y aura, sur les 5, 4 qui mourront en bas-âge.
  • Georges-Adam DEUTSCHMANN  : (1812 - Lauterbourg ; 1851 - Benfeld)
    Fileur. Epouse en 1840, à Benfeld, DECKER(T) Barbe Scholastique, née en 1816 (celle-ci se remariera après le décès de Georges-Adam).

Sur les 7 enfants de ce couple, il n’y aura aucune postérité :

  • Antoine, le fils aîné, décèdera en 1858, à Grenoble, à 22 ans, à Grenoble où il était alors militaire (voir ci-dessus),
  • Joseph, Nicolas, meurt le 11/2/1845, à 5 ans,
  • Georges-Adam-2, meurt le 8/3/1845, à 2 ans,
  • Ursule, meurt le 29/1/1845, à 1 an,
  • Joseph, meurt le 3/4/1855, à 9 ans,
  • Aloïse, meurt en bas-âge (date inconnue),
  • Françoise, meurt le 22/3/1854 à 2 ans.

Le seul qui avait survécu, Antoine, ira mourir à Grenoble de phtisie pulmonaire !

Sources :

  • Registres d’état civil de Benfeld (Bas-Rhin).
  • Documents personnels de l’auteur.
  • Contexte, guide chrono-thématique, de Thierry Sabot (2007- ISBN 978-2-9505325-0-3), pour le rapide aperçu historique du premier paragraphe.

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32 Messages

  • très intéressant merci

    Répondre à ce message

  • Merci de votre travail sur les soldats français envoyés en Crimée.Dans ma propre famille, on se souvient encore d’une aieule, restait veuve avec enfants.Son époux était mort des suites de ses blessures reçues en Crimée à 30 ans.Il était originaire des Vosges

    Répondre à ce message

  • Des décès à l’Armée d’Orient durant la guerre de Crimée 18 avril 2009 14:19, par Nicolas Seguin de Broin

    Ouvrage certainement très bien documenté et intéressant, mais suis étonné que le chapeau de présentation semble faire débuter cette guerre avec le siège de Sébastopol, et passe sous silence la première bataille, le 20 septembre 1854, 4 jours seulement après le débarquement, livrée sur les rives de l’Alma par le Corps Expéditionnaire franco-britannico-turc, sous le commandement de mon aïeul, le Maréchal de Saint-Arnaud, alors qu’elle fut la première victoire remportée par les armées françaises depuis le 1er Empire ! Saint-Arnaud, lui-même, mourut quelques jours après, non des suites du combat ni du choléra, mais plus prosaïquement d’une banale angine de poitrine ! Il y a bien une « Place de l’Alma » à Paris, mais le nom de Saint-Arnaud est banni de la mémoire nationale, « merci » à Victor Hugo et malgré l’ouvrage à lui consacré par François Maspéro, il y a quelques années !
    Est-ce la raison de cet oubli ?
    NSB

    Répondre à ce message

    • Bonjour,

      Non non, ce n’est pas un oubli, la victoire du 20 septembre 1854 a bien droit de citation dans l’ouvrage. Dans l’ordre et pour l’année 1854 : 27 mars : Déclaration de guerre à la Russie.
      Juin : Occupation franco-anglaise de la Grèce. 8 août : Les Français et les Anglais débarquent à Varna. 16 août : Bombardement de Bomarsund. 14 sept. : Débarquement à Eupatoria en Crimée.
      20 sept. : Victoire de l’Alma. 26 sept. : Début du désastreux siège de Sébastopol (choléra). 5 nov. : Victoire d’Inkermann.

      Seriez-vous d’accord pour nous présenter un article biographique sur votre aïeul le Maréchal de Saint-Arnaud ou un article sur son rôle dans cette bataille de l’Alma ?

      Cordialement,

      TS

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      • Des décès à l’Armée d’Orient durant la guerre de Crimée 19 avril 2009 23:20, par Nicolas Seguin de²Broin

        Bonjour
        Merci pour vos précisions. Vous voudrez bien me pardonner ma réaction, quelque peu impulsive, je l’admets, car, en fait, si j’ai bien compris, quoique ne l’ayant pas lu, le sujet central de votre ouvrage, ce ne sont pas les batailles de la Guerre de Crimée mais les décès survenus dans l’Armée et causés par cette campagne. Saint-Arnaud, quant à lui, était atteint, depuis plusieurs années déjà, d’une insuffisance coronarienne (fatigue aigüe, douleurs d’Angor), maladie qualifiée d’ « angine de poitrine » (mais qui n’a rien à voir avec l’angine classique, comme le fait remarquer Yves Bertrand) jusqu’au milieu du siècle dernier, dont l’issue était fatale , par infarctus du myocarde, à plus ou moins brève échéance. A-t-il aussi contracté le choléra en Crimée ? Le jour de l’Alma, le 20 septembre, il était déjà physiquement très diminué et obligé de se faire soutenir sur sa monture par ses aides de camp, alors qu’il n’est mort que le 29, une dizaine de jours plus tard. Or je crois savoir que le choléra est une affection foudroyante qui vous abat en 2 ou 3 jours ! Pour moi, il serait décédé de sa maladie cardiaque, fortuitement en Orient, mais non du choléra. Et donc, il n’avait pas de raison d’être mentionné dans votre ouvrage !!!
        Je suis très honoré par votre suggestion de présenter un article sur mon aïeul, mais, n’étant pas historien, ne me sens pas compétent pour ce faire. Avec regrets ...
        On pourra se reporter, outre à sa correspondance volumineuse publiée dès après sa mort, entre autres à :

        • « Le Maréchal de Saint-Arnaud en Crimée » par le Dr. Cabrol, Stock 1895,
        • « Le Maréchal de Saint-Arnaud » par Quatrelles L’Epine, 2 tomes, Plon 1928,
        • « Un grand africain, le Maréchal de Saint-Arnaud » par Louis Bertrand, Arthème Fayard
          1941,
          et,plus inattendu mais sur un ton évidemment polémique : « L’honneur de Saint-Arnaud » par François Maspéro, Plon 1993-rééd. Point/Seuil 1995.
          Bien cordialement.
          NSB

        Répondre à ce message

        • Je ne savais pas qu’il existe encore des Seguin de Broin : a priori, vous descendez comme moi de Claude Seguin (D 1724 à Chalon) dont Nicolas Seguin de la Motte, mon ancètre via les Villedieu de Torcy, et Edme Seguin de Broin, votre ancêtre ??? Amicalement

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          • Des décès à l’Armée d’Orient durant la guerre de Crimée 26 avril 2009 22:47, par nicolas seguin de broin

            Tout à fait exact. Je descends, comme mes 3 frères et mes 2 neveux, de cet Edme Seguin (de Broin), frère puiné de votre ancêtre Nicolas Seguin (de La Motte). Ses descendants sont plus nombreux au Canada où a fait souche l’un des frères de mon père dans les années 1920. J’ai depuis peu commencé à déposer mon arbre sur Généanet, à l’adresse http://gw.geneanet.org/nsdebroin. Existe-t-il un arbre accessible des Seguin de La Motte ? Je les croyais tous ecclésiastiques et ignorais qu’ils avaient eu une descendance !!! Bien amicalement

            Répondre à ce message

    • Bonjour à tous.
      Article très intéressant car il fait revivre ces soldats tombés loin de l’hexagone, pas toujours face à l’ennemi au sens guerrier du terme, mais toujours du fait des conditions de guerre auxquelles ils étaient soumis.
      La « banale angine de poitrine » évoquée par Nicolas, descendant du maréchal de Saint-Arnaud n’est autre, si je ne me trompe pas, le stade qui précède l’infarctus du myocarde et n’a rien à voir avec une angine. La responsabilité d’une telle expédition l’a peut être submergé.
      Le pont de l’Alma et son zouave (symbole de l’armée d’Orient) sont là pour témoigner de cette épopée, même si ce fier soldat n’est évoqué par nos journalistes que lors des crues de la Seine dans Paris. Mais Serge REGGIANI lui a dédié une chanson qui le met à l’honneur non sans une pointe d’humour.
      Yves

      Répondre à ce message

    • dans WIKIPEDIA,
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Armand_Jacques_Leroy_de_Saint-Arnaud

      il y une bio sur ce maréchal très bien apprécié de Napoléon III, voici un extrait en rapport avec l’épisode qui nous intéresse :

      ""Maréchal de France en décembre 1852, grand écuyer de l’empereur, sénateur. En 1854, il quitte le ministère de la Guerre pour prendre le commandement de l’expédition de Crimée. Bien que sa santé soit déjà chancelante, l’Empereur lui accorde sa confiance.

      Saint-Arnaud remporte brillamment la Bataille de l’Alma, le 20 septembre 1854. Miné depuis longtemps par une péricardite, il contracte également le choléra et le 26 septembre remet le commandement à Canrobert. Le 29 septembre 1854, il embarque à bord du Berthollet à dix heures du matin pour voguer vers Constantinople où il espère retrouver sa seconde épouse. Il meurt le même jour à quinze heures. Il était Grand-Croix de l’Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand (Saint-Siège).

      Napoléon III le fit inhumer aux Invalides.""

      Voir en ligne : Des décès à l’Armée d’Orient durant la guerre de Crimée

      Répondre à ce message

  • confirmer le nom du soldat qui planta le drapeau à l’assaut de la tour de, Malakoff,tué et qui fut remplacé par Felloni Cristoforo

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    • CHRISTOPHER Felloni
      Bozzi de Bedonia Bedonia-1905
      était légionnaire de la Légion étrangère. Après l’échec répété de plusieurs attaques françaises sur le Tour de Malakoff, le commandant en chef Mac Mahon, avait transféré à la place d’un département spécial de Zouaves algériens, construit pour les pertes grave subi plus tôt, par des unités de la Légion étrangère. Parmi ces derniers, par Pontestrambo Jan Brusca, ancien taulard dans les donjons du château de Iff, et Felloni, qui a émigré en France puis du bénévolat dans la Légion, à Marseille. Le Felloni, avec un physique robuste, monta une échelle appuyée contre la Tour de Malakoff, a pu porter sur leurs épaules le porteur zouave devant lui, maintenant mortellement blessé, a réussi à hisser le drapeau sur la tour de la France. L’entreprise courageuse a été décisive pour la victoire finale : en effet, tourner les leuvrines envers les défenseurs intérieur, il a ouvert la voie à la conquête de Sébastopol. En reconnaissance de sa conduite héroïque du Felloni a été décoré de la Légion d’Honneur et le même commandant Mac Mahon, quelques années plus tard, j’ai décidé de l’utiliser comme un garde du corps lors de sa campagne en Italie, lorsque, à la tête du 2e Corps d ’ armé 4 Juin 1859, à Magenta avec tactique habile qui a conduit à la défaite des Autrichiens par Napoléon III et a obtenu le titre de marquis et duc de Magenta. Le Felloni, est retourné à Bedonia à la fin du siècle, où il est mort un vieil homme et pleine de douleurs.
      SOURCES ET BIBL :. F. Ferrari mythe, tradition, histoire 1983 75.

      Répondre à ce message

  • très intéressant votre article,
    j’ai un ancêtre qui a dû mourir au siège de Sébastopol
    où peut-on trouver la liste des morts à la guerre de crimée ??

    Répondre à ce message

    • Des décès à l’Armée d’Orient durant la guerre de Crimée 21 avril 2009 15:04, par Christiane CELLES (C38)

      Bonjour,
      je n’ai pas d’élément à vous apporter, simplement que ce petit article m’a fait me souvenir qu’il existe sur l’Ile Sainte Marguerite, au large de Cannes (Alpes-Maritimes), un petit cimetière dit Musulman où sont enterrés des soldats morts des suites de leur blessure après avoir participé aux combats de Crimée. J’ignore leur origine : Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie), Turquie, autres pays du Moyen-Orient ? De quoi sont-ils morts exactement : blessures ou maladies ou détention au Fort de Sainte Marguerite ?
      Christiane

      Répondre à ce message

  • un de mes ancetre a fait guerre de crimee..son nom ROGER
    habitant du loiret...peut etre paul son prenom...je recherche la date et le lieu de son deces..

    Répondre à ce message

  • Des décès à l’Armée d’Orient durant la guerre de Crimée 24 octobre 2009 15:23, par GROUILLER Annie

    Très interessant. Mon arrière grand-père, Jean-Marie GAUTHIER, né à MATOUR (Saône et Loire) et incorporé à St-Bonnet les Bruyères (Rhône)a perdu une jambe à cette guerre en 1854 : j’ai encore sa croix de guerre. J’ai fait des recherches aux Invalides, sans succès. Merci pour votre travail.

    Répondre à ce message

  • J’apprécie beaucoup cet article mais où peut-on trouver la liste complète des officiers qui ont trouvé la mort devant Sébastopol. Je cherche notamment un François ROMIEU
    Merci d’avance.
    J. Démésy

    Répondre à ce message

  • Des décès à l’Armée d’Orient durant la guerre de Crimée 26 novembre 2010 20:30, par Anne-Marie Hussein

    Je trouve cette recherche très intéressante mais un de mes ancêtres ayant fait la guerre de Crimée et en étant revenu, j’aurais aimé savoir combien d’hommes le corps expéditionnaire français comptait et combien sont morts, soit sur le champ de bataille soit de maladie, choléra ou typhus.

    Répondre à ce message

  • je recherche toutes informations sur mon ancêtre :Antoine RICHERT né le 08 Juillet 1833 en Alsace ,Mort en 1856 Armée d"Orient.Comment faire ma recherche ?
    Merci Cordialement

    Répondre à ce message

    • Des décès à l’Armée d’Orient durant la guerre de Crimée 27 décembre 2013 14:27, par Marie-Christine RICHERT

      Bonjour. Je suis tombée par hasard sur votre demande d’informations sur Antoine Richert. Je n’en sais pas plus mais je suis une descendante de la branche RICHERT SONNTAG. Cela me ferait plaisir de connaître votre lignée pour ma généalogie des RICHERT de Mutzig. Cordialement. Marie-Christine Richert.

      Répondre à ce message

  • Bonjour à toutes et tous, je cherche le lieux de décès de
    Jean François LAMBERT le 08/06/1855 en Crimée, j’aimerai
    également savoir si les corps de nos soldats morts lors de
    ce conflit ont été inhumés en Crimée ou rapatriés en France.
    Merci à vous pour votre réponse.

    Cordialement Daniel

    Répondre à ce message

  • Des dcs l’Arme d’Orient durant la guerre de Crime 22 juillet 2012 11:02, par HAQUIN Christian

    peut-on savoir si les 2 fils de Jacques Nicolas SEURIN SEURIN sont morts avec l’arme d’ORIENT (Crime ou autre lieu)

    Jacques Nicolas SEURIN 5.12.1775 p40 Lanluets aprs 1846 ferme des Flambertins cultiv Orgeval puis Le Mesnil St Denis puis Lanluets Ste Gemme Feucherolles habitent Lanluets en 1817 recensement Feucherolles 1846
    X (20.12.1796 Beynes (78) Genevive Julienne LAURENT 16-02- 1773 Beynes (78) 31-01-1848 hameau de Ste Gemme Feucherolles 6 enfants dont

    n3 Vincent Hector SEURIN (SURRIN sur l’acte)n le 5-02-1803 Orgeval p62 mort en Crime ??
    n4 Andr Dominique SEURIN 27-03-1805 Le Mesnil St Denis mort en Crime ??

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  • Bonjour
    Je me permet de vous signaler une autre source de renseignements, à savoir les données généalogiques recueillies sur geneanet/org. Par exemple, si vous faites une recherche via simplement pays (= UKRAINE)+ région (= KRIMEE)+ commune (= EUPATORIA par exemple, mais cela doit aussi fonctionner avec Sébastopol ou autres), vous obtenez 37 arbres généalogiques concernés. Ensuite, il faut rechercher arbre par arbre les personnes dont le décès correspond aux environs de 1856...
    Bonnes recherches !

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  • Bonsoir,

    Je découvre le sujet sur la guerre de Crimée. Je suis en train d’effectuer un travail de rédaction bénévole pour une paroisse du Sud-Finistère qui compte entre 1854 et 1856 quelques décès durant la guerre de Crimée (fièvre typhoïde, choléra, endocardite, tué par balles, etc. Je me propose, quand ce travail sera mis à disposition de nos lecteurs , de vous communiquer mes relevés.
    D’ici là, je souhaiterais savoir comment étaient recrutés ces soldats, par tirage au sort et/ou engagement ? Je crois savoir qu’ils échangeaient parfois leur recrutement contre des engagements.
    Ces recrutements concernaient une population assez nécessiteuse, souvent des jeunes dans de grandes familles dont les parents (principalement le père) étai(en) t mort (s).
    A cette heure a-t-on pu découvrir des listes pré-établies des morts au cours de cette guerre, que ce soit sous forme de listes créées par des bénévoles ou des documents d’origine ?
    A vous lire, bien cordialement.
    Danielle MACHAUX

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  • Des décès à l’Armée d’Orient durant la guerre de Crimée 19 novembre 2013 17:54, par Alain Vaillant

    PAUCHARD François né le 7 juin 1832 à Villapourçon (Nièvre) est d&c&dé :
    EXTRAIT MORTUAIRE DE L’ARMEE D’ORIENT/
    « Voltigeur au 64e de ligne de l’armée d’Orient matricule 3448 est décédé de diarrhée à l’hopital ambulant de la 1re division où il est entrée la 10 décembre 1855 »
    Un mort de plus qui mérite d’être cité comme tant d’autre.
    Cordialement

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  • Bonjour
    Je suis à la recherche d’éléments concernant BIGOT Jean Marie
    né le 8 septembre 1832 à LA MEZIERE (Ille et Vilaine) et décédé à CONSTANTINOPLE à l’Hopital DAOUD PACHA le 9 septembre 1855. Je recherche son matricule ainsi que son régiment.
    Cordialement
    Patrick

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  • Bonsoir, j’ai le frère de mon arrière grand-père Gabriel Bon qui est décédé suite aux blessures de guerre de l’Armée d’Orient en Crimée le 28-11-1855 et rapatrié le 26-6-1856 dans son village à Diconne (Saône et Loire). J’aimerais savoir s’il existe une liste des morts de Crimée ou figure son nom et dans quelle ville il est mort.
    Cordialement

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  • Je commence depuis l’an dernier des recherches sur mes ancêtres qui ont fait la guerre de crimée soit a partir
    de leur rengagement dans l’armée, soit partis en 1853/1854
    dans la conscription.

    Merci de m’aider sur chaussignand ou bien orthographiés
    chaussinand

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  • Pour info : François FELDTRAUER né à La Broque (67) le 21/9/1827, fils de Pierre FELDTRAUER et Marie FALTEAU, est décédé à l’Hôpital Militaire de Constantinople le 22/12/1855, de dysenterie chronique. Il était Sergent au 52e Rgt de Ligne, 2e bataillon, 1re Cie.
    Relevé sur les registres de la commune de La Broque (67), page 40/67, AD du BAS-RHIN.

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  • Je recherche les noms de soldats décédès ou blessés nés à COURRY dans le Gard pendant la guerre de Crimée.

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  • Un des ancêtres de mes belle-soeurs à participé à la guerre de Crimée.
    Il s’agit de PIPON Antoine, militaire dans l’Armée d’Orient , décédé le 18 juin 1855 à Sébastopol.
    Pouvez-vous m’apporter plus déléments ?
    Merci d’avance.
    Cordialement
    Alain Grandcolas

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  • Bonjour, Je me permets de vous écrire pour savoir où je pourrais trouver les décès des soldats de cette bataille, ayant un ancêtre mort pendant cette période. Son nom est DALBIS Michel, décédé le 14/01/1855 à Sébastopol.
    Par avance je vous remercie.
    Fabienne GALEY

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